{"id":6817,"date":"2009-06-11T21:57:59","date_gmt":"2009-06-11T19:57:59","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2102","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2102\/","title":{"rendered":"AFFAIRE CMC\/MINCULT :  Un juge d\u00e9fie la Cour supr\u00eame"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"259\" width=\"230\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 230 259'%2F%3E\" data-src=\"\/bibliotheque\/Image\/ama-tutu-muna2.gif\" alt=\"\" \/><br \/><\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Au moment o&ugrave; l&rsquo;on attend l&rsquo;application de l&rsquo;ordonnance de la Cour supr&ecirc;me qui suspend les effets du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment de la Cmc, une autre ordonnance du tribunal de premi&egrave;re instance de Ndokoti autorise la Socam d&rsquo;exercer. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Alors qu&rsquo;on s&rsquo;attendait &agrave; la lev&eacute;e des scell&eacute;s sur les locaux de la Cameroon music corporation (Cmc), suite &agrave; l&rsquo;ordonnance n&deg;034\/Ose\/Ca\/Cs du 17 d&eacute;cembre 2008 de la Cour supr&ecirc;me qui suspend les effets du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment de la Cmc, notamment la cr&eacute;ation de la Soci&eacute;t&eacute; civile d&rsquo;art musical (Socam), et qui r&eacute;tablit en quelque sorte la Cmc dans tous ses droits, c&rsquo;est plut&ocirc;t une ordonnance du tribunal de premi&egrave;re instance de Ndokoti &agrave; Douala qui autorise la Socam &agrave; continuer de fonctionner. Le pr&eacute;sident de cette juridiction, Philippe Nyetam, a sign&eacute; le 25 mai 2009, une ordonnance, n&deg;295\/Ptpi\/Dla, qui autorise &agrave; la Socam &ldquo; de proc&eacute;der par tout huissier territorialement comp&eacute;tent, sans commandement pr&eacute;alable, &agrave; la saisie, &agrave; la suspension et la confiscation m&ecirc;me en dehors des heures l&eacute;gales et des jours ouvrables, des exemplaires constituant une contrefa&ccedil;on des &oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es, des repr&eacute;sentations des &oelig;uvres illicites, du mat&eacute;riel servant ou devant servir &agrave; une reproduction ou ex&eacute;cution publique illicite &rdquo;. <br \/> Cette d&eacute;cision vient &agrave; la suite de la requ&ecirc;te aux fins de saisie de contrefa&ccedil;on et d&rsquo;interdiction de spectacles illicites des responsables de la Socam et adress&eacute;e au pr&eacute;sident de cette juridiction. Ils &eacute;voquent entre autres la loi n&deg;2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 relative au droit d&rsquo;auteur, qui enjoint tout utilisateur des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit, &agrave; obtenir au pr&eacute;alable une autorisation de la Socam, laquelle est soumise au paiement d&rsquo;une redevance annuelle ou occasionnelle pour les spectacles et les manifestations occasionnelles. &ldquo; Pour limiter le pr&eacute;judice subi par les artistes dont elle est la repr&eacute;sentante l&eacute;gale, elle entend faire proc&eacute;der &agrave; la saisie des appareils musicaux et recettes des contrefacteurs, des cassettes, des compacts disc et video compacts, des disquettes, ordinateurs et tout autre mat&eacute;riel &rdquo;, peut-on lire dans la requ&ecirc;te. <\/p>\n<p> <strong> Conflit d&rsquo;autorit&eacute;<\/strong><br \/> Cette ordonnance du pr&eacute;sident Philippe Nyetam vient une fois de plus jeter le flou quant &agrave; la l&eacute;galit&eacute; de la structure qui doit g&eacute;rer les droit d&rsquo;auteurs de l&rsquo;art musical au Cameroun. Une juridiction inf&eacute;rieure peut-elle prendre une d&eacute;cision sans se r&eacute;f&eacute;rer aux d&eacute;cisions prises par une autre plus &eacute;lev&eacute;e ? Les juristes sont divis&eacute;s sur la question. &ldquo; En fait, il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un recours gracieux, une ordonnance gracieuse. Le pr&eacute;sident du tribunal a sign&eacute; l&rsquo;ordonnance &agrave; la lumi&egrave;re et l&rsquo;authenticit&eacute; des documents qui ont &eacute;t&eacute; vers&eacute;s au dossier. S&rsquo;il y a opposition avec d&rsquo;autres documents, il se r&eacute;tracte &rdquo;, soutient Me Sir Bernard Fonju Fuelancha, avocat et assistant juridique au Tribunal p&eacute;nal international pour le Rwanda. Pour lui, des situations comme celles-l&agrave; sont &eacute;vitables, si toutes les parties prenantes n&rsquo;avaient pas us&eacute; de mauvaise foi. &ldquo; D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il y a les responsables de la Socam et leurs diff&eacute;rents appuis qui induisent les magistrats en erreur, sachant qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;bout&eacute;s par la Cour supr&ecirc;me, et de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; les magistrats qui ne veulent pas prendre leurs responsabilit&eacute;s en refusant de signer une ordonnance sachant qu&rsquo;une juridiction sup&eacute;rieure a d&eacute;j&agrave; tranch&eacute; &rdquo;. <br \/> Quoiqu&rsquo;il en soit, on pr&eacute;sume, du fait de cet imbroglio, que bon nombre d&rsquo;utilisateurs des &oelig;uvres musicales risquent de payer double, du fait que d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il y a le pouvoir qui ne veut pas perdre la face et veut aller jusqu&rsquo;au bout, quelque soit les m&eacute;thodes utilis&eacute;es, et la l&eacute;galit&eacute; qui cherche tant bien que mal &agrave; s&rsquo;ins&eacute;rer dans un univers o&ugrave; seuls les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;go&iuml;stes sont souvent pris en consid&eacute;ration. Surtout qu&rsquo;en droit, il est clair que &ldquo; qui paye mal, paye deux fois &rdquo;. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Robert NGONO EBODE<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au moment o&ugrave; l&rsquo;on attend l&rsquo;application de l&rsquo;ordonnance de la Cour supr&ecirc;me qui suspend les effets du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment de la Cmc, une autre ordonnance du tribunal de premi&egrave;re instance de Ndokoti autorise la Socam d&rsquo;exercer. 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