{"id":5973,"date":"2008-07-16T18:33:46","date_gmt":"2008-07-16T16:33:46","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1251","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1251\/","title":{"rendered":"Qui veut la paix, doit pr\u00e9parer l\u2019alternance"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"surtitre\"><\/span><a class=\"titre\" style=\"font-weight: bold;\">  Qui veut la paix, doit pr&eacute;parer l&rsquo;alternance en 2011<\/a><br \/><span class=\"Style3\"><br \/> En 2011, &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle au Cameroun, on vivra soit une alternance radicale, soit une alternance dans la continuit&eacute;. Avec une alternance radicale, le Cameroun aura &agrave; sa t&ecirc;te un nouveau leader qui sera l&rsquo;&eacute;manation de la volont&eacute; du peuple qui aura vot&eacute; en majorit&eacute; pour un nouveau r&eacute;gime. Avec une alternance dans la continuit&eacute;, c&rsquo;est encore le peuple et toujours lui, qui aura d&eacute;cid&eacute; dans sa grande majorit&eacute;, de maintenir un leader (candidat sortant) sur la base de son projet ou programme, assur&eacute;ment &laquo; relook&eacute; &raquo; [&hellip;] Avec cette analyse, force est de constater que l&rsquo;alternance s&rsquo;av&egrave;re irr&eacute;versible en 2011 au Cameroun. Mais la question de fond demeure : comment sera-t-elle, pacifique ou chaotique ? <br \/> Qui veut la paix, doit pr&eacute;parer l&rsquo;alternance. Autrement dit, comment pr&eacute;parer ensemble une alternance pacifique au Cameroun en 2011 ? Avant de r&eacute;pondre &agrave; cette question &agrave; cent mille milliards de francs Cfa, voyons d&rsquo;abord ensemble quelques raisons pertinentes choisies dans le tas (les raisons &eacute;tant comme du sable dans le d&eacute;sert) et qui peuvent menacer tr&egrave;s s&eacute;rieusement la paix et la stabilit&eacute; au Cameroun en 2011. Donc l&rsquo;alternance pacifique que nous nous devons tous de promouvoir d&egrave;s maintenant. <br \/> Il y a quelques mois (janvier 2008), nous avons eu une vision &agrave; Impact Communications. Nous avons vu [&hellip;] que 48 ans apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance (1er janvier 1960) et 18 ans apr&egrave;s [la restauration du multipartisme en 1990], notre pays n&rsquo;a jamais v&eacute;cu une alternance d&eacute;mocratique par la voie des urnes. Le Cameroun n&rsquo;a aucune exp&eacute;rience sur ce plan. Donc aucune culture. Ce sera une grande premi&egrave;re. Et comme toutes les premi&egrave;res fois, celle-ci aussi s&rsquo;annonce &agrave; la fois excitante &agrave; 50% et incertaine &agrave; 50%. D&egrave;s lors, comment les jeunes et le peuple d&rsquo;un point de vue social et culturel sont-ils pr&eacute;par&eacute;s ? Autrement dit, comment les parlementaires, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique (d&eacute;j&agrave; 26 ans au pouvoir), le gouvernement, les partis politiques, la soci&eacute;t&eacute; civile, les ONG et les associations pr&eacute;parent et influencent-ils la jeunesse par rapport &agrave; cette &eacute;ch&eacute;ance irr&eacute;versible (alternance) &agrave; deux options ?<br \/> L&rsquo;alternance pacifique se fera uniquement par le respect du verdict des urnes ou ne se fera pas. Bien qu&rsquo;&eacute;tant un fondement de la d&eacute;mocratie, parce qu&rsquo;exprimant la volont&eacute; et le choix r&eacute;el du peuple, le verdict des urnes (tr&egrave;s sensible, strictement interdit de manipulation) est source de conflits parfois incontr&ocirc;lables lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas respect&eacute; comme tel. Et comme cons&eacute;quence, l&rsquo;alternance se retrouve souvent bloqu&eacute;e, la d&eacute;mocratie tourne au cauchemar et devient une trag&eacute;die (exemple du Kenya et du Zimbabwe). Est-ce cela que nous voulons ou souhaitons pour notre pays en 2011 ?<\/p>\n<p> <strong>L&rsquo;actualit&eacute; africaine : les septuag&eacute;naires et la Constitution<\/strong><br \/> Nous avons retenu deux points saillants : la mal&eacute;diction des plus de 70 ans, candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle en Afrique, et la r&eacute;vision de la Constitution, un acte d&eacute;mocratique mais aussi source de conflits en Afrique. Pour ce qui est de la mal&eacute;diction des plus de 70 ans, ce que la crise k&eacute;nyanne et zimbabw&eacute;enne ont en commun sur le plan humain, ce sont ses acteurs majeurs, tous candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle et &acirc;g&eacute;s de plus de 70 ans. Le Cameroun &eacute;tant le prochain pays o&ugrave; s&rsquo;organisera sur le continent une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;ici 2011, il est donc l&eacute;gitime pour les jeunes et le peuple, de craindre la terrible &laquo; mal&eacute;diction des plus de 70 ans, candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle en Afrique &raquo;, qui plane au-dessus de nos t&ecirc;tes comme un &eacute;p&eacute;e de damocl&egrave;s. Car en 2011, il y aura une bonne poign&eacute;e de probables candidats &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, qui aura plus de 70 ans &agrave; &eacute;ch&eacute;ance. <br \/> Cela dit, fort de ce constat, la jeunesse et le peuple doivent rester vigilants d&rsquo;une part et d&rsquo;autre part, ces probables candidats, leaders de partis politiques, doivent d&egrave;s maintenant envoyer des signaux forts et rassurants pour une alternance pacifique en 2011, ce, en s&rsquo;engageant et en signant solennellement &laquo; Le livre d&rsquo;or pour une alternance pacifique au Cameroun &raquo;. Ainsi, le risque que le Cameroun se travestisse en 2011, pour devenir le Kenya ou le Zimbabwe, sera r&eacute;duit.<br \/> Au sujet de la r&eacute;vision de la Constitution, le Cameroun doit faire la diff&eacute;rence. Autour de la r&eacute;vision constitutionnelle du 10 avril 2008, le pays a sembl&eacute; se diviser en deux camps qui se regardent en chien de fa&iuml;ence. Cette r&eacute;vision constitutionnelle ne doit en aucun cas &ecirc;tre une menace (comme ailleurs en Afrique) pour la paix et la stabilit&eacute; en 2011. La nouvelle Constitution (r&eacute;vis&eacute;e) est d&eacute;mocratique &agrave; 100%. Les d&eacute;put&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale (repr&eacute;sentant du peuple) ont vot&eacute; en majorit&eacute; pour. Donc c&rsquo;est l&eacute;gal. Il faut maintenant que les Camerounais se r&eacute;concilient et passent &agrave; autre chose en pr&eacute;parant sereinement l&rsquo;alternance pacifique en 2011. Et cela se traduit entre autre par la signature du &laquo; Livre d&rsquo;or pour une alternance pacifique au Cameroun &raquo;, gage d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; meilleure pour tous et non explosive.<\/p>\n<p> <strong>Pourquoi une soci&eacute;t&eacute; potentiellement explosive<\/strong> <br \/> La soci&eacute;t&eacute; camerounaise va mal et est en proie aux frustrations diverses (facteurs de conflits) susceptibles de se transformer en menaces s&eacute;rieuses si une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle est mal pr&eacute;par&eacute;e. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;anticiper et d&rsquo;agir maintenant sur 2011 (pr&eacute;venir vaut mieux que gu&eacute;rir). Tout le monde doit agir pour pr&eacute;parer une &laquo; alternance pacifique &raquo; en 2011 : les jeunes, la soci&eacute;t&eacute; civile, le gouvernement, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, les amis du Cameroun, le peuple, les m&eacute;dias, les partis politiques, les ONG et les associations&hellip; Parmi les frustrations diverses et nombreuses (pour &eacute;tayer notre analyse), nous avons retenu entre autres le ch&ocirc;mage massif des jeunes, le tribalisme et l&rsquo;abstention, qui ont pour cons&eacute;quence la mont&eacute;e progressive de la violence.<\/p>\n<p> Le ch&ocirc;mage massif des jeunes. &laquo; &hellip; Je n&rsquo;ignore pas que pour la plupart d&rsquo;entre vous &ndash; dipl&ocirc;m&eacute;s, &eacute;l&egrave;ves ou &eacute;tudiants &ndash; la pr&eacute;occupation principale est celle de l&rsquo;emploi ou du futur emploi. L&rsquo;action des pouvoirs publics, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la professionnalisation de l&rsquo;enseignement, de la formation professionnelle, de l&rsquo;organisation de stages dans l&rsquo;administration ou en liaison avec le secteur priv&eacute;, de l&rsquo;appui apport&eacute; par le Fonds national de l&rsquo;Emploi, cette action, disais-je, est sans aucun doute utile mais elle ne peut &agrave; elle seule r&eacute;soudre le probl&egrave;me du ch&ocirc;mage et en particulier celui de l&rsquo;emploi des jeunes &raquo;, d&eacute;clarait Paul Biya, pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Cameroun, le 10 f&eacute;vrier 2005, &agrave; l&rsquo;occasion de la f&ecirc;te de la jeunesse.<br \/> Ajout&eacute; &agrave; la vie ch&egrave;re, le ch&ocirc;mage des jeunes en pleine expansion tous les jours et encore non r&eacute;solu, cr&eacute;e davantage la mis&egrave;re, la pauvret&eacute;, la paup&eacute;risation, la d&eacute;gradation des m&oelig;urs, la d&eacute;cr&eacute;pitude des valeurs morales, la corruption, la violence, la haine, la rage, la faim, etc. Le ch&ocirc;mage massif des jeunes est source permanente de conflits. A c&ocirc;t&eacute; du ch&ocirc;mage massif des jeunes, il y a le tribalisme. <\/p>\n<p> Le tribalisme. Dans le quotidien &laquo; Le Jour &raquo; n&deg; 117 du mardi 11 mars 2008, Bernard Muna, avocat au barreau du Cameroun, pr&eacute;sident national de l&rsquo;Alliance des forces progressistes (parti politique), &laquo; r&eacute;agit &agrave; l&rsquo;appel au g&eacute;nocide lanc&eacute; par &lsquo;certains fils&rsquo; du Mfoundi &raquo;. C&rsquo;est hautement r&eacute;v&eacute;lateur et c&rsquo;est pourquoi nous vous proposons, de lire un petit extrait qui traduit clairement et simplement la frustration de l&rsquo;auteur et, du coup, celle des millions d&rsquo;autres Camerounais sur la question du tribalisme dans notre pays, source potentielle, r&eacute;elle et permanente de conflits. <br \/> &laquo; Je ne suis pas venu &agrave; Yaound&eacute; parce que je n&rsquo;ai pas un village moi aussi (dit Bernard Muna). La m&ecirc;me chose est valable pour plusieurs Camerounais qui r&eacute;sident &agrave; Yaound&eacute;. Quand nous consid&eacute;rons le niveau intellectuel et d&rsquo;&eacute;ducation des signataires de cette d&eacute;claration (D&eacute;claration des forces vives du Mfoundi), nous avons peur parce que ces &eacute;crits sont faits par des gens qui ont suffisamment de connaissance et d&rsquo;intelligence pour comprendre le poids des mots utilis&eacute;s. Je suis s&ucirc;r que plusieurs d&rsquo;entre nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; plier bagages pour rentrer dans nos villages d&rsquo;origine. En ce qui me concerne, j&rsquo;ai pris tr&egrave;s au s&eacute;rieux la mise en garde des &lsquo;fils du Mfoundi&rsquo; et j&rsquo;envisage tr&egrave;s s&eacute;rieusement de rentrer reprendre mes activit&eacute;s d&rsquo;avocat &agrave; Bamenda, ou je peux d&eacute;cider d&rsquo;aller &agrave; Limb&eacute;, o&ugrave; le peuple du coin est hospitalier et accueillant. Aujourd&rsquo;hui, dans cette localit&eacute;, on peut trouver beaucoup d&rsquo;Ewondo et de Bassa qui avaient fui la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; de la colonisation fran&ccedil;aise &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, pour trouver l&agrave;-bas un chez soi. Ils sont encore l&agrave;-bas chez eux, dans une partie du pays qu&rsquo;ils consid&egrave;rent comme leur patrie, et ils ne sont ni menac&eacute;s ni chass&eacute;s, et peuvent honn&ecirc;tement dire qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucune autre demeure. Peut-&ecirc;tre ceux d&rsquo;entre nous au Cameroun qui sommes attir&eacute;s par l&rsquo;id&eacute;e de b&acirc;tir une nation o&ugrave; tous les citoyens ont des droits &eacute;gaux partout o&ugrave; ils vivent, devraient se r&eacute;unir et fonder une nouvelle capitale pour nous. Dans cette nouvelle capitale, tout le monde sera chez soi, personne n&rsquo;aura le droit de dire &agrave; son voisin que &laquo; d&eacute;sormais, nous r&eacute;pondrons au coup par coup &raquo; ou &laquo; &agrave; partir de maintenant &oelig;il pour &oelig;il dent pour dent&raquo; et personne ne sera consid&eacute;r&eacute; comme un pr&eacute;dateur venu d&rsquo;ailleurs et somm&eacute; de quitter rapidement et d&eacute;finitivement &laquo; notre sol &raquo; et dire &agrave; son voisin qu&rsquo;il n&rsquo;aura plus jamais la s&eacute;curit&eacute;.<br \/> Votre d&eacute;claration a donn&eacute; raison au Southern Cameroon National Council (Scnc) qui aussi comme vous, pr&ecirc;che la d&eacute;sint&eacute;gration de notre pays. Mais pour dire quelque chose &agrave; leur faveur, ils n&rsquo;ont jamais utilis&eacute; des mots aussi violents comme cela a &eacute;t&eacute; le cas dans votre d&eacute;claration. Si le crime des membres de la Scnc c&rsquo;est de pr&ecirc;cher la s&eacute;paration du West Cameroon, votre crime n&rsquo;est pas mieux parce que vous s&eacute;parez le Mfoundi du reste de la R&eacute;publique. Au contraire, votre acte est plus grave parce que non seulement vous voulez s&eacute;parer le Mfoundi du reste du Cameroun, mais vous voulez expulser tous ceux qui n&rsquo;appartiennent pas &agrave; votre groupe ethnique.<br \/> Je peux vous assurer que l&rsquo;exp&eacute;rience que j&rsquo;ai eue au Rwanda pendant 04 ans comme procureur aupr&egrave;s du Tribunal p&eacute;nal international pour le Rwanda me permet de vous dire que c&rsquo;est comme &ccedil;a que le g&eacute;nocide a commenc&eacute; dans ce pays.<br \/> Je remercie Dieu parce que je connais personnellement d&rsquo;autres dignes fils et &eacute;lites du Mfoundi qui ne pensent pas comme vous, signataires de la d&eacute;claration. Ils ne croient pas qu&rsquo;on devrait construire une nation tribale. Ils croient plut&ocirc;t &agrave; une nation de plusieurs tribus en ce moment critique. C&rsquo;est de ces personnes que je tire mon confort, sinon je serais d&eacute;j&agrave; parti de Yaound&eacute;. Par mesure de prudence, je prendrais soin de garder mes effets rang&eacute;s pour &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; regagner Bamenda si des gens comme vous persistaient dans leur d&eacute;marche de division et de conflit.<br \/> Pour m&rsquo;assurer que nous sommes dans une R&eacute;publique o&ugrave; tout le monde a les m&ecirc;mes droits au-del&agrave; de leurs origines, j&rsquo;esp&egrave;re que dans les prochains jours, des mesures seront prises dans le sens d&rsquo;instaurer un climat de paix et de qui&eacute;tude. A ce sujet, j&rsquo;attends notamment : 1- que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique limoge tous les signataires de la &laquo; D&eacute;claration des forces vives du Mfoundi &raquo; de leur fonction ; 2- que le ministre de l&rsquo;Administration territoriale et de la d&eacute;centralisation mette tous les signataires de cette d&eacute;claration en d&eacute;tention administrative et que ceux-ci soient transf&eacute;r&eacute;s dans les prisons comme ce fut le cas pour les membres du Southern Cameroon National Council ; 3- que le ministre de la Justice donne des instructions au procureur de la R&eacute;publique pour que les signataires de l&rsquo;appel &agrave; la guerre soient mis aux arr&ecirc;ts et traduits devant les tribunaux pour incitation &agrave; la violence et menace sous condition ; 4- que l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale vote une motion au cours de la session de mars qui s&rsquo;ouvre jeudi 13 mars pour condamner sans r&eacute;serve cet appel dangereux pour l&rsquo;unit&eacute; de la nation.<br \/> Ces mesures une fois prises, seront un signe pour rassurer les Camerounais qu&rsquo;ils sont en s&eacute;curit&eacute; partout o&ugrave; ils vivent et que l&rsquo;Etat ne laissera pas prosp&eacute;rer dans notre pays le sentiment ethnique ou tribal. Les Camerounais attendent, et moi aussi, sans fusil, sans couteau et sans machette et nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; regagner le chez nous si ceux qui tiennent le pouvoir veulent encourager la division [&hellip;]&raquo;. <br \/> Il y a tellement d&rsquo;histoires dramatiquement r&eacute;elles, frustrantes et v&eacute;cues &agrave; raconter autour de cette gangr&egrave;ne sociale (le tribalisme), g&eacute;n&eacute;ratrice de conflits et de g&eacute;nocide en Afrique, et susceptible de troubler gravement l&rsquo;ordre public et la stabilit&eacute; en p&eacute;riode &eacute;lectorale (2011 notamment) si le peuple et les jeunes du Cameroun, ne sont pas &eacute;duqu&eacute;s, sensibilis&eacute;s et pr&eacute;par&eacute;s pour une alternance pacifique. <\/p>\n<p> L&rsquo;abstention. Pour mieux comprendre ce ph&eacute;nom&egrave;ne, lisons ces extraits de la rubrique &laquo; Le document &raquo;, page 76, &laquo; Cameroun : abstention &agrave; multiples facettes &raquo; de &laquo; Jeune Afrique &raquo; n&deg; 2429- du 29 juillet au 04 ao&ucirc;t 2007. &laquo; Avec un taux de participation officiel estim&eacute; &agrave; 62 % aux derni&egrave;res &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales du 22 juillet (2007), les Camerounais ne sont pas les plus abstentionnistes du continent. Mais dans un pays d&rsquo;environ 17 millions d&rsquo;habitants, le fait d&rsquo;avoir 3,5 millions de votants pour 5,5 millions d&rsquo;inscrits reste un souci pour les autorit&eacute;s, qui tiennent &agrave; pr&eacute;server une vitrine d&eacute;mocratique. Dans ce Cameroun qui ne vote pas, il y a d&rsquo;abord ceux qui n&rsquo;ont jamais pris la peine de s&rsquo;inscrire sur les listes &eacute;lectorales, une curiosit&eacute; dans un pays o&ugrave; le taux d&rsquo;alphab&eacute;tisation des adultes atteint les 77 %. Pour eux, un vote, m&ecirc;me protestataire sous la forme du bulletin blanc, ne sert &agrave; rien. Ils se sont d&eacute;tourn&eacute;s du syst&egrave;me, avec le sentiment que le monde politique n&rsquo;est qu&rsquo;affaire de corruption, de mensonge et de trahison. D&eacute;senchant&eacute;s par la d&eacute;mocratisation des ann&eacute;es 1990, ils ne se sont pas remis du d&eacute;clin des id&eacute;ologies et pointent le flou des programmes pour justifier leur rejet des partis. Ils ne se reconnaissent pas dans la classe politique aux affaires et sont en qu&ecirc;te d&rsquo;un &laquo; ailleurs politique &raquo;.<br \/> Ensuite, il y a ceux qui remettent en question les r&egrave;gles du jeu de la d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative. Pour eux, le palais de verre de Ngoa Ekell&eacute; (si&egrave;ge de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale) n&rsquo;est qu&rsquo;une chambre d&rsquo;enregistrement sans r&eacute;el impact sur l&rsquo;exercice du pouvoir. On compte &eacute;galement au rang des abstentionnistes ceux dont la faible insertion sociale favorise l&rsquo;exclusion de la soci&eacute;t&eacute; politique. Pour eux, les jeux sont faits d&rsquo;avance et le syst&egrave;me n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;eux pour fonctionner. Ils sont g&eacute;n&eacute;ralement jeunes (la moiti&eacute; de la population a moins de 25 ans), dipl&ocirc;m&eacute;s ou non, travaillent dans le secteur informel ou sont sans emploi. Certains d&rsquo;entre eux sont trentenaires, parfois candidats &agrave; l&rsquo;immigration, ont fait des &eacute;tudes sup&eacute;rieures, mais n&rsquo;ont jamais exerc&eacute; un emploi salari&eacute; de toute leur vie. Ils doivent &ecirc;tre l&eacute;gion &agrave; Douala, premi&egrave;re ville du pays, o&ugrave; le taux de participation n&rsquo;a &eacute;t&eacute; que de 30 % le 22 juillet (2007) &raquo;. <br \/> Le ch&ocirc;mage massif des jeunes, le tribalisme et l&rsquo;abstention, ont pour cons&eacute;quence la mont&eacute;e progressive de la violence. (A Suivre)<\/p>\n<p> <strong> *Pr&eacute;sident fondateur de Impact Communications<\/strong><br \/> <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Par Berlin EWANE KEUSSOU  <br \/> Le 14-07-2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui veut la paix, doit pr&eacute;parer l&rsquo;alternance en 2011 En 2011, &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle au Cameroun, on vivra soit une alternance radicale, soit une alternance dans la continuit&eacute;. Avec une alternance radicale, le Cameroun aura &agrave; sa t&ecirc;te un nouveau leader qui sera l&rsquo;&eacute;manation de la volont&eacute; du peuple qui aura vot&eacute; en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5973","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5973","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5973"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5973\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5973"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5973"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5973"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5973"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}