{"id":5868,"date":"2008-05-13T14:56:15","date_gmt":"2008-05-13T12:56:15","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1139","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1139\/","title":{"rendered":"La police agresse un taximan"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\"><span style=\"font-weight: bold;\">  Abus de pouvoir<\/span> <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   <\/em><\/span><\/p>\n<p> Le chauffeur du taxi immatricul&eacute; CE 287 AN, porti&egrave;re 3566, gardera longtemps en m&eacute;moire la bastonnade qu&rsquo;il a re&ccedil;ue des policiers. Ces derniers, &eacute;l&eacute;ments du 14&egrave;me arrondissement de la ville de Yaound&eacute; &agrave; Ekounou, s&rsquo;en sont pris &agrave; un taximan &agrave; Ekounou au lieu-dit Nkoayos, dimanche 11 mai autour de 22 heures. Ils ont en effet donn&eacute; des coups de poings et de rangers parce que le taximan aurait tenu des propos malveillants &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un officier &agrave; la t&ecirc;te de la patrouille. Une voie de contournement lui aurait &eacute;t&eacute; indiqu&eacute;e face &agrave; une autre voiture en panne et qui obstruait le passage. Le taximan en d&eacute;tention aurait alors lanc&eacute; : &laquo; Que faites-vous en route ? &raquo; sur un ton irr&eacute;v&eacute;rencieux. Une offense que les hommes en tenue n&rsquo;auraient pas approuv&eacute;e. Le &laquo; contrevenant &raquo; a &eacute;t&eacute; par cons&eacute;quent sorti de sa voiture, menott&eacute; et conduit &laquo; &agrave; la base pour &ecirc;tre entendu&raquo;, ainsi que l&rsquo;avisait un &eacute;l&eacute;ment de la patrouille. <br \/> Sur le lieu de la sc&egrave;ne, un attroupement s&rsquo;est form&eacute; autour d&rsquo;un homme au cr&acirc;ne ras&eacute; assis &agrave; m&ecirc;me le sol, menottes aux poings et mains jointes, tenant sa carte nationale d&rsquo;identit&eacute;. Devant lui, un officier de police s&rsquo;adressant &agrave; lui dans un ton mena&ccedil;ant : &laquo; Tu m&rsquo;engueules ? Tu m&rsquo;engueules ? &raquo;, r&eacute;p&egrave;te-t-il au captif. &laquo; Tu es qui ? &raquo;, rajoute un autre en accompagnant ses propos de coups de pieds et de poings. &laquo; Appelle alors Oyono que tu disais l&agrave; [sic]. Appelle ton ministre ! D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est nous qui les entendons &raquo;, ajoute un troisi&egrave;me, furieux et dans le regret d&rsquo;appartenir &agrave; un corps pour lequel on n&rsquo;a aujourd&rsquo;hui que m&eacute;pris : &laquo; Vraiment si je naissais encore, je ne ferais pas le concours de la police. Lorsqu&rsquo;on est policier aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est n&rsquo;importe qui se permet de dire n&rsquo;importe quoi&hellip; &raquo;. Il passe sans transition du fran&ccedil;ais au bulu. S&rsquo;adressant au taximan, un badaud conseille: &laquo; Mon fr&egrave;re, quand tu vois un homme en tenue, il ne faut pas t&rsquo;amuser. M&ecirc;me si c&rsquo;est un sans galon. L&rsquo;homme en tenue veut le respect &raquo;. <br \/> Et &agrave; sa suite, un autre policier rench&eacute;rit : &laquo; Mon ami, sache que la police d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est plus comme celle d&rsquo;avant. On a rajeuni la police. L&agrave; o&ugrave; tu me vois, je compte d&rsquo;abord sur moi-m&ecirc;me avant de penser &agrave; mon derri&egrave;re. On est pr&ecirc;t &agrave; tout. Quand je travaille, je n&rsquo;ai peur de rien &raquo;. Son camarade acquiesce : &laquo; Je n&rsquo;ai peur de rien. Je ne crains personne. Je ne crains que Dieu. Tu peux me faire quoi ? &raquo;, finit-il, l&rsquo;antenne de son t&eacute;l&eacute;phone tendue vers le taximan encore assis par terre.<br \/> Un nomm&eacute; Essomba, taximan lui aussi s&rsquo;&eacute;tant retrouv&eacute; sur les lieux, supplie un policier en bulu de cesser de donner des coups. Essomba prend place au volant du taxi et d&eacute;marre en d&eacute;pit de l&rsquo;ordre du chauffeur titulaire de garer sa voiture. La voiture tourne et revient quelques instants apr&egrave;s stationner de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la rue. Un policier donne l&rsquo;ordre au captif de traverser la route pour monter &agrave; bord. Il prend place sur le banc arri&egrave;re du v&eacute;hicule flanqu&eacute; de deux policiers. Un troisi&egrave;me se met &agrave; c&ocirc;t&eacute; du chauffeur. Le taxi se dirige vers le commissariat situ&eacute; &agrave; environ cinq cents m&egrave;tres de l&agrave;. Voyant le v&eacute;hicule s&rsquo;en aller, la foule, impuissante devant l&rsquo;agression polici&egrave;re sur le taximan, crie de douleur. &laquo; Et on nous chante tous les jours que le Cameroun est un pays des Droits de l&rsquo;Homme et des Libert&eacute;s&hellip; Pauvre pays &raquo;, entend-on. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  C&eacute;lestin OBAMA  (Stagiaire)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Abus de pouvoir Le chauffeur du taxi immatricul&eacute; CE 287 AN, porti&egrave;re 3566, gardera longtemps en m&eacute;moire la bastonnade qu&rsquo;il a re&ccedil;ue des policiers. Ces derniers, &eacute;l&eacute;ments du 14&egrave;me arrondissement de la ville de Yaound&eacute; &agrave; Ekounou, s&rsquo;en sont pris &agrave; un taximan &agrave; Ekounou au lieu-dit Nkoayos, dimanche 11 mai autour de 22 heures. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5868","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5868","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5868"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5868\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5868"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5868"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5868"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5868"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}