{"id":6645,"date":"2009-03-01T11:45:03","date_gmt":"2009-03-01T10:45:03","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1929","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1929\/","title":{"rendered":"Controverse autour de la rafle des 46 \u00abprostitu\u00e9es \u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Une chasse ouverte contre les belles de nuit dans la ville de Douala sur instruction du pr&eacute;fet du Wouri fait des vagues. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Le hall du commissariat de s&eacute;curit&eacute; publique de 1er arrondissement de Douala Bonanjo fait l&rsquo;objet d&rsquo;une tr&egrave;s grande attraction depuis mardi 24 f&eacute;vrier 2009. 46 pr&eacute;sum&eacute;es prostitu&eacute;es sur la centaine de filles rafl&eacute;es vendredi 20 f&eacute;vrier 2009 dans les diff&eacute;rentes art&egrave;res de Douala par les patrouilles des commissariats du 1er et 2&egrave; arrondissement sont soup&ccedil;onn&eacute;es d&rsquo;exercer dans les rues, proposant du plaisir aux passants, souvent de fa&ccedil;on ostentatoire, d&eacute;shonorante et agressive. &laquo;C&rsquo;est dommage, on nous a sorties des cellules pour que les cam&eacute;ras des t&eacute;l&eacute;visions nous filment. Elles vont diffuser nos images comme &eacute;tant des prostitu&eacute;es alors que nous ne le sommes pas toutes&raquo;, s&rsquo;inqui&egrave;te Hortense. Ce &agrave; quoi une des ses camarades d&rsquo;infortune r&eacute;pond, d&eacute;sabus&eacute;e: &laquo;D&rsquo;ailleurs un journal a d&eacute;j&agrave; publi&eacute; nos noms. Maintenant nous serons confondues dans les quartiers et consid&eacute;r&eacute;es comme telles &raquo;. <br \/> Plusieurs parents et membres de famille accourus pour s&rsquo;en qu&eacute;rir de la situation ont appris que les filles arr&ecirc;t&eacute;es sont sous le coup d&rsquo;une d&eacute;tention administrative d&eacute;cid&eacute;e par le pr&eacute;fet Bernard Okalia Bila&iuml;. Officiellement, l&rsquo;op&eacute;ration consiste &agrave; assainir les m&oelig;urs dans les rues de la capitale &eacute;conomique. Cette op&eacute;ration fait suite &agrave; une premi&egrave;re, coercitive, engag&eacute;e pendant les f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e mais dont l&rsquo;effet n&rsquo;a pas suffi &agrave; d&eacute;courager les professionnelles du plus vieux m&eacute;tier du monde. &laquo;Il y a parmi ces filles, celles qu&rsquo;on avait d&eacute;j&agrave; rafl&eacute;es pendant les f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e 2008. Leurs lieux de pr&eacute;dilection sont la devanture des services, domiciles des autorit&eacute;s administratives et missions consulaires &raquo;, explique Jean Claude Etoa Mballa, le sous-pr&eacute;fet de Douala 1er. M&ecirc;me &eacute;tant dans votre v&eacute;hicule avec votre &eacute;pouse, elles vous h&egrave;lent comme une veille connaissance. Pis encore, elles insultent copieusement votre &eacute;pouse&raquo;.<\/p>\n<p> <strong> Engagement sur l&rsquo;honneur<\/strong><br \/> Pourtant, chacune des filles en d&eacute;tention y va de son explication pour d&eacute;montrer grande conviction pour les unes et sans &ecirc;tre convaincante pour les autres, qu&rsquo;elles sont des victimes collat&eacute;rales d&rsquo;une op&eacute;ration dont elles ne sont pas les cibles. M&ecirc;me si leurs accoutrements et attitudes sugg&egrave;rent le contraire. &laquo;Les prostitu&eacute;es professionnelles ne sont pas arr&ecirc;t&eacute;es. Parce qu&rsquo;elles ont des soutiens au sein de la police qui les avisent de leur arriv&eacute;e&raquo;, d&eacute;nonce l&rsquo;une d&rsquo;elles qui ajoute : &laquo;Pour mon cas, je sortais du travail lorsque j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e alors que j&rsquo;attendais le taxi. Subitement, j&rsquo;ai vu une bande de filles s&rsquo;enfuir, sans que je sache pourquoi&raquo;. Pour sa part, Marie-Ange soutient qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e devant son kiosque &agrave; cigarettes et de call box devant Akwa Palace. Le g&eacute;rant d&rsquo;un night club a &eacute;t&eacute; aussi aper&ccedil;u en train de n&eacute;gocier la lib&eacute;ration de sa caissi&egrave;re. En revanche, une visiteuse venue assister une connaissance ne cache pas le statut de cette derni&egrave;re. &laquo;L&rsquo;op&eacute;ration de lib&eacute;ration des emprises a fait d&eacute;truire le kiosque de ma camarde qui est une veuve avec cinq enfants en charge. Depuis lors, elle est oblig&eacute;e de se prostituer pour essayer de se refaire une sant&eacute; financi&egrave;re avant d&rsquo;entreprendre une autre activit&eacute;&raquo;, soutient Sophie. <br \/> Apr&egrave;s quatre jours de garde &agrave; vue, plusieurs personnes ont &eacute;t&eacute; autoris&eacute;es &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer leurs filles, s&oelig;urs, compagnes ou &eacute;pouses. En contrepartie, ils ont d&ucirc; signer des fiches d&rsquo;engagement qui mentionnent leurs filiations avec les pr&eacute;sum&eacute;es prostitu&eacute;es et leur domiciliation, mais aussi un engagement sur l&rsquo;honneur qu&rsquo;en cas de r&eacute;cidive, ils en r&eacute;pondront avec les concern&eacute;es devant la justice conform&eacute;ment &agrave; la loi. &laquo;C&rsquo;est le d&eacute;but d&rsquo;une proc&eacute;dure judiciaire en bonne et due forme&raquo;, pr&eacute;cise Itone Besinga Ely, 3&egrave; adjoint pr&eacute;fectoral. Pour celles qui n&rsquo;ont pas de parents pour signer cet engagement, leur sort reste incertain. Plusieurs filles disent vivre seules en tant que majeurs qui s&rsquo;assument et par cons&eacute;quent, elles ne peuvent b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;intervention d&rsquo;aucune personne. On peut tout de m&ecirc;me regretter que des actes de corruption aient &eacute;maill&eacute; cette op&eacute;ration qui reste tout de m&ecirc;me tr&egrave;s controvers&eacute;e.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Mathieu Nathana&euml;l NJOG  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une chasse ouverte contre les belles de nuit dans la ville de Douala sur instruction du pr&eacute;fet du Wouri fait des vagues. Le hall du commissariat de s&eacute;curit&eacute; publique de 1er arrondissement de Douala Bonanjo fait l&rsquo;objet d&rsquo;une tr&egrave;s grande attraction depuis mardi 24 f&eacute;vrier 2009. 46 pr&eacute;sum&eacute;es prostitu&eacute;es sur la centaine de filles rafl&eacute;es [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6645","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6645","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6645"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6645\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6645"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6645"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6645"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6645"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}