{"id":6352,"date":"2008-11-07T11:19:55","date_gmt":"2008-11-07T10:19:55","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1634","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1634\/","title":{"rendered":"Gabriel Mouafo tire sa r\u00e9v\u00e9rence"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> L&rsquo;ex gouverneur de la province du Centre-Sud est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 22 octobre dernier &agrave; Douala des suites de maladie. Retour sur le parcours d&rsquo;un chef de terre ayant gravi tous les &eacute;chelons de l&rsquo;administration territoriale. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Il faisait probablement partie d&rsquo;une esp&egrave;ce en voie de disparition : ces hommes qui ont choisi de servir l&rsquo;Etat. Gabriel Mouafo, l&rsquo;ex haut fonctionnaire de l&rsquo;Etat du Cameroun a tir&eacute; sa r&eacute;v&eacute;rence le 22 octobre 2008 &agrave; Douala. Il &eacute;tait alors &acirc;g&eacute; de 74 ans. Depuis l&rsquo;annonce de cette nouvelle, les amis, parents et connaissances affluent &agrave; son domicile, sis au quartier Essos &agrave; Yaound&eacute;. &ldquo; Il est rest&eacute; modeste et tr&egrave;s humble. Tous les enfants du quartier venaient ici sans probl&egrave;me. Certains discutaient avec lui &rdquo;, confie son fils, Mouafo Guy. Celui que d&rsquo;aucuns appellent le &ldquo; tout puissant gouverneur du Centre-Sud &rdquo; ne faisait apparemment pas de diff&eacute;rence entre ses fils de sang, et les autres. <br \/> &ldquo; Beaucoup d&rsquo;enfants ont grandi dans cette concession &rdquo;, poursuit Guy. Des d&eacute;tails sur lesquels le fonctionnaire ne s&rsquo;arr&ecirc;tait pas. Selon son fils, &ldquo; il rendait service &agrave; tout le monde &rdquo;. Sa disposition &agrave; aider les autres aurait pouss&eacute; ses ni&egrave;ces &agrave; le surnommer &ldquo; Papa gentil &rdquo;. Son fils revient sur les conditions du d&eacute;c&egrave;s de son p&egrave;re. &ldquo; Il &eacute;tait malade depuis un moment. Mais la situation s&rsquo;est aggrav&eacute;e dans les deux derni&egrave;res semaines. C&rsquo;est &agrave; la clinique Ralph de Bonamoussadi qu&rsquo;il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; &rdquo;, raconte-t-il. Mouafo Gabriel s&eacute;journait alors chez l&rsquo;une de ses filles. &ldquo; Il &eacute;tait en retraite. Ce qui lui permettait de rendre visite &agrave; ses enfants de temps en temps &rdquo;, explique Mouafo Guy. <\/p>\n<p> <strong> Ascension fulgurante<\/strong><br \/> Il garde de son p&egrave;re, le souvenir d&rsquo;un homme qui &ldquo; nous poussait toujours &agrave; comprendre que dans la vie, il faut se battre pour atteindre un certain niveau &rdquo;. Comme lui-m&ecirc;me s&rsquo;est battu. Major &agrave; l&rsquo;examen du certificat d&rsquo;Administration hospitali&egrave;re en novembre 1964, il est vice major de la promotion Unit&eacute; africaine de l&rsquo;Ecole camerounaise d&rsquo;Administration (Eca), apr&egrave;s avoir occup&eacute; les fonctions de gestionnaire comptable des h&ocirc;pitaux de Dschang, Bafoussam, Bafang, Bangangt&eacute;, entre janvier 1960 et mars 1961. Ann&eacute;e o&ugrave; il est nomm&eacute; chef de district &agrave; Bandjoun, son village natal (jusqu&rsquo;en 1962) ; il est ensuite sous-pr&eacute;fet de l&rsquo;arrondissement de Bazou de 1965 &agrave; 1966 ; pr&eacute;fet du d&eacute;partement du Nd&eacute; de 1966 &agrave; 1969. Le d&eacute;funt assurera les m&ecirc;mes fonctions dans la Sanaga maritime jusqu&rsquo;en 1971. Ann&eacute;e &agrave; laquelle il est nomm&eacute; inspecteur f&eacute;d&eacute;ral d&rsquo;administration de la province de l&rsquo;Est, cumulativement avec ses fonctions de pr&eacute;fet du Lom et Djerem. <br \/> En 1972, Mouafo Gabriel est gouverneur de la province du Centre-Sud. Il y passera 9 ans. On lui attribue la cr&eacute;ation de plusieurs unit&eacute;s administratives, notamment les arrondissements de Ombessa, Ngambe Tikar&hellip; Entre temps, le Renouveau a pris les r&ecirc;nes du pouvoir. Le Cameroun passe de 7 &agrave; 10 provinces en 1983. Le Centre-Sud &eacute;clate en deux provinces. Le &ldquo; tout puissant gouverneur &rdquo; est promu Inspecteur d&rsquo;Etat &agrave; l&rsquo;inspection g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Etat et de la R&eacute;forme administrative en 1984. Il y restera jusqu&rsquo;&agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite en 1989. Une dizaine de distinctions honorifiques camerounaises et &eacute;trang&egrave;res t&eacute;moignent d&rsquo;une certaine reconnaissance. Une reconnaissance qui s&rsquo;&eacute;tend aussi &agrave; son village. Feu Sa Majest&eacute; Kamga II Joseph, chef sup&eacute;rieur de Bandjoun, lui avait d&eacute;cern&eacute; un titre de notabilit&eacute; en 1961. Jusqu&rsquo;en 2004, Mouafo Gabriel s&rsquo;adonne &agrave; la politique. Pr&ecirc;chant la bonne nouvelle du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans de multiples commissions et sections. Demain 8 novembre, les terres du quartier Mbieng &agrave; Bandjoun accueillerons d&eacute;finitivement la d&eacute;pouille de Mouafo Gabriel , un grand serviteur de l&rsquo;Etat.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Edouard TAMBA<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;ex gouverneur de la province du Centre-Sud est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 22 octobre dernier &agrave; Douala des suites de maladie. 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