{"id":6718,"date":"2009-04-16T14:33:45","date_gmt":"2009-04-16T12:33:45","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2002","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2002\/","title":{"rendered":"Prosp\u00e8r Magloire Seme : Une bande de terre camerounaise occup\u00e9e par des Equatoguin\u00e9ens"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/seme-magloire.gif\" alt=\"\" \/>Selon le Fonds mondial pour la nature (Wwf), un organisme international qui appui le gouvernement camerounais en mati&egrave;re d&rsquo;assistance technique dans la gestion des aires prot&eacute;g&eacute;es, le parc de Campo-Ma&rsquo;an est un v&eacute;ritable r&eacute;servoir de la biodiversit&eacute; avec plus de 1500 esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales, 80 esp&egrave;ces de mammif&egrave;res de grande taille [plus de 300 &eacute;l&eacute;phants], 302 esp&egrave;ces d&rsquo;oiseaux et 122 esp&egrave;ces de reptiles. C&rsquo;est ce potentiel &agrave; la fois faunique et floristique qu&rsquo;est appel&eacute; &agrave; prot&eacute;ger le minist&egrave;re de la For&ecirc;t et de la Faune &agrave; travers le service de la conservation install&eacute; &agrave; Campo. Une unit&eacute; dont les agents soufflent le chaud et le froid &agrave; la fois &agrave; cause des braconniers mieux arm&eacute;s parfois venus d&rsquo;un pays voisin, et m&ecirc;me de leurs conditions de travail et tr&egrave;s pr&eacute;caires. <\/p>\n<p>Une pr&eacute;carit&eacute; qui n&rsquo;a cependant rien &agrave; envier &agrave; celle des populations riveraines de ce parc &eacute;tendu sur plus de 264.000 hectares, lesquelles ne comprennent toujours pas pourquoi il leur est interdit de pr&eacute;lever des produits dans ce qu&rsquo;elles consid&egrave;rent comme l&rsquo;une de leurs richesses les plus importantes (la for&ecirc;t) avec la p&ecirc;che ; au pr&eacute;texte que les animaux et les arbres doivent &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;s. C&rsquo;est sur ces r&eacute;alit&eacute;s et autres incompr&eacute;hensions que le conservateur du parc national de Campo-Ma&rsquo;an l&egrave;ve un pan de voile dans cette discussion.<\/p>\n<p><strong>Le parc national de Campo-Ma&rsquo;an existe depuis l&rsquo;an 2000. 9 ans apr&egrave;s, est-ce que le conservateur que vous &ecirc;tes pense que les populations ont accept&eacute; le fait qu&rsquo;une bonne partie de leurs ressources foresti&egrave;res et animales leurs soit interdite d&rsquo;exploitation?<\/strong><br \/>C&rsquo;est une disposition du gouvernement. Pour moi, il ne s&rsquo;agit pas de savoir si les gens sont contents ou pas. Quand le gouvernement prend une d&eacute;cision, on doit simplement l&rsquo;appliquer. Par ailleurs, je pense qu&rsquo;il y a d&eacute;j&agrave; plus de 10 ans de sensibilisation sur l&rsquo;opportunit&eacute;, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et le bien fond&eacute; de la d&eacute;cision de cr&eacute;er ce parc. Je ne veux pas dire que ce travail de sensibilisation a &eacute;t&eacute; bien fait ou non. Mais avant que nous n&rsquo;arrivions, beaucoup d&rsquo;efforts avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;s. Mais l&rsquo;on constate qu&rsquo;il y a toujours des incompr&eacute;hensions.<\/p>\n<p><strong>Ces incompr&eacute;hensions sont de quelles natures ?<\/strong><br \/>Les incompr&eacute;hensions sont de trois ordres. D&rsquo;abord, nous avons des probl&egrave;mes de communication. Si vous vous adressez, par exemple, &agrave; un pygm&eacute;e, vous n&rsquo;allez pas utiliser les m&ecirc;mes termes que lorsque vous vous adressez &agrave; une autorit&eacute; administrative. Il y a sept ethnies autour du parc. Ce qui signifie sept cultures diff&eacute;rentes. Il faut donc aborder ces personnes de mani&egrave;re diff&eacute;rentes. Ce qui fait qu&rsquo;il y a une complexit&eacute; en mati&egrave;re de communication dans la zone couverte par le parc de Campo-Ma&rsquo;an. Ensuite, il y a des pr&eacute;occupations d&rsquo;ordre sociales. Les populations veulent qu&rsquo;on parvienne rapidement &agrave; &eacute;tablir un lien direct entre la conservation de la biodiversit&eacute; que vise le parc et le d&eacute;veloppement. Or, la formation que nous avons re&ccedil;u nous oblige &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir en nous mettant dans un camp. Quand vous &ecirc;tes dans le d&eacute;veloppement vous faites le d&eacute;veloppement, et quand vous &ecirc;tes dans la conservation, vous faites de la conservation. La passerelle entre les deux n&rsquo;est pas encore clairement &eacute;tablie. Enfin, il y a des pr&eacute;occupations d&rsquo;ordre s&eacute;curitaire. Il y a beaucoup d&rsquo;armes qui circulent dans le coin. On ne sait pas toujours qui port tel type d&rsquo;arme. Cela peut nous entra&icirc;ner des d&eacute;g&acirc;ts terribles. Vous voyez qu&rsquo;il y a un de nos &eacute;l&eacute;ments qui a un bras coup&eacute;. C&rsquo;est &agrave; la suite d&rsquo;une op&eacute;ration de lutte anti-braconnage que cela est arriv&eacute;. Les probl&egrave;mes de s&eacute;curit&eacute; sont fondamentaux dans ce que nous faisons.<\/p>\n<p><strong>Eu &eacute;gard &agrave; la pauvret&eacute; ambiante autour des parcs, une opinion pense que cr&eacute;er une aire prot&eacute;g&eacute;e s&rsquo;apparente &agrave; sacrifier les int&eacute;r&ecirc;ts des populations &agrave; l&rsquo;autel de la protection des animaux et des arbres. Cette remarque n&rsquo;est-elle pas pertinente?<\/strong><br \/>Le parc a certes l&rsquo;ambition d&rsquo;assurer la protection de l&rsquo;environnement. Mais dans la d&eacute;finition du parc, on doit &eacute;galement s&rsquo;occuper de l&rsquo;environnement social. Je crois que ce dernier &eacute;l&eacute;ment n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; suffisamment expliqu&eacute; aux populations. C&rsquo;est la raison pour laquelle nous arrivons &agrave; des confusions que nous voyons aujourd&rsquo;hui. En ce qui concerne le parc de Campo-Ma&rsquo;an, nous voulons &ecirc;tre du c&ocirc;t&eacute; des populations pour les aider &agrave; porter leurs pr&eacute;occupations sociales vers les d&eacute;cideurs pour que ces populations n&rsquo;aient pas l&rsquo;impression est le parc est l&agrave; simplement pour leur imposer des contraintes.<br \/>Le pr&eacute;l&egrave;vement des ressources ne se fait plus dans le parc, qui a englouti une bonne partie des richesses dont pouvaient se pr&eacute;valoir les riverains. Est-ce que des initiatives &eacute;conomiques compensatoires ont &eacute;t&eacute; mises en place pour permettre aux populations de ne pas &ecirc;tre d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;es dans leur quotidien ?<br \/>Le parc n&rsquo;a pas englouti toutes les richesses. La preuve est qu&rsquo;il y a des Ufa [unit&eacute; foresti&egrave;re am&eacute;nag&eacute;e] dans la zone qui sont exploit&eacute;es. Il y a &eacute;galement une trentaine d&rsquo;initiative de for&ecirc;ts communautaires qui sont dans la p&eacute;riph&eacute;rie du parc. Le parc aurait pu s&rsquo;opposer &agrave; ces initiatives. Mais, nous les encourageons plut&ocirc;t et les accompagnons. Il y a &eacute;galement des initiatives &eacute;cotouristiques. Le parc vient de distribuer des &eacute;quipements aux responsables des for&ecirc;ts communautaires et des initiatives d&rsquo;&eacute;cotourisme pour un montant de 22 millions de Fcfa. Cela montre bien la volont&eacute; du parc &agrave; encourager le d&eacute;veloppement des initiatives g&eacute;n&eacute;ratrices de revenus autour du parc.<\/p>\n<p><strong>Le parc est g&eacute;n&eacute;ralement pr&eacute;sent&eacute; comme une richesse &eacute;cologique qui rec&egrave;le &eacute;galement de richesses &eacute;conomiques. Comment peut-on rentabiliser un parc comme celui de Campo-Ma&rsquo;an ?<\/strong><br \/>Le parc n&rsquo;est pas simplement un r&eacute;servoir de bois. Le parc dispose &eacute;galement d&rsquo;un potentiel &eacute;cotouristique impressionnant, que l&rsquo;on n&rsquo;a pas toujours su valoriser jusqu&rsquo;ici. C&rsquo;est la raison pour laquelle je pense qu&rsquo;il faut renforcer les capacit&eacute;s des groupes locaux, afin qu&rsquo;ils puissent se prendre en charge, qu&rsquo;ils comprennent que le d&eacute;veloppement ne doit pas &ecirc;tre support&eacute; par des acteurs externes. A Campo-Ma&rsquo;an, nous avons le probl&egrave;me de la promotion de l&rsquo;image touristique de la zone.<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les richesses du parc national de Campo-Ma&rsquo;an, qui sont susceptibles d&rsquo;attirer les touristes ?<\/strong><br \/>Ce parc est reconnu pour son potentiel bio&eacute;cologique. On y recense au moins 300 esp&egrave;ces d&rsquo;oiseaux, dont certains font la liaison entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique du Sud en passant r&eacute;guli&egrave;rement par Campo. Le parc a la chance de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une fa&ccedil;ade maritime qui regorge de certaines esp&egrave;ces marines comme la tortue marine et m&ecirc;me des baleines que l&rsquo;on observe &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie de la zone du parc. Il y a &eacute;galement une bordure frontali&egrave;re qui conf&egrave;re &agrave; ce parc un certain int&eacute;r&ecirc;t transfrontalier&hellip; Et &agrave; cause de la capacit&eacute; d&rsquo;h&eacute;bergement de la ville de Kribi, on peut recevoir beaucoup de touristes ici.<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les principales difficult&eacute;s que vous rencontrez dans la protection du parc ?<\/strong><br \/>Les probl&egrave;mes sont multiples. Le premier d&rsquo;entre eux et celui du personnel. Lorsque vous avez un personnel qui a des probl&egrave;mes de salaires, il devient difficile de les envoyer en for&ecirc;t. L&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, les gens ont eu huit mois d&rsquo;arri&eacute;r&eacute;s de salaire. Et depuis janvier 2009, ils sont sans salaire. Le deuxi&egrave;me probl&egrave;me c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;quipement. Il y a un seul v&eacute;hicule sur le parc en ce moment, qui doit courir sur 800.000 hectares &agrave; peu pr&egrave;s. Jusque-l&agrave; nous avions des motos qui avaient 12 ans d&rsquo;&acirc;ge [l&rsquo;ambassade des Usa en a offert huit neuves lundi dernier]. Il fallait s&rsquo;arr&ecirc;ter tous les 5 Km pour effectuer des rafistolages. En troisi&egrave;me lieu, nous avons des probl&egrave;mes de financement. Un parc comme celui de Campo-Ma&rsquo;an n&eacute;cessite 5 milliards de Fcfa pour son plan d&rsquo;am&eacute;nagement. C&rsquo;est-&agrave;-dire environ un milliard par an. Mais nous ne r&eacute;ussissons pas &agrave; mobiliser 20% de cette somme annuellement. <\/p>\n<p><strong>Quel est l&rsquo;impact du braconnage sur le parc de Campo-Ma&rsquo;an?<\/strong><br \/>L&rsquo;impact du braconnage est beaucoup plus accentu&eacute; sur les petits et moyens mammif&egrave;res. Pour l&rsquo;instant, on n&rsquo;observe pas beaucoup ce ph&eacute;nom&egrave;ne sur les &eacute;l&eacute;phants, les chimpanz&eacute;s et les gorilles. Par contre, sur les antilopes la pression est forte. Car, ils servent &agrave; alimenter les march&eacute;s qui sont tout au tour du parc. O&ugrave; l&rsquo;on trouve des gens au pouvoir d&rsquo;achat &eacute;lev&eacute;, qui sont demandeurs de viande de brousse. Par exemple, la masse salariale &agrave; Hevecam est autour de 5 milliards de Fcfa, alors que dans toute la zone p&eacute;riph&eacute;rique la pauvret&eacute; est ambiante. Donc, les gens pensent que pour avoir un peu de p&eacute;trole, il faut tuer un animal et all&eacute; le vendre &agrave; Hevecam. Vous voyez donc qu&rsquo;un p&ocirc;le &eacute;conomique comme Hevecam est &eacute;galement un producteur de braconniers.<\/p>\n<p><strong>Dans le parc, le pr&eacute;l&egrave;vement des ressources est-il strictement interdit ou alors simplement r&eacute;glement&eacute; ?<\/strong><br \/>Le principe normal de la r&eacute;glementation est que les seules activit&eacute;s autoris&eacute;es dan un parc sont le tourisme et la recherche. Le parc de Campo-Ma&rsquo;an est le seul dans lequel le plan d&rsquo;am&eacute;nagement a autoris&eacute; la collecte et l&rsquo;exploitation d&rsquo;un certain nombre de produits. Mais il faut que cela se fasse &agrave; but domestique. Nous avons le mandat d&rsquo;initier des conventions avec les populations pour la collecte d&rsquo;un certain nombre de produits. Mais il faut d&eacute;finir la nature de ces produits, la p&eacute;riode de l&rsquo;ann&eacute;e o&ugrave; il faut les pr&eacute;lever, les quotas autoris&eacute;s. Nous allons bient&ocirc;t d&eacute;marrer les n&eacute;gociations avec les populations locales, afin d&rsquo;arriver &agrave; la signature de ces contrats de cogestion.<\/p>\n<p><strong>La ville de Campo est situ&eacute;e &agrave; un jet de pierre de la Guin&eacute;e Equatoriale. Est-ce que vous faites face au braconnage transfrontalier ? <\/strong><br \/>Le braconnage transfrontalier est extr&ecirc;mement puissant dans la zone. Nos fr&egrave;res d&rsquo;en face sont lourdement arm&eacute;s. Ils entrent g&eacute;n&eacute;ralement dans le parc pour abattre des &eacute;l&eacute;phants. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne est difficile &agrave; r&eacute;soudre par les autorit&eacute;s du parc, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une affaire qui engage deux pays et il faut faire appel &agrave; d&rsquo;autres comp&eacute;tences pour &eacute;radiquer ce ph&eacute;nom&egrave;ne. Dans la zone de l&rsquo;Ufa de Wijma, la 09024, il y a une bande de 15 km fois 60 km qui est enti&egrave;rement occup&eacute;e par des Equatoguin&eacute;ens. Et aucun Camerounais n&rsquo;y met les pieds. M&ecirc;me l&rsquo;exploitant forestier a d&eacute;j&agrave; abandonn&eacute; cette partie-l&agrave;. Il s&rsquo;agit des questions de souverainet&eacute; qui ne rel&egrave;vent pas de la comp&eacute;tence des autorit&eacute;s du parc.<\/p>\n<p><em> Entretien avec Brice R. Mbodiam, &agrave; Campo <\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon le Fonds mondial pour la nature (Wwf), un organisme international qui appui le gouvernement camerounais en mati&egrave;re d&rsquo;assistance technique dans la gestion des aires prot&eacute;g&eacute;es, le parc de Campo-Ma&rsquo;an est un v&eacute;ritable r&eacute;servoir de la biodiversit&eacute; avec plus de 1500 esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales, 80 esp&egrave;ces de mammif&egrave;res de grande taille [plus de 300 &eacute;l&eacute;phants], 302 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6718","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6718","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6718"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6718\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6718"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6718"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6718"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6718"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}