{"id":6358,"date":"2008-11-12T09:39:58","date_gmt":"2008-11-12T08:39:58","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1641","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1641\/","title":{"rendered":"Bakassi : Les otages lib\u00e9r\u00e9s et re\u00e7us par Paul Biya"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"> <\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Les gouvernements camerounais et fran&ccedil;ais soutiennent qu&rsquo;aucune ran&ccedil;on n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pay&eacute;e pour leur lib&eacute;ration. <br \/><em><strong>  L&eacute;ger Ntiga et Marion Obam   <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> La nouvelle de la lib&eacute;ration des otages de la soci&eacute;t&eacute; Total a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e hier, mardi 11 novembre 2008 autour de 18h par le ministre fran&ccedil;ais des Affaires &eacute;trang&egrave;res, Bernard Kouchner. Mais de nombreux signes indiquaient, dans la capitale camerounaise, que les n&eacute;gociations tenues secr&egrave;tes avaient abouti. L&rsquo;un de ces signes aura &eacute;t&eacute; la convocation quasi militaire des principaux responsables des m&eacute;dias d&rsquo;Etat, accompagn&eacute;s de leurs reporters de circonstance, au palais de l&rsquo;Unit&eacute; en fin d&rsquo;apr&egrave;s midi, dans une m&eacute;thode qui laissait penser &agrave; une allocution du chef de l&rsquo;Etat. Sit&ocirc;t arriv&eacute;s sur place, ils auraient alors constat&eacute; que le dispositif &eacute;tait celui d&rsquo;une r&eacute;ception &agrave; la faveur d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement important. <\/p>\n<p>De fait, les dix otages dont six fran&ccedil;ais, un franco-s&eacute;n&eacute;galais, un tunisien et deux Camerounais ont tous &eacute;t&eacute; re&ccedil;us par le chef de l&rsquo;Etat, Paul Biya au cours la nuit d&rsquo;hier.Au cours de l&rsquo;allocution qu&rsquo;il a prononc&eacute;e, le chef de l&rsquo;Etat a salu&eacute; la confiance et le soutien des responsables des pays d&rsquo;origine des autres otages, &agrave; savoir, la France, le S&eacute;n&eacute;gal et la Tunisie. Paul Biya a par ailleurs indiqu&eacute; que des mesures appropri&eacute;es seraient prises pour renforcer la s&eacute;curit&eacute;, avec le concours des pays qui partagent la fonti&egrave;re maritime commune avec le Cameroun. Probablement pas l&rsquo;&eacute;pilogue de cette prise d&rsquo;otage dont le g&eacute;n&eacute;ral Basuo, chef du Conseil de s&eacute;curit&eacute; et d&eacute;fense du Delta du Niger (Csddn) indiquait dans l&rsquo;&eacute;dition de mardi 11 novembre du journal fran&ccedil;ais Ouest-France que les otages pourraient &quot;&ecirc;tre libres ce soir&quot;. En fait, un chef de mission d&rsquo;un pays occidental &agrave; Yaound&eacute;, g&eacute;n&eacute;ralement bien inform&eacute;, confiait &agrave; des h&ocirc;tes au cours d&rsquo;un d&icirc;ner dimanche que les n&eacute;gociations avaient abouti et que les otages seraient probablement lib&eacute;r&eacute;s d&egrave;s lundi apr&egrave;s midi, sans donner d&rsquo;autres commentaires.<\/p>\n<p><strong>Bourbon<\/strong><br \/>Cet &eacute;pisode vient mettre un terme &agrave; douze jours de captivit&eacute;, de n&eacute;gociations, d&rsquo;appr&eacute;hensions pour les gouvernements fran&ccedil;ais et camerounais. Mais aussi des familles. &quot;Je remercie le pr&eacute;sident Biya pour l&rsquo;implication de son pays le Cameroun dans cet heureux d&eacute;nouement. C&rsquo;est un moment de grand soulagement pour tout le monde et surtout les familles dont on mesure ais&eacute;ment la dure &eacute;preuve&quot;, a indiqu&eacute; devant les m&eacute;dias fran&ccedil;ais hier soir, le chef de l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais, Nicolas Sarkozy. De son c&ocirc;t&eacute;, le ministre fran&ccedil;ais des Affaires &eacute;trang&egrave;res, Bernard Kouchner, apr&egrave;s avoir dit son soulagement, a pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;aucune ran&ccedil;on n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; pay&eacute;e ni par l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais, ni par les groupes p&eacute;trolier et maritime. &quot;La France n&rsquo;a rien pay&eacute; pour cette lib&eacute;ration&quot;, a martel&eacute; le chef de la diplomatie fran&ccedil;aise. <\/p>\n<p>Du c&ocirc;t&eacute; des groupes Bourbon et Total, les responsables ne le soutiennent pas moins: &quot;Nous n&rsquo;avons rien pay&eacute;. Il n&rsquo;en a pas &eacute;t&eacute; question&quot;. M&ecirc;me son de cloche au Cameroun o&ugrave; une source gouvernementale reconna&icirc;t que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a d&eacute;p&ecirc;ch&eacute; en fin de semaine derni&egrave;re, des &eacute;missaires &agrave; Bakassi pour n&eacute;gocier ce d&eacute;nouement. &quot;Il ne s&rsquo;agissait pour autant pas d&rsquo;aller payer quelque ran&ccedil;on&quot;. Difficile donc de savoir pour l&rsquo;instant si les parties camerounaise et fran&ccedil;aise ont d&eacute;bours&eacute; de l&rsquo;argent contre la lib&eacute;ration des otages ou pas. M&ecirc;me si un membre des forces sp&eacute;cialis&eacute;es camerounaises croit savoir que dans ce genre d&rsquo;op&eacute;ration, &quot;on paie toujours une contrepartie&quot;. Sur la nouvelle de l&rsquo;attaque des arm&eacute;es camerounaise puis nig&eacute;riane entretenue la semaine derni&egrave;re les ravisseurs des Bakassi Freedom Fighters (Bff), Bourbon et Total affirment qu&rsquo;il &quot;s&rsquo;agissait d&rsquo;un montage visant &agrave; faire monter la pression sur les gouvernement fran&ccedil;ais et camerounais.&quot; <\/p>\n<p>Enlev&eacute;s dans la nuit du 30 au 31 octobre 2008, au large Bakassi alors qu&rsquo;ils se trouvaient sur &agrave; bord du Sagitta Bourbon, un b&acirc;timent du groupe Bourbon affr&eacute;t&eacute; par le p&eacute;trolier Total, les dix captifs qui auraient s&eacute;journ&eacute; depuis lors dans la mangrove parmi les rebelles Niger Delta Defense And Security Council (Nddsc), ont &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s en bonne sant&eacute;. En d&eacute;pit des menaces de mort prof&eacute;r&eacute;es d&egrave;s l&rsquo;entame de la prise d&rsquo;otage par le brigadier Akipeela, il ne leur arriv&eacute; aucun d&eacute;sagr&eacute;ment. &quot;Ils n&rsquo;ont souffert d&rsquo;aucun mauvais traitement. Nous prenions soin d&rsquo;eux, de leur enl&egrave;vement &agrave; la remise en libert&eacute;. C&rsquo;est sans peur que nous disons qu&rsquo;ils sont en bonne sant&eacute;&quot;, a affirm&eacute; hier au t&eacute;l&eacute;phone, le g&eacute;n&eacute;ral Basuo. En repartant du Palais de l&rsquo;Unit&eacute; hier soir, les otages notamment fran&ccedil;ais devaient subir des tests m&eacute;dicaux avant leur sur Paris ce mercredi. <br \/>Une page de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et de la piraterie maritime autour de la zone de Bakassi va momentan&eacute;ment &ecirc;tre tourn&eacute;e, sans effusion de sang et sans drame. Mais sans avoir livr&eacute; tous ses secrets. Et sans assurance qu&rsquo;un tel sc&eacute;nario ne se reproduira pas dans les prochaines semaines dans cette zone qui, plus que jamais, sera celle de tous les dangers.<\/p>\n<p><strong>Les dix otages lib&eacute;r&eacute;s<\/strong><br \/>-Fabien Tallec, &acirc;g&eacute; de 50 ans et originaire de Concarneau, <br \/>-Julien Meheust, 25 ans et ressortissant de Pl&eacute;neuf-Val-Andr&eacute;, <br \/>-Pascal Le Costoec n&eacute; &agrave; Mo&euml;lan-sur-Mer il y a 44 ans, <br \/>-Anthony Chorlay de Douarnenez n&eacute; en 1984, <br \/>-Florentin Coulas, de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise; <br \/>-Thomas Paos, de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise, <br \/>-Sarr Ngagne, m&eacute;canicien franco-s&eacute;n&eacute;galais, <br \/>-Yasin Tarcroum, &eacute;l&egrave;ve de nationalit&eacute; tunisienne, <br \/>-Faustin Boyomo, matelot de nationalit&eacute; camerounaise <br \/>-Z&eacute;phirin B. Boloko, cuisinier de nationalit&eacute; camerounaise<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les gouvernements camerounais et fran&ccedil;ais soutiennent qu&rsquo;aucune ran&ccedil;on n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pay&eacute;e pour leur lib&eacute;ration. L&eacute;ger Ntiga et Marion Obam La nouvelle de la lib&eacute;ration des otages de la soci&eacute;t&eacute; Total a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e hier, mardi 11 novembre 2008 autour de 18h par le ministre fran&ccedil;ais des Affaires &eacute;trang&egrave;res, Bernard Kouchner. Mais de nombreux signes indiquaient, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6358","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6358","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6358"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6358\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6358"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6358"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6358"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6358"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}