{"id":5913,"date":"2008-06-02T14:28:23","date_gmt":"2008-06-02T12:28:23","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1186","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1186\/","title":{"rendered":"Adolphe Moudiki accus\u00e9 de d\u00e9tournement"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Gillot et Laugier, actionnaires dans Chanas et Privat, disent avoir &eacute;t&eacute; spoli&eacute;s de 16 milliards de Fcfa. A cause selon eux, des entourloupettes de Mme Casalegno, rendues possibles gr&acirc;ce &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures (Snh) et son directeur g&eacute;n&eacute;ral, Adolphe Moudiki. Mais le directeur financier de la Snh essaie de battre en br&egrave;che toutes les plaintes contre sa soci&eacute;t&eacute;. <\/em><\/span><\/p>\n<p>  \t\t\t\t\t\t\t\t<strong>&ldquo; D&eacute;tournements&hellip; et recel &rdquo;<\/strong><br \/> Le cabinet d&rsquo;avocats Abdoul Aziz, agissant pour le compte de Denis Gillot et Louis Laugier, a saisi le tribunal de grande instance de Douala le 10 mars 2008, aux fins de porter plainte et d&eacute;noncer Mme Jacqueline Casalegno (directrice g&eacute;n&eacute;rale de Chanas, la plus grande soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;assurance du Cameroun avec plus de 17 milliards de Fcfa de chiffre d&rsquo;affaires en 2007), Adolphe Moudiki, (administrateur directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures), Antoine Bikoro (actuel directeur g&eacute;n&eacute;ral du Chantier naval et industriel du Cameroun et ancien directeur financier de la Snh) et autres. Ils sont accus&eacute;s de &ldquo; d&eacute;tournements, abus de biens sociaux, tromperie envers associ&eacute;s, escroquerie, pr&eacute;sentation de faux bilans, int&eacute;r&ecirc;t dans un acte, faux et usage de faux, abus de pouvoir et complicit&eacute;. &rdquo; <br \/> Cette plainte arrive apr&egrave;s une autre faite avec constitution de partie civile le 20 mars 2007 et d&eacute;pos&eacute;e au tribunal de grande instance de Paris. Celle-l&agrave; demandait que le tribunal appelle les personnes sus indiqu&eacute;es &ldquo; devant la juridiction de jugement pour r&eacute;pondre des faits de recel avec circonstances aggravantes. &rdquo; Le recel, tel que le d&eacute;finit le Code p&eacute;nal fran&ccedil;ais, est &ldquo; le fait de dissimuler, de d&eacute;tenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d&rsquo;un interm&eacute;diaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d&rsquo;un crime ou d&rsquo;un d&eacute;lit. Constitue &eacute;galement un recel le fait, en connaissance de cause, de b&eacute;n&eacute;ficier, par tout moyen, du produit d&rsquo;un crime ou d&eacute;lit. &rdquo;<br \/> Les plaintes, telles qu&rsquo;elles sont constitu&eacute;es, rel&egrave;vent deux questions saillantes : d&rsquo;une part le conflit entre les ex-associ&eacute;s de Chanas et Privat et d&rsquo;autre part l&rsquo;entr&eacute;e de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures (Snh) avec des fonds publics dans le capital de Chanas Assurance, une soci&eacute;t&eacute; priv&eacute;e. Ayant eu acc&egrave;s au dossier, Le Messager a pu joindre les responsables de la Snh pour donner leur version des faits sur ce qui leur est reproch&eacute;. Malgr&eacute; les efforts d&eacute;ploy&eacute;s, Mme Jacqueline Casalegno, actuelle directrice g&eacute;n&eacute;rale de Chanas Assurance, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; disponible pour r&eacute;pondre &agrave; nos pr&eacute;occupations. Sous r&eacute;serve de l&rsquo;&eacute;clairage qu&rsquo;elle pourrait &eacute;ventuellement apporter, nous publions l&rsquo;article. <br \/> Les personnalit&eacute;s impliqu&eacute;es (Moudiki, Bikoro, Casalegno d&rsquo;une part ; Denis Gillot et Louis Laugier d&rsquo;autre part) autant que les faits pr&eacute;sent&eacute;s sont d&rsquo;une gravit&eacute; telle que Le Messager a l&rsquo;obligation de tenir l&rsquo;opinion au courant. Au-del&agrave; du probl&egrave;me entre les associ&eacute;s, c&rsquo;est la participation d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; publique dans une soci&eacute;t&eacute; priv&eacute;e qui semble davantage tirer ce sujet dans l&rsquo;actualit&eacute;. Tentative de d&eacute;cryptage.<\/p>\n<p> <strong>Gillot et Laugier acqui&egrave;rent 9000 parts sur 10.000<\/strong><br \/> On est en 1989. Madame Jacqueline Casalegno, titulaire de 9.787 parts sur les 10.000 que compte la soci&eacute;t&eacute; Chanas et Privat, c&egrave;de 5.000 parts &agrave; Denis Gillot et Louis Laugier, dont 2.500 parts pour chacun. Elle per&ccedil;oit en contrepartie 100 millions de Fcfa. Ayant donc vendu ces parts, le capital social de la soci&eacute;t&eacute; est d&eacute;sormais r&eacute;parti de la mani&egrave;re suivante : Mme Casalegno (4.787 parts), Denis Gillot (2.500 parts), Louis Laugier (2.500 parts), la soci&eacute;t&eacute; Socar (167 parts) et la succession Ferdinad Privat (46 parts).<br \/> Le 22 juin 1992, Mme Casalegno vend &agrave; nouveau 2.000 parts aux m&ecirc;mes acqu&eacute;reurs, dont 1.000 parts pour chacun, et re&ccedil;oit 40 millions de Fcfa. Le 23 f&eacute;vrier 1993, Madame vend encore 2.000 parts pour 40 millions de Fcfa &agrave; MM Gillot et Laugier. A ce moment, elle n&rsquo;est plus titulaire que 787 parts. D&eacute;sormais, les deux acqu&eacute;reurs d&eacute;tiennent 9.000 parts. Au-del&agrave; de l&rsquo;achat des actions, ils ach&egrave;tent d&eacute;finitivement le portefeuille de Chanas et Privat &agrave; concurrence de 3 milliards 277 millions 500 mille Fcfa. Selon MM Gillot et Laugier, Mme Casalegno a fait croire qu&rsquo;elle vend la soci&eacute;t&eacute; pour partir du Cameroun. Le paiement est effectu&eacute; en France et Mme Casalegno ne d&eacute;clare que 200 millions de Fcfa au fisc camerounais. <br \/> Le montant de la transaction est calcul&eacute; sur la base du chiffre d&rsquo;affaires moyen de l&rsquo;entreprise sur les trois derni&egrave;res ann&eacute;es, multipli&eacute; par 1,5. Soit un milliard 716 millions de Fcfa. Mais MM Gillot et Laugier constatent que l&rsquo;op&eacute;ration s&rsquo;est effectu&eacute;e sur la base de faux chiffres &eacute;mis par Mme Casalegno. Selon eux, le chiffre d&rsquo;affaires moyen &eacute;tait plut&ocirc;t de 995 millions 97 mille 641 Fcfa. Ils concluent que Mme Casalegno a ind&ucirc;ment per&ccedil;u 292 millions 287 mille Fcfa. Qui plus est, r&eacute;v&egrave;lent-ils, madame a cach&eacute; aux plaignants un passif fiscal de plus de 230 millions de Fcfa. Le pr&eacute;judice &agrave; MM Gillot et Laugier s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve ainsi &agrave; environ 529 millions de Fcfa.<\/p>\n<p> <strong>Casalegno &ldquo; reprend &rdquo; Chanas et Privat<\/strong><br \/> Voyant l&rsquo;affaire lui &eacute;chapper, Mme Casalegno entreprend de se r&eacute;approprier la soci&eacute;t&eacute; dont elle avait pourtant c&eacute;d&eacute; la presque totalit&eacute; de ses parts repr&eacute;sentant 97,87% du capital. Denis Gillot est ainsi r&eacute;voqu&eacute; de ses fonctions de co-g&eacute;rant apr&egrave;s une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. Il lui est reproch&eacute; &ndash; avec Laugier &ndash; des d&eacute;tournements de fonds et des malversations financi&egrave;res. Le cabinet comptable Ernst et Young est d&eacute;sign&eacute; pour auditer leur gestion. Effectivement men&eacute;, l&rsquo;audit, non contradictoire, &eacute;tablit un d&eacute;tournement d&rsquo;un milliard de Fcfa. Suite &agrave; une ordonnance du juge des requ&ecirc;tes, les parts sociales de MM Gillot et Laugier sont mises sous s&eacute;questre. Elles sont confi&eacute;es &agrave; Me Dooh Collins, notaire, d&eacute;sign&eacute;e administrateur s&eacute;questre. <br \/> Mme Casalegno pr&eacute;tend d&eacute;sormais &ecirc;tre propri&eacute;taire de la majorit&eacute; des parts, et cr&eacute;anci&egrave;res de MM Gillot et Laugier de 500 millions de Fcfa. Par une r&eacute;solution de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du 05 f&eacute;vrier 1994, les associ&eacute;s convoqu&eacute;s par madame proc&egrave;dent &agrave; une compensation de leur &ldquo; pr&eacute;tendue &rdquo; cr&eacute;ance par le reversement des parts de M. Gillot et Laugier dans le capital social. Ils ne disposent pourtant pas d&rsquo;un titre ex&eacute;cutoire et encore moins d&rsquo;un acte de reconnaissance de dette. <br \/> Le capital social subit alors des modifications : il passe de 200 &agrave; 60 millions de Fcfa, puis &agrave; nouveau &agrave; 200 millions, avant d&rsquo;&ecirc;tre port&eacute; &agrave; 300 millions de Fcfa. Mme Casalegno sollicite du tribunal de grande instance de Douala la validation de la saisie-arr&ecirc;t des parts sociales de ceux avec qui elle est d&eacute;sormais en conflit. Mais le 16 octobre 1998, le tribunal d&eacute;clare non valable la saisie pratiqu&eacute;e et en ordonne la mainlev&eacute;e. <br \/> Une proc&eacute;dure p&eacute;nale est engag&eacute;e contre Mme Casalegno, entre autres, pour tromperie envers associ&eacute;s, r&eacute;tention sans droit de la chose d&rsquo;autrui, abus de pouvoir, d&eacute;clarations mensong&egrave;res, etc. Les plaignants lui font le reproche de percevoir de fa&ccedil;on irr&eacute;guli&egrave;re des dividendes, d&rsquo;utiliser &agrave; des fins personnelles les biens de la soci&eacute;t&eacute;, &hellip; et surtout d&rsquo;utiliser l&rsquo;argent de l&rsquo;entreprise pour asseoir une organisation de trafic d&rsquo;influence dans l&rsquo;administration afin de se maintenir &agrave; la t&ecirc;te de la soci&eacute;t&eacute;. Une autre proc&eacute;dure est enclench&eacute;e par-devant le procureur pr&egrave;s les tribunaux de premi&egrave;re et grande instance de Yaound&eacute; aupr&egrave;s duquel une plainte est d&eacute;pos&eacute;e avec constitution civile le 02 octobre 2000. <br \/> Mais les choses ne sont pas faciles, puisque Chanas et Privat, soci&eacute;t&eacute; &agrave; responsabilit&eacute; limit&eacute;e sp&eacute;cialis&eacute;e dans le courtage d&rsquo;assurance, s&rsquo;est transform&eacute;e en Chanas Assurance, soci&eacute;t&eacute; anonyme, un an plus t&ocirc;t. <\/p>\n<p> <strong>La Snh rentre dans Chanas Assurance<\/strong><br \/> La nouvelle soci&eacute;t&eacute; ainsi constitu&eacute;e n&rsquo;a pas tenu compte de tous les probl&egrave;mes non encore r&eacute;solus inh&eacute;rents &agrave; la gestion de Chanas et Privat. Selon MM Gillot et Laugier, le capital de Chanas Assurance est d&eacute;tenu &agrave; 65% par la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures (Snh), &eacute;tablissement &agrave; capitaux publics sp&eacute;cialis&eacute; dans l&rsquo;exploration, l&rsquo;exploitation et la commercialisation du p&eacute;trole brut camerounais.<br \/> Selon l&rsquo;exp&eacute;dition notari&eacute;e n&deg;1910 du r&eacute;pertoire de Me Marceline Enganalim du 19 avril 1999 portant proc&egrave;s-verbal de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale extraordinaire &agrave; l&rsquo;issue de laquelle la transformation s&rsquo;est op&eacute;r&eacute;e, la Snh a acquis des actions pour elle-m&ecirc;me. Elle a en outre achet&eacute; en portage d&rsquo;autres actions dont une partie pour des priv&eacute;s camerounais et une autre pour des assureurs et r&eacute;assureurs. Le capital de Chanas Assurance, form&eacute; de 23.000 actions, aurait &eacute;t&eacute; souscrit selon la r&eacute;partition suivante : Snh pour son compte propre (20%), Snh pour le compte de priv&eacute;s camerounais (20%), Snh pour le compte de r&eacute;assureurs (25%), Casalegno et autres (35%). Une couverture dor&eacute;e pour Mme Casalegno qui aura, gr&acirc;ce &agrave; ses complices, croient savoir ses associ&eacute;s d&eacute;sormais exclus, su mettre le fruit du d&eacute;tournement en lieu s&ucirc;r.<br \/> Pour MM Gillot et Laugier, Adolphe Moudiki, l&rsquo;administrateur directeur g&eacute;n&eacute;ral de cette soci&eacute;t&eacute;, &eacute;tait parfaitement au courant des probl&egrave;mes qu&rsquo;il y avait &agrave; Chanas et Privat. Son entreprise &eacute;tait l&rsquo;une des clientes les plus importantes de l&rsquo;entreprise et feue son &eacute;pouse y occupait les fonctions de directrice g&eacute;n&eacute;rale adjointe. Ils affirment que M. Moudiki et Antoine Bikoro (ancien directeur financier, puis du budget &agrave; la Snh) n&rsquo;ont jamais re&ccedil;u mandat de personne pour acqu&eacute;rir pour leurs comptes des actions &agrave; Chanas Assurance. Par ailleurs, ils n&rsquo;ont pas obtenu l&rsquo;autorisation gouvernementale pr&eacute;alable pour que la Snh devienne actionnaire majoritaire dans cette soci&eacute;t&eacute;, si leur action devait s&rsquo;inscrire dans le cadre de l&rsquo;ordre public &eacute;conomique n&eacute;cessaire. <br \/> MM Gillot et Laugier concluent : la Snh a utilis&eacute; abusivement les fonds de l&rsquo;Etat pour cr&eacute;er un d&eacute;s&eacute;quilibre entre associ&eacute;s priv&eacute;s en conflit dans une soci&eacute;t&eacute; priv&eacute;e ; M. Moudiki a utilis&eacute; le pouvoir institutionnel de la Snh pour porter atteinte &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s d&rsquo;une part, et d&rsquo;autre part, dans le dessein d&rsquo;acqu&eacute;rir pour son compte des actions dans une soci&eacute;t&eacute; en relation d&rsquo;affaires avec la Snh ; les fonds et les pouvoirs de la Snh ont &eacute;t&eacute; mis &agrave; la disposition des int&eacute;r&ecirc;ts individuels de MM Moudiki et Bikoro, et Mme Casalegno. Les conseils de MM Gillot et Laugier estiment que ce d&eacute;tournement de derniers publics et cette complicit&eacute; portent un pr&eacute;judice &agrave; ces derniers qui se voient spolier pr&egrave;s de 16 milliards de Fcfa !<\/p>\n<p> <strong> Le directeur financier de la Snh explique<\/strong><br \/> Rencontr&eacute; le 26 mai 2008 &agrave; Yaound&eacute;, le directeur financier de la Snh, Mendim Me Ko&rsquo;o, affirme que les r&eacute;v&eacute;lations faites au sujet de son entreprise sont inexactes. Il rel&egrave;ve d&rsquo;entr&eacute;e de jeu que la Snh est bien actionnaire de Chanas Assurance mais n&rsquo;en poss&egrave;de que 20% des actions. M. Mendim explique en effet que le portage ayant permis &agrave; des priv&eacute;s (personnels de la Snh et de Chanas&hellip;) et des assureurs et r&eacute;assureurs d&rsquo;entrer dans le capital de la soci&eacute;t&eacute; n&rsquo;&eacute;tait en fait qu&rsquo;un pr&ecirc;t. Et qu&rsquo;&agrave; ce jour, les emprunteurs ont d&eacute;j&agrave; &eacute;pong&eacute; leur dette. <br \/> Pour le chef de la division juridique de la Snh, Marie Chantal Songue, la loi n&rsquo;interdit pas &agrave; la Snh de prendre des actions dans une soci&eacute;t&eacute;. Elle rappelle qu&rsquo;il s&rsquo;agit certes d&rsquo;une entreprise &agrave; capitaux publics, mais &agrave; caract&egrave;re industriel et commercial, dot&eacute;e d&rsquo;une autonomie financi&egrave;re. En lisant la plaquette de pr&eacute;sentation de la 25e session ordinaire du conseil des ministres de l&rsquo;Association des pays producteurs de p&eacute;trole africains qui s&rsquo;est tenue le 28 mars 2008 &agrave; Yaound&eacute;, l&rsquo;on apprend que la Snh est actionnaire dans 13 soci&eacute;t&eacute;s dont certains ne rel&egrave;vent pas forc&eacute;ment du secteur p&eacute;trolier. Ainsi, en dehors de Chanas Assurance o&ugrave; la Snh poss&egrave;de officiellement 20% d&rsquo;actions, l&rsquo;entreprise a &eacute;galement 6,21% d&rsquo;actions dans Cameroon hotel corporation, 51% d&rsquo;actions dans International Business corporation, 41,5% d&rsquo;actions au Chantier naval&hellip;, 97% d&rsquo;actions &agrave; Hydrac, etc. Ces actions, selon le directeur financier de la Snh, produisent des dividendes au profit de l&rsquo;Etat. Selon le rapport annuel 2006 de la Snh, le montant des encaissements de dividendes re&ccedil;us des soci&eacute;t&eacute;s du portefeuille de la Snh s&rsquo;&eacute;levait il y a deux ans &agrave; 26,635 milliards de Fcfa. Pour ce qui est de Chanas Assurance, Snh Infos d&rsquo;octobre 2007 r&eacute;v&egrave;le que Chanas a r&eacute;alis&eacute; un b&eacute;n&eacute;fice de 1,314 milliards en 2006. Un dividende avant imp&ocirc;t de 22.500 Fcfa par action a &eacute;t&eacute; vers&eacute; aux actionnaires. <br \/> De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, indique-t-on &agrave; la Snh, la d&eacute;cision d&rsquo;investissement re&ccedil;oit avant tout l&rsquo;aval du conseil d&rsquo;administration. Pour le cas sp&eacute;cifique de Chanas Assurance, c&rsquo;est le ministre des Finances qui avait tendu la main &agrave; la Snh. Suite &agrave; un appel d&rsquo;offres pour la constitution d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;assurance fiable avec une forte pr&eacute;sence des nationaux dans le capital &ndash; apr&egrave;s la mort de la Socar &ndash; les &eacute;tudes de la Snh ont montr&eacute; que cet investissement &eacute;tait rentable. &ldquo; Et comme nous sommes l&agrave; pour faire de l&rsquo;argent &rdquo;, r&eacute;v&egrave;le le directeur financier, nous nous y sommes lanc&eacute;s. Et comme il fallait que le dossier soit boucl&eacute; avant une certaine &eacute;ch&eacute;ance, la Snh a pr&ecirc;t&eacute; main forte &agrave; ceux qui &eacute;taient int&eacute;ress&eacute;s mais n&rsquo;avaient pas de liquidit&eacute; tout de suite. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en plus de souscrire pour son propre compte, elle a &eacute;galement souscrit pour le compte des priv&eacute;s. <br \/> Dans l&rsquo;esprit des gestionnaires de la Snh, il n&rsquo;a donc jamais &eacute;t&eacute; question d&rsquo;interf&eacute;rer sur les affaires de Chanas et Privat. Puisque, affirment-il, &ldquo; nous sommes entr&eacute;s dans la constitution du capital d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; nouvelle [en cr&eacute;ation]. &rdquo; Soit. Reste que cette soci&eacute;t&eacute; sp&eacute;cialis&eacute;e dans la prestation des services d&rsquo;assurances, est n&eacute;e sur les cendres d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de courtage dont le litige entre associ&eacute;s n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; d&eacute;finitivement r&eacute;gl&eacute;.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Alexandre T. DJIMELI<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gillot et Laugier, actionnaires dans Chanas et Privat, disent avoir &eacute;t&eacute; spoli&eacute;s de 16 milliards de Fcfa. A cause selon eux, des entourloupettes de Mme Casalegno, rendues possibles gr&acirc;ce &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures (Snh) et son directeur g&eacute;n&eacute;ral, Adolphe Moudiki. 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