{"id":5937,"date":"2008-06-30T18:12:53","date_gmt":"2008-06-30T16:12:53","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1214","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1214\/","title":{"rendered":"Douala : Quinze morts au cours d\u2019une \u00e9vasion"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Des prisonniers de New-Bell qui ont r&eacute;ussi &agrave; s&rsquo;&eacute;chapper dimanche sont en cavale.<br \/><em><strong>  Lazare Kolyang avec Monique Ngo Mayag (stagiaire) <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/>  <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Evasion-douala.gif\" alt=\"\" \/>C&rsquo;est un pi&egrave;ge dans lequel sont tomb&eacute;s les nombreux visiteurs de la prison centrale de Douala, hier dimanche 29 juin. On a vu des femmes, presque traumatis&eacute;es, quitter les lieux autour de 17 heures 30. Quelques instants apr&egrave;s le retour au calme, apr&egrave;s quelques v&eacute;rifications de l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire. Alors que ces visiteurs &eacute;taient all&eacute;s, comme d&rsquo;habitude ce jour-l&agrave;, pour apporter vivres et autres soutiens aux d&eacute;tenus, ils ont assist&eacute;, d&rsquo;apr&egrave;s un t&eacute;moin, &agrave; une sc&egrave;ne digne des films hollywoodiens. Sur la base de nombreux t&eacute;moignages concordants, c&rsquo;est autour de 15 heures que le mouvement se met en branle. Un visiteur rapporte que les tirs ont commenc&eacute; lorsqu&rsquo;ils sont en salle de fouille. &quot; Un des gardiens de prison a signal&eacute; qu&rsquo;il y a mouvement dans la prison &quot;, rapporte t-il. &quot; Les gardiens ont commenc&eacute; par utiliser des balles blanches. Puis, constatant que les &eacute;vad&eacute;s sont arm&eacute;s, l&rsquo;un d&rsquo;eux a sugg&eacute;r&eacute; de faire sortir les visiteurs &quot;, poursuit ce visiteur. Ce qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; possible. <\/p>\n<p>&quot;Puis, ce fut un sauve qui peut &quot;, t&eacute;moigne une visiteuse, tachet&eacute;e de sang. &quot;Les gens couraient dans tous les sens. Sur les t&ocirc;les, sur les murs, les coups de fusils cr&eacute;pitaient. J&rsquo;ai vu un prisonnier avec une grosse ceinture de munitions autour de la taille qui tirait &quot;, poursuit cette femme qui n&rsquo;est sortie de la prison, comme les autres personnes bloqu&eacute;es, que deux heures apr&egrave;s la fusillade. Comment les prisonniers ont-ils &eacute;t&eacute; ravitaill&eacute;s en armes ? Si personne ne peut pour l&rsquo;instant apporter une r&eacute;ponse pr&eacute;cise, on sait, toutefois, que ce n&rsquo;est pas la premi&egrave;re fois que des d&eacute;tenus de New-Bell en font usage au cours d&rsquo;une &eacute;vasion massive. &quot; Les visiteurs qui &eacute;taient &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur ont donc &eacute;t&eacute; regroup&eacute;s dans une salle &quot;, explique un autre homme. Ce dernier poursuit que deux visiteurs ont aussi re&ccedil;u de balles perdues. L&rsquo;un au niveau du bras et l&rsquo;autre sur la jambe. Information pas confirm&eacute;e de sources polici&egrave;res. Mais d&rsquo;autres t&eacute;moignages, un peu troublants, ont aussi &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s. C&rsquo;est le cas des propos d&rsquo;un gardien de prison retrait&eacute; venu discuter avec ses anciens coll&egrave;gues qui rapporte que &quot; c&rsquo;est une femme qui a ouvert la salle de munitions pour approvisionner les gardiens &quot;. <\/p>\n<p><strong>Artillerie<\/strong><br \/>Toutefois, la riposte des gardiens de prison a &eacute;t&eacute; vigoureuse. Avant les interventions des autres corps qui ont aussit&ocirc;t &eacute;t&eacute; appel&eacute;s en renfort. La gendarmerie, la police et le Corps national des sapeurs pompiers ont d&eacute;ploy&eacute; la grosse artillerie. Les policiers du Gmi n&deg;2 qui &eacute;taient par exemple post&eacute;s au stade Mbapp&eacute; Lepp&eacute; pour le match Ca&iuml;man-Coton Sport ont &eacute;t&eacute; oblig&eacute;s de quitter les lieux pour pr&ecirc;ter main forte &agrave; la prison. O&ugrave; est descendue une bonne brochette des personnalit&eacute;s du Wouri. La battue autour de la prison s&rsquo;est poursuivie jusqu&rsquo;&agrave; la tomb&eacute;e de la nuit. Aucun bilan officiel n&rsquo;a &eacute;t&eacute; apport&eacute;. Les voitures du Samu ont effectu&eacute; quelques tours pour d&eacute;poser les corps &agrave; la morgue de l&rsquo;h&ocirc;pital Laquintinie. <\/p>\n<p>Selon certains d&eacute;comptes, une dizaine de corps ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;s &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la prison. &quot;Environ huit sont aussi sortis de l&rsquo;int&eacute;rieur &quot;, affirme un autre t&eacute;moin. Mais selon des policiers pr&eacute;sents &agrave; la prison et &agrave; la morgue de l&rsquo;h&ocirc;pital Laquintinie pour le constat final en pr&eacute;sence du pr&eacute;fet du Wouri, Bernard Atebede, la fusillade aurait fait quinze morts. Officiellement, aucun &eacute;l&eacute;ment des forces de l&rsquo;ordre (gardiens de prison et les autres corps venus en renfort), n&rsquo;a &eacute;t&eacute; touch&eacute;. Et l&rsquo;on ne sait pas, non plus, combien de prisonniers sont encore en cavale. <br \/>Construite en 1933 pour accueillir environ 800 personnes, la prison centrale de Douala re&ccedil;oit &agrave; ce jour pr&egrave;s de 3000 d&eacute;tenus. Qui sont log&eacute;s dans une enceinte de seulement trois m&egrave;tres de hauteur. Et gard&eacute;e par une centaine de gardiens de prisons. Les &eacute;vasions massives y sont fr&eacute;quentes. La derni&egrave;re remonte &agrave; d&eacute;cembre 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des prisonniers de New-Bell qui ont r&eacute;ussi &agrave; s&rsquo;&eacute;chapper dimanche sont en cavale. Lazare Kolyang avec Monique Ngo Mayag (stagiaire) C&rsquo;est un pi&egrave;ge dans lequel sont tomb&eacute;s les nombreux visiteurs de la prison centrale de Douala, hier dimanche 29 juin. On a vu des femmes, presque traumatis&eacute;es, quitter les lieux autour de 17 heures 30. 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