{"id":6262,"date":"2008-10-13T11:53:25","date_gmt":"2008-10-13T09:53:25","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1544","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1544\/","title":{"rendered":"Pourquoi les mairies sont pauvres et tr\u00e8s endett\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> L&rsquo;incivisme fiscal, la mauvaise gouvernance financi&egrave;re et manag&eacute;riale, l&rsquo;absent&eacute;isme de certains maires, les obstructions de la tutelle&hellip; plombent le d&eacute;veloppement local. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Lors de la derni&egrave;re r&eacute;union de coordination administrative de la province de l&rsquo;Adamaoua, le gouverneur Enow Abrams Egb&eacute; a fortement exhort&eacute; les pr&eacute;fets &agrave; encadrer les maires dans leurs missions pour donner une chance de succ&egrave;s &agrave; la d&eacute;centralisation annonc&eacute;e. C&rsquo;est que dans la majorit&eacute; des cas, nombre d&rsquo;&eacute;lus locaux de cette province et, &agrave; l&rsquo;observation, de la r&eacute;gion septentrionale manquent d&rsquo;outils de gestion municipale. Du fait de leurs surfaces financi&egrave;res ou de leur entregent, beaucoup se sont retrouv&eacute;s &agrave; la t&ecirc;te des mairies. Lesquelles ont tout de suite &eacute;t&eacute; transform&eacute;es en vaches &agrave; lait, du moins en zones d&rsquo;influence. Normal donc que plus d&rsquo;un an apr&egrave;s leur &eacute;lection, l&rsquo;on compte &agrave; peine sur les doigts des deux mains, les maires en mesure de pr&eacute;senter un bilan imposant. A contrario, quelques-uns sont d&eacute;sormais dans le viseur de la Commission nationale anti-corruption. C&rsquo;est le cas du maire de Fotokol dans le Logone et Chari. Une correspondance sign&eacute;e d&rsquo;une vingtaine de conseillers en date du 22 mai 2008 d&eacute;nonce des irr&eacute;gularit&eacute;s constat&eacute;es dans le compte administratif de 2007. Le recouvrement des recettes, la r&eacute;habilitation de la voirie urbaine, les travaux d&rsquo;adduction d&rsquo;eau et d&rsquo;&eacute;lectrification auraient &eacute;t&eacute; pass&eacute;s par pertes et profits par Mahamat Moussa. <br \/> Des cas similaires foisonnent dans la r&eacute;gion. Parmi les nouvelles communes cr&eacute;&eacute;es en avril 2007, peu fonctionnent normalement. Apr&egrave;s l&rsquo;utilisation &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable de la subvention de 30 millions Fcfa offert par l&rsquo;Etat, l&rsquo;heure est d&eacute;sormais &agrave; la navigation &agrave; vue. Prospective, programmation, connais pas ! L&rsquo;on se contente d&rsquo;attendre les centimes additionnels communaux (Cac) pour r&eacute;gler les charges salariales, tout au moins. <\/p>\n<p> Beaucoup de taxes pour rien<br \/> Autre casse-t&ecirc;te dans les communes du Septentrion, le recouvrement des recettes. L&rsquo;incivisme fiscal est fortement ancr&eacute; ici dans le v&eacute;cu quotidien des populations. A la commune de Ngaound&eacute;r&eacute; 1er par exemple, la secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale Rassidatou, r&eacute;v&egrave;le qu&rsquo;entre janvier et juin 2008, &agrave; peine 20 millions Fcfa ont &eacute;t&eacute; recouvr&eacute;s, soit 1\/3 des recettes attendues. Selon Oumar Diallo, le premier adjoint au maire de cette commune, sur 5 000 conducteurs de motos recens&eacute;s, 400 seulement s&rsquo;acquittent de l&rsquo;imp&ocirc;t lib&eacute;ratoire. Certaines personnalit&eacute;s politiques, traditionnelles et religieuses, propri&eacute;taires de boutiques ou de troupeaux de b&oelig;ufs refusent de payer l&rsquo;imp&ocirc;t, fait-on savoir. <br \/> De temps &agrave; autre, les autorit&eacute;s municipales sont oblig&eacute;es de requ&eacute;rir le soutien des forces de l&rsquo;ordre pour des recouvrements forc&eacute;s. D&rsquo;apr&egrave;s les textes en vigueur, les taxes et droits devant renflouer les caisses des communes sont au nombre de treize : le produit de l&rsquo;imp&ocirc;t forfaitaire, la taxe d&rsquo;eau, la taxe sur les ambulances municipales, la taxe de l&rsquo;inspection sanitaire, le droit d&rsquo;occupation temporaire de la voie publique, la taxe sur le stationnement, la taxe sur les spectacles, les droits des stades &agrave; l&rsquo;exception des stades omnisports, la redevance sur la d&eacute;gradation de la chauss&eacute;e, la taxe d&rsquo;enl&egrave;vement des ordures, la taxe de transit, la taxe d&rsquo;assainissement, etc. <br \/> Cependant, le recouvrement reste al&eacute;atoire. &quot;Les usagers ignorent beaucoup de ces taxes. D&rsquo;aucuns consid&egrave;rent que cela rel&egrave;ve de l&rsquo;escroquerie. Nous allons continuer de les sensibiliser&quot;, d&eacute;clare un conseiller de la commune de Ngaound&eacute;r&eacute; 2e. En outre, le fonctionnement de certaines communes est bloqu&eacute; par la non nomination de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du gouvernement aupr&egrave;s des communaut&eacute;s urbaines. Dans d&rsquo;autres communes de la zone septentrionale, les pr&eacute;fets et sous-pr&eacute;fets sont accus&eacute;s de faire obstruction aux maires. Cela a &eacute;t&eacute; not&eacute; &agrave; Ka&eacute;l&eacute; dans le Mayo-Kani. Les divergences tournent g&eacute;n&eacute;ralement autour du partage des ressources financi&egrave;res municipales&hellip;<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Georges Alain BOYOMO  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;incivisme fiscal, la mauvaise gouvernance financi&egrave;re et manag&eacute;riale, l&rsquo;absent&eacute;isme de certains maires, les obstructions de la tutelle&hellip; plombent le d&eacute;veloppement local. 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