{"id":6738,"date":"2009-04-30T13:36:34","date_gmt":"2009-04-30T11:36:34","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2022\/","title":{"rendered":"Hugo Nyam\u00e8 : Le nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne du Makossa"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"120\" width=\"160\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 160 120'%2F%3E\" data-src=\"\/bibliotheque\/Image\/hugo_nyame.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> &quot;Pardon madame&quot;, le premier album de l&rsquo;artiste, bouscule la hi&eacute;rarchie au sommet du show-biz.<\/p>\n<p>Compte tenu de sa longue exp&eacute;rience de compositeur et de ses nombreuses interventions fructueuses dans les albums de ses confr&egrave;res, d&rsquo;aucuns lui pr&eacute;disaient un succ&egrave;s certain une fois qu&rsquo;il aura d&eacute;cid&eacute; de se vendre lui-m&ecirc;me. Aujourd&rsquo;hui, tous ceux-l&agrave; peuvent se consid&eacute;rer comme des visionnaires. A peine arriv&eacute; dans les bacs, Hugo Nyam&egrave; fait en effet &quot;tr&egrave;s mal&quot; ! A travers les bars, les discoth&egrave;ques et les dancings de la capitale &eacute;conomique, il n&rsquo;y a plus un seul pas sans les sonorit&eacute;s de &quot;Pardon madame&quot;, son premier album commis il y a peu. Certains m&eacute;lomanes, d&egrave;s la premi&egrave;re &eacute;coute des chansons, ont d&rsquo;ailleurs pens&eacute; &agrave; un retour en force du c&eacute;l&egrave;bre Douleur sur le march&eacute; du disque. Et avec raison.<br \/>Dans le timbre vocal, le rythme, les roulements de mots, Hugo Nyam&egrave;, c&rsquo;est en effet du Douala Alexandre tout crach&eacute;. Un talent brut. Du coup, &quot;Pardon madame&quot; se vend comme des petits pains. Et l&rsquo;artiste, plus que jamais, est sollicit&eacute; dans tous les rendez-vous du show &agrave; travers la ville de Douala et ailleurs. Et, fait rarissime, la promotion m&eacute;diatique de l&rsquo;album n&rsquo;est pas encore v&eacute;ritablement entam&eacute;e !<\/p>\n<p>Les fans du quartier Deido, comme il fallait s&rsquo;y attendre, ne tarissent pas d&rsquo;&eacute;loges sur celui qu&rsquo;ils c&ocirc;toient depuis toujours. Les m&eacute;lomanes les plus rigoureux, eux, ont adopt&eacute;e la galette d&egrave;s le premier contact avec ses 09 plages. Cela n&rsquo;a sans doute jamais &eacute;t&eacute; assez dit, mais certains titres &agrave; succ&egrave;s de Sergeo Polo, entre autres artistes &agrave; qui Hugo Nyam&egrave; a souvent pr&ecirc;t&eacute; son talent, portent en effet la griffe de ce ph&eacute;nom&egrave;ne de la composition musicale. La qualit&eacute; des agencements vocaux contenues dans &quot;Pardon madame&quot; ne saurait donc surprendre.<br \/>A commencer par le titre &eacute;ponyme de l&rsquo;album lui-m&ecirc;me, o&ugrave; Hugo Nyam&egrave; d&eacute;nonce ces femmes si promptes &agrave; &quot;manger le marigot&quot; des hommes qu&rsquo;elles rencontrent dans la rue, mais qui se montrent par la suite r&eacute;fractaires &agrave; &quot;payer&quot; lorsque le besoin se fait sentir. &quot;M&ecirc;me si tu vas au bout du monde, m&ecirc;me si tu te r&eacute;fugies sous les eaux, tu vas me payer&hellip;&quot;, fredonne l&rsquo;artiste. Une authentique satire sociale, qui d&eacute;voile au grand jour les inclinations primitives des Camerounais aujourd&rsquo;hui : le ventre et le bas ventre !<\/p>\n<p>Dans &quot;B B&quot;, la chanson qui ouvre l&rsquo;album, Hugo Nyam&egrave; joue au mal-aim&eacute;, en racontant l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui promettait &agrave; son amoureux de ne jamais le quitter, quelles que soient les circonstances. Laquelle finit cependant par rompre son idylle, au grand dam de celui &agrave; qui elle jurait fid&eacute;lit&eacute;. &quot;Tu ne connais pas un brin de ce que c&rsquo;est que l&rsquo;amour&quot;, indique, presque en larmes, le mari &eacute;conduit, qui d&eacute;cidera lui aussi de refaire sa vie. M&ecirc;me &agrave; contrec&oelig;ur&hellip; Les m&ecirc;mes lamentations li&eacute;es &agrave; l&rsquo;amour, Hugo Nyam&egrave; les r&eacute;it&egrave;re dans &quot;Muna Mama&quot;, l&rsquo;une des chansons qui rappellent le plus son confr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Douleur ; et o&ugrave; l&rsquo;artiste parle de ces femmes sans c&oelig;ur, qui tiennent le m&ecirc;me discours langoureux aux hommes qu&rsquo;elles pr&eacute;tendent tous aimer. Les pauvres !<br \/>N&rsquo;allez surtout pas croire que Hugo Nyam&egrave; en veut particuli&egrave;rement aux femmes. Dans &quot;Moyo&quot;, l&rsquo;artiste trouve en effet une occasion de d&eacute;fendre leur cause. Il y traite notamment le cas de son beau fr&egrave;re, &agrave; qui il promet une s&eacute;v&egrave;re bastonnade &agrave; cause du traitement inhumain que ce dernier inflige &agrave; son &eacute;pouse. Inspir&eacute;e d&rsquo;une histoire vraie, selon ses proches, la chanson fait &eacute;galement partie des plus appr&eacute;ci&eacute;es de son r&eacute;pertoire. Mais l&rsquo;artiste a bien du mal &agrave; prendre sa revanche sur son &quot;Moyo&quot;. A cause d&rsquo;une loi non &eacute;crite qui dit qu&rsquo;on ne tape pas sur son beau-fr&egrave;re, mais qu&rsquo;il promet de transgresser un jour. Quitte &agrave; &ecirc;tre la cible d&rsquo;un mauvais sort&hellip;<\/p>\n<p>Au-del&agrave; des divers d&eacute;boires dans le domaine de l&rsquo;amour, Hugo Nyam&egrave; &eacute;voque une question qui semble particuli&egrave;rement le ronger. Dans &quot;Lombo&quot;, il raconte en effet les tribulations qu&rsquo;il a v&eacute;cues lors d&rsquo;un s&eacute;jour en Europe. Ici, l&rsquo;artiste se confie &agrave; sa maman &agrave; qui il raconte comment il fut cong&eacute;di&eacute; en France par quelqu&rsquo;un qu&rsquo;il croyait pourtant &ecirc;tre son fr&egrave;re. Hugo Nyam&egrave; semble ne pas comprendre ici, l&rsquo;individualisme et la cupidit&eacute; qui, selon lui, caract&eacute;risent si bien ceux qui vivent de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;atlantique. Pour le soutenir dans son plaidoyer, une association de voix chatoyantes, &agrave; l&rsquo;instar de Ga&euml;lle Wondje, Achalle, Flavy Nono et Erico, accompagnent Hugo Nyam&egrave; aux ch&oelig;urs. Et, comme un retour d&rsquo;ascenseur &agrave; celui &agrave; qui tous les chanteurs de Makossa reconnaissent le m&eacute;rite, Joly Priso et Narcisse Pryze ont assur&eacute; les programmations et les arrangements de &quot;Pardon madame&quot;. C&ocirc;t&eacute; orchestre, il y a des ca&iuml;ds des studios &eacute;galement : Haoussa (congas), Lady Bass, Arthur Manga (Bass), Mouasso Elam&egrave;, Bobby Nguim&egrave;, Eric Sefu (Guitares). Avec une telle constellation, peut-on r&eacute;ellement &ecirc;tre surpris du r&eacute;sultat ?<\/p>\n<p><strong>Fiche technique<\/strong><br \/>Album : Pardon Madame<br \/>Auteur compositeur : Hugo Nyam&egrave;<br \/>Nombre de titres : 09<br \/>Rythmes : Makossa, Essew&egrave;.<br \/>Date de sortie officielle : F&eacute;vrier 2009<br \/>Production : Prys&rsquo;Oj &amp; Altus Prod<br \/>A &eacute;couter : Pardon Madame, B B, Moyo&hellip;<\/p>\n<p><em>Eug&egrave;ne Dipanda<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.camerfeeling.net\/videos\/watch.php?ch=v&amp;id=833\" style=\"font-weight: bold;\">ECOUTEZ VOIR&nbsp;&nbsp; : EPEE<br \/><\/a><br \/>R&eacute;alisation N. Bwanga &#8211; Camerfeeling<\/p>\n<p><\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&quot;Pardon madame&quot;, le premier album de l&rsquo;artiste, bouscule la hi&eacute;rarchie au sommet du show-biz. 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