{"id":5632,"date":"2008-03-18T11:43:49","date_gmt":"2008-03-18T10:43:49","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"902","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/902\/","title":{"rendered":"Appel des forces vives du Mfoundi"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\">\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><span style=\"font-weight: bold;\">   Une arm&eacute;e de z&eacute;lotes<\/span> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   <\/em><\/span><\/p>\n<p> Depuis la publication du communiqu&eacute; des chefs sawa du Wouri par Cameroon Tribune le 18 f&eacute;vrier 2008 et, singuli&egrave;rement, celle dite des &ldquo; Forces vives du Mfoundi &rdquo;, le 6 mars dernier, les r&eacute;actions fusent de toutes parts. Pour fustiger l&rsquo;initiative jug&eacute;e dangereuse pour l&rsquo;unit&eacute; nationale et la paix sociale. Fid&egrave;le &agrave; sa philosophie, Le Messager a ouvert ses colonnes pour permettre aux Camerounais de tous bords, d&rsquo;exprimer leurs opinions sur ce sujet important qui engage la vie de la nation. Tant du c&ocirc;t&eacute; des initiateurs que des autres acteurs sociaux. Sans tabous ni censure, chacun y va de son argumentaire ou de sa sensibilit&eacute;. C&rsquo;est le lieu de rappeler que toutes les contributions sont bienvenues, le but ultime &eacute;tant de promouvoir le d&eacute;veloppement du pays &agrave; travers ce cadre de d&eacute;bat contradictoire. <br \/> La pr&eacute;sente contribution, tout en condamnant la d&eacute;marche, fait opportun&eacute;ment un bref rappel historique pour d&eacute;montrer l&rsquo;ignorance &agrave; la fois de l&rsquo;histoire du Cameroun par les &ldquo; Forces vives du Mfoundi &rdquo; et du groupe ethnique dont elles se r&eacute;clament. Son analyse est simple, c&rsquo;est que l&rsquo;histoire du peuplement de cette r&eacute;gion, comme pour le reste du pays, est faite de diff&eacute;rents flux migratoires qui disqualifient de fait l&rsquo;argument du &ldquo; sol &rdquo; invoqu&eacute; dans la d&eacute;claration du Mfoundi. Ce qui fonde l&rsquo;auteur dans le fait que les promoteurs de cet appel ont fait preuve d&rsquo;irresponsabilit&eacute;&hellip;<\/p>\n<p> Le br&ucirc;lot de haine et de menaces publi&eacute; par Andr&eacute; Mama Fouda et sa bande de &ldquo; va-t-en-guerre &rdquo; sous le titre de &ldquo; l&rsquo;Appel de Yaound&eacute; &rdquo; &agrave; la suite des &eacute;v&egrave;nements sanglants qu&rsquo;a connus le Cameroun en fin f&eacute;vrier 2008, dans lequel ils demandent &agrave; ceux qui ne sont pas de Yaound&eacute; de &ldquo; quitter rapidement et d&eacute;finitivement leur sol &rdquo;, r&eacute;v&egrave;le &agrave; la fois leur ignorance de l&rsquo;histoire du Cameroun &ndash; et singuli&egrave;rement celle du groupe ethnique auquel ils appartiennent &ndash; et, l&rsquo;irresponsabilit&eacute; des d&eacute;fenseurs du pouvoir de Paul Biya.<br \/> Voyons d&rsquo;abord ce que nous enseigne l&rsquo;histoire du peuplement du Sud-Cameroun. Selon &ldquo; l&rsquo;essai sur le peuplement du Sud-Cameroun &rdquo; de l&rsquo;Institut fran&ccedil;ais d&rsquo;Afrique Noire publi&eacute; en 1949, c&rsquo;est vers le milieu du XVII&egrave; si&egrave;cle que le groupe Basa-Bakoko, initialement install&eacute; sur le plateau central, mais venant de plus loin &ndash; (1) arrive dans la r&eacute;gion qu&rsquo;il occupe actuellement ; Yaound&eacute; et ses environs faisant partie de cet espace. <br \/> Ensuite, c&rsquo;est au sud du plateau de l&rsquo;Adamaoua que vers le milieu du XVIII&egrave; si&egrave;cle, subissant la derni&egrave;re pouss&eacute;e des Mbum et des Baya, eux-m&ecirc;mes bouscul&eacute;s par les Fulb&eacute;, que le groupe des Pahouins p&eacute;n&egrave;tre dans la for&ecirc;t du sud o&ugrave; il fut fix&eacute; par les premiers colons europ&eacute;ens. Outre les pygm&eacute;es qui y vivaient depuis l&rsquo;aube de l&rsquo;humanit&eacute;, le groupe Basa-Bakoko l&rsquo;y avait pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. Je parle ici de Pahouins que G. Tessman appelle aussi &ldquo; Pangwe&eacute; &rdquo; car d&rsquo;apr&egrave;s les sp&eacute;cialistes, les Beti et les Pahouins furent deux groupes bien distincts. Mais selon G. Tessmann, au fil du temps, le groupe des Beti qui a certainement v&eacute;cu au c&ocirc;t&eacute; du groupe Basa-Bakoko et dont les incidences sont tr&egrave;s visibles sur leurs confins, se sont &ldquo; pahouinis&eacute;s &rdquo; pour ne plus savoir aujourd&rsquo;hui, o&ugrave; se trouve exactement la d&eacute;marcation entre les deux.<br \/> Pour le R.P. Nekes, qui fait autorit&eacute; en la mati&egrave;re, et dont la classification se base surtout sur la linguistique, il existent deux grands groupes chez les Pahouins : d&rsquo;une part les Beti, de l&rsquo;autre, les Mvele. Au premier appartiennent les Ewondo, les Bane, les Yetenga, les Eyetudi, les Eton, les Mangisa, les Tsinga-Betsanga et les Fon; mais probablement aussi les Badjia, les Bavek, les Bamvele, les Bobili, les Djanti, les Ngoro et les Bafok-Yangafuk. Au second, appartiennent les Mvel&eacute;, les Yebekolo, les Yekaba, les Yebekanga, les Bulu, les Ntumu, les Okak, les Omvang, les Fang, les Mvae, les Mbida-Mbane et les Mvogo-Nienge ; les Yesum &eacute;tant rattach&eacute;s aux Bulu. (2)<br \/> Si l&rsquo;on se r&eacute;f&egrave;re &agrave; cette diversit&eacute; et aux mouvements migratoires, qui peut s&rsquo;attribuer avec s&eacute;rieux l&rsquo;ancestralit&eacute; de la propri&eacute;t&eacute; des sols d&rsquo;un pays dont les groupes de populations se d&eacute;pla&ccedil;aient au gr&eacute; des migrations jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;or&eacute;e du XX&egrave;me si&egrave;cle ?<br \/> Enfin, l&rsquo;irresponsabilit&eacute; des auteurs de cet &ldquo; appel &rdquo; aux accents guerriers m&rsquo;am&egrave;ne l&agrave; aussi, &agrave; &eacute;voquer quelques p&eacute;riodes de notre histoire. Vers la fin de 1887, les lieutenants Kund et Tappenbeck partis du Grand-Bassam, atteignirent Yaound&eacute; en passant par la vall&eacute;e du Nyong et la r&eacute;gion occup&eacute;e par les populations Ngoumba. Le poste administratif de Yaound&eacute; sera cr&eacute;&eacute; en f&eacute;vrier 1889. Le Major Hans Dominik, arriv&eacute; en 1894 au Cameroun, se fixera &agrave; Yaound&eacute;. Il y organise un centre militaire et un nouveau point de d&eacute;part vers l&rsquo;Est et le Nord du pays. Entre 1889 et 1900 quelques frictions arm&eacute;es eurent lieu entre certains Beti et les Allemands. Mais ces frictions cess&egrave;rent tr&egrave;s vite. A l&rsquo;origine de cette hostilit&eacute; de certains Beti &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des Allemands, il y avait leur crainte d&rsquo;&ecirc;tre emp&ecirc;ch&eacute;s de pr&eacute;lever des tributs sur les convois commerciaux qui traversaient leur territoire ; ils pensaient aussi que les intrus pourraient leur prendre leurs terres et leurs femmes. Par contre, d&rsquo;autres Beti, plus nombreux, ne s&rsquo;oppos&egrave;rent pas &agrave; l&rsquo;expansion allemande comme le furent d&rsquo;autres groupes tels que les Basa-Bakoko avec &agrave; leur t&ecirc;te les chefs Toko de Bona Ngan, Nganga de Pongo S&ocirc;ngo, Njanj&egrave; du village du m&ecirc;me nom. Ou celle du chef Obaa Mbeti en pays bulu qui fut vaincu par les Allemands en 1901 apr&egrave;s trois ann&eacute;es de r&eacute;sistance. (3)<br \/> Au Cameroun, on conna&icirc;t ceux qui ont l&rsquo;&acirc;me guerri&egrave;re et ceux qui ne l&rsquo;ont pas. Ceux des Camerounais qui prof&egrave;rent sans raisons profondes des menaces de guerre &agrave; d&rsquo;autres Camerounais ont-ils s&eacute;rieusement mesur&eacute; les graves cons&eacute;quences que leur initiative pourrait provoquer dans un pays o&ugrave; les divisions ethniques ont &eacute;t&eacute; exacerb&eacute;es par un tribalisme &eacute;rig&eacute; en mode de gouvernement par le r&eacute;gime en place ?<br \/> Les r&eacute;cents &eacute;v&egrave;nements du Kenya (600.000 morts), du Tchad (400.000 morts environ) ou plus anciennement ceux de C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, de Guin&eacute;e, du Congo, de la Rdc, de la Rca ou du Rwanda n&rsquo;ont-ils pas travers&eacute; l&rsquo;esprit des auteurs de &ldquo; l&rsquo;Appel de Yaound&eacute; &rdquo; quand ils &eacute;crivaient qu&rsquo;ils &ldquo; rendront coup pour coup, dent pour dent &rdquo; &agrave; une agression inexistante, &agrave; un ennemi imaginaire ?<br \/> Car, les &eacute;v&egrave;nements sanglants (100 morts environ) qu&rsquo;a connus le Cameroun en f&eacute;vrier dernier ne rel&egrave;vent pas d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne de guerre civile. Mais ils ont pour origine, l&rsquo;&eacute;chec de la politique de Paul Biya. De pays prosp&egrave;re, le Cameroun est aujourd&rsquo;hui class&eacute; parmi les pays pauvres tr&egrave;s endett&eacute;s, les fameux Ppte et l&rsquo;un des plus corrompus au monde ! C&rsquo;est l&rsquo;extr&ecirc;me pauvret&eacute;, le ch&ocirc;mage massif des gens en &acirc;ge de travailler, ce sont les d&eacute;tournements massifs des fonds publics et l&rsquo;enrichissement scandaleux des hauts fonctionnaires, l&rsquo;injustice sociale, le tribalisme d&rsquo;Etat, bref ce sont le d&eacute;sarroi et la d&eacute;sesp&eacute;rance qui ont fait sortir les populations dans les rues pour crier leur ras-le-bol. <br \/> Car elles en ont marre ! Marre d&rsquo;un r&eacute;gime qui les spolie, qui les laisse mourir &agrave; petit feu, incapable d&rsquo;apporter des solutions aux probl&egrave;mes auxquels elles sont confront&eacute;es. Ce ne sont pas les quelques mesurettes annonc&eacute;es &agrave; la suite des manifestations qui modifieront la d&eacute;termination des Camerounais qui aspirent dans leur grande majorit&eacute; au changement politique.<br \/> En acc&eacute;dant au pouvoir en 1982 &agrave; la faveur d&rsquo;une disposition constitutionnelle, que son pr&eacute;d&eacute;cesseur M. Ahmadou Ahidjo aurait pu s&rsquo;il l&rsquo;avait voulu, soit modifier soit d&eacute;signer quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre &ndash; or il n&rsquo;en fit rien par respect de la Norme supr&ecirc;me &ndash;, Paul Biya avait trouv&eacute; un pays en paix ; un pays o&ugrave; l&rsquo;unit&eacute; nationale et le sentiment d&rsquo;appartenance &agrave; une m&ecirc;me nation devenaient de plus en plus une r&eacute;alit&eacute; tangible. Il doit &agrave; son tour, laisser &agrave; son successeur un Cameroun en paix. C&rsquo;est pourquoi, sa volont&eacute; de modifier l&rsquo;article 6 alin&eacute;a 2 de la Constitution de 1996 qui met fin &agrave; son deuxi&egrave;me et dernier mandat de sept ans, dans le but de s&rsquo;&eacute;terniser au pouvoir, est un &ldquo; coup de force &rdquo; qui ne pourra qu&rsquo;&ecirc;tre un facteur aggravant de troubles sociaux et de violences in&eacute;luctables.<br \/> Il faut donc le dire clairement ici : seul le d&eacute;part de Paul Biya en 2011 et la mise en place d&rsquo;une nouvelle politique de reconstruction nationale seront de nature &agrave; r&eacute;tablir chez les Camerounais, la confiance perdue et redonner espoir en l&rsquo;avenir &agrave; un peuple aujourd&rsquo;hui en d&eacute;sh&eacute;rence ! Ceux des parangons du &ldquo; biya&iuml;sme &rdquo; qui ne l&rsquo;ont pas encore compris ou qui, par vaines provocations, jouent les excit&eacute;s d&rsquo;une arm&eacute;e de z&eacute;lotes de pacotille, doivent se p&eacute;n&eacute;trer de la v&eacute;racit&eacute; de cette maxime : &ldquo; Vox populi, vox Dei &rdquo;. Le peuple, il faut le savoir, finit toujours par avoir le dernier mot.<br \/> (1) Les traces d&rsquo;un foyer Basa ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes dans la r&eacute;gion du Lac Tchad &agrave; l&rsquo;&eacute;poque n&eacute;olithique (3000 ans avant J.C.). D&rsquo;apr&egrave;s les chercheurs, il serait le foyer fondateur des Bantu. Mais cette r&eacute;gion du Lac Tchad n&rsquo;a certainement &eacute;t&eacute; qu&rsquo;un point de passage dans le mouvement migratoire vers le Sud ; d&rsquo;apr&egrave;s les recherches ethnologiques et arch&eacute;ologiques, les Basa viendraient du Haut-Nil en Nubie. (Histoire de l&rsquo;Afrique noire, de Madagascar et des Archipels &eacute;dit. Puf\/Bordas Paris 1973).<\/p>\n<p> (2) Essai sur le Peuplement du Sud-Cameroun (publi&eacute; en 1949 par Institut fran&ccedil;ais d&rsquo;Afrique Noire).<\/p>\n<p> (3) la collaboration et l&rsquo;entente entre Allemands et Beti furent si &eacute;troites que d&egrave;s le 20 f&eacute;vrier 1916, date de la fin de la 1&egrave;re Guerre mondiale au Cameroun, Karl (Charles) Atangana, fid&egrave;le serviteur de Hans Dominik, accompagn&eacute; de soixante seize chefs Beti, aid&egrave;rent le gouverneur Ebermeier &agrave; &eacute;vacuer le Cameroun &agrave; travers la for&ecirc;t qu&rsquo;ils connaissaient bien. Ils arriv&egrave;rent en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale avec 15 000 personnes en majorit&eacute; Beti. Les chefs Beti s&eacute;journ&egrave;rent en Espagne et en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale jusqu&rsquo;en 1920 avant d&rsquo;&ecirc;tre autoris&eacute;s &agrave; revenir au Cameroun ( Histoire du Cameroun : XIX&egrave; &ndash;XX&egrave; si&egrave;cles Martin Z. Njeuma &eacute;d. L&rsquo;Harmattan ; l&rsquo;Annexion du Cameroun par Frederick Quin &eacute;d. Op. cit&eacute; (1).<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Par Richard MBOUMA KOHOMM kohomm@hotmail.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une arm&eacute;e de z&eacute;lotes Depuis la publication du communiqu&eacute; des chefs sawa du Wouri par Cameroon Tribune le 18 f&eacute;vrier 2008 et, singuli&egrave;rement, celle dite des &ldquo; Forces vives du Mfoundi &rdquo;, le 6 mars dernier, les r&eacute;actions fusent de toutes parts. Pour fustiger l&rsquo;initiative jug&eacute;e dangereuse pour l&rsquo;unit&eacute; nationale et la paix sociale. Fid&egrave;le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5632","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5632","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5632"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5632\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5632"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5632"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5632"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5632"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}