{"id":5929,"date":"2008-06-22T13:57:21","date_gmt":"2008-06-22T11:57:21","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1202","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1202\/","title":{"rendered":"Panique g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Bakassi"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\"><span style=\"font-weight: bold;\">  Apr&egrave;s l&rsquo;attaque du 9 juin<\/span> <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   La s&eacute;curit&eacute; renforc&eacute;e demeure insuffisante pour assurer la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;.  <\/em><\/span><\/p>\n<p><\/span><font size=\"3\" face=\"arial,helvetica,sans-serif\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" width=\"416\" height=\"300\" alt=\"(JPEG)\" style=\"border-width: 0px;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 416 300'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.interet-general.info\/IMG\/Nigeria-Bakassi-Abana-Habitants-1.jpg\" \/><\/font><span class=\"Style3\"><\/p>\n<p> Lieu-dit Main Beach &agrave; Ekondo Titi. Ce mardi 17 juin, il est 17 heures. Une chaloupe civile, conduite par un Nig&eacute;rian, accoste. Les passagers &agrave; bord, des &eacute;l&eacute;ments de la gendarmerie nationale puissamment arm&eacute;s, en descendent. Les voyageurs en attente d&rsquo;une embarcation. Les manutentionnaires et autres personnes pr&eacute;sentes sur les lieux accourent vers les nouveaux arrivants. Tous veulent avoir les derni&egrave;res nouvelles de cette mission de reconnaissance &agrave; Kombo &agrave; Bedimo et dans les autres &icirc;les (Idabato, Isangele) de Bakassi. <br \/> &ldquo; Mes fr&egrave;res, tout ce que nous pouvons vous dire, c&rsquo;est que c&rsquo;est tr&egrave;s grave l&agrave;-bas. L&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; est de taille. Dans la soir&eacute;e d&rsquo;hier, notre embarcation s&rsquo;est retrouv&eacute;e nez &agrave; nez avec une de l&rsquo;arm&eacute;e nig&eacute;riane. Ils &eacute;taient pr&ecirc;ts &agrave; tirer quand nous nous sommes rapidement pr&eacute;sent&eacute;s &rdquo;, lance un gendarme, en empruntant une moto pour Okada Park &agrave; Ekondo Titi ville.<br \/> Ce gendarme et ses coll&egrave;gues soutiennent que l&rsquo;identit&eacute; des auteurs de l&rsquo;assaut du 9 juin (attaque d&rsquo;une embarcation camerounaise ayant fait des morts dont le sous-pr&eacute;fet de Kombo &agrave; Bedimo) reste toujours inconnue. Ils font partie d&rsquo;une mission qui, la veille, s&rsquo;est rendue dans la zone de l&rsquo;incident dans le cadre d&rsquo;une patrouille. <br \/> En effet, depuis le lendemain de cette attaque meurtri&egrave;re, les &eacute;l&eacute;ments du 21&egrave; bataillon de fusilliers marins (Bafumar) &agrave; Ekondo Titi, du 22&egrave; bataillon de fusilliers marins (Bafumar) &agrave; Mudemba (chef-lieu du d&eacute;partement du Ndian), de l&rsquo;op&eacute;ration Delta &agrave; la base navale de Limbe, et de la gendarmerie nationale (surtout la brigade et le peloton de Ekondo Titi) sont sur le qui-vive. Ils sont constamment envoy&eacute;s en mission dans la zone de conflit. Ils ratissent, dans l&rsquo;objectif de savoir ce qui s&rsquo;est r&eacute;ellement pass&eacute; le 9 juin. <br \/> Par ailleurs, ces unit&eacute;s de l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise ont &eacute;t&eacute; renforc&eacute;es en hommes. Mudemba et Ekondo Titi, les deux derni&egrave;res villes camerounaises sur terre ferme &agrave; partir desquelles l&rsquo;on emprunte des embarcations pour les &icirc;les de Bakassi, sont fortement militaris&eacute;es. Les &icirc;les Idaboto, Isongele,&hellip; sont fr&eacute;quent&eacute;es par des visiteurs. Mais, Akwa (si&egrave;ge des institutions de l&rsquo;arrondissement de Kombo a Bedimo), semble coup&eacute; des autres localit&eacute;s de Bakassi. Les populations ont peur d&rsquo;y arriver. D&rsquo;ailleurs, les militaires les en dissuadent. La raison ? L&rsquo;hypoth&egrave;se de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; formul&eacute;e par ceux-l&agrave; m&ecirc;me qui sont charg&eacute;s d&rsquo;assurer la s&eacute;curit&eacute; des habitants.<\/p>\n<p> <strong> Les p&ecirc;cheries d&eacute;sert&eacute;es<\/strong><br \/> A en croire certains &eacute;l&eacute;ments des forces de d&eacute;fense ayant patrouill&eacute; dans les &icirc;les de Bakassi depuis l&rsquo;attaque du 9 juin, il ne fait pas du tout bon vivre dans ces lieux-l&agrave;. &ldquo; Les &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;arm&eacute;e nig&eacute;riane, mieux arm&eacute;s que nous, multiplient aussi des patrouilles. Les populations des &icirc;les, en majorit&eacute; des p&ecirc;cheurs, ont presque tous fui pour se r&eacute;fugier &agrave; Ekang, le premier village nig&eacute;rian sur terre ferme, apr&egrave;s les &icirc;les. Les quelques rares civils camerounais qui se rendent dans certaines de ces &icirc;les soit pour acheter du poisson ou pour besoin de service, se battent pour &ecirc;tre de retour au plus tard &agrave; 17 heures. Nul ne souhaite que la nuit tombe quand il est encore dans une de ces &icirc;les en perp&eacute;tuelle ins&eacute;curit&eacute;. Quand vous &ecirc;tes dans une de ces p&ecirc;cheries, vous &ecirc;tes entre la vie et la mort. Parce qu&rsquo;on ne sait plus qui est qui dans ces eaux. Une attaque peut venir de partout &rdquo;, r&eacute;v&egrave;le un &eacute;l&eacute;ment du 21&egrave; Bafumar.<br \/> A l&rsquo;instar des hommes en tenue, les civils (Camerounais et Nig&eacute;rians) rencontr&eacute;s &agrave; Ekondo Titi (Main Beach) et &agrave; Mudemba (Boulo Beach et Ndian Town Beach) ne cachent pas leur tristesse. Car, disent-ils, la cohabitation entre les deux peuples se d&eacute;roulait sans probl&egrave;mes dans ces localit&eacute;s. Toutes les pirogues et chaloupes sont pilot&eacute;es par les Nig&eacute;rians. &ldquo; Nous vivons et faisons beaucoup de choses ensemble, sans probl&egrave;me. Ici chez nous, il y a plusieurs Nig&eacute;rians qui ont pour &eacute;pouses ou copines des Camerounaises &rdquo;, lance Albert Netongo, originaire de l&rsquo;&icirc;le d&rsquo;Isangele, qui croit dur comme fer que l&rsquo;attaque du 9 juin est l&rsquo;&oelig;uvre des originaires de la tribu nig&eacute;riane Bayassa. &ldquo; Les Bayassas ont tellement d&eacute;velopp&eacute; Kombo &agrave; Bedimo et ne cessent de dire &agrave; qui veut les entendre qu&rsquo;ils ne sauraient abandonner toutes leurs richesses. Ils y contr&ocirc;lent la p&ecirc;che l&agrave;-bas de m&ecirc;me que toutes les autres activit&eacute;s &rdquo;, r&eacute;v&egrave;le Stanley Okey, un Nig&eacute;rian aide pilote dans une chaloupe reliant Ekondo Titi &agrave; Ekang. <br \/> L&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une attaque men&eacute;e par les Bayassas est aussi soutenue par les militaires et gendarmes camerounais. &ldquo; Pour les attaques de novembre 2007, l&rsquo;on continue de croire que c&rsquo;&eacute;tait des Camerounais. Mais, cette fois-ci, tout porte &agrave; croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit des Bayassas du Nigeria qui ne veulent pas quitter la zone &rdquo;, lance un gendarme. Il pense que l&rsquo;attaque du 9 juin se serait d&eacute;roul&eacute;e avec des complicit&eacute;s camerounaises. <br \/> En tout &eacute;tat de cause, malgr&eacute; les mesures prises par le gouvernement camerounais, ceux qui sont rest&eacute;s sur place (militaires comme civils) vivent dans la peur d&rsquo;essuyer d&rsquo;autres attaques. Ils semblent attendre, pour tout dire, la guerre.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Honor&eacute; FOIMOUKOM Envoy&eacute; sp&eacute;cial dans le Ndian  <br \/> Le 20-06-2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr&egrave;s l&rsquo;attaque du 9 juin La s&eacute;curit&eacute; renforc&eacute;e demeure insuffisante pour assurer la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Lieu-dit Main Beach &agrave; Ekondo Titi. Ce mardi 17 juin, il est 17 heures. Une chaloupe civile, conduite par un Nig&eacute;rian, accoste. Les passagers &agrave; bord, des &eacute;l&eacute;ments de la gendarmerie nationale puissamment arm&eacute;s, en descendent. 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