{"id":6298,"date":"2008-10-20T15:18:22","date_gmt":"2008-10-20T13:18:22","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1580","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1580\/","title":{"rendered":"Le casse t\u00eate du financement des Pme"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Les promoteurs des Pme &eacute;prouvent d&rsquo;&eacute;normes difficult&eacute;s &agrave; trouver les financements propices pour leurs affaires.  <\/em><\/span><\/p>\n<p> En janvier 2008, Henri Ngamaleu engage l&rsquo;ouverture d&rsquo;une petite et moyenne entreprise (Pme). L&rsquo;entrepreneur, pour d&eacute;marrer son affaire dispose d&rsquo;un b&acirc;timent au quartier Ndogpassi &agrave; Douala. Tout ce qui lui reste, c&rsquo;est un financement de 50 millions Fcfa pour acheter des mat&eacute;riaux de construction afin de d&eacute;marrer son activit&eacute;. Apr&egrave;s plus de trois entretiens avec quatre banques &agrave; Douala, le promoteur n&rsquo;a pas r&eacute;ussi &agrave; obtenir un cr&eacute;dit. &laquo; Les banquiers m&rsquo;ont dit la m&ecirc;me chose. Ils ne veulent pas prendre des risques, car ils n&rsquo;ont pas confiance &agrave; ce type de projet &raquo;, raconte H. Ngamaleu. D&eacute;courag&eacute;, il d&eacute;cide d&rsquo;abandonner son projet. <br \/> Le cas de Henri Ngamaleu, n&rsquo;est pas isol&eacute;. Au Cameroun, de nombreux jeunes entrepreneurs de Pme sont confront&eacute;s au quotidien &agrave; d&rsquo;&eacute;normes probl&egrave;mes de financement et d&rsquo;acc&egrave;s au cr&eacute;dit. C&rsquo;est que la Pme est snob&eacute;e par les bailleurs de fonds, qui la jugent &laquo; peu rentable &raquo;, fait remarquer Jean Marie Biada, animateur d&rsquo;un s&eacute;minaire atelier sur l&rsquo;appui de partenariat jeune et f&eacute;minin, tenu &agrave; Douala la semaine derni&egrave;re. Dans les banques, l&rsquo;un des principales sources de financement, les frais d&rsquo;&eacute;tudes du dossier du projet sont insupportables pour les promoteurs de Pme. Ils s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; environ un million de Fcfa, deux fois plus important que le chiffre d&rsquo;affaire annuel des propri&eacute;taires de ces tr&egrave;s petites structures. De plus, les conditions techniques de cr&eacute;dit ne sont plus remplies. La contribution du cr&eacute;dit bancaire dans le financement de l&rsquo;investissement priv&eacute; est faible (15% environ).<\/p>\n<p>  <strong>Discriminations des financiers <\/strong> <br \/> D&rsquo;apr&egrave;s, le centre de recherche d&rsquo;&eacute;tude et d&rsquo;enqu&ecirc;te par Sondage (Cretes), le besoin de financement des Pme est estim&eacute; &agrave; plus d&rsquo;un milliard de Fcfa\/an. Mais, les banques camerounaises, la plupart surliquides, n&rsquo;arrivent pas &agrave; satisfaire cette demande. Le paysage bancaire au Cameroun est anim&eacute; essentiellement par les banques commerciales qui n&rsquo;ont pas a priori pour vocation de financer des projets &agrave; long terme. C&rsquo;est pourquoi ces banques pr&eacute;f&egrave;rent accorder des pr&ecirc;ts &agrave; court et moyen termes, remboursables en moins de cinq ans. Ce qui n&rsquo;arrange pas les promoteurs d&rsquo;affaires qui ont davantage besoin des pr&ecirc;ts &agrave; long terme (au-del&agrave; de cinq ans), mieux adapt&eacute;s au cycle de vie de leurs projets. Pourtant, &laquo; pour qu&rsquo;une entreprise se d&eacute;veloppe, il faut des fonds &agrave; long et &agrave; moyen termes &raquo;, explique Moune, professeur d&rsquo;&eacute;conomie et d&rsquo;organisation des entreprises. <br \/> Un engagement que les banques estiment trop risqu&eacute;. Elles se disent &eacute;chaud&eacute;es par l&rsquo;exp&eacute;rience du pass&eacute;, lorsque la culture du non remboursement des pr&ecirc;ts contract&eacute;s par des Camerounais avait entra&icirc;n&eacute; la faillite de plusieurs &eacute;tablissements de la place. Le cas de l&rsquo;ex- Cr&eacute;dit agricole du Cameroun ou de la Scb cr&eacute;dit lyonnais sont souvent cit&eacute;s pour soutenir cette th&egrave;se. &laquo; C&rsquo;est pas &eacute;vident de donner ce type de cr&eacute;dit &agrave; une Pme. D&rsquo;un, elles n&rsquo;inspirent pas souvent confiance car certaines prennent des cr&eacute;dits et puis ils disparaissent. Parfois, les promoteurs n&rsquo;ont m&ecirc;me pas de garantie. Les banques, prennent toujours les dossiers des cr&eacute;ateurs de Pme avec des pincettes &raquo;, explique Etienne Djal&eacute;, employ&eacute; &agrave; la Sgbc. <br \/> Pour &eacute;viter de retomber dans les m&ecirc;mes pi&egrave;ges, les banquiers ont durci les conditions d&rsquo;obtention des pr&ecirc;ts au point qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les r&eacute;serves des banques sont bien au-del&agrave; des niveaux obligatoires, cr&eacute;ant un d&eacute;s&eacute;quilibre entre les d&eacute;p&ocirc;ts (1 500 milliards de F CFA et les cr&eacute;dits (1 000 milliards de Fcfa). Les conditions d&rsquo;admission &agrave; la bourse d&rsquo;Etat, la Douala Stock Exchange (Dsx) ne sont pas ais&eacute;es. D&rsquo;ailleurs, on enregistre uniquement deux entreprises c&ocirc;t&eacute;es par cette bourse. Le Fond national de Garantie d&rsquo;assistance aux petites et moyennes entreprises (Fogape) n&rsquo;a pu satisfaire les besoins en financement des Pme. Une nouvelle structure, le Fonds du d&eacute;veloppement des Pme (Fondecam Pme) lanc&eacute; en juin 2007 n&rsquo;inspire plus confiance, &laquo; la premi&egrave;re n&rsquo;a rien fait, c&rsquo;est la seconde qui va nous aider en quoi ?&raquo;, s&rsquo;indigne Christophe Kamga, promoteur de Pme au quartier Bali &agrave; Douala.<\/p>\n<p>  <strong> Comment cr&eacute;er une Pme ? <\/strong><\/p>\n<p> La cr&eacute;ation d&rsquo;une petite et moyenne entreprise part d&rsquo;un projet. Le projet doit &ecirc;tre vendable, original, faisable et surtout il doit solutionner un besoin. Une fois cette &eacute;tape pass&eacute;e, le promoteur doit effecteur un d&eacute;p&ocirc;t de son capital initial dans une banque qui lui octroie par la suite un re&ccedil;u. L&rsquo;entreprise &eacute;tant une &oelig;uvre intellectuelle, il est important de d&eacute;poser son projet aupr&egrave;s d&rsquo;un notaire qui se charge de v&eacute;rifier et d&rsquo;assurer la protection du nom de la Pme aupr&egrave;s de l&rsquo;Oapi &agrave; Yaound&eacute;. Puis c&rsquo;est au notaire de finaliser les statuts de l&rsquo;entreprise et de l&rsquo;enregistrer au registre du commerce et du cr&eacute;dit mobilier (Rccm). Le minist&egrave;re des Finances se charge alors de d&eacute;livrer au promoteur un titre de patente ou un imp&ocirc;t lib&eacute;ratoire en fonction du chiffre d&rsquo;affaires de l&rsquo;entreprise et une carte de contribuable avant que le minist&egrave;re du Commerce ne lui donne une d&eacute;claration d&rsquo;existence. Quant au minist&egrave;re de la Formation et de l&rsquo;emploi, il d&eacute;livre une d&eacute;claration d&rsquo;ouverture qui vous permet de d&eacute;buter votre activit&eacute; en toute s&eacute;curit&eacute;. Toutefois, la loi de finance 2008 portant cr&eacute;ation d&rsquo;une Pme et patente exon&egrave;re de la patente les Pme pour les ann&eacute;es 2008 et 2009. C&rsquo;est le cas &eacute;galement de la Tva pour tous les achats entrant dans la construction des hangars et d&rsquo;autres immobilisations de la Pme en cr&eacute;ation.<br \/> <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Christelle KOUETCHA  (Stagiaire Jade\/Syfia)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les promoteurs des Pme &eacute;prouvent d&rsquo;&eacute;normes difficult&eacute;s &agrave; trouver les financements propices pour leurs affaires. En janvier 2008, Henri Ngamaleu engage l&rsquo;ouverture d&rsquo;une petite et moyenne entreprise (Pme). L&rsquo;entrepreneur, pour d&eacute;marrer son affaire dispose d&rsquo;un b&acirc;timent au quartier Ndogpassi &agrave; Douala. 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