{"id":5678,"date":"2008-03-24T12:11:36","date_gmt":"2008-03-24T11:11:36","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"948","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/948\/","title":{"rendered":"Consternation \u00e0 Nsimalen"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le retour des d&eacute;pouilles en terre camerounaise samedi a &eacute;t&eacute; un moment de vive &eacute;motion.   <\/p>\n<p> Triste soir&eacute;e. Les chants choraux montent en une onde m&eacute;lancolique ce samedi soir. Une chape de chagrin implacable est tomb&eacute;e sur les c&oelig;urs et les visages des dizaines de personnes venues attendre le retour des corps. Elle les oppresse cruellement. &Ccedil;&agrave; et l&agrave;, dans la foule ainsi mass&eacute;e dans un espace de l&rsquo;a&eacute;roport international de Yaound&eacute;-Nsimalen, des photos des &eacute;tudiants disparus sont visibles. Les membres du gouvernement venus accueillir la d&eacute;l&eacute;gation revenant de Conakry, avec &agrave; leur t&ecirc;te le ministre des relations ext&eacute;rieures Henri Eyebe Ayissi, affichent une mine grave. M&ecirc;me la nuit, par&eacute;e du plus sombre de ses manteaux, semble avoir rev&ecirc;tu la tenue de circonstance. Il a plu et la lune s&rsquo;est voil&eacute;e. Elle brillerait de son plus bel &eacute;clat que cela ne changerait sans doute rien &agrave; l&rsquo;atmosph&egrave;re ambiante. <\/p>\n<p> Puis vient le premier moment tragique au c&oelig;ur de cette trag&eacute;die. Des &eacute;tudiants camerounais venus de Guin&eacute;e descendent de l&rsquo;escalier avec gerbes de fleurs et photos des disparus. Une vague de chagrin d&eacute;ferle sur la foule. Ceux qui n&rsquo;arrivaient pas encore &agrave; y croire re&ccedil;oivent l&agrave; la funeste confirmation. Elvis, Nadine, Claire, Boris, Manou et tous les autres, n&eacute;s entre 1980 et 1990, sont bien morts. La chorale poursuit son office. Ensuite vient l&rsquo;instant du contact visuel avec les cercueils. C&rsquo;est un autre choc. Du tarmac s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve un second concert de lamentations. Le vent qui souffle, s&rsquo;enroulant autour des pieds par volutes glac&eacute;es, ne s&egrave;che pas les larmes. Mais, pour consoler les c&oelig;urs, aider les esprits &agrave; traverser l&rsquo;&eacute;preuve, il y a le service interreligieux. Musulman, protestant et catholique. Les hommes de foi prient le Tout-Puissant, dans son infinie bont&eacute;, d&rsquo;accueillir ces &acirc;mes et de leur accorder le repos. S&rsquo;ils sont aupr&egrave;s de Dieu, alors ils sont au meilleur endroit qui se puisse imaginer. <\/p>\n<p> Au cours de la c&eacute;r&eacute;monie, le ministre guin&eacute;en de l&rsquo;Education nationale et de la Recherche scientifique, le Dr. Ousmane Souar&eacute;, prend la parole pour annoncer une nouvelle. Le conseil de l&rsquo;universit&eacute; Gamal Abdel Nasser de Conakry, o&ugrave; les onze disparus poursuivaient leurs &eacute;tudes, a d&eacute;cid&eacute; de leur attribuer des parchemins. Ainsi, des certificats de satisfecit ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cern&eacute;s aux &eacute;tudiants les plus jeunes, et des dipl&ocirc;mes de fin d&rsquo;&eacute;tudes aux plus avanc&eacute;s. &laquo; Vous n&rsquo;&ecirc;tes pas seuls dans la douleur. Ces jeunes avaient des coll&egrave;gues, des amis, mais aussi des parents en Guin&eacute;e, o&ugrave; ils &eacute;taient int&eacute;gr&eacute;s &raquo;. C&rsquo;est vraiment une grosse perte. Triste soir&eacute;e.<\/p>\n<p>AN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retour des d&eacute;pouilles en terre camerounaise samedi a &eacute;t&eacute; un moment de vive &eacute;motion. Triste soir&eacute;e. Les chants choraux montent en une onde m&eacute;lancolique ce samedi soir. Une chape de chagrin implacable est tomb&eacute;e sur les c&oelig;urs et les visages des dizaines de personnes venues attendre le retour des corps. Elle les oppresse cruellement. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5678","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5678","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5678"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5678\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5678"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5678"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5678"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5678"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}