{"id":5874,"date":"2008-05-15T11:26:07","date_gmt":"2008-05-15T09:26:07","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1145","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1145\/","title":{"rendered":"Roger Moudio fredonne ses d\u00e9boires"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>De par les textes et les orchestrations, le premier album de l&rsquo;artiste force l&rsquo;admiration.<br \/><em><strong> Eug&egrave;ne Dipanda <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Roger-Moudio.gif\" alt=\"\" \/> Le th&egrave;me n&rsquo;est certainement pas nouveau. Avant Roger Moudio, de nombreux autres artistes musiciens ont en effet abord&eacute; le sujet de la d&eacute;ception amoureuse dans leurs chansons. Mais, l&rsquo;auteur compositeur de &quot;Moukengue&quot; met une certaine mani&egrave;re &agrave; dire les choses. A travers le choix des mots et des symboles notamment, qui donnent une teinte toute particuli&egrave;re &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre. La chanson intitul&eacute;e &quot;Nini&quot;, qui passe en boucle depuis quelques temps dans certaines cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision locales, constitue la parfaite illustration de cette touche singuli&egrave;re de Roger Moudio. Ici, l&rsquo;artiste se rem&eacute;more le souvenir de cette femme belle et attentionn&eacute;e qui fut la sienne, &agrave; qui il a tout appris et tout donn&eacute;, mais qui, insatiable, a malheureusement choisi d&rsquo;aller voir ailleurs.<\/p>\n<p>&quot;Je lui ai montr&eacute; la vie &agrave; Paris. Je lui ai appris &agrave; monter dans le m&eacute;tro. Elle &eacute;tait ma meilleure amie, je la consid&eacute;rais comme ma s&oelig;ur, et pourtant elle ne cherchait que la petite b&ecirc;te pour s&rsquo;&eacute;vanouir dans la nature&hellip;&quot;, d&eacute;plore l&rsquo;artiste. De bout en bout de cette chanson, Roger Moudio semble ainsi mettre &agrave; l&rsquo;index la boulimie et la m&eacute;chancet&eacute; de certains &ecirc;tre qui, pour des raisons souvent n&eacute;buleuses, d&eacute;veloppent un esprit de maraudage, qui semble d&rsquo;ailleurs de plus en plus se cultiver de p&egrave;re en fils. Et comme pour s&rsquo;en d&eacute;faire, Roger Moudio invite ses fans &agrave; danser le makossa qu&rsquo;il leur sert, &quot;&agrave; la fa&ccedil;on des fourmis rouges&quot;, qui semblent repr&eacute;senter tout un symbole pour l&rsquo;auteur-compositeur. <\/p>\n<p><strong>Homosexualit&eacute; <\/strong><br \/>Le rythme choisi est super dansant. Sans doute l&rsquo;influence d&rsquo;un certain Manulo, que l&rsquo;on retrouve avec un certain plaisir aux guitares et aux arrangements de cet album ; aux c&ocirc;t&eacute;s du nomm&eacute; Ekima Kolor, qui y laisse &eacute;galement &eacute;clore son talent d&rsquo;instrumentiste. Sur la pochette de son disque, Roger Moudio pr&eacute;vient d&rsquo;ailleurs les m&eacute;lomanes sur ses intentions r&eacute;elles. &quot;Faire perp&eacute;tuer le makossa traditionnel, pur et limpide&hellip;&quot;, lit-on. <br \/>L&rsquo;option est donc claire. L&rsquo;artiste se veut conservateur. Et il le prouve &agrave; suffire dans le titre &quot;Mambo&quot;, qui rappelle ais&eacute;ment, dans le style et le feeling, les chansons &agrave; succ&egrave;s de la vieille g&eacute;n&eacute;ration des pr&eacute;curseurs du makossa. Un temps, les textes de Roger Moudio &eacute;voquent les voies insondables du Seigneur, &agrave; travers cet incontournable destin r&eacute;serv&eacute; &agrave; chaque &ecirc;tre humain, qui, quoi qu&rsquo;il en soit, ne peut le changer. <\/p>\n<p>Les relations hommes &ndash; femmes, avec leurs interminables incompr&eacute;hensions, leurs constantes infid&eacute;lit&eacute;s et leurs perp&eacute;tuelles d&eacute;chirements, pr&eacute;occupent par ailleurs l&rsquo;artiste dans &quot;Bito na bomi&quot;. Sans oublier le tr&egrave;s langoureux &quot;Songo la nyongo&quot;, ou le sensuel &quot;Minya ma boso&quot;, une chanson mijot&eacute;e &agrave; la sauce antillaise.<br \/>Dans la chanson &quot;Homo&quot;, l&rsquo;&eacute;tonnement de l&rsquo;artiste est cependant grand. Lui qui d&eacute;couvre que, dans la soci&eacute;t&eacute; camerounaise d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il est des hommes qui aiment d&eacute;sormais des hommes ; et les femmes, d&rsquo;autres femmes. Une d&eacute;nonciation qui tranche net avec la position d&rsquo;un certain Petit-Pays sur le sujet. Sur fond de rythme essewe au d&eacute;but, cette chanson qui fera sans doute papoter dans les gargottes et bars-dancings, se mue progressivement en makossa typique. D&eacute;cid&eacute;ment, la marque de fabrique que, d&rsquo;entr&eacute;e de jeu, Roger Moudio semble vouloir absolument coller &agrave; sa peau.<\/p>\n<p>Album : Moukengue<br \/>Sortie officielle : Avril 2008<br \/>Auteur-compositeur : Roger Moudio<br \/>Nombre de titres : 11<br \/>Rythmes : Makossa, Zouk, Salsa&hellip;<br \/>Production : R.M.P.<br \/><a href=\"http:\/\/www.camerfeeling.net\/space\/videos\/watch.php?id=442&amp;ch=v&amp;type=viewed\" style=\"font-weight: bold;\">A &eacute;couter : Nini<br \/>Les clips r&eacute;alis&eacute;s par Camerfeeling<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De par les textes et les orchestrations, le premier album de l&rsquo;artiste force l&rsquo;admiration. 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