{"id":6787,"date":"2009-05-27T13:03:21","date_gmt":"2009-05-27T11:03:21","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2073","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2073\/","title":{"rendered":"40 marins camerounais en d\u00e9tresse au Congo"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Abandonn&eacute;s depuis 2002 &agrave; Pointe-Noire, le gouvernement reste indiff&eacute;rent malgr&eacute; les d&eacute;marches des pouvoirs publics congolais. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Au d&eacute;part, ils &eacute;taient 45 marins camerounais, partis en ao&ucirc;t 2000 pour le projet de lancement de la soci&eacute;t&eacute; congolaise des crustac&eacute;s &ldquo; Congocrus &rdquo;, une filiale de Camecrus dont Andela Zogo revendiquait la propri&eacute;t&eacute;. A ce jour, deux d&rsquo;entre eux sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s: Mbah Eric (inhum&eacute; au Congo) et Effoula Bersin (dont la d&eacute;pouille a &eacute;t&eacute; ramen&eacute;e au pays) ; en ce moment Balokel B&eacute;no&icirc;t, le doyen d&rsquo;&acirc;ge est &agrave; l&rsquo;agonie. Deux autres auraient r&eacute;ussi &agrave; regagner &ldquo;miraculeusement&rdquo; le Cameroun. Les autres rest&eacute;s &agrave; quai depuis la faillite de la soci&eacute;t&eacute; Congocrus en juillet 2002 lancent une fois de plus un Sos pour que le gouvernement camerounais s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; leur situation. La majorit&eacute; dit &ecirc;tre sans nouvelles de leurs familles rest&eacute;es au Cameroun depuis leur d&eacute;part. &ldquo;Nos &eacute;pouses se sont certainement remari&eacute;es &rdquo;, s&rsquo;inqui&egrave;tent-ils. Toutes les d&eacute;marches entreprises jusqu&rsquo;ici par le gouvernement congolais pour que le gouvernement camerounais proc&egrave;de au rapatriement de ces compatriotes et au r&egrave;glement des arri&eacute;r&eacute;s de salaires sont rest&eacute;es vaines. Laissant tous ses marins camerounais dans le d&eacute;sarroi. Le co&ucirc;t total de cette op&eacute;ration s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; pr&egrave;s d&rsquo;un milliard de franc Cfa, billets d&rsquo;avion y compris.<br \/> Le projet de lancement de Congocrus (filiale de Camecrus) avait permis &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise de leasing maritime (Sclm), de signer un contrat d&rsquo;affr&egrave;tement de six navires de p&ecirc;che (Andela VI, VII, VIII, IX, X et Sanaga V) et la mise &agrave; disposition d&rsquo;un collectif de 45 marins engag&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement depuis le Cameroun. Apr&egrave;s la faillite de Congocrus, le collectif des marins camerounais a multipli&eacute; les revendications au point qu&rsquo;on les a m&ecirc;me accus&eacute;s de saboter des navires en territoire congolais. Le repr&eacute;sentant de la Sclm dont le domicile priv&eacute; &eacute;tait en permanence viol&eacute; et qui recevait des injures et des menaces de ses anciens collaborateurs a d&eacute;clar&eacute; au tribunal que &ldquo;le collectif a &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute; par l&rsquo;opposition politique camerounaise qui finance leurs activit&eacute;s revendicatrices en territoire congolais.&rdquo;<\/p>\n<p> <strong>Mauvaise gestion des armateurs<\/strong><br \/> Cette menace &agrave; l&rsquo;ordre public a oblig&eacute; le gouvernement congolais &agrave; multiplier des d&eacute;marches urgentes de conciliations entre S.E. Guillaume Nseke, l&rsquo;Ambassadeur du Cameroun au Congo et la direction g&eacute;n&eacute;rale de la marine marchande du Congo. Des &eacute;missaires ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; envoy&eacute;s en terre camerounaise. Mais toutes ces d&eacute;marches sont rest&eacute;es infructueuses. Le collectif des marins a alors saisi le tribunal de commerce de Pointe-Noire aux fins de saisir &agrave; titre conservatoire des navires et cargaisons de la Sclm pour ex&eacute;cuter une d&eacute;cision de justice ordonnant le paiement de la somme de 201 653 729 Fcfa en principal au titre des arri&eacute;r&eacute;s de salaires et des cong&eacute;s d&ucirc;s par Congocrus et la somme de 30 000 000 Fcfa &agrave; titre de frais, dommages et int&eacute;r&ecirc;ts calcul&eacute;s sur la base de salaires arr&ecirc;t&eacute;s dans l&rsquo;ordre de mission de chaque marin depuis le Cameroun. Malgr&eacute; les engagements de la Sclm de prendre en charge le passif et les actifs de Congocrus, la situation est all&eacute;e de mal en pire pour les marins camerounais. <br \/> Cette situation a d&eacute;cid&eacute; S.E. Guillaume Nseke cumulativement avec sa fonction de charg&eacute; d&rsquo;affaires par int&eacute;rim du Cameroun aupr&egrave;s de la R&eacute;publique du Congo de prendre des mesures conservatoires en mettant &ldquo;sous s&eacute;questre conventionnel les six navires&rdquo; de la Sclm dont deux sont en panne et qui &eacute;taient donn&eacute;s en affr&egrave;tement &agrave; la soci&eacute;t&eacute; Pemaco SA. Et en d&eacute;signant en juillet 2005 &ldquo;la soci&eacute;t&eacute; Marpeche atlantique Sea s&eacute;questre avec pour mission de g&eacute;rer tant activement que passivement ces navires, propri&eacute;t&eacute; du gouvernement camerounais en attendant leur rapatriement au Cameroun, en remplacement de la soci&eacute;t&eacute; Harris International d&eacute;faillante.&rdquo;(sic) En contrepartie de cette gestion nautique et commerciale, g&eacute;n&eacute;ratrice de revenus, le s&eacute;questre est tenu de s&rsquo;acquitter d&rsquo;un loyer mensuel de huit millions Fcfa par bateau. Recettes devant servir prioritairement au paiement progressif des marins du collectif. Ce qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; respect&eacute; &agrave; la lettre. <\/p>\n<p> <strong> Un comit&eacute; pour retarder le rapatriement<\/strong><br \/> En f&eacute;vrier 2007, la soci&eacute;t&eacute; Marpeche n&rsquo;ayant honor&eacute; aucun de ses engagements apr&egrave;s plus d&rsquo;un an de gestion, est remplac&eacute;e par la soci&eacute;t&eacute; Sopechesco. Dieudonn&eacute; Evou Mekou, directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Caisse autonome d&rsquo;amortissement (Caa), repr&eacute;sentant de l&rsquo;Etat du Cameroun, propri&eacute;taire des chalutiers exploit&eacute;s au Congo pr&eacute;cise &agrave; cet effet que : &ldquo;La bonne gestion des chalutiers est une garantie de remboursement de la dette due aux marins&hellip;&rdquo; Instruction rest&eacute;e lettre morte. M&ecirc;me l&rsquo;intervention en 2004 du Syndicat national des inscrits maritimes et assimil&eacute;s du Cameroun (Synimac) et la saisine de la f&eacute;d&eacute;ration internationale des ouvriers de transport (Itf) ne feront pas avancer les choses. Nous avons n&eacute;anmoins appris de la direction des affaires maritimes et des voies navigables que sept ans apr&egrave;s, le dossier vient (enfin) d&rsquo;&ecirc;tre remis sur la table du Premier ministre qui a constitu&eacute; un comit&eacute; pour &eacute;valuer les voies et moyens de rapatrier ses marins camerounais. Mais seules les lenteurs administratives justifient encore le retard qu&rsquo;on peut observer aujourd&rsquo;hui. &ldquo;A-t-on besoin pour r&eacute;soudre une situation sociale catastrophique qui dure autant d&rsquo;ann&eacute;es de passer par une commission ? &rdquo;, s&rsquo;offusque un responsable du Synimac. Avant de poursuivre &ldquo; dans le transport maritime au Cameroun, ce sont ceux qui doivent apporter les solutions qui sont les probl&egrave;mes. Ils ont trop d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts dans le secteur maritime qui g&eacute;n&egrave;re plus de recettes que le p&eacute;trole, ainsi qu&rsquo;en ressources propres.&rdquo;<br \/> <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par  Mathieu Nathana&euml;l NJOG  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Abandonn&eacute;s depuis 2002 &agrave; Pointe-Noire, le gouvernement reste indiff&eacute;rent malgr&eacute; les d&eacute;marches des pouvoirs publics congolais. Au d&eacute;part, ils &eacute;taient 45 marins camerounais, partis en ao&ucirc;t 2000 pour le projet de lancement de la soci&eacute;t&eacute; congolaise des crustac&eacute;s &ldquo; Congocrus &rdquo;, une filiale de Camecrus dont Andela Zogo revendiquait la propri&eacute;t&eacute;. 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