{"id":6245,"date":"2008-10-09T19:58:51","date_gmt":"2008-10-09T17:58:51","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1527","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1527\/","title":{"rendered":"Yaound\u00e9 : La Communaut\u00e9 urbaine envoie le march\u00e9 \u00e0 l&rsquo;abattoir"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr color=\"#bbbbbb\" size=\"1\" \/> <em>Ce lieu de commerce situ&eacute; non loin des Brasseries a &eacute;t&eacute; totalement ras&eacute; hier.<br \/><em><strong> Patricia Ngo Ngouem <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Abattoir.gif\" alt=\"\" \/>Le march&eacute; de l&rsquo;Abattoir sis non loin de l&rsquo;usine des Brasseries du Cameroun, ressemblait &agrave; un v&eacute;ritable champ de ruines hier mercredi 8 octobre apr&egrave;s le passage de &quot;l&rsquo;engin destructeur&quot; de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; (Cuy) dans la matin&eacute;e. Des monceaux de lattes, t&ocirc;les et parpaings et des victuailles &eacute;cras&eacute;es jonchaient le sol. Au grand d&eacute;sarroi des commer&ccedil;ants dont la plupart n&rsquo;a pas r&eacute;ussi &agrave; sauver leurs marchandises des &eacute;tals ou &agrave; les extraire des b&acirc;timents avant le passage de la pelle m&eacute;canique. En effet, si l&rsquo;affliction se lisait sur le visage de ces commer&ccedil;ants ayant l&rsquo;impression d&rsquo;avoir tout perdu, un large sourire barrait le visage des jeunes et autres badauds. Ces derniers s&rsquo;&eacute;taient ru&eacute;s sur le site sit&ocirc;t le cordon de s&eacute;curit&eacute; lev&eacute; apr&egrave;s le d&eacute;part des gendarmes venus s&rsquo;assurer du bon d&eacute;roulement des op&eacute;rations, amassant les t&ocirc;les qu&rsquo;ils pliaient et empilaient dans un sac ou transportant des lattes. <\/p>\n<p>Au grand dam des commer&ccedil;ants qui revendiquaient lesdits mat&eacute;riaux de construction. Une vieille commer&ccedil;ante, sa sacoche autour des reins, farfouillait entre les d&eacute;combres pour r&eacute;cup&eacute;rer ce qui pouvait l&rsquo;&ecirc;tre, lan&ccedil;ant des injures aux &quot;pilleurs&quot;. Non loin d&rsquo;elle, une dame, apparemment charg&eacute;e de la collecte des taxes dans ce march&eacute;, ne se privait pas pour ramasser du riz s&rsquo;&eacute;chappant d&rsquo;un sac &eacute;ventr&eacute;. Un jeune d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, transportait un sac de tapioca sur la t&ecirc;te et un poulet cach&eacute; dans une sacoche accroch&eacute;e &agrave; sa ceinture, un couteau &agrave; la main pour dissuader un &eacute;ventuel propri&eacute;taire qui reconna&icirc;trait son bien. Dans cette ambiance ponctu&eacute;e de cris, d&rsquo;insultes et de coups de marteau r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, il &eacute;tait impossible de savoir pourtant &agrave; qui appartenait telle ou telle chose. <\/p>\n<p>Bien que plusieurs commer&ccedil;ants disent avoir &eacute;t&eacute; avertis de la destruction du march&eacute;, tous disent avoir &eacute;t&eacute; surpris. &quot;Nous avions &eacute;t&eacute; pr&eacute;venus qu&rsquo;on allait casser, mais on ne savait pas qu&rsquo;ils allaient le faire aujourd&rsquo;hui [mercredi]&quot;, affirme Marie Mba, qui dit vendre des l&eacute;gumes ici depuis quinze ans. Cette situation a suscit&eacute; le courroux de plusieurs commer&ccedil;ants pour qui, nonobstant la soudainet&eacute; de cette op&eacute;ration, estiment que le d&eacute;lai &agrave; eux accord&eacute; &eacute;tait court. &quot;Nous n&rsquo;avons pas &eacute;t&eacute; avertis pendant longtemps. Ils auraient d&ucirc; nous donner aux moins six mois, le temps pour nous de nous pr&eacute;parer &agrave; partir&quot;, a lanc&eacute;, hors de lui, un commer&ccedil;ant dont les propos ont aussit&ocirc;t &eacute;t&eacute; approuv&eacute;s par d&rsquo;autres. &quot;On ne doit pas nous chasser comme des animaux. Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; devait venir dialoguer avec nous car nous sommes des &ecirc;tres humains et nous avons des responsabilit&eacute;s. Maintenant, on nous envoie &agrave; Nsam o&ugrave; on dit que c&rsquo;est la brousse. Est-ce que le site est am&eacute;nag&eacute; o&ugrave; c&rsquo;est &agrave; nous de le faire ?&quot;, s&rsquo;est &eacute;cri&eacute; la d&eacute;nomm&eacute;e Maman Sita. <\/p>\n<p>En outre, &quot;il faut payer &agrave; Nsam pour avoir une place. Je vais prendre cet argent o&ugrave; ?&quot;, avance une autre. D&rsquo;apr&egrave;s un agent de la Cuy rencontr&eacute; sur les lieux, un site de recasement a &eacute;t&eacute; trouv&eacute; &agrave; Nsam pour ceux-ci. Soulignant que cette op&eacute;ration rentre dans le cadre de l&rsquo;assainissement de la ville, il a laiss&eacute; entendre que le site sera am&eacute;nag&eacute; pour la construction de &quot;b&acirc;timents pour utilit&eacute; publique&quot; et pour la &quot;construction du canal de Mfoundi afin que l&rsquo;au coule facilement&quot;. Au moment o&ugrave; nous quittions les lieux, certains commer&ccedil;ants avaient install&eacute; leurs marchandises sous le passage &agrave; pi&eacute;tons construit au-dessus des rails. &quot;Nous n&rsquo;allons pas partir d&rsquo;ici. On va vendre par terre&quot;, ont-ils lanc&eacute;, en guise de d&eacute;fi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce lieu de commerce situ&eacute; non loin des Brasseries a &eacute;t&eacute; totalement ras&eacute; hier. 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