{"id":6720,"date":"2009-04-24T11:35:03","date_gmt":"2009-04-24T09:35:03","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2012\/","title":{"rendered":"Droit d\u2019auteur : La guerre entre la Cmc et la Socam divise les artistes"},"content":{"rendered":"\n\n\n<div align=\"justify\"><!--[if gte mso 9]><xml>  <w:WordDocument>   <w:View>Normal<\/w:View>   <w:Zoom>0<\/w:Zoom>   <w:HyphenationZone>21<\/w:HyphenationZone>   <w:PunctuationKerning \/>   <w:ValidateAgainstSchemas \/>   <w:SaveIfXMLInvalid>false<\/w:SaveIfXMLInvalid>   <w:IgnoreMixedContent>false<\/w:IgnoreMixedContent>   <w:AlwaysShowPlaceholderText>false<\/w:AlwaysShowPlaceholderText>   <w:Compatibility>    <w:BreakWrappedTables \/>    <w:SnapToGridInCell \/>    <w:WrapTextWithPunct \/>    <w:UseAsianBreakRules \/>    <w:DontGrowAutofit \/>   <\/w:Compatibility>   <w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4<\/w:BrowserLevel>  <\/w:WordDocument> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml>  <w:LatentStyles DefLockedState=\"false\" LatentStyleCount=\"156\">  <\/w:LatentStyles> <\/xml><![endif]--><!--[if !mso]><object  classid=\"clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D\" id=ieooui><\/object> \n\n<style> st1:*{behavior:url(#ieooui) } <\/style>\n\n <![endif]--> <!--  \/* Style Definitions *\/  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal \t{mso-style-parent:\"\"; \tmargin:0cm; \tmargin-bottom:.0001pt; \tmso-pagination:widow-orphan; \tfont-size:12.0pt; \tfont-family:\"Times New Roman\"; \tmso-fareast-font-family:\"Times New Roman\";} @page Section1 \t{size:612.0pt 792.0pt; \tmargin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; \tmso-header-margin:36.0pt; \tmso-footer-margin:36.0pt; \tmso-paper-source:0;} div.Section1 \t{page:Section1;} --> <!--[if gte mso 10]> \n\n<style>  \/* Style Definitions *\/  table.MsoNormalTable \t{mso-style-name:\"Tableau Normal\"; \tmso-tstyle-rowband-size:0; \tmso-tstyle-colband-size:0; \tmso-style-noshow:yes; \tmso-style-parent:\"\"; \tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; \tmso-para-margin:0cm; \tmso-para-margin-bottom:.0001pt; \tmso-pagination:widow-orphan; \tfont-size:10.0pt; \tfont-family:\"Times New Roman\"; \tmso-ansi-language:#0400; \tmso-fareast-language:#0400; \tmso-bidi-language:#0400;} <\/style>\n\n <![endif]-->    <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" width=\"140\" hspace=\"6\" height=\"200\" border=\"4\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 140 200'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/images\/ama%20tutu%20muna.jpg\" style=\"float: left;\" alt=\"Image\" title=\"Image\" \/>Qui doit g&eacute;rer les droits d&rsquo;auteur dans la cat&eacute;gorie art musical au Cameroun ? La question se pose avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;acuit&eacute; que deux soci&eacute;t&eacute;s se confrontent sur le sujet : la Cameroon music corporation (Cmc) et la Soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise de l&rsquo;art musical (Socam). <\/p>\n<div align=\"justify\">Dans un communiqu&eacute; sign&eacute; mercredi 22 avril 2009, le ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, a inform&eacute; l&rsquo;opinion nationale et internationale que l&rsquo;agr&eacute;ment octroy&eacute; par le minist&egrave;re de la Culture &agrave; la Cmc en 2003, pour une p&eacute;riode de 5 ans, a naturellement expir&eacute; en septembre 2008. Suite &agrave; la suspension intervenue en 2006, ledit agr&eacute;ment avait &eacute;t&eacute; retir&eacute; avant terme. Par ailleurs, poursuit-elle, la d&eacute;cision n&deg;106\/Mincult\/Cab du 03 juillet 2008 a octroy&eacute; l&rsquo;agr&eacute;ment &agrave; la Socam, qui est, &agrave; ce jour, &laquo; l&rsquo;interlocuteur unique des usagers du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins des droits d&rsquo;auteur dans la cat&eacute;gorie art musical &raquo;. Ama Tutu Muna<span>&nbsp; <\/span>invite par cons&eacute;quent les usagers exploitant les &oelig;uvres de l&rsquo;esprit &agrave; reverser les redevances<span>&nbsp; <\/span>&agrave; la Socam, car &laquo; tout paiement effectu&eacute; en violation des dispositions en vigueur est nul et non avenu &raquo;. Sur le terrain, les artistes ne s&rsquo;accordent pas. R&eacute;actions&hellip; <\/div>\n<p align=\"right\" class=\"MsoNormal\"><strong>Maurice Simo Djom<\/strong><\/p>\n<div align=\"justify\">    <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\"><span>&nbsp; <\/span><\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">tsimi toro<span> :&nbsp; <\/span>&laquo; Pour moi, la Cmc n&rsquo;existe pas &raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">Tout ce que je peux dire sur la question du droit d&rsquo;auteur qui divise les musiciens aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que la Cmc n&rsquo;existe pas. Je ne sais pas pourquoi certaines personnes s&rsquo;ent&ecirc;tent &agrave; parler de cette structure, qui n&rsquo;existe plus nulle part ici au Cameroun. Sur le plan juridique, quand une soci&eacute;t&eacute; n&rsquo;a plus d&rsquo;agr&eacute;ment, je ne sais pas dans quelle mesure on peut la citer comme une soci&eacute;t&eacute; qui existe. En ce moment, la seule soci&eacute;t&eacute; qui g&egrave;re l&rsquo;art musical c&rsquo;est la Socam. Et pour le moment, les artistes qui en sont membres trouvent leur compte. A moins qu&rsquo;on ne veuille semer le trouble, je ne sais pas pourquoi on reparlerait encore de la Cmc aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">yvette bassega<span> :&nbsp; <\/span>&laquo; Qu&rsquo;on mette tout le monde sur une m&ecirc;me table et qu&rsquo;on en parle &raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">Je ne voudrais m&ecirc;me pas en parler parce que je trouve &ccedil;a ridicule et honteux<span>&nbsp; <\/span>qu&rsquo;on soit arriv&eacute; &agrave; une telle situation de conflit. Depuis des d&eacute;cennies aujourd&rsquo;hui, le droit d&rsquo;auteur a du mal &agrave; retrouver ses traces. Qu&rsquo;on mette tout le monde sur une m&ecirc;me table et qu&rsquo;on en parle. Il faut assainir le milieu. On a l&rsquo;impression que c&rsquo;est quelque chose de juteux et les gens veulent s&rsquo;en accaparer. Je ne sais pas qui doit percevoir les droits d&rsquo;auteurs entre la Cmc et la Socam, mais il faut avouer que la fa&ccedil;on avec laquelle la Socam a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e, nous les artistes on a l&rsquo;impression que c&rsquo;est quelque chose qui nous est tomb&eacute; du ciel. &Ccedil;a n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; mis sur pied par nos r&eacute;flexions, nos actions. On a l&rsquo;impression que c&rsquo;est quelque chose qui nous est &eacute;trange.<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">peckey power<span> :&nbsp; <\/span>&laquo; La Cmc ne fait que du bruit &raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">Telle que la Cmc se comporte actuellement, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elle veut emp&ecirc;cher la Socam de travailler. Et pourtant, c&rsquo;est la Socam qui a un agr&eacute;ment. L&rsquo;on a toujours constat&eacute; que c&rsquo;est le minist&egrave;re de la Culture qui a toujours &eacute;vinc&eacute; les Pca des soci&eacute;t&eacute;s de gestion des droits d&rsquo;auteurs. Et Quand vous g&eacute;rez les droits d&rsquo;auteurs au Cameroun, il faut toujours &ecirc;tre en harmonie avec le Mincult qui est la tutelle. C&rsquo;est ce qui est le cas avec la Socam et pas la Cmc. En clair, il n&rsquo;y a pas match entre la Socam et la Cmc. Cette derni&egrave;re ne fait que du bruit. Rien ne peut emp&ecirc;cher la Socam de travailler.<span>&nbsp; <\/span><\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">charlie nelle<span> : <\/span>&laquo; La Cour supr&ecirc;me ne donne pas le droit &agrave; la Cmc d&rsquo;exercer &raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">Nous avons une soci&eacute;t&eacute; qui est l&agrave;, c&rsquo;est la Socam. Cette esp&egrave;ce d&rsquo;amalgame que les gens veulent cr&eacute;er en disant qu&rsquo;il y a la Cmc et la Socam, moi je pense qu&rsquo;il faut &ecirc;tre du cot&eacute; de la l&eacute;galit&eacute;. L&rsquo;agr&eacute;ment de la Cmc n&rsquo;est plus valable, puisqu&rsquo;elle a pris fin en 2008. Quand bien m&ecirc;me la Cour supr&ecirc;me prend la d&eacute;cision que l&rsquo;on conna&icirc;t, ce n&rsquo;est pas pour donner le droit &agrave; la Cmc d&rsquo;exercer. C&rsquo;est simplement, comme dans un contrat o&ugrave; celui qui se sent l&eacute;s&eacute; peut &ecirc;tre d&eacute;dommag&eacute;. Ce n&rsquo;est pas que la Cmc doit s&rsquo;investir &agrave; nouveau dans la gestion du droit d&rsquo;auteur. Pour une fois que les artistes ont la chance d&rsquo;avoir un ministre comp&eacute;tent, qui fait beaucoup pour la culture camerounaise, moi, je dis qu&rsquo;on devrait arr&ecirc;ter et laisser la Socam travailler. Madame le ministre a donn&eacute; un agr&eacute;ment &agrave; la Socam, comme on en avait donn&eacute;<span>&nbsp; <\/span>&agrave; la Cmc. Permettons &agrave; cette structure d&rsquo;op&eacute;rer. M&ecirc;me dans le football, la derni&egrave;re d&eacute;cision revient &agrave; l&rsquo;arbitre. Si il faut changer tout le temps, l&agrave; vraiment, je dis qu&rsquo;on en a marre.<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">a&iuml;-jo mamadou<span> : <\/span>&laquo; Le minist&egrave;re et Sam Mbende doivent s&rsquo;unir et chercher &agrave; unir tous les artistes&raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">Je crois que parler de la question du droit d&rsquo;auteur au Cameroun n&rsquo;est pas la chose la plus facile que je puisse faire, tant la situation li&eacute;e &agrave; cette question est devenue compliqu&eacute;e dans notre pays. Ce qui se passe entre la ministre de la Culture et Sam Mbende d&eacute;passe mon entendement, mais je crois que seul Sam Mbende ma&icirc;trise le droit d&rsquo;auteur au Cameroun. Pour cette raison, je crois que le minist&egrave;re et Sam Mbende doivent s&rsquo;unir et chercher &agrave; unir tous les artistes pour que cessent toutes les divisions que nous vivons dans notre milieu. Ce milieu n&rsquo;est pas un ring de boxe o&ugrave; les gens viennent se battre les uns contre les autres. Je pense que c&rsquo;est une question d&rsquo;entente.<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">vincent parady : &ldquo;La Cmc est morte&rdquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">La Cmc n&rsquo;existe plus, je ne sais pas pourquoi certaines personnes en parlent encore. Il ne faut pas que les gens r&ecirc;ve de ce qui n&rsquo;est plus possible. Aujourd&rsquo;hui, on parle de la Cmc et c&rsquo;est aupr&egrave;s de cette soci&eacute;t&eacute; que tous les artistes qui savent ce qu&rsquo;ils veulent s&rsquo;abonnent. Quand la Cmc avait un agr&eacute;ment, on parlait d&rsquo;elle comme de celle qui r&eacute;gi les artistes. Maintenant qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la Socam, que les gens comprennent que c&rsquo;est la Socam. La ministre de la Culture est l&rsquo;autorit&eacute; supr&ecirc;me en mati&egrave;re de droit d&rsquo;auteur. La Cmc est morte et c&rsquo;est la Socam qui existe.<span>&nbsp; <\/span>Il est question pour tout le monde de suivre ce que dit madame la ministre de la Culture.<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">tonton &eacute;bogo<span> : <\/span>&laquo; La gestion des droits d&rsquo;auteurs n&rsquo;est pas r&eacute;serv&eacute;e &agrave; une cat&eacute;gorie de personnes &raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">Si j&rsquo;ai un mot &agrave; dire sur ce sujet, c&rsquo;est qu&rsquo;il faut que tout ceux qui soutiennent Sam Mbende sachent que la gestion des droits d&rsquo;auteurs n&rsquo;est pas r&eacute;serv&eacute;e &agrave; une cat&eacute;gorie de personnes. Pourquoi la Cmc veut s&rsquo;&eacute;terniser dans la gestion de ces droits d&rsquo;auteurs ? Pourquoi ne veulent-ils pas laisser les autres travailler ? Ils ont g&eacute;r&eacute; les droits d&rsquo;auteurs pendant trois ans, qu&rsquo;ils laissent les autres faire leurs preuves. Agir ainsi, c&rsquo;est faire preuve de malhonn&ecirc;tet&eacute;. <\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<h4 align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">ben decca<span> : <\/span>&laquo; Nous ne pouvons pas nous mettre &agrave; dos le minist&egrave;re de tutelle &raquo;<\/h4>\n<div align=\"justify\">  <\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">La Cmc n&rsquo;existe plus parce que l&rsquo;agr&eacute;ment a &eacute;t&eacute; suspendu. Au niveau du droit normalement, en respectant les textes, il y aurait eu une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale extraordinaire et les &eacute;lections &agrave; l&rsquo;appui. L&rsquo;agr&eacute;ment &eacute;tant suspendu, il ne pouvait plus y avoir d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. Il a donc fallu cr&eacute;er une autre structure. Je pense que la structure &eacute;tant l&agrave;, la Cmc n&rsquo;a plus aucune raison d&rsquo;&ecirc;tre. Pour &eacute;viter une certaine cacophonie, les membres de la Cmc soit disant ont le<span>&nbsp; <\/span>devoir de rejoindre la nouvelle structure et de batailler &eacute;ventuellement pour avoir le contr&ocirc;le de cette structure. On ne peut pas avoir deux soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteurs, une qui d&eacute;pend de la Cour supr&ecirc;me et une autre qui est l&rsquo;&eacute;manation de la volont&eacute; de la majorit&eacute; des artistes camerounais. Je suis d&eacute;sol&eacute;, mais moi, ma mission, c&rsquo;est de chanter et de faire danser le Camerounais ; c&rsquo;est de composer des morceaux et de percevoir mes droits. Au lieu de s&rsquo;attaquer au syst&egrave;me pour qu&rsquo;on lutte contre la piraterie, on veut affaiblir la seule structure qui est sur pied. Nous ne pouvons pas, &agrave; l&rsquo;heure actuelle, nous mettre &agrave; dos notre minist&egrave;re de tutelle. L&rsquo;humilit&eacute; m&ecirc;me doit nous pousser &agrave; une obligation de r&eacute;serve.<\/p>\n<div class=\"titre\">\n<h1>Droits d&rsquo;auteur : Socam &#8211; Cmc : Ama Tutu Muna tranche<\/h1>\n<p><span> <\/span><\/div>\n<div class=\"chapo\"> Le communiqu&eacute; du Mincult rendu public mercredi suscite diverses r&eacute;actions des acteurs. Le point de la situation. <\/div>\n<div class=\"texte\">\n<p> La gu&eacute;guerre de communiqu&eacute;s entre la Cameroon Music Corporation (Cmc) et la Soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise de l&rsquo;art musical (Socam) durait depuis quelques semaines. Chacune des parties assurant l&rsquo;opinion qu&rsquo;elle est l&rsquo;interlocuteur valable en mati&egrave;re de droits d&rsquo;auteur en mati&egrave;re de musique au Cameroun. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment en mati&egrave;re de perception et de r&eacute;partition desdits droits. Et puis, mercredi, le communiqu&eacute; du ministre de la Culture est tomb&eacute;. &laquo; L&rsquo;agr&eacute;ment octroy&eacute; &agrave; la Cameroon Music Corporation (Cmc) par d&eacute;cision n&deg;03\/016 du 15 septembre 2003, pour une p&eacute;riode de cinq ans a naturellement expir&eacute; le 14 d&eacute;cembre 2008. Avant terme, la d&eacute;cision susvis&eacute;e a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un retrait subs&eacute;quent &agrave; une suspension intervenue en 2006 &raquo;, indique le communiqu&eacute;. Il ajoute : &laquo; Par ailleurs, la Soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise de l&rsquo;art musical (Socam) s&rsquo;est vue investir (&hellip;) de la qualit&eacute; d&rsquo;interlocuteur unique des usagers du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins dans la cat&eacute;gorie art musical. &raquo; <\/p>\n<p> Le Mincult poursuit : &laquo; Nonobstant les diff&eacute;rentes proc&eacute;dures actuellement pendantes par devant les juridictions comp&eacute;tentes, le ministre de la Culture invite tous les usagers exploitant les &oelig;uvres de l&rsquo;esprit &agrave; consid&eacute;rer la Socam comme la seule soci&eacute;t&eacute; habilit&eacute;e &agrave; percevoir les redevances dues au titre du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins&hellip; &raquo;. La mise au point est &eacute;videmment bien accueillie au si&egrave;ge de la Socam &agrave; Bastos. &laquo; La nouvelle nous r&eacute;conforte (&hellip;) Nous travaillons comme d&rsquo;habitude, des lettres de relance ont &eacute;t&eacute; envoy&eacute;es &agrave; des usagers et nous avons des prospecteurs sur le terrain &raquo;, a expliqu&eacute; hier &agrave; CT le directeur g&eacute;n&eacute;ral de cette entreprise, Simon Richard Mbapp&egrave; Koum. <\/p>\n<p> La Cmc a elle aussi r&eacute;agi, se consid&eacute;rant, &agrave; travers un communiqu&eacute;, comme la victime &laquo; d&rsquo;un complot ourdi &raquo; contre elle. Les locaux de l&rsquo;entreprise sis &agrave; Tsinga &eacute;taient ferm&eacute;s hier (des cadenas &agrave; la porte mais plus de scell&eacute;s). Selon un des charg&eacute;s de la communication de la soci&eacute;t&eacute;, joint au t&eacute;l&eacute;phone par CT, l&rsquo;ouverture est pr&eacute;vue pour lundi, et une permanence sera install&eacute;e au si&egrave;ge. Le feuilleton offrira probablement d&rsquo;autres &eacute;pisodes. <\/p>\n<p>AN<\/p>\n<div class=\"titre\">\n<h1>NOTE D&rsquo;INFORMATION DE LA CMC<\/h1>\n<p><span> <\/span><\/div>\n<div class=\"chapo\"> NOTES D&rsquo;INFORMATION<\/div>\n<div class=\"texte\">\n<style type=\"text\/css\">\n\t<!--\n\t\t@page { margin: 2cm }\n\t\tP { margin-bottom: 0.21cm }\n\t-->\n\t<\/style>\n<p align=\"center\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"><font size=\"5\"><u><strong>NOTE D&rsquo;INFORMATION<\/strong><\/u><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Depuis que l&rsquo;ordonnance N&deg;034\/OSE\/CA\/CS du 17 d&eacute;cembre 2008 de la Cour Supr&ecirc;me du Cameroun a &eacute;t&eacute; rendue publique, la SOCAM n&rsquo;a de cesse de mettre en avant l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;elle dispose d&rsquo;un agr&eacute;ment octroy&eacute; par le Minist&egrave;re de la Culture pour exercer la gestion collective du droit d&rsquo;auteur du domaine musical au Cameroun.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Manquant de discernement sur cette question &eacute;l&eacute;mentaire de droit, certains usagers et autres observateurs se laissent abuser par cette argumentation trompeuse. Qu&rsquo;en est-il exactement&nbsp;?<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">A partir du moment o&ugrave; les d&eacute;cisions de la ministre de la Culture N&deg;0088\/MINCULT\/CAB du 12 mai 2008 portant retrait d&rsquo;agr&eacute;ment de la CMC et N&deg;0089\/MINCULT\/CAB du 15 mai 2008 portant nomination des membres du Comit&eacute; ad hoc charg&eacute; de la gestion des affaires courantes de la CMC et du communiqu&eacute; du 15 mai 2008 d&eacute;finissant leurs attributions ont &eacute;t&eacute; suspendues par l&rsquo;ordonnance de la Chambre administrative de la Cour Supr&ecirc;me, il est loisible de constater que la SOCAM est confondue dans son ill&eacute;galit&eacute;.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">En fait, comme le rel&egrave;ve MTN dans sa correspondance du 06 avril courant adress&eacute;e au Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la SOCAM, l&rsquo;ordonnance de la Cour Supr&ecirc;me r&eacute;tablit le statu quo ante, c&rsquo;est-&agrave;-dire ram&egrave;ne toutes les parties &agrave; la situation qui pr&eacute;valait avant les d&eacute;cisions susvis&eacute;es.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Plus clairement, au 12 mai 2008, le probl&egrave;me d&rsquo;agr&eacute;ment de la CMC ne se pose pas et la CMC, qui n&rsquo;est ni dissoute ni liquid&eacute;e, exerce bel et bien la gestion collective du droit d&rsquo;auteur du domaine musical conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 75 de la loi N&deg; 2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 relative au droit d&rsquo;auteur et aux droits voisins du droit d&rsquo;auteur qui stipule, en son alin&eacute;a 2 qu&rsquo;&nbsp;<em><strong>&laquo;&nbsp; il ne peut &ecirc;tre cr&eacute;&eacute; qu&rsquo;un organisme de gestion collective par cat&eacute;gorie de droit d&rsquo;auteur et de droits voisins&#8230;&nbsp;<\/strong><\/em>&raquo;<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Foin donc de d&eacute;clarations approximatives et alambiqu&eacute;es d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; et de propos galvaud&eacute;s et pol&eacute;mistes de l&rsquo;autre. Le probl&egrave;me, le seul probl&egrave;me aujourd&rsquo;hui, se situe au niveau de l&rsquo;application de l&rsquo;ordonnance N&deg;034\/OSE\/CA\/CS\/2008 de la Cour Supr&ecirc;me. Sauf &agrave; chercher &agrave; cr&eacute;er le d&eacute;sordre et la confusion comme c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui au minist&egrave;re de la Culture et &agrave; la SOCAM, il faut s&rsquo;y rapporter &agrave; d&eacute;faut de s&rsquo;en impr&eacute;gner. <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">A la CMC, seul le droit nous interpelle et nous importe.<\/p>\n<p lang=\"\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">                                                                       <strong>Le D&eacute;partement de la Communication<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p lang=\"en-US\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">                                                                       <strong>Guy ZOGO &amp; Manfred MOUMI N<\/p>\n<p><\/strong>   <\/p>\n<style type=\"text\/css\">\n\t<!--\n\t\t@page { margin: 2cm }\n\t\tP { margin-bottom: 0.21cm }\n\t\tA:link { so-language: zxx }\n\t-->\n\t<\/style>\n<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><font size=\"5\"><u><strong>NOTE D&rsquo;INFORMATION<\/strong><\/u><\/font><\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Un communiqu&eacute; sign&eacute; de Son Excellence la Ministre de la Culture et diffus&eacute; sur les ondes de la CRTV radio le mercredi 22 avril 2009 fait curieusement injonction aux usagers du droit d&rsquo;auteur du domaine musical de s&rsquo;acquitter de leurs redevances du droit d&rsquo;auteur aupr&egrave;s de la SOCAM.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Pour sa part, la CMC constate avec satisfaction l&rsquo;&eacute;volution positive de l&rsquo;argumentation du Minist&egrave;re de la Culture qui ne parle plus d&rsquo;elle comme d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; ayant &eacute;t&eacute; dissoute mais plut&ocirc;t du &laquo;&nbsp;<em>non renouvellement<\/em>&nbsp;&raquo; de son agr&eacute;ment.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">S&rsquo;agissant particuli&egrave;rement du vrai faux d&eacute;bat autour de l&rsquo;agr&eacute;ment de la CMC, on note simplement qu&rsquo;avant la pr&eacute;tendue date d&rsquo;expiration de celui-ci, le 15 septembre 2008, un agr&eacute;ment a &eacute;t&eacute; curieusement octroy&eacute; &agrave; la SOCAM le 03 juillet 2008.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Pour mettre en avant l&rsquo;argument selon lequel l&rsquo;agr&eacute;ment de la CMC n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;, il aurait fallu attendre qu&rsquo;il expir&acirc;t d&rsquo;abord. Malheureusement, il n&rsquo;en a rien &eacute;t&eacute;. Toute chose contraire &agrave; l&rsquo;article 18 du d&eacute;cret N&deg;2001\/956\/PM du 1<sup>er<\/sup> novembre 2001 fixant les modalit&eacute;s d&rsquo;application de la loi N&deg;2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 qui stipule qu&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;<em><strong>il ne peut &ecirc;tre cr&eacute;&eacute; qu&rsquo;un organisme de gestion collective dans chacune des cat&eacute;gories de droit d&rsquo;auteur ou des droits voisins<\/strong><\/em>&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">La CMC ne reviendra pas sur l&rsquo;ordonnance N&deg;034\/OSE\/CA\/CS du 17 d&eacute;cembre 2008 dont les termes sont sans &eacute;quivoque. Elle rel&egrave;ve cependant, avec grand &eacute;tonnement, que l&rsquo;agr&eacute;ment de la Soci&eacute;t&eacute; Civile de Litt&eacute;rature et des Arts Dramatiques (SOCILADRA) et celui de la Soci&eacute;t&eacute; Civile des Arts Plastiques et Graphiques (SOCADAP) n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;s depuis leur expiration en 2005. <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Quatre ans apr&egrave;s, les dirigeants du Minist&egrave;re de la Culture ne se sont jamais offusqu&eacute;s de cette entorse &agrave; la r&egrave;glementation en vigueur au point de se fendre d&rsquo;un communiqu&eacute; &agrave; l&rsquo;endroit des usagers comme c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui. Et pourtant, la CMC a &eacute;t&eacute; r&eacute;tablie dans ses droits par l&rsquo;ordonnance de la Cour Supr&ecirc;me.<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">En clair, le communiqu&eacute; de la Ministre de la Culture appara&icirc;t ni plus ni moins comme l&rsquo;&eacute;pilogue d&rsquo;un complot ourdi contre la CMC et ses dirigeants et dont l&rsquo;&eacute;chec cuisant devrait interpeller ses commanditaires. Aussi, le sens des affaires de l&rsquo;Etat et le souci de garantir l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral commanderaient &agrave; ce stade qu&rsquo;il soit rappel&eacute; &agrave; la SOCAM de cesser, au regard de son ill&eacute;galit&eacute;, toute activit&eacute; concernant l&rsquo;exercice de la gestion collective du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm;\">Dans ce qui se pr&eacute;sente comme une cabale contre elle, la CMC, qui a le droit pour elle, rappelle aux usagers que sa direction g&eacute;n&eacute;rale et ses directions r&eacute;gionales, &agrave; travers la R&eacute;publique, sont d&eacute;sormais ouvertes, tous les jours de 8h &agrave; 17h <\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">                                                                      <strong>Le D&eacute;partement de la Communication<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"> <\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><strong>\t<\/strong><span lang=\"en-US\"><strong>                 Guy ZOGO &amp; Manfred MOUMI N.<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">\n<div class=\"titre\">\n<h1>Ama Tutu Muna : Auteur compositeur aux accords imparfaits <\/h1>\n<p><span> <\/span><\/div>\n<div class=\"chapo\"> La ministre de la Culture prolonge la pol&eacute;mique sur les soci&eacute;t&eacute;s de droits d&rsquo;auteur, malgr&eacute; une d&eacute;cision de la Cour supr&ecirc;me. <\/div>\n<div class=\"texte\"><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/ama-tutu.gif\" \/>Elle disait avoir &quot;pris acte&quot; de l&rsquo;ordonnance de la chambre administrative de la Cour supr&ecirc;me qui, le 17 d&eacute;cembre 2008, d&eacute;cidait de suspendre &quot;les effets de la d&eacute;cision [&hellip;] du ministre de la Culture portant retrait d&rsquo;agr&eacute;ment &agrave; la Cmc [Cameroon Music Corporation] et de celle [&hellip;] du 15 mai 2008 portant nomination des membres du comit&eacute; ad hoc charg&eacute; de la gestion des affaires courantes&quot; de ladite soci&eacute;t&eacute;. Cependant, elle indiquait sur les ondes de la Crtv-radio, le 22 f&eacute;vrier 2009, que cette d&eacute;cision ne changeait rien &agrave; la situation qui pr&eacute;valait jusque-l&agrave;. Pour Ama Tutu Muna, ministre de la Culture, la Cmc restait hors jeu, l&rsquo;agr&eacute;ment autorisant cette derni&egrave;re &agrave; exercer la gestion collective du droit d&rsquo;auteur ayant expir&eacute; entre-temps. Et une autre soci&eacute;t&eacute;, en l&rsquo;occurrence la Socam (Soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise de l&rsquo;art musical), ayant &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e et &eacute;tant b&eacute;n&eacute;ficiaire dudit agr&eacute;ment.<\/p>\n<p>Depuis, le minist&egrave;re de la Culture disait n&rsquo;avoir plus rien &agrave; dire au sujet de la l&eacute;galit&eacute; de la Socam, pourtant mise &agrave; rude &eacute;preuve par la justice. Ce mutisme est rest&eacute; de mise jusqu&rsquo;&agrave; la semaine derni&egrave;re, lorsque Mtn Cameroon, op&eacute;rateur priv&eacute; de t&eacute;l&eacute;phonie mobile sollicit&eacute; par la Socam pour s&rsquo;acquitter de la redevance du droit d&rsquo;auteur a r&eacute;pondu, par &eacute;crit, qu&rsquo;il entendait tirer les cons&eacute;quences de l&rsquo;ordonnance de la Cour supr&ecirc;me en payant d&eacute;sormais entre les mains de la Cmc. D&rsquo;autres entreprises &eacute;tant susceptibles de suivre cet exemple, Mme Ama Tutu Muna a rompu le silence mercredi dernier pour mettre en garde les usagers du droit d&rsquo;auteur sensibles aux arguments de la Cmc. Elle a indiqu&eacute; que seul l&rsquo;agr&eacute;ment du minist&egrave;re de la Culture donnait &agrave; la Socam &quot;la qualit&eacute; d&rsquo;interlocuteur unique des usagers du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins dans la cat&eacute;gorie art musical&quot;.<\/p>\n<p>Le 5 mars 2009, dans les colonnes de Mutations, Jean Calvin Aba&rsquo;a Oyono, enseignant de droit public et sp&eacute;cialiste du contentieux administratif &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute; II avait pourtant &eacute;t&eacute; sans &eacute;quivoque sur la situation cr&eacute;&eacute;e par l&rsquo;ordonnance de la Cour supr&ecirc;me : &quot;M&ecirc;me si l&rsquo;agr&eacute;ment de la Cmc courrait encore pendant 24 heures, la d&eacute;cision rendue par la Chambre administrative voudrait qu&rsquo;on revienne d&rsquo;abord &agrave; la situation ant&eacute;rieure&quot;, disait-il. Avant d&rsquo;ajouter : &quot;Il est inconcevable que l&rsquo;administration, qui est cens&eacute;e appliquer le droit et qui est condamn&eacute;e par la justice ne donne pas un sens &agrave; la d&eacute;cision du juge. Elle bafoue ainsi l&rsquo;Etat de droit. Ce sont des attitudes incompatibles avec le discours politique et l&rsquo;&eacute;thique juridique&quot;.<\/p>\n<p><strong>Hostilit&eacute;<\/strong><br \/>Pour comprendre l&rsquo;attitude de Mme Ama Tutu Muna, traductrice de formation &acirc;g&eacute;e de 49 ans depuis le 17 juillet dernier, il faut remonter &agrave; sa nomination comme ministre de la Culture, en septembre 2007. Au lendemain de sa prise de fonction, elle mettait en place un &quot;comit&eacute; de relecture&quot; de l&rsquo;armature juridique laiss&eacute;e par son pr&eacute;d&eacute;cesseur, qui organise la gestion collective du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. Voulait-elle passer un coup de gomme sur l&rsquo;&oelig;uvre de ce dernier ? En tout cas les travaux dudit comit&eacute; furent interrompus, mais Adolphe Minkoa She, qui en &eacute;tait membre, succ&eacute;da &agrave; Magloire Ondoa, pr&eacute;sent&eacute; comme un homme de Ferdinand Oyono, &agrave; la t&ecirc;te de la Commission permanente de m&eacute;diation et de contr&ocirc;le (Cpmc) du droit d&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>Ce changement ouvrait une &egrave;re difficile entre le minist&egrave;re de la Culture et Sam Mbend&eacute;, le pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration de la Cmc. En mars 2008, Mme Ama Tutu s&rsquo;oppose d&rsquo;abord &agrave; la tenue de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale &eacute;lective de la Cmc convoqu&eacute;e pour le 16 avril 2009. Le rendez-vous pris pour le 10 mai 2009 va donner lieu &agrave; une avalanche de voies de fait. D&rsquo;abord, la ministre d&eacute;cide de se substituer aux organes dirigeants de la Cmc pour organiser l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la soci&eacute;t&eacute; en demandant aux candidats de d&eacute;poser leurs dossiers &quot;au courrier central du minist&egrave;re de la Culture&quot;. <br \/>Ensuite, le jeudi 8 mai, elle d&eacute;clare irrecevable la candidature de Sam Mbend&eacute; pour &quot;malversations financi&egrave;res graves&quot;. Elle d&eacute;pose enfin une plainte &agrave; la police au nom de la Scaap et de la Socadap, deux soci&eacute;t&eacute;s civiles priv&eacute;es de droit d&rsquo;auteur, qui accusent la Cmc d&rsquo;avoir d&eacute;tourn&eacute; leur quote-part de 100 millions Fcfa de redevance du droit d&rsquo;auteur re&ccedil;us des Brasseries du Cameroun. Sam Mbend&eacute; sera interpell&eacute; au petit matin du jour de l&rsquo;&eacute;lection, le samedi 10 mai, un jour f&eacute;ri&eacute;. L&rsquo;enqu&ecirc;te polici&egrave;re d&eacute;bouchera plus tard sur un non lieu.<\/p>\n<p>Cette issue a probablement d&eacute;rout&eacute; les plans du ministre, d&rsquo;autant que Sam Mbend&eacute; &eacute;tait r&eacute;&eacute;lu par ses pairs. La ministre d&eacute;cide d&rsquo;invalider les travaux de l&rsquo;Ag de la Cmc et, le 12 mai, signe une d&eacute;cision &quot;portant retrait de l&rsquo;agr&eacute;ment&quot; &agrave; la Cmc. Les puristes du droit rel&egrave;veront plus tard que la proc&eacute;dure n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;e, les textes pr&eacute;voyant notamment une mise en demeure pr&eacute;alable obligatoire de 60 jours. Les locaux de l&rsquo;entreprise sont aussit&ocirc;t scell&eacute;s, sans d&eacute;cision de justice. Trois jours plus tard, elle met en place un comit&eacute; ad hoc, pr&eacute;sid&eacute; par Adolphe Minkoa She, qui est charg&eacute; de g&eacute;rer les affaires courantes de la soci&eacute;t&eacute; et d&rsquo;organiser une autre Ag. C&rsquo;est ce comit&eacute; qui accouchera de la Socam le 7 juin 2008, au cours d&rsquo;une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la&hellip; Cmc. La Socam re&ccedil;oit l&rsquo;agr&eacute;ment le 3 juillet. <\/p>\n<p>Ce sont les effets de ces d&eacute;cisions que la Cour supr&ecirc;me a d&eacute;cid&eacute; de suspendre, en attendant le jugement au fond. La fille de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale (l&rsquo;&eacute;poque du parti unique), qui a probablement d&rsquo;autres qualit&eacute;s, n&rsquo;entend manifestement pas se plier &agrave; une telle obligation. M&ecirc;me si hier, sur la Crtv radio, elle a reconnu : &quot;J&rsquo;occupe des fonctions politiques et administratives qui ne me donnent cependant pas le droit de me mettre en travers de la justice de mon pays. Pour autant, c&rsquo;est &agrave; moi qu&rsquo;incombe la mission d&rsquo;octroyer des agr&eacute;ments et de les retirer et j&rsquo;entends jouer mon r&ocirc;le&quot;. Manifestement, il y a encore, pour la ministre, interpr&egrave;te de formation, une diff&eacute;rence d&rsquo;interpr&eacute;tation<\/p>\n<p><em>Christophe Bobiokono<\/em> <\/span>  <\/p>\n<\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">\n<p><\/p>\n<div class=\"titre\">\n<h1> Ama Tutu Muna : &laquo; Que les artistes restent sereins &raquo;<\/h1>\n<p><span> <\/span><\/div>\n<div class=\"chapo\"> Le ministre de la Culture Ama Tutu Muna s&rsquo;est confi&eacute;e hier &agrave; la Crtv et &agrave; CT. <\/div>\n<div class=\"texte\">\n<p> Vous venez de rendre public un communiqu&eacute; rappelant que la Socam est seule autoris&eacute;e &agrave; exercer en mati&egrave;re de recouvrement des droits d&rsquo;auteur dans la cat&eacute;gorie art musical. Il intervient dans un contexte o&ugrave; on a beaucoup parl&eacute; de la Cmc, de la lev&eacute;e des scell&eacute;s, etc. Etes-vous sur la d&eacute;fensive? <\/p>\n<p>Non, pas du tout. Le communiqu&eacute; me para&icirc;t tr&egrave;s clair. Je tiens tout de suite &agrave; faire une pr&eacute;cision: il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une lev&eacute;e mais d&rsquo;un bris de scell&eacute;s. Nous avons fait faire un constat et les choses suivent leur cours normalement. <\/p>\n<p> Il y a quand m&ecirc;me des soci&eacute;t&eacute;s qui se sont prononc&eacute;es, donnant l&rsquo;impression de consid&eacute;rer la Cmc comme une entreprise exer&ccedil;ant dans le droit d&rsquo;auteur. <\/p>\n<p>Je ne peux pas emp&ecirc;cher des soci&eacute;t&eacute;s de dire ce qu&rsquo;elles ont envie de dire. Les textes sont tr&egrave;s clairs : c&rsquo;est le minist&egrave;re de la Culture qui donne l&rsquo;agr&eacute;ment. Si ces soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;cident de payer, elles vont payer deux fois. Il n&rsquo;est pas question ici pour moi de revenir sur un certain nombre de choses. Tout a &eacute;t&eacute; dit dans le communiqu&eacute;, et chacun doit donc prendre ses dispositions. <\/p>\n<p> Mais ces soci&eacute;t&eacute;s semblent avoir besoin d&rsquo;un document prouvant que la Cmc n&rsquo;existe plus&#8230; <\/p>\n<p>Elles ont besoin d&rsquo;un document indiquant qui a l&rsquo;agr&eacute;ment. Et l&rsquo;agr&eacute;ment, tel que la loi le dit, est octroy&eacute; par le minist&egrave;re de la Culture. Le communiqu&eacute; est tr&egrave;s clair l&agrave;-dessus, je n&rsquo;ai pas de pol&eacute;mique &agrave; soulever. Si les gens veulent entrer dans des supputations, c&rsquo;est bien possible. Maintenant, quand il sera temps de passer au recouvrement, on verra qui g&egrave;re quoi. <\/p>\n<p> L&rsquo;ordonnance de la Cour supr&ecirc;me du 17 d&eacute;cembre dernier ne vous met-elle pas dans une situation inconfortable? <\/p>\n<p>Je n&rsquo;ai pas de commentaire &agrave; faire sur une ordonnance de la Cour supr&ecirc;me. Je pense que la justice de ce pays est assez fiable, et je m&rsquo;en remets donc &agrave; elle. C&rsquo;est tout un processus. <\/p>\n<p> Quelle est la strat&eacute;gie du minist&egrave;re apr&egrave;s cette ordonnance ? <\/p>\n<p>On ne d&eacute;voile pas ses strat&eacute;gies. Je pense que nous sommes dans un environnement o&ugrave; il faut g&eacute;rer les probl&egrave;mes au fur et &agrave; mesure. Le communiqu&eacute;, auquel je reviens toujours, exprime la position du minist&egrave;re pendant que la justice fait ce qu&rsquo;elle a &agrave; faire. Je m&rsquo;en tiens &agrave; cela. <\/p>\n<p>Avez-vous r&eacute;cemment re&ccedil;u des musiciens adh&eacute;rents de la Socam ou de la Cmc, qui expriment, nous dit-on, leur d&eacute;couragement face &agrave; ces querelles incessantes? <\/p>\n<p>Je ne dirais pas d&eacute;couragement. Il y a lieu de parler d&rsquo;inqui&eacute;tude. Certains sont peut-&ecirc;tre inquiets, etc. Mais il n&rsquo; y a qu&rsquo;une seule personne, M. Sam Mbende, qui cr&eacute;e des troubles &agrave; l&rsquo;ordre public. Tout cela est consign&eacute; et la justice en tiendra compte. Je pense que les artistes devraient rester sereins. Il faut faire confiance aux institutions de la R&eacute;publique. Nous allons traiter le probl&egrave;me au fur et &agrave; mesure. Je pense qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas lieu de paniquer ou de faire de l&rsquo;amalgame. Il faut rester calme, serein, et les choses suivront leur cours normalement. <\/p>\n<p> La situation pourrait faire croire &agrave; certains qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&eacute;sormais d&rsquo;une bataille d&rsquo;egos entre le Mincult et un groupe d&rsquo;artistes. <\/p>\n<p>Je repr&eacute;sente ici une institution. En le faisant on devient un peu plus objectif, moins ancr&eacute; dans ses sentiments, dans ses pr&eacute;jug&eacute;s&#8230; Pour moi c&rsquo;est tr&egrave;s simple : je repr&eacute;sente ici les positions d&rsquo;un Etat, d&rsquo;un gouvernement. <\/p>\n<p> Quelle pourrait &ecirc;tre la voie de sortie de cette crise ? <\/p>\n<p>La voie de sortie est d&eacute;j&agrave; trac&eacute;e. Face &agrave; une situation, vous avez toujours des gens qui pensent qu&rsquo;ils peuvent contourner la loi. Encore une fois, je vous renvoie au communiqu&eacute;. Au fur et &agrave; mesure que les paiements devront s&rsquo;effectuer, on va voir si les gens respectent les &eacute;ch&eacute;ances ou pas. Il n&rsquo; y a qu&rsquo;un seul agr&eacute;ment qui est octroy&eacute;, et l&rsquo;agr&eacute;ment n&rsquo;est octroy&eacute; que par le minist&egrave;re de la Culture. <\/p>\n<p> N&rsquo;est-il pas possible de donner la parole aux artistes, pour qu&rsquo;ils se d&eacute;terminent face &agrave; ce qui se passe ? <\/p>\n<p>Les artistes se sont d&eacute;j&agrave; d&eacute;termin&eacute;s en cr&eacute;ant la Socam. Ils per&ccedil;oivent d&eacute;j&agrave; leurs droits d&rsquo;auteur depuis des mois. La structure fonctionne. Ils se sont d&eacute;j&agrave; exprim&eacute;s, et ont encore d&rsquo;autres forums pour le faire. Il faut bien faire la part des choses : le minist&egrave;re de la Culture r&eacute;gule, soutient les artistes. Mais je ne dois pas m&rsquo;immiscer, ils ont d&eacute;j&agrave; fait un choix.<\/p>\n<p>Propos recueillis par Alliance NYOBIA<\/p>\n<div class=\"titre\">\n<h1>Droit d&rsquo;auteur : Imbroglio chez les musiciens<\/h1>\n<p><span> <\/span><\/div>\n<div class=\"chapo\"> Des entreprises ont signifi&eacute; leur d&eacute;cision de se r&eacute;f&eacute;rer d&eacute;sormais &agrave; la Cmc alors que la Socam annonce des recouvrements forc&eacute;s.<\/div>\n<div class=\"texte\"><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/ngaska-odile.gif\" \/> Y-a-t-il d&eacute;sormais, et contrairement &agrave; la loi de 2000 r&eacute;gissant le droit d&rsquo;auteur au Cameroun, deux soci&eacute;t&eacute;s de gestion collective du droit d&rsquo;auteur pour les musiciens au Cameroun? On est tent&eacute; d&rsquo;y croire au vu de l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;actualit&eacute; dans le domaine depuis quelques jours. Vendredi dernier d&eacute;j&agrave;, les scell&eacute;s appos&eacute;s sur les locaux de la direction g&eacute;n&eacute;rale de la Cameroon music corporation (Cmc) &agrave; Yaound&eacute;, depuis le 12 mai 2008 ont &eacute;t&eacute; lev&eacute;s.<br \/>Dans une correspondance adress&eacute;e aux m&eacute;dias, le service de communication de cette structure expliquait que cette proc&eacute;dure, traduit l&rsquo;ordonnance de la cour Supr&ecirc;me du Cameroun. On se souvient que cette ordonnance, prise le 17 d&eacute;cembre 2008 et notifi&eacute;e &agrave; la Cmc le 18 f&eacute;vrier 2009, suspendait notamment la d&eacute;cision du ministre de la Culture du 12 mai 2008 portant retrait d&rsquo;agr&eacute;ment de la Cmc et celle du 15 mai 2008 du ministre de la Culture portant nomination des membres du Comit&eacute; Ad hoc charg&eacute; de la gestion des affaires courantes de la Cmc et du communiqu&eacute; du 15 mai 2008 d&eacute;finissant leurs attributions.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/sam-mbende.gif\" \/>Et bien que le travail n&rsquo;ait pas repris, hier, dans les locaux de la Cmc, on annonce que c&rsquo;est pour bient&ocirc;t. A ce propos, Guy Zogo, le charg&eacute; de communication de la Cmc affirme : &quot;les scell&eacute;s ont &eacute;t&eacute; lev&eacute;s mais il faut que nous fassions un constat d&rsquo;huissier avant d&rsquo;y entrer pour, ensuite, faire un audit sur le mat&eacute;riel et les dommages qui y ont &eacute;t&eacute; caus&eacute;s du fait de cette fermeture.&quot; Pour Sam Mbend&eacute;, &quot;Il faut que cette proc&eacute;dure soit mise en &oelig;uvre pour, ensuite, proc&eacute;der aux r&eacute;clamations. Il faut savoir que les appareils ont peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; endommag&eacute;s, le personnel n&rsquo;a pu &ecirc;tre pay&eacute; depuis ce temps et le loyer n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pay&eacute;. Ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;on a retir&eacute; l&rsquo;agr&eacute;ment &agrave; une soci&eacute;t&eacute; que l&rsquo;on scelle ses locaux. Cela n&rsquo;a &eacute;t&eacute; motiv&eacute; par aucune d&eacute;cision de justice et le directeur g&eacute;n&eacute;ral [Jean Claude Laurent] est pr&ecirc;t &agrave; aller jusqu&rsquo;au p&eacute;nal pour cela. C&rsquo;est &agrave; lui que revient la charge de g&eacute;rer la soci&eacute;t&eacute; au quotidien.&quot;<\/p>\n<p>Au minist&egrave;re de la Culture dont l&rsquo;avocat a constat&eacute; hier la lev&eacute;e des scell&eacute;s au si&egrave;ge de la Cmc, personne ne souhaite se prononcer sur le sujet. Ce d&rsquo;autant plus que l&rsquo;agr&eacute;ment octroy&eacute; &agrave; la Cmc a expir&eacute; depuis septembre 2008. &quot;La ministre ne souhaite pas communiquer sur cette affaire&quot;, susurre un collaborateur de Ama Tutu Muna. Tout juste, se contente-t-on de r&eacute;affirmer que la Cmc n&rsquo;ayant pas re&ccedil;u l&rsquo;agr&eacute;ment qui lui permettrait d&rsquo;exercer comme soci&eacute;t&eacute; de gestion collective du droit d&rsquo;auteur, il devient lassant de revenir sur le sujet. C&rsquo;est sur la m&ecirc;me ligne que se placent les responsables de la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise de l&rsquo;art musical (Socam). Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de cette structure que nous avons rencontr&eacute; hier confie en effet : &quot;Nous l&rsquo;avons dit et redit : ce n&rsquo;est pas possible que la Cmc exerce et collecte ou per&ccedil;oive les droits &quot;.<\/p>\n<p><strong>Correspondances<\/strong><br \/>Quid de la d&eacute;cision des grands usagers &quot;d&rsquo;op&eacute;rer d&eacute;sormais r&egrave;glement es redevances dues au titre des droits d&rsquo;auteurs entre les mains de la Cmc.&quot; ? &quot; Nous effectuerons des recouvrements forc&eacute;s, mart&egrave;le Richard Mbapp&egrave; Koum. Plusieurs usagers n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; sensibilis&eacute;s mais ceux qui l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; vont &ecirc;tre relanc&eacute;s et si rien n&rsquo;est fait jusque-l&agrave;, nous serons oblig&eacute;s de le faire par la mani&egrave;re forte&quot;, pr&eacute;cise de Dg de la Socam qui, d&rsquo;ailleurs, signe des correspondances relatives au paiement du droit d&rsquo;auteur et adress&eacute;es &agrave; Guinness Cameroon contact&eacute;e &quot;depuis un mois et qui jusque-l&agrave; n&rsquo;a pas fait signe&quot;.<br \/>A ce propos, le 06 avril d&eacute;j&agrave;, Sidoine Ngassa et F&eacute;lix N. Fon Ndikum, respectivement responsable du service juridique et directeur commercial de Mtn ont servi une correspondance aux responsables de la Cmc.<\/p>\n<p> Faisant &eacute;tat de l&rsquo;incertitude qui pr&eacute;vaut depuis le mois de f&eacute;vrier, ces derniers ont inform&eacute; la Socam de ce que : &quot;[&hellip;] Sauf erreur ou omission, vous ne nous avez pas fait tenir un acte ou une d&eacute;cision opposable [&hellip;] qui nous emp&ecirc;cherait l&eacute;galement de r&eacute;gler les redevances dues au titre des droits d&rsquo;auteur entre les mains de la Cmc. En l&rsquo;absence d&rsquo;un tel acte, ou d&rsquo;une telle d&eacute;cision, nous effectuerons dor&eacute;navant le r&egrave;glement des redevances dues au titre des droits d&rsquo;auteurs entre les mains de la Cmc.&quot; Cette nouvelle querelle ne laisse pas insensibles des personnes proches de la gestion du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. A ce propos, certains estiment qu&rsquo;il est du devoir du gouvernement camerounais de mettre fin &agrave; cette cacophonie et convaincre les diff&eacute;rentes parties de trouver une solution pour le bien de tous.<\/p>\n<p><em>Dorine Ekw&egrave;<\/em> <\/span>  <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p align=\"justify\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui doit g&eacute;rer les droits d&rsquo;auteur dans la cat&eacute;gorie art musical au Cameroun ? La question se pose avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;acuit&eacute; que deux soci&eacute;t&eacute;s se confrontent sur le sujet : la Cameroon music corporation (Cmc) et la Soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise de l&rsquo;art musical (Socam). Dans un communiqu&eacute; sign&eacute; mercredi 22 avril 2009, le ministre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6720","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6720","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6720"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6720\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6720"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6720"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6720"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6720"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}