{"id":5956,"date":"2008-07-09T21:54:40","date_gmt":"2008-07-09T19:54:40","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1233","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1233\/","title":{"rendered":"A qui appartient la libert\u00e9 de la presse ?"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le concours de dissertation organis&eacute; par le minist&egrave;re de la Communication &agrave; l&rsquo;occasion de la journ&eacute;e internationale de la libert&eacute; de la presse vient de d&eacute;voiler ses laur&eacute;ats. Il s&rsquo;agit de sept candidats dont la note varie entre 11 et 15\/20. CT publie, &ldquo;en l&rsquo;&eacute;tat&rdquo; &agrave; partir de cette &eacute;dition, quelques-uns de ces travaux. En commen&ccedil;ant &eacute;videmment par le premier. Djomo Wantong Zakary Steve, &eacute;l&egrave;ve en Terminale A4 au lyc&eacute;e bilingue de Nyalla &agrave; Douala, a obtenu la meilleure note du jury, 15\/20. <\/p>\n<p>L&rsquo;expression &ldquo;Libert&eacute; de la presse s&rsquo;articule autour de deux notions : libert&eacute; et presse. Quand la premi&egrave;re appara&icirc;t comme un Etat o&ugrave; r&egrave;gne une absence de contraintes ; s&rsquo;appr&eacute;hendant comme cette facult&eacute; de l&rsquo;homme de d&eacute;cider de soi et de faire ce qu&rsquo;il d&eacute;sire sans emb&ucirc;ches, le terme presse rel&egrave;ve quant &agrave; lui du domaine du journalisme ; pr&eacute;cis&eacute;ment de la presse &eacute;crite. On peut donc dire que la libert&eacute; de la presse, sujet &agrave; controverse faisant na&icirc;tre de nombreux d&eacute;bats, est cette facult&eacute; qu&rsquo;a le professionnel du journalisme d&rsquo;accomplir lib&eacute;ralement et sans encombres la t&acirc;che li&eacute;e &agrave; la recherche et &agrave; la publication de l&rsquo;information. Pourtant la question n&rsquo;est pas vaine de savoir &agrave; qui appartient la libert&eacute; de la presse. En d&rsquo;autres termes, qui poss&egrave;de r&eacute;ellement cette libert&eacute; de la presse ? C&rsquo;est donc le probl&egrave;me du d&eacute;tenteur r&eacute;el de cette libert&eacute; qui prend lieu ici. Apr&egrave;s avoir montr&eacute; que l&rsquo;&eacute;tat per&ccedil;u comme instance qui r&eacute;git les lois ; a donc le pouvoir de cette libert&eacute;, il sera aussi question de relever que cette libert&eacute; de la presse ne serait effective sans la participation de la partie civile. <\/p>\n<p>L&rsquo;Etat est un ensemble des institutions politique, administrative polici&egrave;re et judiciaire sous un territoire ind&eacute;pendant. D&egrave;s lors, il est muni d&rsquo;un pouvoir &eacute;norme ce qui fait que lorsqu&rsquo;on parle de libert&eacute;, beaucoup voient l&rsquo;&eacute;tat comme un obstacle. Pourtant celui-ci est garant et contributoire de la libert&eacute; de la presse. <\/p>\n<p>Ceci se justifiant d&rsquo;abord par le fait que c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;tat qui est charg&eacute; d&rsquo;&eacute;laborer les lois donnant lieu &agrave; la reconnaissance de la libert&eacute; de la presse. Il cr&eacute;e donc par cons&eacute;quent un environnement perm&eacute;able et apte &agrave; favoriser l&rsquo;existence de la libert&eacute; de la presse. A ce niveau se voit d&eacute;j&agrave; le caract&egrave;re central et avant-gardiste de l&rsquo;&eacute;tat en ce qui concerne cette libert&eacute; de la presse tant recherch&eacute;e. <\/p>\n<p>Outre cela, la part de l&rsquo;&eacute;tat se r&eacute;v&egrave;le tr&egrave;s importante plus qu&rsquo;il n&rsquo;en donne l&rsquo;impression car c&rsquo;est lui qui favorise l&rsquo;&eacute;mergence du paysage journalistique en donnant la possibilit&eacute; aux d&eacute;sirants de monter leur structure et organe de presse &eacute;crite. C&rsquo;est pourquoi il a institu&eacute; des textes qui, apr&egrave;s &eacute;tude de dossiers de ceux qui veulent ouvrir leur structure, va donner l&rsquo;autorisation d&rsquo;ouverture, ceci par des arr&ecirc;t&eacute;s provenant du Minist&egrave;re de la Communication. <\/p>\n<p>Enfin, il y a lieu de retenir que l&rsquo;&eacute;tat est le surveillant et le contr&ocirc;leur de l&rsquo;exercice de la libert&eacute; de la presse. Il a charge ici de veiller strictement &agrave; l&rsquo;application des textes institu&eacute;s par ceux qui ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;exercer leur m&eacute;tier de journaliste et de regarder s&rsquo;ils sont sur le droit chemin ; s&rsquo;ils font leur m&eacute;tier dans le sillonage des textes cit&eacute;s par la constitution. A voir cette attitude, beaucoup seraient tent&eacute;s de voir l&rsquo;Etat comme un policier obstruant la jouissance de la libert&eacute; des journalistes. Mais il a juste le r&ocirc;le de s&rsquo;assurer si ceux-ci op&egrave;rent dans leur limite respective et n&rsquo;en profitent pas pour se verser dans le libertinage qui aboutirait &agrave; la nuisance de la libert&eacute; d&rsquo;autrui. Au vu de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, on serait tent&eacute; d&rsquo;attribuer l&rsquo;appartenance totale de la libert&eacute; de la presse &agrave; l&rsquo;Etat. Cependant est-il en mesure de l&rsquo;appliquer seul sur le terrain et d&rsquo;en faire un processus complet. <\/p>\n<p>Bien que l&rsquo;Etat soit l&rsquo;initiateur de la libert&eacute; de la presse, on ne saurait n&eacute;gliger la part belle dans tout ceci de la partie civile qui n&rsquo;est pas constitu&eacute;e de tout homme vulgaire mais uniquement de ceux ayant re&ccedil;u une formation de journaliste. Elle a donc le dernier recours parce que c&rsquo;est &agrave; elle que revient l&rsquo;honneur d&rsquo;appliquer, de pratiquer tout ce que l&rsquo;Etat a institu&eacute; et mis sur des roulettes ; de le mener &agrave; l&rsquo;aboutissement afin d&rsquo;en faire un processus complet. <\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, c&rsquo;est la partie civile repr&eacute;sent&eacute;e par les professionnels du journalisme qui d&eacute;tient les structures et les organes de presse donnant l&rsquo;impression aux yeux de certains d&rsquo;&ecirc;tre possesseur de la libert&eacute; de la presse. On le sait, on ne peut se baser sur rien si on a l&rsquo;intention de produire quelque chose. C&rsquo;est pourquoi alors la pr&eacute;sence d&rsquo;une structure t&eacute;moignant en partie de l&rsquo;existence de la libert&eacute; de la presse se r&eacute;v&egrave;le comme un m&eacute;ga- producteur d&rsquo;o&ugrave; convergent divers projets afin d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute;s et distribuer au public. <\/p>\n<p>En outre, non seulement d&rsquo;avoir la possession des organes de presse, les journalistes de la presse &eacute;crite accomplissent leur mission et se d&eacute;voilent sur le terrain ceci par une op&eacute;ration &agrave; trois &eacute;tapes : la recherche de l&rsquo;information, la v&eacute;rification de l&rsquo;information et enfin l&rsquo;exposition de celle-ci au public. Cela vu, il appara&icirc;t que ce sont ces derniers qui sont &agrave; proprement parler, d&eacute;tenteur et manipulateur de l&rsquo;information ; ce qui leur donne un certain pouvoir. <\/p>\n<p>Enfin, il y a lieu de dire que les journalistes sont libres de d&eacute;cider de ce qu&rsquo;ils veulent faire. Ils ne re&ccedil;oivent aucune id&eacute;e externe et ne se laissent influencer par quiconque. Toute l&rsquo;initiative finale leur appartient et ne suit que le profil de leur m&eacute;tier. Mais &agrave; quoi faut-il r&eacute;ellement s&rsquo;attendre ? <\/p>\n<p>Il faut dire que si la partie civile se manifeste sur le terrain par la pratique de son m&eacute;tier en toute circonstance et pr&eacute;tendent donc vouloir exercer pleinement cette libert&eacute; de la presse, il n&rsquo;est pas exclu aussi que l&rsquo;&eacute;tat soit de la partie. En ce sens que celui-ci n&rsquo;est l&agrave; que pour r&egrave;glementer le paysage journalistique afin qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de d&eacute;rapage de la part des professionnels du journalisme. Car dans le cas contraire, ce serait le libertinage ; et on sait que le libertinage n&rsquo;et plus la libert&eacute; mais situation conduisant &agrave; l&rsquo;anarchie et &agrave; la violation de la libert&eacute; des personnes. Ce qui fait que l&rsquo;&eacute;tat doit avoir une pr&eacute;sence r&eacute;elle. <\/p>\n<p>Pour achever, &agrave; la question de savoir &agrave; qui appartient la libert&eacute; de la presse, il a &eacute;t&eacute; constat&eacute; que cette libert&eacute; est tenue par deux bouts : d&rsquo;une part, c&rsquo;est l&rsquo;Etat qui est garant de celle-ci en ce sens qu&rsquo;il &eacute;labore les lois et r&eacute;git les codes pouvant mettre &agrave; la disposition de la partie civile la possibilit&eacute; de l&rsquo;exercer. Et d&rsquo;autre part, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des professionnels du journalisme qui est l&rsquo;ultime ligne en ce sens que c&rsquo;est lui qui exerce et met cette libert&eacute; de presse en pratique au cours de l&rsquo;activit&eacute; professionnelle. Il y a donc lieu de savoir pour r&eacute;pondre &agrave; la question pos&eacute;e par le sujet que la libert&eacute; de la presse ne saurait d&eacute;pendre ni de l&rsquo;un, ni de l&rsquo;autre mais des deux &agrave; la fois. Malgr&eacute; tout, il faut dire que comme toute r&eacute;elle libert&eacute;, celle de la presse n&rsquo;est pas donn&eacute;e une fois pour toute ; partout elle est une qu&ecirc;te permanente et continuelle, et jamais totalement acquise. D&egrave;s lors il y a lieu de s&rsquo;interroger sur sa finalit&eacute; : se doit-elle de servir le public ou d&rsquo;&ecirc;tre un moyen d&rsquo;asservissement d&rsquo;une certaine couche sociale ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le concours de dissertation organis&eacute; par le minist&egrave;re de la Communication &agrave; l&rsquo;occasion de la journ&eacute;e internationale de la libert&eacute; de la presse vient de d&eacute;voiler ses laur&eacute;ats. Il s&rsquo;agit de sept candidats dont la note varie entre 11 et 15\/20. CT publie, &ldquo;en l&rsquo;&eacute;tat&rdquo; &agrave; partir de cette &eacute;dition, quelques-uns de ces travaux. 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