{"id":6494,"date":"2008-12-30T12:08:03","date_gmt":"2008-12-30T11:08:03","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1776","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1776\/","title":{"rendered":"Richard Bona"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\">&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\">&laquo; Piratez les Richard Bona, Manu Dibango&#8230; et laissez les artistes locaux &raquo; <\/a><\/span><\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em><\/em><\/span><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"581\" width=\"600\" align=\"left\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 600 581'%2F%3E\" data-src=\"\/bibliotheque\/Image\/RICHARDBONACAMER.jpg\" \/>Epoustouflant. Le public en redemande. &laquo; Merci. Bonne soir&eacute;e ! &raquo;, lance Richard Bona avant de quitter le podium de Yaound&eacute; en f&ecirc;te (Ya-fe) ce 27 d&eacute;cembre 2008. &laquo; C&rsquo;est comme-ci il n&rsquo;a m&ecirc;me pas jou&eacute; pendant 30 minutes &raquo;, se plaint Parfait, un fan. Comme lui, plusieurs spectateurs veulent reclame encore Bona sur sc&egrave;ne. &laquo; Il n&rsquo;a pas chant&eacute; New-Bell &raquo;, observe un autre. L&rsquo;artiste s&rsquo;y attendait. &laquo; Avec le public camerounais, &ccedil;a ne suffit jamais. Si tu joues une heure, il te demande de jouer 2h, si tu joues 2h, il t&rsquo;en demande plus&hellip; Mais j&rsquo;ai h&acirc;te d&rsquo;&ecirc;tre sur sc&egrave;ne et de montrer ce que je sais faire &raquo;, confiait-il d&eacute;j&agrave; le 23 d&eacute;cembre 2008 &agrave; la presse. Et ce qu&rsquo;il sait faire, le public en a eu pour ses oreilles, et ses yeux. <br \/>Sans &ecirc;tre un sp&eacute;cialiste, on est s&eacute;duit par la dext&eacute;rit&eacute; de Richard Bona avec sa guitare basse &agrave; cinq cordes. Blues, soul, salsa, mangambeu, makossa&hellip; L&rsquo;artiste et sa guitare forment un couple harmonieux. Ses doigts caressent les cordes, tapent quelques fois dessus. Il en sort des sonorit&eacute;s parfois surprenantes venant d&rsquo;une guitare basse. Les mouvements de son corps et ses mimiques faciales vont avec. Il semble aller chercher ses sonorit&eacute;s dans ses entrailles. Peu de dire que la foule est &eacute;lectris&eacute;e. Jaco Pastorious, Stevy Wonder, Pierre Didi Tchakount&eacute;, John Legend&hellip; Le tout &agrave; la sauce Richard Bona. Son doigt&eacute; semble n&rsquo;avoir d&rsquo;&eacute;gal que sa voix. &laquo; Je suis d&rsquo;abord un conteur &raquo;, dit-il. Le compteur n&eacute; &agrave; Minta (Est) en 1967 sait reproduire toutes les gammes avec sa voix, et m&ecirc;me les instruments. Bass, harmonica, guitare&hellip; Rien ne lui r&eacute;siste. <br \/>&laquo; C&rsquo;est un magicien ! &raquo; lance un spectateur conquis. La magie ? Bona promet d&rsquo;en faire. Gr&acirc;ce &agrave; un dispositif actionn&eacute; par des p&eacute;dales au sol, il chante, enregistre au m&ecirc;me moment, superpose sa voix sur diff&eacute;rentes gammes, mime la basse. Il en ressort une chanson compos&eacute;e en live. L&rsquo;auteur de &laquo; Scene from my life &raquo; sait aussi amener le public &agrave; chanter. Il joue m&ecirc;me les devins. &laquo; Le Cameroun va remporter la coupe du monde 2010 &raquo;, annonce-t-il. C&rsquo;est le d&eacute;lire dans la foule. Un d&eacute;lire d&rsquo;une heure et demi. Richard Bona vient de boucler sa saison 2008. Chez lui. Environs 160 concerts donn&eacute;s &agrave; travers le monde. Rendez-vous le 15 janvier 2009 &agrave; Marseille. Ensuite le 20 janvier &agrave; la Maison Blanche pour l&rsquo;investiture de Barack Obama. Les deux premiers mois de 2009 sont d&eacute;j&agrave; boucl&eacute;s pour le bassiste camerounais. Avant ce concert &agrave; Yaound&eacute;, il s&rsquo;est confi&eacute; &agrave; votre journal. Sa musique, la piraterie, sa personnalit&eacute;, son prochain album, ses d&eacute;boires en France&hellip; Richard Bona parle de tout.<\/p>\n<p>Edouard TAMBA<\/p>\n<p><strong>C&rsquo;est assez rare de vous avoir en concert au Cameroun. Que ressentez-vous, et pourquoi avez-vous accept&eacute; l&rsquo;invitation?<\/strong><br \/>C&rsquo;est g&eacute;nial. Je viens &agrave; un concert gratuit pour tout le monde. Je ne l&rsquo;ai jamais fait au Cameroun. J&rsquo;ai souvent r&ecirc;v&eacute; de le faire, mais je ne suis pas un organisateur. Mtn Cameroon me permet de le faire, c&rsquo;est g&eacute;nial. J&rsquo;ai accept&eacute; l&rsquo;invitation d&rsquo;abord parce que c&rsquo;est mon pays. On est fier, on est content de rentrer dans son pays. J&rsquo;&eacute;tais dans l&rsquo;avion avant hier, il y avait plus de 20 joueurs. J&rsquo;ai pens&eacute; qu&rsquo;ils avaient un match &agrave; jouer au Cameroun. Et ils me disent &laquo; non C&rsquo;est la tr&ecirc;ve et on va au pays &raquo;. J&rsquo;ai trouv&eacute; &ccedil;a bien, et &ccedil;a m&rsquo;a donn&eacute; beaucoup de fiert&eacute;. J&rsquo;aimerai revenir tous les ans. Il le faut.<\/p>\n<p><strong>Vous exprimez un attachement profond au Cameroun, mais paradoxalement, c&rsquo;est un pays o&ugrave; on ne retrouve pas vos Cd originaux dans les commerces&#8230;<br \/><\/strong>Je ne vends pas les Cd, je joue la musique. Il n&rsquo;y a pas de distributeur au Cameroun. Il faut un bon distributeur et vous aurez les Cd originaux. Mais en m&ecirc;me temps, les Cd qui ne sont pas originaux, il faut faire avec ce qu&rsquo;on a. Moi je ne suis pas contre la piraterie. Quand on regarde bien, un petit gar&ccedil;on m&rsquo;interpelle dans la rue &laquo; Hey boss &raquo;, il me montre mon Cd, il en a 4 ou 5. Vraiment&#8230; ces Cd nourrissent quelques enfants &agrave; la maison. <\/p>\n<p><strong>Vous le dites parce que vous &ecirc;tes un artiste de dimension plan&eacute;taire?<\/strong><br \/>Je parle de moi. Pour les artistes locaux qui n&rsquo;ont que ce march&eacute;, il faut qu&rsquo;on trouve des solutions. On ne peut pas bannir la piraterie comme &ccedil;a. Voil&agrave; ce que je propose. On pourrait dire &agrave; ces gens &laquo; Ne piratons pas les artistes locaux. Piratez les Richard Bona, Manu Dibango etc. et laissons les artistes locaux &raquo;. Il faut trouver des solutions comme &ccedil;a. Ce n&rsquo;est pas en les traquant dans la rue. On vit par rapport &agrave; comment on est. On est entrain d&rsquo;&eacute;voluer. Les gens nous demandent d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;mocrates d&rsquo;un seul coup. On vient des chefferies traditionnelles, donc laissez nous le temps, que l&rsquo;Afrique se d&eacute;veloppe &agrave; sa vitesse. En Europe, &ccedil;a ne s&rsquo;est pass&eacute; comme &ccedil;a. Aux Etats-Unis, il y a eu des milices, pendant des ann&eacute;es, il n&rsquo;y avait m&ecirc;me pas de gouvernement.<\/p>\n<p><strong>Revenons &agrave; la musique. Les puristes du jazz pensent que n&rsquo;en &ecirc;tes pas un. Et que vous avez tendance &agrave; faire une musique plut&ocirc;t commerciale. Qu&rsquo;en est-il ?<\/strong><br \/>Ce n&rsquo;est pas du commercial. C&rsquo;est la culture de chez moi. On est dans un truc o&ugrave; il ne faut pas trop en faire et oublier nos racines. Nos racines ne sont pas dans l&rsquo;instrumental. C&rsquo;est dans le conte. On est comme des griots. Mon grand-p&egrave;re &eacute;tait conteur, et il improvisait en contant. Donc j&rsquo;essaye de m&eacute;langer mon background d&rsquo;improvisateur avec ma racine. Si on ne conte plus nos histoires, c&rsquo;est fini. Si nous les Africains on ne chante pas en africain, qui va le faire? Michael Jackson ne va pas chanter en nos langues. <\/p>\n<p><strong>Le Festival national des arts et de la culture (Fenac) vient de s&rsquo;achever avec la participation de plusieurs artistes camerounais de la diaspora. Mais vous n&rsquo;y &eacute;tiez pas&#8230;<\/strong><br \/>Je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; invit&eacute;. Si on m&rsquo;invite, je viens, c&rsquo;est mon pays; les d&eacute;tails, on verra apr&egrave;s. J&rsquo;ai vu Manu hier, il en &eacute;tait tr&egrave;s content. Je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; convi&eacute;. Peut -&ecirc;tre l&rsquo;an prochain, si d&eacute;j&agrave; &ccedil;a se r&eacute;p&egrave;te ; ou dans deux ans. Si je suis invit&eacute;, je vous promets d&rsquo;&ecirc;tre le premier &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport et je paie mon billet d&rsquo;avion.<\/p>\n<p><strong>Quels &eacute;chos avez-vous eu de cet &eacute;v&eacute;nement ?<\/strong><br \/>J&rsquo;ai eu quelques &eacute;chos disant que l&rsquo;organisation n&rsquo;&eacute;tait pas compl&egrave;te. Mais comme je dis, quand un b&eacute;b&eacute; grandit, il faut qu&rsquo;il tombe de temps en temps pour que ses c&ocirc;tes se solidifient. Quand je viens par exemple pour Mtn Cameroon, n&rsquo;allez pas croire que tout c&rsquo;est tr&egrave;s bien pass&eacute;. Mais le plus important, c&rsquo;est de venir et que &ccedil;a se fasse. Les d&eacute;tails qui n&rsquo;ont pas march&eacute; cette fois-ci, on va les retravailler la prochaine fois.<\/p>\n<p><strong>Il y a 13 ans de cela, les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises refusaient de renouveler votre titre de s&eacute;jour au pr&eacute;texte qu&rsquo;il y a environ 1 600 bassistes locaux au ch&ocirc;mage. Comment avez-vous g&eacute;r&eacute; ce rejet ?<\/strong><br \/>Moi, je suis un seigneur. Je ne me souviens que des bons moments de ma vie. Lorsqu&rsquo;on me refuse une carte de s&eacute;jour, je vois &ccedil;a comme une opportunit&eacute;. It&rsquo;s time to move on. C&rsquo;est le moment de faire autre chose. Tout ce qu&rsquo;il y a dans la vie arrive pour une bonne raison. Si j&rsquo;&eacute;tais rest&eacute; en France, peut-&ecirc;tre que j&rsquo;aurais eu un accident or whatever. Je ne m&rsquo;&eacute;nerve plus jamais. I just take it cool. La vie des fois, on ne sait pas. You just never know. Tu vois des fois, les gens arrivent au feu rouge et s&rsquo;&eacute;nervent parce qu&rsquo;ils sont press&eacute;s. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;&agrave; ce moment, le feu rouge vient de leur sauver la vie.<\/p>\n<p><strong>Vous pr&eacute;parez actuellement un album qui apparemment sera orient&eacute; vers le blues. Peut-on en savoir plus ?<br \/><\/strong>Mes albums, c&rsquo;est comme des projets. Je n&rsquo;essaye pas de faire des disques &agrave; caract&egrave;re commercial. Encore que, si je veux faire du commercial, attention&#8230; je peux faire du bon commercial (rires). J&rsquo;essaye de faire une musique qui am&egrave;ne les gens &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir. Qu&rsquo;ils l&rsquo;aiment ou pas, je veux que &ccedil;a les fasse r&eacute;fl&eacute;chir. Avec la fa&ccedil;on dont je superpose mes accords et mes m&eacute;lodies, je veux que quand on &eacute;coute ma musique, on s&rsquo;&eacute;crie &laquo; waouh! Je n&rsquo;avais jamais entendu &ccedil;a &raquo;. <br \/>Vous savez, le blues est issu d&rsquo;Afrique. Mais, ce n&rsquo;est pas une musique, c&rsquo;est une gamme. Les gens ont tendance &agrave; penser que le blues, c&rsquo;est &#8230; (il mime des m&eacute;lodies de blues am&eacute;ricains) Non ! Le blues c&rsquo;est une gamme pentatonique. Tu la retrouves au Mali, au Cameroun, en Inde&#8230; Ce sont les m&ecirc;mes notes. C&rsquo;est l&rsquo;interpr&eacute;tation qui est un peu diff&eacute;rente. Je vais montrer comment le blues est venu d&rsquo;Afrique, la sophistication du blues. Dans le delta du Mississipi aux Etats-Unis, tu entends le blues. Quand tu vas &agrave; Memphis dans le Tennessee, il y a un autre blues l&agrave;-bas. A New York, c&rsquo;est un autre blues. Nous avons notre blues. Le bikutsi, le makossa, c&rsquo;est notre blues. Donc j&rsquo;essaye de mettre &ccedil;a dans un album que je vais appeler &laquo; The twelves shades of blues &raquo;, les douze ombres du blues. C&rsquo;est ce que j&rsquo;essaye de faire. La sortie est pr&eacute;vue pour le 24 octobre 2009. Je suis encore entrain de travailler dessus.<\/p>\n<p><strong>Contrairement &agrave; certains artistes, votre caract&egrave;re semble tremp&eacute; dans de l&rsquo;acier. Vous &ecirc;tes parti de chez Sony music pour avoir refus&eacute; de reprendre un classique de Sting en l&rsquo;intitulant &laquo; I&rsquo;m a African in New York &raquo;. Les majors ne vous dictent pas leur loi ?<\/strong><br \/>Je suis parti d&rsquo;un major pour un autre. Ce n&rsquo;est pas &ccedil;a le probl&egrave;me. Le truc, c&rsquo;est que je ne veux en aucun cas que ma musique soit l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un commercial. Quand je signe mon contrat, c&rsquo;est bien stipul&eacute; que l&rsquo;artistique vient de l&rsquo;artiste. C&rsquo;est moi l&rsquo;artiste. Le commercial, c&rsquo;est celui qui va aller vendre les disques. Je joue ma musique, vous la vendez. Chacun reste un peu &agrave; sa place. Avec Sony on a fait deux albums, tout se passait bien. Vous savez comment sont les commerciaux&#8230; Ils me demandent de chanter en anglais. Je dis non. Je suis un compositeur. Je viens d&rsquo;Afrique. J&rsquo;ai envie de chanter mon histoire aussi. Je chante mon histoire. Je ne vais pas chanter l&rsquo;histoire de Sting et autres. Ils ont d&eacute;j&agrave; chant&eacute; leur histoire, je chante aussi la mienne. Comme je dis souvent, si je ne le fais pas, qui racontera l&rsquo;histoire africaine? Je suis fier que l&rsquo;Afrique ait produit quelqu&rsquo;un comme moi. Quand je vois les gens comme Eto&rsquo;o, Manu Dibango, Salif Keita, Youssou N&rsquo;Dour&#8230; L&rsquo;Afrique est contente d&rsquo;avoir des talents pareils. Laissez nous aussi nous exprimer avec notre Kpwem, notre Mbongo Tjobi, notre Ndol&egrave;&#8230;<\/p>\n<p><strong>Toujours &agrave; propos de votre caract&egrave;re, vous avez refus&eacute; d&rsquo;accompagner Britney Spears en concert. Pourquoi?<br \/><\/strong>Il y a longtemps &ccedil;a. Quand j&rsquo;&eacute;tais encore chez Sony, quelqu&rsquo;un m&rsquo;a propos&eacute; d&rsquo;aller en tourn&eacute;e avec Britney Spears. C&rsquo;&eacute;tait un directeur artistique du d&eacute;partement Columbia Records. C&rsquo;est lui qui m&rsquo;a fait la proposition et je lui ai dit non. Qu&rsquo;est-ce que je vais aller jouer avec Britney Spears ? Franchement&hellip;<\/p>\n<p><strong>Il se raconte que vous aviez d&eacute;clin&eacute; l&rsquo;offre en relevant que vous &eacute;tiez d&eacute;j&agrave; musicien alors que Britney portait encore des couches-culottes&#8230;<\/strong><br \/>Non, non. Je respecte tous les artistes. Mais Britney, ce n&rsquo;est pas mon truc quoi. J&rsquo;ai tout simplement dit que je ne peux pas faire &ccedil;a, ce n&rsquo;est pas valorisant pour moi. Je n&rsquo;aurais rien &agrave; jouer. Britney Spears, c&rsquo;est deux notes toute la soir&eacute;e. Je respecte &ccedil;a, mais ce n&rsquo;est pas du tout mon cr&eacute;neau. Aujourd&rsquo;hui, je suis encore ami ce directeur artistique. C&rsquo;est lui qui m&rsquo;a fait faire un duo avec John Legend derni&egrave;rement. Il m&rsquo;a dit: &laquo; John veut que tu &eacute;crives un morceau &raquo;. Au d&eacute;part, c&rsquo;&eacute;tait pour la Coupe monde en Allemagne. Mais pour des raisons de maisons de disques encore, il n&rsquo;a pas pu signer avant que la Coupe du monde ne se joue. Du coup on l&rsquo;a fait. Ca s&rsquo;appelle &laquo; Please don&rsquo;t stop &raquo;, un morceau que j&rsquo;ai &eacute;crit. John Legend, yes! You know, il est venu, j&rsquo;ai fait le morceau expr&egrave;s pour lui. Maintenant, il y a d&rsquo;autres artistes, il faut faire attention. C&rsquo;est comme au foot. Il y a des joueurs, tu peux les mettre au milieu du terrain, ils sont tous bons, mais &ccedil;a ne marche pas. <\/p>\n<p><strong>Richard Bona conna&icirc;t toutes les sc&egrave;nes du monde, tous les publics&#8230; mais, a-t-il une pr&eacute;f&eacute;rence?<\/strong><br \/>Le Cameroun. Le Cameroun, chez moi man. Quand je joue ici, c&rsquo;est le meilleur public que ce soit. Les gens me donnent m&ecirc;me des morceaux de poulet sur sc&egrave;ne. (Eclat de rires). O&ugrave; est-ce que tu vois &ccedil;a?<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Entretien avec Edouard TAMBA <br \/>Le Messager<br \/>Le 30-12-2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &laquo; Piratez les Richard Bona, Manu Dibango&#8230; et laissez les artistes locaux &raquo; Epoustouflant. Le public en redemande. &laquo; Merci. 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