{"id":6400,"date":"2008-11-27T15:10:46","date_gmt":"2008-11-27T14:10:46","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1682","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1682\/","title":{"rendered":"Hommage : L&rsquo;excellence artistique c\u00e9l\u00e9br\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Manu Dibango et Anne Marie Nzi&eacute;, deux musiciens de qualit&eacute;, ont ouvert le bal des r&eacute;compenses alors que leurs coll&egrave;gues esp&egrave;rent que le mouvement va s&rsquo;&eacute;tendre &agrave; d&rsquo;autres disciplines.<br \/><em><strong> Dorine Ekw&egrave;  <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/am-nzie.gif\" alt=\"\" \/>En d&eacute;cembre 2007, la nouvelle est accueillie avec euphorie dans les milieux artistiques du Cameroun : un hommage national sera rendu &agrave; Manu Dibango, l&rsquo;artiste camerounais le plus connu &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Pour plusieurs, la c&eacute;l&eacute;bration de la star dans son pays &agrave; l&rsquo;occasion de ses 50 ans de carri&egrave;re ne vise qu&rsquo;un but : laver son image apr&egrave;s son d&eacute;part houleux de la Cameroon music corporation (Cmc) en 2005. Ainsi donc, du 17 au 22 d&eacute;cembre 2007, rencontres, spectacles, gala meubl&egrave;rent la c&eacute;l&eacute;bration de ce cinquantenaire riche en &eacute;motion et en images. Le clou de ces festivit&eacute;s fut les deux spectacles qu&rsquo;il donna l&rsquo;un le 21 d&eacute;cembre au palias des congr&egrave;s, lautre le 22 d&eacute;cembre sur le site du Yaound&eacute; en f&ecirc;te. <br \/>A cette occasion, il a partag&eacute; la sc&egrave;ne avec des artistes du terroir. Pour les artistes camerounais, l&rsquo;heure de la reconnaissance avait sonn&eacute;. A cet effet, Paul Fouda, com&eacute;dien membre du groupe Keguegue international confiait dans nos colonnes : &quot; c&rsquo;est une avanc&eacute;e significative dans le paysage culturel camerounais. Nous attendons ce genre d&rsquo;&eacute;v&egrave;nement depuis de longues ann&eacute;es et nous avions fini par ne plus y croire. On esp&egrave;re que le renouveau du paysage culturel, avec madame le ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, a sonn&eacute;. Il fallait bien commenc&eacute; et on a commenc&eacute; par Manu. Le choix n&rsquo;est pas mauvais &quot;. Euphorique, Bassek ba Kobhio, lan&ccedil;ait : &quot; [&hellip;] Ce n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;attente du grand fr&egrave;re et ami Manu Dibango qui me remplit de joie, c&rsquo;est un de ces moments de reconnaissance de la grandeur d&rsquo;un homme que je m&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; vivre &agrave; qui m&rsquo;excite. [&hellip;]&quot;. <\/p>\n<p>Presqu&rsquo;un an plus tard, c&rsquo;est au tour de la &quot; maman &quot; de la musique camerounaise, Anne Marie Nzi&eacute;, de recevoir l&rsquo;hommage de la nation d&eacute;cid&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Une initiative qui est accueillie avec le m&ecirc;me enthousiasme que lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de Manu. Lundi dernier, lors de la conf&eacute;rence de presse de lancement de ces activit&eacute;s, plusieurs artistes locaux tels Sam Fan Thomas, Ange Ebogo Em&eacute;rant et autres D&eacute;esse Binta ont tenu &agrave; rendre hommage &agrave; leur maman qui leur a par ailleurs prodigu&eacute; quelques conseils. Expositions, galas et spectacles sont annonc&eacute;s tout au long de la semaine pour rendre hommage, de la plus belle des mani&egrave;res &agrave; la &quot; maman &quot; nationale. L&rsquo;apoth&eacute;ose est annonc&eacute;e pour le week-end avec un spectacle &agrave; l&rsquo;esplanade du mus&eacute;e national ce vendredi. Au minist&egrave;re de la Culture, on explique ces hommages par la seule envie de reconna&icirc;tre le travail effectu&eacute; par un artiste. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le parcours de ce dernier qui est salu&eacute;. <\/p>\n<p><strong>Partage <\/strong><br \/>Ces hommages nationaux interviennent apr&egrave;s ceux qui ont reconnu en janvier 2001 Manu Dibango et Roger Milla en tant que figures embl&eacute;matiques du si&egrave;cle &eacute;coul&eacute;. Meilleurs ambassadeurs du Cameroun de tous les temps, en fait, puisque personne d&rsquo;autre, de l&rsquo;avis commun, n&rsquo;a jamais port&eacute; aussi haut et aussi loin l&rsquo;&eacute;tendard du pays que ces deux-l&agrave;. Doit-on s&rsquo;arr&ecirc;ter &agrave; cela ? Non affirment, comme un seul homme, les artistes, tout bord confondu. Alors qu&rsquo;en 2007, Paul Fouda pr&eacute;cisait dans nos colonnes : &quot; Seulement, je pense qu&rsquo;au-del&agrave; des hommages, l&rsquo;on doit s&rsquo;int&eacute;resser aux probl&egrave;mes de la culture camerounaise de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale. Il y a quelques ann&eacute;es, on parlait des Etats g&eacute;n&eacute;raux de la Culture. <\/p>\n<p>Depuis on n&rsquo;en parle plus alors que c&rsquo;est au cours de ce genre de manifestations que l&rsquo;on peut vraiment discuter et trouver des solutions aux probl&egrave;mes que l&rsquo;on rencontre&quot;. Pour Rom&eacute;o Dika, chanteur et candidat au poste de pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration de la Socam en juin dernier, il ne fait pas de doutes : &quot;ces initiatives sont &agrave; encourager dans le sens qu&rsquo;un hommage est une reconnaissance que l&rsquo;Etat et le peuple accordent &agrave; une personnalit&eacute; de la culture. Seulement, ce qui me g&ecirc;ne dans l&rsquo;organisation actuelle, c&rsquo;est qu&rsquo;on y met beaucoup d&rsquo;argent alors que la r&eacute;cipiendaire en a besoin. On pourrait essayer d&rsquo;ajuster ce c&ocirc;t&eacute; des choses. Par ailleurs, il faut penser &agrave; ouvrir ces hommages et reconnaissances aux autres artistes d&rsquo;autres disciplines artistiques car, il n&rsquo;y a pas que la musique au Cameroun&quot;. <\/p>\n<p>Des propos que corrobore Jean Claude Awono, pr&eacute;sident de la Ronde des po&egrave;tes du Cameroun. Selon lui en effet : &quot;Il est tout &agrave; fait normal que ces &ecirc;tres exceptionnels soient c&eacute;l&eacute;br&eacute;s pour tout ce qu&rsquo;ils ont apport&eacute; au pays mais je trouve qu&rsquo;on en fait trop pour un seul art. Depuis longtemps, nous n&rsquo;avons pas connu la reconnaissance d&rsquo;un homme de Lettres au Cameroun alors qu&rsquo;il y a des personnes comme Ren&eacute; Philombe, Mongo Beti et Jeanne Ngo Mayi qui est en train de mourir sans soutien alors qu&rsquo;elle est malade. Il faut penser &agrave; diversifier les choses&quot;. <br \/>Leur a&icirc;n&eacute;, Ambroise Mbia, organisateur des Rencontres th&eacute;&acirc;trales internationales du Cameroun (Retic) tient tout de m&ecirc;me &agrave; remettre les choses &agrave; leur place : &quot; reconna&icirc;tre le travail qu&rsquo;a fait quelqu&rsquo;un. C&rsquo;est une motivation suppl&eacute;mentaire que l&rsquo;on leur donne pour qu&rsquo;ils poursuivent le travail qu&rsquo;ils font et qu&rsquo;ils continuent de servir d&rsquo;exemple. Pour le moment, il y en a eu deux et on ne peut contester ce casting. Le plus important c&rsquo;est de savoir que ce sont des artistes qui sont r&eacute;compens&eacute;s par le minist&egrave;re de la Culture. Il faut arr&ecirc;ter avec le sectarisme. Il n&rsquo;est pas &agrave; encourager dans notre contexte&quot;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Manu Dibango et Anne Marie Nzi&eacute;, deux musiciens de qualit&eacute;, ont ouvert le bal des r&eacute;compenses alors que leurs coll&egrave;gues esp&egrave;rent que le mouvement va s&rsquo;&eacute;tendre &agrave; d&rsquo;autres disciplines. Dorine Ekw&egrave; En d&eacute;cembre 2007, la nouvelle est accueillie avec euphorie dans les milieux artistiques du Cameroun : un hommage national sera rendu &agrave; Manu Dibango, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6400","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6400","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6400"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6400\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6400"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6400"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6400"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6400"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}