{"id":5912,"date":"2008-06-02T14:26:58","date_gmt":"2008-06-02T12:26:58","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1185","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1185\/","title":{"rendered":"Le travail est fini \u00e0 la Camair"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> La compagnie nationale mettra la cl&eacute; sous le paillasson demain. Un des plus gros &eacute;checs du syst&egrave;me Biya. Camair.co tarde &agrave; entrer en sc&egrave;ne. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Hier, mercredi 28 mai 2008, aux environs de 18h, des personnels navigants de Cameroon Airlines (Camair) ont re&ccedil;u dans leur t&eacute;l&eacute;phone portable un Sms. Ce dernier annonce une vente aux ench&egrave;res devant avoir lieu le 31 mai dans les locaux de la compagnie. Il s&rsquo;agira probablement de brader ce qu&rsquo;il y reste de mobilier et de mat&eacute;riel de bureau. C&rsquo;est dans la journ&eacute;e du mardi 27 mai que ce personnel, qui n&rsquo;a pas de salaire depuis trois mois, a d&eacute;finitivement d&eacute;chant&eacute;. Ils ont &eacute;t&eacute; officiellement inform&eacute;s que la compagnie fermait ses portes justement le&hellip; samedi 31 mai.<br \/> En attendant Camair.co, l&rsquo;autre compagnie dont on ne sait toujours pas grand-chose du chronogramme des activit&eacute;s, les personnels seront appel&eacute;s &agrave; un autre type de recyclage : l&rsquo;attente &agrave; la maison. Pas moins de 400 responsables de familles pourraient ainsi se retrouver dans la rue. Sans &ecirc;tre s&ucirc;r de l&rsquo;avenir imm&eacute;diat ! Les cadres de la compagnie n&rsquo;en reviennent pas. Un technicien qui y a pass&eacute; plus de deux d&eacute;cennies a promis de &laquo; pleurer &agrave; chaudes larmes le jour fatidique &raquo;. D&rsquo;autant que le nouveau directeur g&eacute;n&eacute;ral, Adolphe Sammet Bell, n&rsquo;avait pas tari d&rsquo;assurances &agrave; l&rsquo;endroit du personnel et du public, alors que de multiples alertes sur la situation technique de la compagnie, &agrave; l&rsquo;international, y entamaient d&eacute;j&agrave; la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;.<\/p>\n<p> <strong> Descente aux enfers<\/strong><br \/> Au moment o&ugrave; une s&eacute;rie de scandales adjacents ber&ccedil;aient la soci&eacute;t&eacute; via l&rsquo;op&eacute;ration Epervier, l&rsquo;Association internationale des transports a&eacute;riens (Iata), elle, n&rsquo;arr&ecirc;tait de s&rsquo;interroger sur la suspecte opini&acirc;tret&eacute; pour le maintien en vie de la Camair dont la retrait du code est d&eacute;j&agrave; envisag&eacute;. Ce faisant, le principal appareil de la compagnie, le Boeing 767 (&laquo; Le Dja &raquo;), restait scotch&eacute; au sol &agrave; Douala durant douze semaines environ, au m&eacute;pris des exigences techniques en la mati&egrave;re. D&rsquo;apr&egrave;s des sources dignes de foi, la Ccaa (Cameroon civil authority) s&rsquo;y est m&ecirc;l&eacute;e. Elle a retir&eacute;, entre autres, le certificat de navigabilit&eacute; de cet appareil qui fut si souvent utilis&eacute; par le chef de l&rsquo;Etat, Paul Biya, en personne. Cette situation de l&eacute;thargie dont les techniciens avaient, en son temps, saisi la plus haute hi&eacute;rarchie de l&rsquo;Etat viendra compliquer davantage le litige latent &#8211; mais complexe &#8211; que les dirigeants de la Camair entretiennent depuis quelques ann&eacute;es avec les loueurs australiens de Ansett Worldwide, vrais propri&eacute;taires de l&rsquo;appareil &laquo; confisqu&eacute; &raquo;.<br \/> D&rsquo;apr&egrave;s des sp&eacute;cialistes interrog&eacute;s, &laquo; l&rsquo;arr&ecirc;t ainsi d&eacute;cid&eacute; risque d&rsquo;&ecirc;tre fatal &agrave; la prochaine compagnie a&eacute;rienne, la Camair.co, au plan de la navigabilit&eacute; de la flotte et de la comp&eacute;tence des personnels &raquo;. Au plan juridique, l&rsquo;arr&ecirc;t subit entrepris devrait autoriser, au compte du liquidateur, le cabinet Bekolo and Partners (confirm&eacute; le 15 mars dernier), d&rsquo;exorbitantes pr&eacute;rogatives qui peuvent s&rsquo;av&eacute;rer n&eacute;gatives. Et dont la moindre ne serait pas l&rsquo;aptitude &agrave; c&eacute;der les immeubles et les on&eacute;reux stocks de pi&egrave;ces d&eacute;tach&eacute;es, officiellement &laquo; pour faire face aux cr&eacute;ances &raquo;. En somme, la gabegie &agrave; la fa&ccedil;on de l&rsquo;Oncpb de triste m&eacute;moire&hellip;<\/p>\n<p> <strong>Un &eacute;chec retentissant&hellip;<\/strong> <br \/> D&rsquo;apr&egrave;s une indication de la tutelle qui entend se soustraire &agrave; cette &laquo; d&eacute;b&acirc;cle qui aura des r&eacute;percussions certaines dans l&rsquo;avenir &raquo;, la nouvelle donne &agrave; la Camair a &eacute;t&eacute; imagin&eacute;e par le nouveau ministre des Finances, Essimi Menye. Selon nos sources, ce dernier entendait, au d&eacute;part, s&rsquo;enqu&eacute;rir de l&rsquo;utilisation effective de la lourde subvention vers&eacute;e mensuellement par l&rsquo;Etat &agrave; la Camair sous administration provisoire. Cela, &eacute;tant donn&eacute; que cette alternative initi&eacute;e par son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Polycarpe Abah Abah, n&rsquo;admettait aucun type de contr&ocirc;le efficient. Cette br&egrave;ve inquisition a d&eacute;bouch&eacute; sur la recherche des recettes des guichets Camair sous administration provisoire. Il s&rsquo;agissait &eacute;galement d&rsquo;envisager la ren&eacute;gociation des loyers des a&eacute;ronefs dont on avait cru qu&rsquo;ils furent obtenus en option de location-vente.<br \/> Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;on en est &agrave; un autre sc&eacute;nario plus r&eacute;aliste : celui du constat de la mort d&rsquo;une vache &agrave; lait publique pour laquelle divers experts n&rsquo;ont eu de cesse de proposer, pendant des ann&eacute;es, des solutions de sauvetage, devant s&rsquo;inspirer des compagnies europ&eacute;ennes qui, comme la Camair, sont pass&eacute;es par la banqueroute il y a plus d&rsquo;une d&eacute;cennie.<br \/> Si la conduite de la transition et la mise en route de Camair.co ne sont pas conduites avec la prompte et dispendieuse &eacute;l&eacute;gance qu&rsquo;exige la fiert&eacute; de tout un peuple &ndash; ce qui permettrait d&rsquo;oublier plusieurs ann&eacute;es de d&eacute;gradante agonie &ndash; , la mort de la Camair se r&eacute;v&egrave;lera &laquo; l&rsquo;un des &eacute;checs les plus retentissants d&rsquo;un syst&egrave;me Biya qui a la r&eacute;putation d&rsquo;avoir patiemment d&eacute;truit les h&eacute;ritages strat&eacute;giques de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, le pr&eacute;sident Ahidjo &raquo; (dixit un politologue bien connu). <br \/> Un &eacute;chec d&rsquo;autant plus symbolique qu&rsquo;entre-temps, la concurrence a rapidement occup&eacute; le pr&eacute;cieux espace abandonn&eacute; : les compagnies &eacute;trang&egrave;res au Cameroun sont pass&eacute;es, d&rsquo;apr&egrave;s les voyagistes, de 23 vols journaliers au d&eacute;part du Cameroun &agrave; 56 vols, c&rsquo;est-&agrave;-dire du simple au double. Mieux, des pays plus jeunes dans le transport a&eacute;rien comme le Congo Brazzaville et le Tchad se veulent d&eacute;sormais mieux lotis que l&rsquo;anc&ecirc;tre camerounais. Sur la sc&egrave;ne internationale, ils d&eacute;montrent au quotidien leur capacit&eacute; &agrave; g&eacute;rer des compagnies a&eacute;riennes nationales, en l&rsquo;occurrence TAC (Trans Air Congo) ou encore Touma&iuml; Air Tchad (TAT)&#8230;<br \/> <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Jean Marc SOBOTH (Correspondance particuli&egrave;re)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La compagnie nationale mettra la cl&eacute; sous le paillasson demain. Un des plus gros &eacute;checs du syst&egrave;me Biya. Camair.co tarde &agrave; entrer en sc&egrave;ne. Hier, mercredi 28 mai 2008, aux environs de 18h, des personnels navigants de Cameroon Airlines (Camair) ont re&ccedil;u dans leur t&eacute;l&eacute;phone portable un Sms. 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