{"id":6361,"date":"2008-11-12T10:04:03","date_gmt":"2008-11-12T09:04:03","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1644","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1644\/","title":{"rendered":"Yaound\u00e9 :  El\u00e8ves et \u00e9tudiants, adeptes des bistrots"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  Les abords des &eacute;tablissements scolaires sont de plus en plus bond&eacute;s de d&eacute;bits de boisson.  <\/em><\/span><\/p>\n<p> Vendredi 7 novembre 2008. Il est 13 heures. Nous sommes au lieu dit &ldquo; Carrefour h&ocirc;tel du plateau &rdquo; au quartier Essos &agrave; Yaound&eacute;. Pr&egrave;s d&rsquo;une dizaine de buvettes pr&eacute;sentes dans le secteur sont ouvertes. Dans l&rsquo;une d&rsquo;elles, certains &eacute;l&egrave;ves inscrits en classe de terminale au lyc&eacute;e bilingue d&rsquo;Essos sont assis tout autour des tables dispos&eacute;es dans la salle. Ils ont, pour la plupart, &ocirc;t&eacute; leur uniforme. &ldquo; Ma camisole est dans mon sac de classe. C&rsquo;est une fa&ccedil;on pour nous d&rsquo;&ecirc;tre discret aupr&egrave;s de nos professeurs &rdquo;, lance insouciamment un &eacute;l&egrave;ve. Sur leurs diff&eacute;rentes tables, on peut observer uniquement des bouteilles, pleines ou vides, de bi&egrave;re. Aucune bouteille de jus en vue. Selon Martial M., les consommateurs de jus ne sont pas admis &agrave; prendre place autour de la table. &ldquo; Nous ne formons pas une soci&eacute;t&eacute; de diab&eacute;tiques ici. Qui prend le jus paye avec son argent et va s&rsquo;asseoir ailleurs &rdquo;. <br \/> &ldquo; Lever le coude &rdquo; n&rsquo;est pas exclusif &agrave; ce groupe d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves. Certains autres jeunes qui fr&eacute;quentent les instituts Samba secondaire et Siantou du m&ecirc;me cycle, situ&eacute;s respectivement &agrave; la chapelle Mvog-Ada et &agrave; Nkolndongo, sont aussi des adeptes de cette &ldquo; religion d&rsquo;alcooliques &rdquo;. Pour ceux-ci, il n&rsquo;est pas bon de boire pr&egrave;s de son &eacute;tablissement scolaire, m&ecirc;me s&rsquo;ils le font. &ldquo; C&rsquo;est un manque de respect aux dirigeants et au r&egrave;glement int&eacute;rieur du coll&egrave;ge &rdquo;, reconna&icirc;t l&rsquo;un d&rsquo;eux.<\/p>\n<p> Habitude <br \/> A l&rsquo;Institut Siantou sup&eacute;rieur, campus de Coron, les sc&egrave;nes sont quasi-identiques. Mais, l&rsquo;ambiance est diff&eacute;rente. Un seul et unique bar est situ&eacute; &agrave; proximit&eacute; du campus. Les &eacute;tudiants l&rsquo;ont baptis&eacute; &ldquo; Le bar des majors &rdquo; ou &ldquo; Commerce international niveau trois &rdquo;. Deux grands baffles sont plac&eacute;s de part et d&rsquo;autre de ce qui tient lieu de terrasse. Ils distillent des musiques ivoiriennes de l&rsquo;heure. La bi&egrave;re coule &agrave; flot. La viande brais&eacute;e encore appel&eacute;e &ldquo; soya &rdquo; se mange &agrave; bouche que veux-tu. &ldquo; Le boss &rdquo;, comme il se fait appeler, est &eacute;tudiant en 2e ann&eacute;e Communication d&rsquo;entreprise (Ce). Selon des indiscr&eacute;tions, &ldquo; il est redoublant. L&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, il a consomm&eacute;, toujours avec un groupe d&rsquo;amis, les frais de ses dossiers au Bts. Et cette ann&eacute;e, il a recommenc&eacute; &rdquo;. Malgr&eacute; la nuit qui s&rsquo;abat sur la ville de Yaound&eacute;, &ldquo; les majors de la bi&egrave;re &rdquo;, ne pensent pas retourner &agrave; la maison. &ldquo; La g&eacute;rante a besoin d&rsquo;argent. Si le n&ocirc;tre ne finit pas, personne ne rentre chez lui aujourd&rsquo;hui m&ecirc;me s&rsquo;il est minuit &rdquo;, lance l&rsquo;un d&rsquo;eux en brandissant des billets de Cfa. <br \/> &ldquo; Ils sont nombreux dans ma salle de classe. Quand ils reviennent du bar, ils font des bruits et emp&ecirc;chent les autres de suivre normalement les cours &rdquo;, affirme C&eacute;dric Tachago, &eacute;tudiant en 2e ann&eacute;e journalisme. Et de poursuivre : &ldquo; Ils devraient prendre la bi&egrave;re pendant le week-end. S&rsquo;ils ont d&eacute;cid&eacute; venir &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, ils doivent se concentrer dans leurs &eacute;tudes &rdquo;. Rostand, un ancien &eacute;tudiant de la fili&egrave;re communication d&rsquo;entreprise dans cette &eacute;cole de formation, nous r&eacute;v&egrave;le que &ldquo; Patrick, un camarade de promotion, a vomi en classe l&rsquo;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e apr&egrave;s avoir ingurgit&eacute; un verre de trop &rdquo;. Pour Cedric Tachago, le gouvernement doit prendre des mesures s&eacute;v&egrave;res contre les buvettes situ&eacute;es &agrave; proximit&eacute; des &eacute;tablissements scolaires et universitaires. &ldquo; On doit les sceller. Dans une moindre mesure, les installer un peu plus loin des &eacute;tablissements scolaires &rdquo;, conclut-il. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Frank William BATCHOU (Stagiaire)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les abords des &eacute;tablissements scolaires sont de plus en plus bond&eacute;s de d&eacute;bits de boisson. Vendredi 7 novembre 2008. Il est 13 heures. Nous sommes au lieu dit &ldquo; Carrefour h&ocirc;tel du plateau &rdquo; au quartier Essos &agrave; Yaound&eacute;. Pr&egrave;s d&rsquo;une dizaine de buvettes pr&eacute;sentes dans le secteur sont ouvertes. Dans l&rsquo;une d&rsquo;elles, certains &eacute;l&egrave;ves [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6361","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6361","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6361"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6361\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6361"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6361"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6361"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6361"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}