{"id":5928,"date":"2008-06-22T13:56:18","date_gmt":"2008-06-22T11:56:18","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1201","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1201\/","title":{"rendered":"Bakassi, une colonie nig\u00e9riane"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\"><span style=\"font-weight: bold;\">  Cameroun\/Nigeria &ndash; Au quotidien<\/span> <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Les autorit&eacute;s camerounaises ne font absolument rien pour le contr&ocirc;le efficace des &icirc;les de la r&eacute;gion. <\/em><\/span><\/p>\n<p> &ldquo; Nous attendons avec impatience le 14 ao&ucirc;t prochain. Nous verrons ce que fera le gouvernement pour faciliter la vie et viabiliser cette r&eacute;gion majoritairement peupl&eacute;e de Nig&eacute;rians. Les Nig&eacute;rians sont ma&icirc;tres de tout dans ces &icirc;les. C&rsquo;est eux qui contr&ocirc;lent toutes les activit&eacute;s. &rdquo; Micha&euml;l Negu, Camerounais exerce comme convoyeur dans une pirogue (en planches) assurant le transport des produits halieutiques (poissons, crevettes, &eacute;crevisses) et autres marchandises entre Ekondo Titi au Cameroun et Ekang au Nigeria, via les &icirc;les de Bakassi. Il ne comprend pas pourquoi, jusqu&rsquo;&agrave; lors, le Cameroun se limite &agrave; la revendication de son territoire, sans poser des actes concrets en vue de son contr&ocirc;le effectif.<br \/> Villages de p&ecirc;cheurs (ils sont tous des Nig&eacute;rians), ces &icirc;les sont essentiellement habit&eacute;es par les compatriotes de Umaru Musa Yar&rsquo;Adua. Ils y sont install&eacute;s depuis plusieurs ann&eacute;es. C&rsquo;est l&agrave; que nombre d&rsquo;entre eux sont n&eacute;s et ont grandi. &ldquo; Demander aujourd&rsquo;hui aux Nig&eacute;rians qui vivent dans les &icirc;les de Bakassi de quitter la zone c&rsquo;est cr&eacute;er un v&eacute;ritable drame social. Et puis, s&rsquo;ils partent de l&agrave;, il n&rsquo;y aura, &agrave; proprement parler, plus beaucoup de personnes. Car, les Camerounais que l&rsquo;on y trouve se comptent sur les doigts. En majorit&eacute; des commer&ccedil;ants qui y viennent pour acheter des produits halieutiques aux Nig&eacute;rians, ils y restent souvent quelques jours, juste pour attendre leurs marchandises ou alors que certains de leurs poissons soient bien s&eacute;ch&eacute;s &rdquo;, explique Confort Ayuk, commer&ccedil;ante qui parcourt r&eacute;guli&egrave;rement les &icirc;les de Bakassi, &agrave; la recherche des produits halieutiques &agrave; acheter pour aller revendre dans des march&eacute;s sur terre ferme.<\/p>\n<p> <strong> Les routes, les &eacute;difices&hellip;<\/strong><br \/> Le v&eacute;ritable probl&egrave;me des populations des &icirc;les de Bakassi est &agrave; n&rsquo;en point douter l&rsquo;inexistence des voies d&rsquo;acc&egrave;s routi&egrave;res dans cette r&eacute;gion. On n&rsquo;y acc&egrave;de que par voie maritime. Et, les chaloupes et pirogues sont toutes pilot&eacute;es par des Nig&eacute;rians. &ldquo; En l&rsquo;&eacute;tat actuel, il est difficile de vivre &agrave; Bakassi sans les Nig&eacute;rians. C&rsquo;est eux qui sont au centre de toutes les activit&eacute;s de la r&eacute;gion. S&rsquo;ils refusent de piloter les chaloupes et pirogues, qui le fera ? S&rsquo;ils refusent de p&ecirc;cher, qui le fera ? Le gouvernement camerounais a donc int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ne pas se limiter aux beaux discours. Il faut venir sur place voir la r&eacute;alit&eacute;, voir comment cr&eacute;er des voies d&rsquo;acc&egrave;s par routes et faire d&eacute;velopper r&eacute;ellement la r&eacute;gion en cr&eacute;ant diverses autres infrastructures qui peuvent attirer de nombreux camerounais &rdquo;, soutient la commer&ccedil;ante camerounaise Mercy Enow, habitu&eacute;e du trajet Cameroun &ndash; Nigeria en pirogue. <br \/> Cette femme va plus loin en faisant observer que les personnes vivant dans ces p&ecirc;cheries sont confront&eacute;es &agrave; d&rsquo;&eacute;normes probl&egrave;mes. &ldquo; Au cours de mes multiples voyages, il arrive que le pilote accoste dans certaines de ces &icirc;les pour embarquer ou d&eacute;barquer des passagers. Alors, je constate que la majorit&eacute; des cases y sont construites sur pilotis. Et, en fait de case, il ne s&rsquo;agit pour certaines que d&rsquo;un assemblage de pailles &rdquo;, r&eacute;v&egrave;le-t-elle. Pr&egrave;s d&rsquo;elle, Peter Efeti, autre commer&ccedil;ant rencontr&eacute; au Main Beach de Ekondo Titi, pense qu&rsquo; &ldquo; il sera difficile pour les Nig&eacute;rians de laisser Kombo &agrave; Bedimo &ecirc;tre enti&egrave;rement contr&ocirc;l&eacute; par les Camerounais car, ils y ont beaucoup investi et y tirent beaucoup de profit. Surtout que, Kombo &agrave; Bedimo est la derni&egrave;re &icirc;le avant le premier village nig&eacute;rian. Ils pourront fermer les yeux pour ce qui est des autres &icirc;les. &rdquo;<br \/> Enfin, le souhait des Camerounais et des Nig&eacute;rians rencontr&eacute;s tant &agrave; Mudemba qu&rsquo;&agrave; Ekondo Titi est que tout se passe bien pour qu&rsquo;il y ait une cohabitation pacifique entre les deux peuples dans la r&eacute;gion de Bakassi. Toute chose qui pourrait permettre d&rsquo;&eacute;viter des situations comme celle enregistr&eacute;e le 9 juin. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Honor&eacute; FOIMOUKOM Envoy&eacute; sp&eacute;cial dans le Ndian  <br \/> Le 20-06-2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cameroun\/Nigeria &ndash; Au quotidien Les autorit&eacute;s camerounaises ne font absolument rien pour le contr&ocirc;le efficace des &icirc;les de la r&eacute;gion. &ldquo; Nous attendons avec impatience le 14 ao&ucirc;t prochain. Nous verrons ce que fera le gouvernement pour faciliter la vie et viabiliser cette r&eacute;gion majoritairement peupl&eacute;e de Nig&eacute;rians. 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