{"id":6536,"date":"2009-01-12T11:21:20","date_gmt":"2009-01-12T10:21:20","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1820","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1820\/","title":{"rendered":"L\u2019Ens de Maroua vide les \u00e9tablissements scolaires"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  Beaucoup de lyc&eacute;es et coll&egrave;ges de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord en panne d&rsquo;enseignants. <\/em><\/span><\/p>\n<p>  \t\t\t\t\t\t\t\t<strong>Vers un deuxi&egrave;me trimestre difficile<\/strong><\/p>\n<p> Les r&eacute;sultats de la s&eacute;lection d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;Ecole normale sup&eacute;rieure (Ens) de Maroua posent un probl&egrave;me plut&ocirc;t inattendu. Celui du d&eacute;part massif d&rsquo;enseignants vacataires des &eacute;tablissements primaires et secondaires vers cette nouvelle destination. Le vide laiss&eacute; par ces enseignants est important car c&rsquo;est presque la moiti&eacute; du corps enseignant de chaque &eacute;tablissement de la r&eacute;gion qui est sur le d&eacute;part. Au moment o&ugrave; ces &eacute;coles entament le deuxi&egrave;me trimestre, p&eacute;riode charni&egrave;re de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire, certains &eacute;tablissements, surtout celles des zones rurales doivent se s&eacute;parer d&rsquo;une bonne partie du corps enseignant, difficilement rempla&ccedil;able. <br \/> Les &eacute;coles priv&eacute;es confessionnelles et les &eacute;tablissements dits de brousse, principaux viviers d&rsquo;enseignants vacataires sont ceux qui paient le lourd tribut de ces &laquo;d&eacute;fections massives&raquo; des &laquo;distilleurs de connaissance&raquo;. &laquo;Nous sommes en tout 36 enseignants au coll&egrave;ge mais une vingtaine d&rsquo;entre nous sont admis &agrave; l&rsquo;Ens. Je pense que les programmes ne pourront pas nous permettre de donner des coups de main &agrave; nos anciens employeurs&raquo;, reconna&icirc;t un enseignant de math&eacute;matique au coll&egrave;ge priv&eacute; islamique Soddi Djaouro de Maroua. Parmi ceux qui sont sur le d&eacute;part, figure le principal du coll&egrave;ge en question.<br \/> Au coll&egrave;ge priv&eacute; catholique Jacques de Bernon de Maroua, &eacute;tablissement secondaire g&eacute;n&eacute;ral &agrave; cycle complet, le d&eacute;part de nouveaux &eacute;tudiants de l&rsquo;Ens se fait aussi ressentir, ce d&rsquo;autant que ceux qui partent figurent parmi la cr&egrave;me des enseignants dont cet &eacute;tablissement dispose. Sur la trentaine d&rsquo;enseignants, une dizaine devra plier bagage pour leur nouvelle destination.<br \/> Les plaintes fusent de partout dans les coins et recoins de la r&eacute;gion. &laquo;On ne se plaint pas en tant que tel de nos petits fr&egrave;res qui sont admis &agrave; l&rsquo;Ecole normale sup&eacute;rieure. C&rsquo;est ce que nous appelions de tous nos v&oelig;ux. Mais on fait part de la situation dans laquelle les &eacute;l&egrave;ves abandonn&eacute;s &agrave; eux m&ecirc;me vont finir l&rsquo;ann&eacute;e, surtout ceux des classes d&rsquo;examen&raquo;, commente un chef d&rsquo;&eacute;tablissement &agrave; Mokolo qui d&eacute;plore le d&eacute;part de 6 enseignants de son &eacute;tablissement qui en comte 8. Parmi les deux qui restent, il n&rsquo;y a que lui qui est fonctionnaire.<br \/> Dans le Mayo-Danay, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental des Enseignements secondaires ne sait plus o&ugrave; donner de la t&ecirc;te pour combler le gap des 80 enseignants du ressort de son commandement ayant &eacute;t&eacute; admis &agrave; l&rsquo;Ens. Jean Makassia, au sortir d&rsquo;une r&eacute;cente r&eacute;union de concertation avec ses collaborateurs dit &ecirc;tre &agrave; la recherche de solutions pour, ne serait-ce que cl&ocirc;turer l&rsquo;ann&eacute;e.<\/p>\n<p> <strong>Ex-ivac, &eacute;l&egrave;ve &agrave; l&rsquo;Ens de Maroua <\/strong><\/p>\n<p> Dans le Mayo-Tsanaga o&ugrave; il y a un nombre assez important d&rsquo;&eacute;tablissements scolaires et donc d&rsquo;enseignants vacataires, le probl&egrave;me para&icirc;t plus complexe. Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental des Enseignements secondaires Mahamat Ahmat reconna&icirc;t que &laquo;le ph&eacute;nom&egrave;ne est loin de nous &eacute;pargner. Nous ressentons aussi ces d&eacute;parts d&rsquo;enseignants vacataires&raquo;. En commen&ccedil;ant par le lyc&eacute;e de Mokolo o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;nombre un nombre assez important de cette cat&eacute;gorie d&rsquo;enseignants. Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements peaufinent aussi les strat&eacute;gies pour pouvoir all&eacute;ger les souffrances des &eacute;l&egrave;ves qui se voient orphelins de quelque 150 enseignants. Un peu partout dans chaque d&eacute;partement, on estime en moyenne entre 70 et 130 les enseignants vacataires qui prennent le chemin de la nouvelle institution universitaire. Le d&eacute;ficit total s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve donc &agrave; quelque 420 enseignants.<br \/> Le ph&eacute;nom&egrave;ne se d&eacute;cline d&eacute;sormais comme une &eacute;pid&eacute;mie et au fur et &agrave; mesure que l&rsquo;on avance vers la date de la rentr&eacute;e du 15 janvier prochain, il se fait de plus en plus ressentir. Il n&rsquo;est pas jusqu&rsquo;aux enseignants du primaire int&eacute;gr&eacute;s &agrave; la Fonction publique qui ne soient attir&eacute;s par le virus de l&rsquo;Ecole normale sup&eacute;rieure. Albert Djacba, instituteur int&eacute;gr&eacute; il y a trois ans a aussi &eacute;t&eacute; retenu &agrave; l&rsquo;Ens de Maroua en fili&egrave;re Science de l&rsquo;&eacute;ducation. Avec lui, beaucoup d&rsquo;autres enseignants du primaire ont &eacute;t&eacute; int&eacute;gr&eacute;s. Ce qui &eacute;tend le d&eacute;part d&rsquo;enseignants jusqu&rsquo;aux &eacute;tablissements primaires.<\/p>\n<p> <strong>  Modification des emplois du temps<\/strong><\/p>\n<p> Les responsables du syst&egrave;me &eacute;ducatif ne sont pas rest&eacute;s les bras crois&eacute;s face &agrave; cet &laquo;exode universitaire&raquo;. Dans presque tous les &eacute;tablissements, l&rsquo;heure est &agrave; la r&eacute;vision et au rajustement des emplois de temps pour que les professeurs en place puissent parer au plus press&eacute;. &laquo;J&rsquo;ai donn&eacute; des instructions &agrave; mes collaborateurs pour parer &agrave; toute &eacute;ventualit&eacute;. Evidemment, la premi&egrave;re solution envisag&eacute;e reste la modification des emplois du temps pour permettre aux &eacute;l&egrave;ves de boucler les programmes. Je pense que c&rsquo;est temporel et chaque ann&eacute;e, de nouveaux enseignants form&eacute;s nous sont envoy&eacute;s par le ministre ainsi que ceux qui y seront affect&eacute;s ou recrut&eacute;s&raquo;, rasure Abakaka Moussa, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional des Enseignements secondaires de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord. Les responsables en charge de l&rsquo;&eacute;ducation semblent donc minimiser la perturbation des cours qui r&eacute;sulte du d&eacute;part des vacataires. Bien plus, ils d&eacute;tiennent la formule n&eacute;cessaire leur permettant de couvrir efficacement les programmes scolaires. &laquo;Suites aux instructions de la hi&eacute;rarchie, nous avons pris des dispositions pour modifier les emplois du temps et permettre ne serait-ce qu&rsquo;aux &eacute;l&egrave;ves des classes d&rsquo;examen de boucler les programmes. Je crois que l&rsquo;ann&eacute;e prochaine, d&rsquo;autres nouveaux dipl&ocirc;m&eacute;s de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur frapperont &agrave; notre porte, surtout dans la perspective d&rsquo;un autre concours de l&rsquo;Ecole normale sup&eacute;rieure de Maroua&raquo;, appuie Jean Makassia, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; des Enseignements secondaires du Mayo-Danay.<br \/> Si le probl&egrave;me reste entier pour les &eacute;tablissements des autres d&eacute;partements et des zones recul&eacute;es, pour ceux du p&eacute;rim&egrave;tre urbain de la ville de Maroua, il ne devrait pas tout de m&ecirc;me se poser avec acuit&eacute;. En raison de ce que les &eacute;tudiants de l&rsquo;Ens pourront y dispenser les cours pendant les heures de tr&ecirc;ve et les jours de repos. Bien plus, la main d&rsquo;&oelig;uvre sera encore plus bon march&eacute;. Une &eacute;lite de Maroua reconna&icirc;t que &laquo;on ne va pas quand m&ecirc;me faire cours &agrave; l&rsquo;Ens &agrave; chaque heure comme au lyc&eacute;e. Forc&eacute;ment, les &eacute;l&egrave;ves auront le temps de donner quelques heures de cours dans les &eacute;tablissements scolaires, ce d&rsquo;autant que les sites retenus pour abriter les salles de cours se retrouvent au centre urbain de Maroua&raquo;. Pour lui, le probl&egrave;me est relatif. Parce qu&rsquo;on ne peut r&eacute;clamer tambour battant la cr&eacute;ation d&rsquo;une universit&eacute; &agrave; Maroua et d&eacute;plorer l&rsquo;effet imm&eacute;diat caus&eacute; par le d&eacute;part massif des enseignants vacataires des &eacute;tablissements scolaires. Bien plus, ils n&rsquo;auront que deux &agrave; trois ans &agrave; passer &agrave; l&rsquo;Ens pour que le probl&egrave;me soit d&eacute;finitivement r&eacute;solu. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Jacques KALDAOUSSA  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup de lyc&eacute;es et coll&egrave;ges de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord en panne d&rsquo;enseignants. Vers un deuxi&egrave;me trimestre difficile Les r&eacute;sultats de la s&eacute;lection d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;Ecole normale sup&eacute;rieure (Ens) de Maroua posent un probl&egrave;me plut&ocirc;t inattendu. Celui du d&eacute;part massif d&rsquo;enseignants vacataires des &eacute;tablissements primaires et secondaires vers cette nouvelle destination. 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