{"id":5741,"date":"2008-04-07T18:45:55","date_gmt":"2008-04-07T16:45:55","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1011\/","title":{"rendered":"Le Cameroun en \u00e9tat de si\u00e8ge"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\">  Soci&eacute;t&eacute; &#8211; S&eacute;curit&eacute; <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  La psychose plane dans la plupart des grandes villes, fortement militaris&eacute;es depuis une semaine.  <\/em><\/span><\/p>\n<p> &ldquo; Je reviens d&rsquo;Ed&eacute;a o&ugrave; j&rsquo;ai assist&eacute; &agrave; un enterrement. En route, les forces de l&rsquo;ordre, pr&eacute;textant un contr&ocirc;le de routine, ont fait descendre du v&eacute;hicule de transport qui nous raccompagnait &agrave; Douala, tous ses passagers. Pour ceux qui &eacute;taient munis de leur pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute;, il fallait parcourir quelques dizaines de m&egrave;tres &agrave; pied avant de remonter dans le v&eacute;hicule. Pour ceux qui n&rsquo;en avaient pas, l&rsquo;agent de la force publique demandait 1.000 F Cfa (mille francs) sans quoi ils &eacute;taient retenus sur place &rdquo;. Ce t&eacute;moignage, d&rsquo;un voyageur revenant d&rsquo;Ed&eacute;a et en partance &agrave; Douala, rejoint celui de nombreux autres voyageurs se rendant dans la capitale du Cameroun. &ldquo; Nous avons &eacute;t&eacute; pri&eacute;s de descendre du bus, avant de subir une fouille &agrave; corps au niveau de Mbankomo, en l&rsquo;entr&eacute;e de Yaound&eacute;. Nous avons perdu beaucoup de temps. Les passagers qui n&rsquo;&eacute;taient pas en possession de la carte d&rsquo;identit&eacute; se sont vus soutirer une somme allant de 500 F Cfa(cinq cents) &agrave; 1.000 F Cfa(mille francs) avant de regagner le moyen de locomotion. &rdquo;. <br \/> Plus largement, les principales villes du pays sont prises d&rsquo;assaut depuis une bonne semaine maintenant. Dans les rues de Douala, le poumon &eacute;conomique du pays, les populations ont du mal &agrave; int&eacute;grer cette (nouvelle ?) donne. &ldquo; La semaine &eacute;coul&eacute;e, les rafles se sont multipli&eacute;es du c&ocirc;t&eacute; de Paris dancing (un quartier chaud de Douala, Ndlr) o&ugrave; je travaille, ce qui a affect&eacute; les commerces. Les gens ayant peur d&rsquo;&ecirc;tre interpell&eacute;s abusivement &rdquo;, explique Blaise, r&eacute;ceptionniste dans une structure h&ocirc;teli&egrave;re. Au Carrefour Ndokoti et &agrave; Shell New-Bell ou encore &agrave; Oyack Espoir, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas encore de rafle, les forces de l&rsquo;ordre sont n&eacute;anmoins omnipr&eacute;sentes. Puissamment arm&eacute;es de surcro&icirc;t. Comme &agrave; Yaound&eacute;, Bafoussam, Kribi et m&ecirc;me Njomb&eacute;-Penja, pour ne citer que ces agglom&eacute;rations, les hommes en tenue sont omnipr&eacute;sents. <\/p>\n<p> <strong> Psychose<\/strong><br \/> Aucune information n&rsquo;ayant circul&eacute; quant &agrave; cette militarisation soudaine des grandes villes du Cameroun, les supputations vont bon train. En fait, il semblerait que le gouvernement de Paul Biya, m&eacute;fiant depuis les &eacute;v&eacute;nements sanglants de f&eacute;vrier dernier, a d&eacute;cid&eacute; de prendre les devants en anticipant toute tentative &eacute;ventuelle de soul&egrave;vement apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, vendredi 04 avril, du projet de loi portant sur la r&eacute;vision constitutionnelle. On sait que lors des manifestations violentes de la derni&egrave;re semaine du mois de f&eacute;vrier 2008, des slogans hostiles &agrave; cette r&eacute;vision se sont fait entendre, allant de fait dans le m&ecirc;me sens que les positions de nombre de leaders politiques de l&rsquo;opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile. Ces positions tranch&eacute;es pr&eacute;venaient contre toute modification de la Constitution, notamment l&rsquo;article 6.2 qui fixe la limitation du mandat pr&eacute;sidentiel. <br \/> D&egrave;s jeudi soir, certaines sources g&eacute;n&eacute;ralement bien inform&eacute;es parlaient d&eacute;j&agrave; de la mise en alerte du quartier g&eacute;n&eacute;ral de Yaound&eacute;. Les populations camerounaises dont le pays ressemble &agrave; s&rsquo;y m&eacute;prendre &agrave; un Etat assi&eacute;g&eacute;, vont devoir supporter cette r&eacute;alit&eacute; le temps des d&eacute;bats du projet de loi arriv&eacute; vendredi devant l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Des discussions qui s&rsquo;annoncent n&eacute;anmoins &acirc;pres, des voix s&rsquo;&eacute;levant de plus en plus au sein m&ecirc;me du parti au pouvoir, le Rdpc, pour d&eacute;noncer la volont&eacute; entretenue par M. Biya de briguer un mandat suppl&eacute;mentaire en 2011. La psychose provoqu&eacute;e par la pr&eacute;sence massive des hommes en tenue dans les principales villes du Cameroun, risque de grandir davantage. Mais en choisissant d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment d&rsquo;appeler ce projet de loi &agrave; Assembl&eacute;e nationale, quelques semaines seulement apr&egrave;s les derni&egrave;res &eacute;meutes, le gouvernement semble avoir choisi de jouer avec le feu.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Jean-C&eacute;lestin EDJANGUE<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; &#8211; S&eacute;curit&eacute; La psychose plane dans la plupart des grandes villes, fortement militaris&eacute;es depuis une semaine. &ldquo; Je reviens d&rsquo;Ed&eacute;a o&ugrave; j&rsquo;ai assist&eacute; &agrave; un enterrement. En route, les forces de l&rsquo;ordre, pr&eacute;textant un contr&ocirc;le de routine, ont fait descendre du v&eacute;hicule de transport qui nous raccompagnait &agrave; Douala, tous ses passagers. 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