{"id":6635,"date":"2009-03-01T11:00:57","date_gmt":"2009-03-01T10:00:57","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1919","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1919\/","title":{"rendered":"Bangoua : Des \u00e9l\u00e8ves entrent en transe au lyc\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> Depuis mercredi une psychose r&egrave;gne sur tout ce village situ&eacute; pr&egrave;s de Bangangt&eacute;.<\/p>\n<p>Jeudi 26 f&eacute;vrier 2009, il est 9h30. Un silence de cimeti&egrave;re traverse la cour de r&eacute;cr&eacute;ation du lyc&eacute;e de Bangoua, village de l&rsquo;arrondissement de Bangangt&eacute;. Trois &eacute;l&egrave;ves en tenue de classe commentent devant le bloc administratif, o&ugrave; le censeur num&eacute;ro un s&rsquo;affaire &agrave; distribuer les convocations pour la tenue de la grande palabre qui aura lieu ce jour, vendredi 27 f&eacute;vrier, afin d&rsquo;apporter des &eacute;claircis &agrave; tout le village, sur le ph&eacute;nom&egrave;ne de transe que rencontre des &eacute;l&egrave;ves, enti&egrave;rement de sexe f&eacute;minin depuis quelques jours au lyc&eacute;e. <\/p>\n<p>Les un et les autres n&rsquo;en reviennent pas. &quot;Nous sommes d&eacute;pass&eacute;s par ce ph&eacute;nom&egrave;ne qui a d&eacute;but&eacute; comme un jeu ici au lyc&eacute;e, il y a bient&ocirc;t une semaine. Au d&eacute;but, on ne voyait pas les choses aussi graves, jusqu&rsquo;&agrave; mercredi dernier o&ugrave; on n&rsquo;a vu des enfants tomber &agrave; r&eacute;p&eacute;tition, dans les salles de classe, dans la cour et m&ecirc;me dans les quartiers &quot;, nous explique l&rsquo;un des trois censeurs de ce lyc&eacute;e. Ce dernier a requis l&rsquo;anonymat. Une situation qui a mis tout le village en alerte. C&rsquo;est sans attendre un quelconque secours, les parents ont d&eacute;barqu&eacute; au lyc&eacute;e, mercredi dernier autour de 9heures, certains arm&eacute;s de gourdins, pour extirper leurs prog&eacute;nitures des salles de classe. &quot; Nous ne laisserons nos enfants rentrer &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, que si nous avons une explication juste et sinc&egrave;re de cette situation. Surtout que nous ignorons la provenance de tout &ccedil;a dans notre village &quot;, remarque un parent rencontr&eacute; dans la cour du lyc&eacute;e de Bangoua. C&rsquo;est ce qui explique le d&eacute;brayage observ&eacute; par les &eacute;l&egrave;ves, hier jeudi. Au moment o&ugrave; les cours se poursuivent sereinement au Cetic ou au coll&egrave;ge Evang&eacute;lique de Bangoua. <\/p>\n<p><strong>Crise <\/strong><br \/>Une situation qui n&rsquo;a n&eacute;cessit&eacute; le d&eacute;ploiement des autorit&eacute;s administratives, traditionnelles et religieuses. C&rsquo;est ainsi que le Pr&eacute;fet du Nd&eacute;, Godlive Mbok&eacute; Ntua, a conduit toute une d&eacute;l&eacute;gation ce m&ecirc;me jeudi. Il y avait &agrave; ses cot&eacute;s le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du Minesec &agrave; l&rsquo;Ouest et le chef sup&eacute;rieur Bangoua. Ils se sont rendus au chevet des &eacute;l&egrave;ves hospitalis&eacute;s au centre hospitalier Evang&eacute;lique de Bangoua. Ils ont par ailleurs tenu une r&eacute;union de crise, afin de trouver des voies et moyens pour faire revenir la confiance et s&eacute;r&eacute;nit&eacute; au sein des populations. Au centre hospitalier, les parents sont inconsolables. Sept jeunes filles en sont victimes : Claudine Teche Tchatchouang, (18 ans), Franck Nelly Nankoua (18 ans), Mich&egrave;le Ir&egrave;ne Bolo (18 ans), &eacute;l&egrave;ves en classe de troisi&egrave;me y sont intern&eacute;es depuis le 25 f&eacute;vrier 2009.<\/p>\n<p> Tout comme Judith Kegne (20 ans), &eacute;l&egrave;ve en classe de 1&egrave;re Espagnol, suit des soins intensifs sous la coordination du Dr Ruth Nana Ngongang, qui ne peut malheureusement pas expliquer scientifiquement ce ph&eacute;nom&egrave;ne qui arrive simultan&eacute;ment : &quot; Je ne peux pas donner une explication formelle &agrave; tout ce ph&eacute;nom&egrave;ne. Ce que je peux dire, c&rsquo;est que les enfants arrivent dans un &eacute;tat d&rsquo;agitation, inconscients, avec des mouvements qu&rsquo;on ne peut facilement d&eacute;crire &quot;, pr&eacute;cise-t-il. Il ajoute : &quot; Apr&egrave;s des examens, on remarque chez la plupart, des hypocalc&eacute;mies, chez certains des asthmatiques et qui parfois n&rsquo;avaient pas encore manifest&eacute; des troubles. La fr&eacute;quence des crises s&rsquo;accentue et parfois, arrive aux patientes au m&ecirc;me moment &quot;.<\/p>\n<p> Le pr&eacute;fet attire l&rsquo;attention des partenaires sociaux quant &agrave; la dramatisation qui peut entourer le ph&eacute;nom&egrave;ne actuellement v&eacute;cu &agrave; Bangoua : &quot; Ce que nous essayons de faire, c&rsquo;est de pouvoir remettre la population en confiance tout en lui expliquant des choses vraies et non coudre des mensonges, qui ne peuvent que embraser la situation. Nous avons vu comment les gens ont jugul&eacute; ce ph&eacute;nom&egrave;ne sous d&rsquo;autres cieux, et ne voulons pas que cette solution de violence se passe ici &quot;, souligne M. Mbok&eacute;. En attendant ce qui sortira de la grande palabre initi&eacute;e par les autorit&eacute;s, pr&eacute;vue d&egrave;s ce matin, tout le monde a fini par avoir peur de tout le monde &agrave; Bangoua. <\/p>\n<p><em>J&eacute;r&ocirc;me Serge Todjom (Stagiaire)<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis mercredi une psychose r&egrave;gne sur tout ce village situ&eacute; pr&egrave;s de Bangangt&eacute;. Jeudi 26 f&eacute;vrier 2009, il est 9h30. Un silence de cimeti&egrave;re traverse la cour de r&eacute;cr&eacute;ation du lyc&eacute;e de Bangoua, village de l&rsquo;arrondissement de Bangangt&eacute;. 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