{"id":6131,"date":"2008-09-09T23:46:38","date_gmt":"2008-09-09T21:46:38","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1413","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1413\/","title":{"rendered":"Andr\u00e9 Ngangu\u00e8 : Le patriarche Akwa range son micro"},"content":{"rendered":"\n\n\n<h4 align=\"justify\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"357\" width=\"246\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 246 357'%2F%3E\" data-src=\"\/bibliotheque\/Image\/andre_ngangue.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Le tout premier journaliste camerounais form&eacute; dans une &eacute;cole sp&eacute;cialis&eacute;e est d&eacute;c&eacute;d&eacute; dimanche dernier, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 88 ans. <\/h4>\n<p align=\"justify\">La famille d&rsquo;Andr&eacute; Ngangu&egrave; pleure son &laquo; <em>patriarche<\/em> &raquo; d&eacute;c&eacute;d&eacute; avant-hier, &agrave; 88 ans. &laquo; <em>Notre p&egrave;re est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 7 septembre 2008 &agrave; 17 heures &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de Douala des suites d&rsquo;une longue maladie.&nbsp;<\/em><\/p>\n<p><em>Il a &eacute;t&eacute; malade pendant une p&eacute;riode d&rsquo;&agrave; peu pr&egrave;s cinq mois au cours de laquelle son &eacute;tat de sant&eacute; s&rsquo;est d&eacute;grad&eacute; <\/em>&raquo;, raconte Serge Paul Kwa Ngangu&egrave;, l&rsquo;un des neuf enfants du d&eacute;funt. <br \/> Fils de Jean Elam&egrave; Ngangu&egrave; et de Jeanne Kwa Mbangu&egrave;, Andr&eacute; Ngangu&egrave; aura exerc&eacute; son m&eacute;tier jusqu&rsquo;au soir de sa vie, malgr&eacute; le poids de l&rsquo;&acirc;ge. Dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;Ecole de journalisme de Paris, promotion 1953, il continuait &agrave; intervenir sur certaines antennes de la capitale &eacute;conomique, animant ici et l&agrave;, de sa voix de stentor, des &eacute;missions religieuses ou sportives. Homme affable &agrave; la m&eacute;moire&nbsp; prodigieuse, il avait failli devenir pr&ecirc;tre. Recrut&eacute; &agrave; la Radiodiffusion du Cameroun, il est envoy&eacute; se perfectionner en France &agrave; l&rsquo;aube des ann&eacute;es 50. Il devient alors le tout premier journaliste camerounais sorti d&rsquo;une &eacute;cole sp&eacute;cialis&eacute;e. Le p&egrave;re de l&rsquo;ancien ministre et journaliste Henri Bandolo se distingue par quelques faits d&rsquo;armes, &agrave; l&rsquo;instar de la couverture de la passation de service entre les pr&eacute;sidents fran&ccedil;ais Ren&eacute; Coty et Charles De Gaulle, en 1959. Il est le seul Africain accr&eacute;dit&eacute; au Palais de l&rsquo;Elys&eacute;e &agrave; ce sujet.<br \/> Jacques Doo Bell, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral des r&eacute;dactions du quotidien Le Messager se souvient de lui : &laquo; <em>J&rsquo;avoue que si des gens comme nous nous sommes retrouv&eacute;s dans cette profession, c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; ces a&icirc;n&eacute;s-l&agrave;. J&rsquo;&eacute;tais encore coll&eacute;gien lorsque j&rsquo;&eacute;coutais ses reportages des matches de football, lorsque je suivais ses &eacute;missions telles que<\/em> &laquo; Le concert des auditeurs &raquo;<em> ou l&rsquo;&eacute;mission de disques demand&eacute;s. Il les animait avec tellement de professionnalisme, tellement d&rsquo;allant que pour nous qui avions une certaine attirance pour les lettres, nous avions &agrave; choisir entre devenir avocat ou journaliste. Et moi j&rsquo;ai choisi le journalisme parce qu&rsquo;il y avait devant nous des gens comme Andr&eacute; Ngangu&egrave;, Abodel Karimou. Lorsque je suis entr&eacute; dans le m&eacute;tier en 1970, et que je me suis retrouv&eacute; en train de travailler &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui &#8211; je n&rsquo;&eacute;tais pas &agrave; la radio mais &agrave; l&rsquo;Agence camerounaise de presse, mais nos bureaux &eacute;taient voisins -, c&rsquo;&eacute;tait pour moi tout un plaisir. C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui &eacute;tait tr&egrave;s rigoureux. Il nous en demandait &agrave; telle enseigne que certains le prenaient pour un homme m&eacute;chant. C&rsquo;est avec le temps que nous avons compris qu&rsquo;il ne voulait que de notre bien. Il voulait faire de nous un peu de ce que lui-m&ecirc;me &eacute;tait. Je ne peux pas dire que beaucoup d&rsquo;entre nous ont pu atteindre ce niveau-l&agrave;. Mais, nous avons pu quand m&ecirc;me approcher son niveau, de telle mani&egrave;re que ceux qui travaillent avec nous ou ceux qui sont autour de nous reconnaissent que nous avons quelque chose que beaucoup n&rsquo;ont pas<\/em> &raquo;.<br \/> En 1980, il prend sa retraite. Il avait coutume de dire de ses jeunes confr&egrave;res : &laquo; <em>Ils sont trop attir&eacute;s par le gain au d&eacute;triment de la d&eacute;ontologie ; ils ont un style tintamarresque <\/em>&raquo;. En 2004, le vieux journaliste r&eacute;v&eacute;lait au magazine &laquo; <em>In&rsquo; Mag<\/em> &raquo; qu&rsquo;il n&rsquo;avait de consid&eacute;ration que pour Henri Bandolo et Charles Ndongo. <\/p>\n<p><span class=\"small\">Arnaud Ntchapda<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le tout premier journaliste camerounais form&eacute; dans une &eacute;cole sp&eacute;cialis&eacute;e est d&eacute;c&eacute;d&eacute; dimanche dernier, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 88 ans. 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