{"id":6236,"date":"2008-10-08T17:53:55","date_gmt":"2008-10-08T15:53:55","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1518","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1518\/","title":{"rendered":"Les 30 gouvernements de Paul Biya"},"content":{"rendered":"\n\n\n<h3 align=\"justify\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"216\" border=\"4\" width=\"158\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 158 216'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/images\/paul%20biya_141.jpg\" style=\"float: left;\" alt=\"Image\" title=\"Image\" \/>Un gouvernement tous les 16 mois<\/h3>\n<p align=\"justify\">En 26 ann&eacute;es de pouvoir, Paul Biya a form&eacute; en tout 30 gouvernements. Sont compris dans cette s&eacute;rie assimilable &agrave; un jeu de rotation &laquo; <em>sur place <\/em>&raquo;, ce qu&rsquo;on a souvent appel&eacute; r&eacute;ajustements minist&eacute;riels, dans le jargon des milieux du pouvoir de Yaound&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p>La moyenne qui s&rsquo;en d&eacute;gage exprime dans une large mesure, les cl&eacute;s d&rsquo;un jeu politique aux allures de charme d&rsquo;opinion. Les cabinets sont revus et corrig&eacute;s, tous les 16 mois, &agrave; peu pr&egrave;s. Cette moyenne a &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement rompue, aux premi&egrave;res heures de l&rsquo;&egrave;re du renouveau, notamment entre 1982 et 1990 o&ugrave; il y a eu 14 mouvements minist&eacute;riels. En 1983, il y a eu trois gouvernements, contre deux en 1984. Cette p&eacute;riode co&iuml;ncide avec les soubresauts de la transition, aliment&eacute;s par la tentative de l&rsquo;ex pr&eacute;sident Ahidjo de reprendre la main sur le pouvoir qu&rsquo;il entendait contr&ocirc;ler &agrave; travers le parti Unc. Le clou de cette instabilit&eacute; et cette tension politique &eacute;tant le coup d&rsquo;Etat d&rsquo;avril 1984. D&rsquo;ailleurs, il y eu un remaniement deux mois avant le putsch et un autre quatre mois apr&egrave;s. <br \/> A en juger par les intervalles qui s&eacute;parent les diff&eacute;rents gouvernements form&eacute;s par le pr&eacute;sident Biya, il est difficile de cerner avec pr&eacute;cision, les rapports que le pr&eacute;sident entretien avec son peuple. Chaque fois, les Camerounais scrutent le ciel de la r&eacute;publique, dans l&rsquo;attente d&rsquo;une hypoth&eacute;tique d&eacute;cision de faire ou de d&eacute;faire tel ou tel ministre. Paul Biya emprunte-t-il aux florentins qui pensent que pour bien gouverner, il faut &laquo;<em> jouir du b&eacute;n&eacute;fice du temps <\/em>&raquo; ? C&rsquo;est qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est que le chef de l&rsquo;ex&eacute;cutif camerounais, du 6 novembre 1982 &agrave; nos jours, a souvent gagn&eacute; du temps, en toute chose. Aussi retrouve-t-on le portrait robot du pr&eacute;sident national de Rdpc, dans la phrase f&eacute;tiche de Machiavel. O&ugrave; le ma&icirc;tre de la dialectique dit qu&rsquo;il se conformera &laquo; <em>&agrave; la v&eacute;rit&eacute; effective de la chose, et non aux imaginations qu&rsquo;on s&rsquo;en fait<\/em> &raquo;.<br \/> En r&eacute;alit&eacute;, le rythme des gouvernements de Paul Biya est &agrave; la fois flou, lent, incertain. Et finalement incoh&eacute;rent d&rsquo;un point de vue politique. La premi&egrave;re moiti&eacute; du renouveau a donn&eacute; l&rsquo;occasion &agrave; son initiateur, de r&eacute;gler les comptes de la transition. En utilisant et en usant les hommes de compagnie politique, &agrave; l&rsquo;effet de r&eacute;compenses. Puis, depuis 1991, les alliances et les contre alliances ont pris le relais dans le syst&egrave;me. Si bien que, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, les remaniements minist&eacute;riels s&rsquo;entourent de myst&egrave;res. Et de simples supputations, plus ou moins proches de vrais exercices de divination.<\/p>\n<p><strong>Denis Nkwebo<\/p>\n<p><\/strong>Ces ministres peu ordinaires<\/p>\n<h4 align=\"justify\">Cocktail de quelques records de long&eacute;vit&eacute;, de jeunesse et de vieillesse.<\/h4>\n<p><\/p>\n<p align=\"justify\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"300\" border=\"4\" width=\"225\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: left;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 225 300'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/pointe_dujour\/maigari_bello_bouba_281.jpg\" \/>O8 d&eacute;cembre 2004. Un remaniement minist&eacute;riel fait partir Hamadjoda Adjoudi du&nbsp; minist&egrave;re de l&rsquo;Elevage, des P&ecirc;ches et des Industries animales. Le baron, &acirc;g&eacute; de 67 ans cette ann&eacute;e-l&agrave;, est remplac&eacute; par Aboubakary Sarki. Hamadjoda Adjoudji battait ainsi le record de long&eacute;vit&eacute; (20 ans) dans un d&eacute;partement minist&eacute;riel, car il y &eacute;tait nomm&eacute; le 7 juillet 1984. Aujourd&rsquo;hui, il est pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Universit&eacute; de Ngaound&eacute;r&eacute;. <\/p>\n<div align=\"justify\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"217\" border=\"4\" width=\"300\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: right;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 300 217'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/pointe_dujour\/achidi_achu_281.jpg\" \/>Le record de long&eacute;vit&eacute; au gouvernement est d&eacute;tenu par l&rsquo;actuel vice Premier ministre, ministre de la Justice, Garde des sceaux, Amadou Ali. Depuis 1983, o&ugrave; il est nomm&eacute; d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral au Tourisme, le natif de Kolofata dans l&rsquo;Extr&ecirc;me Nord n&rsquo;a plus jamais quitt&eacute; le gouvernement. Il a tour &agrave; tour &eacute;t&eacute; secr&eacute;taire d&rsquo;Etat &agrave; la D&eacute;fense charg&eacute; de la Gendarmerie Nationale (1985 &agrave; 1996), secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique avec rang et pr&eacute;rogatives de ministre, cumulativement avec ses fonctions de secr&eacute;taire d&rsquo;Etat &agrave; la D&eacute;fense (1996 &agrave; 1997) avant de rejoindre le minist&egrave;re de la Justice en 2001. Amadou Ali est n&eacute; en 1940. A c&ocirc;t&eacute; de lui, Bello Bouba Ma&iuml;gari, actuel ministre d&rsquo;Etat, ministre des Postes et T&eacute;l&eacute;communications. <br \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"300\" border=\"4\" width=\"233\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: left;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 233 300'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/pointe_dujour\/sadou%20hayatou_281.jpg\" \/>Celui-ci a &eacute;t&eacute; le premier Premier ministre de Paul Biya le 06 novembre 1982. Il sera &eacute;ject&eacute; de ce poste le 18 juin 1983 et ne rejoindra le gouvernement que le 17 d&eacute;cembre 1997 comme ministre d&rsquo;Etat, ministre du D&eacute;veloppement industriel et commercial. Et depuis le 12 d&eacute;cembre 2004, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Union nationale pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s, Undp, occupe son poste actuel. Bello Bouba Ma&iuml;gari est n&eacute; &agrave; Basch&eacute;o en 1947 dans la Benou&eacute;. Avec Hamadou Moustapha, ministre charg&eacute; de mission &agrave; la Pr&eacute;sidence, ils sont les deux personnalit&eacute;s encore au gouvernement qui ont &eacute;t&eacute; dans le tout premier gouvernement de Paul Biya en novembre 1982.<br \/> Le ministre qui a le record de la plus courte dur&eacute;e au gouvernement est Th&eacute;odore Lando. Il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; au minist&egrave;re de la Jeunesse et des Sports le 09 avril 1992. Il sera d&eacute;barqu&eacute; de ce d&eacute;partement minist&eacute;riel sept mois plus tard, remplac&eacute; le 27 Novembre 1992 par Bernard Massoua II.&nbsp; <br \/> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"300\" border=\"4\" width=\"293\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: right;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 293 300'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/pointe_dujour\/musonge_281.jpg\" \/>Le plus jeune des ministres de tous les gouvernements de l&rsquo;&egrave;re Biya est Mohamadou Labarang. N&eacute; en 1956 &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute;, il est nomm&eacute; secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, le 18 juin 1983. Il a alors 27 ans. Avant sa nomination, il &eacute;tait attach&eacute; de mission &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Aujourd&rsquo;hui, Mahamadou Labarang est ambassadeur du Cameroun en Egypte. Ma&iuml;dadi Sadou est quant &agrave; lui le ministre le plus &acirc;g&eacute; &agrave; entrer au gouvernement. Il fait son entr&eacute;e au gouvernement comme ministre charg&eacute; des relations avec les assembl&eacute;es le 27 novembre <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"288\" border=\"4\" width=\"192\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: left;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 192 288'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/images\/inoni%20pm.jpg\" \/>1992. <\/div>\n<div align=\"justify\">&nbsp;<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"right\"><strong>Beaugas-Orain Djoyum<\/strong><\/div>\n<\/div>\n<p><strong><\/p>\n<p><\/strong>Les grandes tendances\t\t\t\t\t\t\t\t\t<br \/><strong><\/p>\n<p><\/strong><\/p>\n<h4 align=\"justify\">1982 &ndash; 1987 : entre continuit&eacute; et rupture<\/h4>\n<div align=\"justify\">Le 06 novembre 1982, le premier gouvernement de Paul Biya, devenu pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; la faveur d&rsquo;une disposition constitutionnelle, va former un gouvernement grav&eacute; dans la continuit&eacute; et la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; son pr&eacute;d&eacute;cesseur, en conservant &agrave; leur poste la plupart des ministres de l&rsquo;&eacute;poque. <\/div>\n<div align=\"justify\">Mais aussi en maintenant un &eacute;quilibre Nord Sud. Le premier ministre du Sud &eacute;tant devenu pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, il paraissait normal que le premier ministre ressortisse du Nord. En sept mois, les trois premiers gouvernements de Paul Biya traduisaient les balbutiements d&rsquo;une gestion coll&eacute;giale institu&eacute;e de fait au sommet de l&rsquo;Etat par les interf&eacute;rences du parti Unc que son pr&eacute;sident, Ahmadou Ahidjo continuait de diriger du haut de sa position alti&egrave;re. <br \/> La tentative de putsch du 06 avril 1984 va n&eacute;anmoins contrarier cette tendance, sans remettre en cause le classique des &eacute;quilibres r&eacute;gionaux, permettant par l&rsquo;occasion &agrave; Paul Biya d&rsquo;impulser une touche personnelle au gouvernement de la R&eacute;publique. Il se d&eacute;barrassera au passage de quelques collaborateurs &laquo; <em>encombrants <\/em>&raquo; impos&eacute;s &agrave; lui par sa &laquo;<em> reconnaissance <\/em>&raquo; envers Ahidjo. Il d&eacute;cernera quelques primes &agrave; la fid&eacute;lit&eacute;. L&rsquo;on observera une &laquo; <em>juv&eacute;nisation<\/em> &raquo; de l&rsquo;&eacute;quipe gouvernementale, avec les entr&eacute;es remarqu&eacute;es de Mohamadou Labarang, Jean Baptiste Baskouda, Yaou A&iuml;ssatou, Sadou Hayatou, Philippe Mataga, Rose Zang Ngu&eacute;l&eacute;, Abdoulaye Babal&eacute;, etc. Et un rappel au timon de quelques &laquo; <em>barons <\/em>&raquo;, pour conforter un pouvoir qui avait &eacute;t&eacute; s&eacute;rieusement &eacute;branl&eacute; dans ses fondements. Gilbert Andze Tsoungui, Aurelien Eteki Mboumoua, Fran&ccedil;ois Segat Kuoh, Etienne Ntsama, etc., seront commis &agrave; des postes de souverainet&eacute;, Forces arm&eacute;es, Affaires &eacute;trang&egrave;res, Information et culture, Finances. <\/p><\/div>\n<h4 align=\"justify\">1987 &ndash; 1992 : la crise &eacute;conomique et la d&eacute;mocratie<\/h4>\n<div align=\"justify\"> L&rsquo;entr&eacute;e en r&eacute;cession du Cameroun et les revendications sociopolitiques des ann&eacute;es 90 ont pouss&eacute; Paul Biya &agrave; proc&eacute;der &agrave; un revirement notoire dans la composition de l&rsquo;&eacute;quipe gouvernementale. L&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;un gouvernement de technocrates, nomm&eacute;s &agrave; des postes pour r&eacute;gler les questions &eacute;conomiques, a &eacute;t&eacute; tent&eacute;e d&egrave;s 1997, pour juguler une crise &eacute;conomique s&eacute;v&egrave;re. Sadou Hayatou r&eacute;coltera ainsi la prime de sa rigueur en h&eacute;ritant du minist&egrave;re des Finances. Emanuel Zoa Oloa sera nomm&eacute; au minist&egrave;re du Plan de stabilisation, Hamadjoda Adjoudji au minist&egrave;re des P&ecirc;ches et des industries animales, Urbain Olanguena Awono au Secr&eacute;tariat d&rsquo;Etat aux Finances, Henri Eyebe Ayissi au minist&egrave;re de l&rsquo;Urbanisme et de l&rsquo;habitat, etc. Mais la pr&eacute;occupation de l&rsquo;&eacute;poque &eacute;tait aussi la mont&eacute;e des revendications d&eacute;mocratiques. Sadou Hayatou, devenu un homme de confiance, va effectuer un passage &eacute;clair, avant de devenir Premier ministre le 26 avril 1991. Il s&rsquo;att&egrave;lera ainsi, avec un relatif bonheur, &agrave; faire passer en douceur le cap des &laquo; ann&eacute;es de braise &raquo;. Des &eacute;lections vont &ecirc;tre organis&eacute;es dans le sillage. Le Rdpc au pouvoir va n&eacute;gocier in extr&eacute;mis une alliance avec le Mouvement pour la d&eacute;fense de la R&eacute;publique de Dakol&eacute; Da&iuml;ssala, et continuer de gouverner. Une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle organis&eacute;e en octobre 1992 va d&eacute;voiler l&rsquo;ampleur l&rsquo;impopularit&eacute; de Paul Biya.<\/p><\/div>\n<h4 align=\"justify\">1992 &ndash; 1997 : la cohabitation au forceps <\/h4>\n<div align=\"justify\"> Malgr&eacute; toute la fronde entretenue par le Social Democratic Front, qui n&rsquo;en finissait pas de crier &agrave; la &laquo; victoire vol&eacute;e &raquo; de 1992, les gouvernements successifs, dont on remarquera la rapide rotation, s&rsquo;illustrera par une plus grande ouverture, avec l&rsquo;entr&eacute;e de six membres de l&rsquo;Union des Populations du Cameroun, l&rsquo;on inaugurait l&agrave; l&rsquo;&egrave;re des gouvernements pl&eacute;thoriques. <\/p><\/div>\n<h4 align=\"justify\">1997 &ndash; 2007 : la d&eacute;mocratie apais&eacute;e<\/h4>\n<p>La logique d&rsquo;ouverture va se poursuivre avec un gouvernement pl&eacute;thorique de 64 membres. La coh&eacute;sion gouvernementale va beaucoup en souffrir, avec des ministres ouvertement en conflit avec leur hi&eacute;rarchie. Une p&eacute;riode o&ugrave; les alliances nou&eacute;es entre le Rdpc, et l&rsquo;Upc d&rsquo;une part, le Rdpc et l&rsquo;Undp d&rsquo;autre part, vont fonctionner comme des concessions de domaines, comme une redistribution du g&acirc;teau national. Les femmes ont rarement pu figurer en proportion du nombre qu&rsquo;elles repr&eacute;sentent dans la population globale. De m&ecirc;me, les jeunes n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; que le temps d&rsquo;une rose, appel&eacute;s &agrave; la gestion publique.<\/p>\n<p><span class=\"small\">Jacques Bessala<\/p>\n<p><\/span>Mani&egrave;res, maniements et remaniements\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p><\/p>\n<h4 align=\"justify\">Les crises politiques, &eacute;conomiques et la lutte contre la corruption sont quelques uns des contextes ayant conduit &agrave; la formation de gouvernements.<\/h4>\n<p align=\"justify\">Au lendemain de sa prise du pouvoir en novembre 1982, les gouvernements de Paul Biya r&eacute;pondent &agrave; quelques exceptions pr&egrave;s, aux volont&eacute;s de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Ahmadou Ahidjo qui garde encore une main mise sur l&rsquo;appareil de l&rsquo;Union nationale camerounaise et l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat.&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">Le 22 ao&ucirc;t 1983, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, comme pour marquer son autorit&eacute;, limoge le premier ministre h&eacute;rit&eacute; de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Ma&iuml;gari Bello Bouba et le remplace par Ayang Luc. Quelques mois apr&egrave;s, le 6 avril 1984, le pouvoir fait face &agrave; un coup d&rsquo;Etat manqu&eacute;. L&rsquo;incident va marquer la rupture totale entre Paul Biya et son pr&eacute;d&eacute;cesseur. <br \/> Au d&eacute;but des ann&eacute;es 90, le pouvoir est confront&eacute; &agrave; une vague de contestation populaire. Dans la foul&eacute;e, l&rsquo;opposition radicale, conduite par le leader du Sdf, John Fru Ndi, gagne du terrain. En septembre 1992, Paul Biya organise &agrave; Yaound&eacute; une conf&eacute;rence dite Tripartite regroupant le pouvoir, l&rsquo;opposition et la soci&eacute;t&eacute; civile sous la conduite du premier ministre d&rsquo;alors, Sadou Hayatou. Le 9 avril 1992, celui-ci est remplac&eacute; par Simon Achidi Achu, originaire de la province du Nord-Ouest comme John Fru Ndi. Le pouvoir Rdpc, en difficult&eacute; dans cette r&eacute;gion pays esp&egrave;re ainsi redorer son blason et contrer l&rsquo;influence grandissante du leader du Sdf. Dakole Da&iuml;sala, leader du Mouvement pour la d&eacute;fense de la R&eacute;publique (<strong>Mdr<\/strong>) fait &eacute;galement son entr&eacute;e dans ce gouvernement comme ministre d&rsquo;Etat, ministre des Postes et T&eacute;l&eacute;communications. Il est ainsi r&eacute;compens&eacute; pour son alliance avec le Rdpc &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Alliance qui a permis au pouvoir de conserver la majorit&eacute; parlementaire au lendemain des l&eacute;gislatives de mars 1991.<br \/> Quatre ans plus tard, Simon Achidi Achu est remplac&eacute; par Peter Mafany Musongue. Le technocrate prend ainsi la place du politique pour apporter des solutions &agrave; la r&eacute;cession &eacute;conomique galopante au Cameroun. L&rsquo;ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Cameroon development corporation (<strong>Cdc<\/strong>) entreprend plusieurs reformes &eacute;conomiques pour sortir notre pays de la crise. Il prend aussi &agrave; son compte le combat contre la corruption au lendemain du classement de notre pays au premier rang des pays les plus corrompus de la plan&egrave;te par l&rsquo;Ong transparency International. Pierre D&eacute;sir&eacute; Engo et Mounchipou Seidou sont ainsi arr&ecirc;t&eacute;s en 1999 pour d&eacute;tournement de fonds public. <br \/> Le 8 d&eacute;cembre 2004, Ephra&iuml;m Inoni est nomm&eacute; Premier ministre. Dans la foul&eacute;e, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique vient de briguer son deuxi&egrave;me septennat, suppos&eacute; &ecirc;tre le dernier. On commence &agrave; jaser dans les chaumi&egrave;res, au sujet d&rsquo;un certain G11, groupe de personnalit&eacute;s pr&eacute;parant l&rsquo;apr&egrave;s-Biya. Au m&ecirc;me moment, le pouvoir lance l&rsquo;op&eacute;ration Epervier. C&rsquo;est dans ce contexte que le 7 septembre 2007, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena Owono et Jean Marie Atangana Mebara sont limog&eacute;s du gouvernement. <br \/> Dans une alchimie langagi&egrave;re que seuls ma&icirc;trisent les initi&eacute;s, Paul Biya proc&egrave;de ainisi assez souvent &agrave; des mouvements de plus petite ampleur, dits &laquo; r&eacute;am&eacute;nagements &raquo; minist&eacute;riels. Mais d&rsquo;un gouvernement &agrave; un autre, il s&rsquo;agit d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute; simple, vu de nos quartiers : Des hommes partent, d&rsquo;autres arrivent.<\/p>\n<p><span class=\"small\">Innocent B. Ngoumgang\t\t\t\t\t<\/span> \t\t\t\t\t&nbsp; <\/div>\n<p><span class=\"small\"><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un gouvernement tous les 16 mois En 26 ann&eacute;es de pouvoir, Paul Biya a form&eacute; en tout 30 gouvernements. Sont compris dans cette s&eacute;rie assimilable &agrave; un jeu de rotation &laquo; sur place &raquo;, ce qu&rsquo;on a souvent appel&eacute; r&eacute;ajustements minist&eacute;riels, dans le jargon des milieux du pouvoir de Yaound&eacute;.&nbsp; La moyenne qui s&rsquo;en d&eacute;gage [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6236","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6236","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6236"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6236\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6236"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6236"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6236"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6236"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}