{"id":6222,"date":"2008-10-06T10:59:55","date_gmt":"2008-10-06T08:59:55","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1504","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1504\/","title":{"rendered":"L\u2019h\u00f4tel de ville de Ngaound\u00e9r\u00e9, la justice et le Rdpc"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\">  <span style=\"font-weight: bold;\">Travaux de construction <\/span><\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\">   <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> A l&rsquo;arr&ecirc;t depuis 2005, le chantier a repris il y a quelques semaines au terme d&rsquo;un feuilleton judiciaire. Mais le prochain d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut&eacute; urbaine attendra pour y prendre ses quartiers. <\/em><\/span><\/p>\n<p>  \t\t\t\t\t\t\t\t Pluie et ciment, couple perturbateur<br \/> Le quotidien du centre administratif de la capitale provinciale de l&rsquo;Adamaoua est rythm&eacute; depuis peu par des bruits de marteaux et de planches. Tr&egrave;s t&ocirc;t le matin, une trentaine de jeunes gens convergent vers le chantier de l&rsquo;h&ocirc;tel de ville pour y effectuer des travaux. L&rsquo;inscription &quot;acc&egrave;s interdit au public&quot; sur l&rsquo;enceinte en t&ocirc;les ondul&eacute;es rouill&eacute;es dissuade bien de visiteurs qui veulent vivrent la parturition du joyau architectural. Sans n&eacute;gociation d&rsquo;envergure, le reporter du Messager est admis sur le site. Pas d&rsquo;effort particulier pour constater que la vitesse de croisi&egrave;re est amorc&eacute;e sur ce chantier longtemps en hibernation. Des grappes de fers &agrave; b&eacute;ton tra&icirc;nent par ci. Par l&agrave;, l&rsquo;on aper&ccedil;oit des montagnes de parpaings, des tuyaux d&rsquo;eau ou encore des sacs de ciment, des tas de graviers et de sable. Quelques ouvriers en sueur s&rsquo;activent &agrave; casser un mur mal mont&eacute; ou non pr&eacute;vu sur la maquette. Les &eacute;chafaudages sont bien en place. Sur la dalle de l&rsquo;&eacute;difice en construction, des flaques d&rsquo;eau sont visibles. Le &quot;tapis vert&quot; s&rsquo;&eacute;tant form&eacute; du fait de la suspension des travaux dispara&icirc;t progressivement sous les mottes de sable. Jo&euml;l Komla, le chef du chantier se veut formel : &quot;Pour l&rsquo;instant les travaux &eacute;voluent normalement. Le planning de nos pr&eacute;visions est respect&eacute;, malgr&eacute; les petites interruptions dues aux pluies. Nous sommes n&eacute;anmoins confront&eacute;s &agrave; certains probl&egrave;mes notamment la raret&eacute; du ciment. En gros, le niveau d&rsquo;ex&eacute;cution des travaux se situe &agrave; plus de 10%&quot;. L&rsquo;ing&eacute;nieur rapporte que ce ne sont que des natifs de l&rsquo;Adamaoua et plus largement du grand Nord qui travaillent sur le site. En attendant l&rsquo;entr&eacute;e en service des &eacute;lectriciens et autres techniciens de l&rsquo;entreprise ayant gagn&eacute; le march&eacute;. Si rien ne perturbe le cours des travaux, l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Ngaound&eacute;r&eacute; sera pr&ecirc;t le 31 d&eacute;cembre 2008, au plus tard, d&eacute;clare-t-il. En clair, si d&rsquo;ici l&agrave;, le chef de l&rsquo;Etat vient &agrave; nommer un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut&eacute; urbaine de Ngaound&eacute;r&eacute;, ce dernier ira voir ailleurs pour remplir ses missions. <\/p>\n<p>  Grains de sable dans l&rsquo;engrenage<\/p>\n<p> L&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Ngaound&eacute;r&eacute; devait &ecirc;tre fonctionnel depuis 2005. Mais, en raison de malentendus, diff&eacute;rends financiers et de batailles judiciaires entre le prestataire retenu pour l&rsquo;ex&eacute;cution des travaux, l&rsquo;ex-commune urbaine de Ngaound&eacute;r&eacute; et le Programme d&rsquo;appui aux capacit&eacute;s d&eacute;centralis&eacute;es de d&eacute;veloppement urbain (Paccdu), le chantier va s&rsquo;arr&ecirc;ter avant de prendre le chemin des pr&eacute;toires. Apr&egrave;s une &eacute;tude de faisabilit&eacute;, un appel d&rsquo;offres est lanc&eacute; pour la s&eacute;lection d&rsquo;une entreprise. Le march&eacute; &eacute;valu&eacute; &agrave; 225 millions Fcfa est attribu&eacute; &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; Gecoser, sp&eacute;cialis&eacute;e en b&acirc;timent et travaux publics. Celle-ci doit livrer l&rsquo;ouvrage sous 6 mois, soit vers juin 2005. S&rsquo;agissant des modalit&eacute;s de paiement, le Paccdu contribue &agrave; hauteur de 85 %. Les 15 % restants doivent &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;s par le b&eacute;n&eacute;ficiaire, en l&rsquo;occurrence, la commune urbaine de Ngaound&eacute;r&eacute;. La Tva (taxe sur la valeur ajout&eacute;e) devant &ecirc;tre support&eacute;e par le budget du minist&egrave;re des finances. Au d&eacute;but des travaux, en janvier 2005, l&rsquo;entreprise per&ccedil;oit 10 millions Fcfa. Selon le chef de l&rsquo;antenne Paccdu de Ngaound&eacute;r&eacute; de l&rsquo;&eacute;poque, Prosper Roger Olomo, &quot;les travaux ont d&eacute;marr&eacute; sans probl&egrave;mes. Il &eacute;tait convenu qu&rsquo;apr&egrave;s chaque d&eacute;compte, le Paccdu devait payer 85 % et la commune 15 %. Nous nous sommes acquitt&eacute;s de nos obligations. La quote-part de la commune urbaine qui s&rsquo;&eacute;levait &agrave; 6 millions Fcfa n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute;e. Il para&icirc;t qu&rsquo;en ce moment, la commune avait des probl&egrave;mes de liquidit&eacute;s. Gecoser a donc saisi le pr&eacute;texte pour arr&ecirc;ter les travaux en mars 2005&quot;. Pour Prosper Olomo, le Paccdu a trouv&eacute; cela aberrant, car pour un march&eacute; de 225 millions Fcfa, Gecoser avait d&eacute;j&agrave; per&ccedil;u plus de 43 millions Fcfa. A son sens, elle ne devait donc pas arr&ecirc;ter le chantier pour une histoire de 6 millions Fcfa. Ce d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il &eacute;tait convenu dans le contrat qu&rsquo;en cas de retard de paiement, le Paccdu paye les p&eacute;nalit&eacute;s. C&rsquo;est dans un climat tendu que l&rsquo;entreprise Gecoser &eacute;crit au Paccdu le 4 janvier 2006 pour signifier qu&rsquo;elle se retire du chantier. Bien plus, elle exige des d&eacute;dommagements.<\/p>\n<p> Sanction populaire contre le Rdpc et sentence du juge<\/p>\n<p> Depuis lors, la m&eacute;tropole provinciale de l&rsquo;Adamaoua est rest&eacute;e sans vitrine. A la grande d&eacute;ception des populations. Ce d&rsquo;autant plus que les villes ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un projet analogue (Maroua, Bamenda, Bafoussam et Foumban) ont d&eacute;j&agrave; leurs h&ocirc;tels de ville. Les c&eacute;r&eacute;monies et autres f&ecirc;tes qu&rsquo;aurait pu abriter l&rsquo;&eacute;difice sont organis&eacute;es dans des lyc&eacute;es de la place ou au prix fort dans des h&ocirc;tels appartenant &agrave; des particuliers. <br \/> Dans les chaumi&egrave;res et bureaux, on s&rsquo;en &eacute;meut vivement. Les foudres ne tardent pas &agrave; s&rsquo;abattre sur le maire de la commune urbaine de Ngaound&eacute;r&eacute;, El Hadj Issa Yaya Djidji, accus&eacute; d&rsquo;utiliser les recettes de la mairie &agrave; des fins priv&eacute;es. D&eacute;j&agrave; trahi par l&rsquo;insalubrit&eacute; et le piteux &eacute;tat de la voirie urbaine, Yaya Djidji perd la t&ecirc;te de la section Rdpc Vina-Sud (au profit de Mohaman Lamine) et tombe aux investitures des municipales de juillet 2002. Manifestement pour le Rdpc, l&rsquo;ex-maire &eacute;tait devenu un &quot;individu g&ecirc;nant&quot;. Aux aguets, l&rsquo;Union nationale pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s (Undp) surfe all&egrave;grement sur la vague du courroux li&eacute; au non ach&egrave;vement de l&rsquo;h&ocirc;tel de ville pour glaner de pr&eacute;cieux suffrages. Par ailleurs, l&rsquo;entreprise Gecoser ne se laisse pas compter. Elle porte plainte contre l&rsquo;ex-commune urbaine de Ngaound&eacute;r&eacute; et le Paccdu pour exiger un remboursement des cautions vers&eacute;es. Du fait de l&rsquo;&eacute;clatement de l&rsquo;ex-commune urbaine, le pr&eacute;fet de la Vina, Haman Dahirou et le chef d&rsquo;antenne Paccdu, Paul Patrice Gomse se pr&eacute;sentent au tribunal de premi&egrave;re instance et &agrave; la Cour d&rsquo;appel de Ngaound&eacute;r&eacute;. Apr&egrave;s de nouveaux d&eacute;comptes, des expertises et contre-expertises, des conciliabules et des plaidoiries, Gecoser est d&eacute;bout&eacute;e le 14 d&eacute;cembre 2007. A en croire Gomse, les responsables de cette entreprise iront jusqu&rsquo;&agrave; activer des r&eacute;seaux &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du pays pour inverser la sentence, en vain. Un nouvel appel d&rsquo;offres est lanc&eacute;. L&rsquo;entreprise Nicam est retenue le 17 Ao&ucirc;t 2008 pour achever les travaux de l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Ngaound&eacute;r&eacute; &agrave; hauteur de pr&egrave;s de 350 millions Fcfa. Le b&acirc;timent en construction comprendra une salle de conf&eacute;rences, le bureau du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement, ceux des cadres et autres agents de la Communaut&eacute; urbaine ainsi qu&rsquo;un centre pilote de fiscalit&eacute;.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Georges Alain BOYOMO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Travaux de construction A l&rsquo;arr&ecirc;t depuis 2005, le chantier a repris il y a quelques semaines au terme d&rsquo;un feuilleton judiciaire. Mais le prochain d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut&eacute; urbaine attendra pour y prendre ses quartiers. 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