{"id":5574,"date":"2008-03-06T18:08:18","date_gmt":"2008-03-06T17:08:18","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"843","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/843\/","title":{"rendered":"Meinrad Hebga fut honor\u00e9 de son vivant"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span><br \/><\/span><\/p>\n<p class=\"style23\">Le c&eacute;l&egrave;bre th&eacute;ologien, p&egrave;re j&eacute;suite, philosophe, exorciste et homme de culture d&eacute;c&eacute;d&eacute; lundi &agrave; Paris, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 80 ans, a &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute; l&rsquo;an dernier &agrave; Douala. Dans le cadre de l&rsquo;hommage que lui rendait les anciens &eacute;l&egrave;ves du coll&egrave;ge Libermann de la p&eacute;riode allant de 1952 &agrave; 1965. <\/p>\n<p class=\"texte\">C&rsquo;est une figure embl&eacute;matique de l&rsquo;intelligentsia et de l&rsquo;Eglise catholique du Cameroun qui vient de tirer sa r&eacute;v&eacute;rence. Membre de la compagnie de J&eacute;sus, le P&egrave;re Meinrad Hebga a marqu&eacute; des g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;hommes et de femmes de son pays natal, de l&rsquo;Afrique et d&rsquo;autres continents pendant ses 80 ann&eacute;es de vie terrestre. Fils de cat&eacute;chiste et pr&ecirc;tre dioc&eacute;sain &agrave; 23 ans, Meinrad Hebga a men&eacute; une vie intense au service de Dieu et de son prochain. Par le service des d&eacute;munis et des malades. Par la pens&eacute;e et l&rsquo;action. Par des pri&egrave;res de d&eacute;livrance et de gu&eacute;rison. Par des r&eacute;flexions et travaux remarquables ayant eu un impact significatif sur l&rsquo;&eacute;volution de la pens&eacute;e durant le XXI&egrave;me si&egrave;cle. N&rsquo;est-ce pas dans ce sens qu&rsquo;un institut acad&eacute;mique am&eacute;ricain (l&rsquo;American biographical institute) l&rsquo;a distingu&eacute; en lui d&eacute;cernant le titre de l&rsquo;homme de l&rsquo;ann&eacute;e en janvier 2006 ?<\/p>\n<p> Pr&eacute;monition<br \/> Les anciens &eacute;l&egrave;ves du coll&egrave;ge Libermann de la p&eacute;riode 1952 &agrave; 1965, qui ont organis&eacute; les 19, 20 et 21 avril 2007 des c&eacute;r&eacute;monies d&rsquo;hommage au P&egrave;re Meinrad Hebga &agrave; Douala, avaient-ils pressenti un malheur ? Se doutaient-ils de ce que le P&egrave;re j&eacute;suite camerounais, un peu fatigu&eacute; et souffrant de diab&egrave;te, pouvait rendre l&rsquo;&acirc;me d&rsquo;un moment &agrave; l&rsquo;autre ? Rien n&rsquo;est moins s&ucirc;r. Les organisateurs de l&rsquo;hommage au pr&ecirc;tre exorciste, th&eacute;ologien, philosophe et homme de culture camerounais entendaient surtout rompre avec une pratique courante. Celle qui veut qu&rsquo;on attende le d&eacute;c&egrave;s des personnalit&eacute;s pour leur rendre un hommage qui aurait pourtant &eacute;t&eacute; plus int&eacute;ressant de leur vivant. Ils ont voulu permettre aux compatriotes de participer &agrave; un devoir de m&eacute;moire et de conservation de patrimoine. A travers un heureux &eacute;v&eacute;nement autour du &ldquo; parcours de cet homme exceptionnel, dont la vie chevauche deux si&egrave;cles, vaut une ex&eacute;g&egrave;se de son vivant. Il peut expliquer, s&rsquo;expliquer, t&eacute;moigner, partager, pour que l&rsquo;on comprenne que son &oelig;uvre contient une part de l&rsquo;histoire du monde dans son rapport avec l&rsquo;Eglise, la foi et les valeurs humaines et les angoisses existentielles de l&rsquo;homme, jamais apais&eacute;e. Ni par la science, ni par la foi. Que l&rsquo;on s&rsquo;interroge sur la continuit&eacute; d&rsquo;un travail et cette &ldquo; enculturation &rdquo; dont il fut l&rsquo;un des premiers th&eacute;oriciens &rdquo;.<br \/> Rappelons que le jeudi 19 avril 2007, &agrave; Douala, les chefs traditionnels Sawa, avec &agrave; leur t&ecirc;te le pr&eacute;sident en exercice du Ngondo, Salomon Madiba Songu&eacute;, &eacute;levaient le P&egrave;re Meinrad Hebga &agrave; la dignit&eacute; de t&eacute;m&eacute;raire pagayeur du Ngondo. Une distinction honorifique mat&eacute;rialis&eacute;e par le ceint du pagne et la remise de la pagaie au r&eacute;cipiendaire. La pagaie symbolisant l&rsquo;eau, l&rsquo;effort, le dynamisme et la libert&eacute;. La reconnaissance de la valeur de cet homme d&rsquo;Eglise et de science par l&rsquo;assembl&eacute;e traditionnelle de chefs Sawa au palais Mukanda, &agrave; Akwa, mettait en exergue son r&ocirc;le dans la valorisation de l&rsquo;identit&eacute; et de l&rsquo;histoire africaines.<br \/> Le vendredi 20 avril 2007, une conf&eacute;rence se tenait &agrave; la salle Tobie Kuoh de l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Douala, &agrave; Bonanjo. Philosophes, anthropologues et hommes d&rsquo;&eacute;glise avaient pr&eacute;sent&eacute; des expos&eacute;s et d&eacute;battu de la contribution du P&egrave;re Meinrad Hebga dans l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une &eacute;glise et d&rsquo;une th&eacute;ologie africaines. Ainsi que sur les positions du p&egrave;re j&eacute;suite camerounais sur d&rsquo;autres sujets d&rsquo;actualit&eacute; concernant l&rsquo;Eglise en Afrique, le d&eacute;veloppement du continent et le g&eacute;nocide rwandais. Une messe pontificale en l&rsquo;honneur de Meinrad Hebga se d&eacute;roulait le samedi 21 avril 2007, en la cath&eacute;drale Saints Pierre et Paul de Bonadigong, &agrave; Douala. Messe au cours de laquelle des personnalit&eacute;s d&rsquo;horizons divers firent d&rsquo;importants t&eacute;moignages. En plus d&rsquo;un concert de musique religieuse, une soir&eacute;e de gala avait constitu&eacute; le clou des manifestations. Avec &agrave; la fin, l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation de Meinrad Hebga au rang de grand Mbombog, une haute dignit&eacute; du peuple Bassa.<br \/> Par ailleurs, un ouvrage collectif r&eacute;dig&eacute; par de brillants universitaires camerounais et africains avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; au public. Un livre de r&eacute;f&eacute;rence en hommage &agrave; l&rsquo;homme de science et d&rsquo;Eglise. Pour son &oelig;uvre immense et dense. Notamment la port&eacute;e scientifique, historique, culturelle, th&eacute;ologique et philosophique de ses &eacute;crits. Lors de l&rsquo;hommage qui lui avait &eacute;t&eacute; ainsi rendu, le P&egrave;re Meinrad Hebga n&rsquo;avait pas cach&eacute; ses &eacute;motions : &ldquo; Je remercie tout le monde, tous ceux qui de pr&egrave;s ou de loin ont bien voulu me rendre cet hommage. C&rsquo;est une bonne initiative, m&ecirc;me si cela arrive un peu tard. Vous avez pos&eacute; un acte dont beaucoup se souviendront. Pour la jeunesse surtout, c&rsquo;est une mani&egrave;re de leur montrer qu&rsquo;on peut r&eacute;ussir &agrave; force de travail. Je passe mon temps depuis plusieurs ann&eacute;es d&eacute;j&agrave; &agrave; former les jeunes qui pourront par exemple continuer le travail sur la pri&egrave;re de gu&eacute;rison. Je continue d&rsquo;&eacute;crire des ouvrages. J&rsquo;esp&egrave;re que j&rsquo;aurai la force de les terminer. Si j&rsquo;ai un message pour la jeunesse, c&rsquo;est celui de l&rsquo;espoir. Je suis vraiment heureux d&rsquo;&ecirc;tre ainsi c&eacute;l&eacute;br&eacute; par mes compatriotes avant ma mort. C&rsquo;est une chose qui n&rsquo;arrive pas tous les jours (&hellip;) Merci &agrave; tous &rdquo;, avait conclu le R&eacute;v&eacute;rend P&egrave;re Hebga. Un grand homme de foi qui dispara&icirc;t &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;une biblioth&egrave;que qui br&ucirc;le.<\/p>\n<p> Edmond Kamguia K.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le c&eacute;l&egrave;bre th&eacute;ologien, p&egrave;re j&eacute;suite, philosophe, exorciste et homme de culture d&eacute;c&eacute;d&eacute; lundi &agrave; Paris, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 80 ans, a &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute; l&rsquo;an dernier &agrave; Douala. Dans le cadre de l&rsquo;hommage que lui rendait les anciens &eacute;l&egrave;ves du coll&egrave;ge Libermann de la p&eacute;riode allant de 1952 &agrave; 1965. 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