{"id":6886,"date":"2009-09-14T19:12:11","date_gmt":"2009-09-14T17:12:11","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2171","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2171\/","title":{"rendered":"Gabon-Cameroun : Visite sur un air de renouveau"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> Le bref s&eacute;jour du pr&eacute;sident &eacute;lu gabonais, Ali Bongo Ondimba, marque la fin de la rivalit&eacute; entre les deux pays.<\/p>\n<p>La d&eacute;contraction et m&ecirc;me la bonne humeur du chef de l&rsquo;Etat camerounais n&rsquo;ont &eacute;chapp&eacute; &agrave; personne &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport international de Yaound&eacute; Nsimalen vendredi dernier lors de l&rsquo;accueil de son jeune homologue gabonais. Une r&eacute;ception qui appara&icirc;t comme un privil&egrave;ge que ne semble avoir eu ces derniers temps que le Pape Beno&icirc;t XVI lors de sa derni&egrave;re visite au Cameroun en mars dernier. On a ainsi vu un Paul Biya administrant une petite tape &agrave; Amadou Ali, le Vice Premier ministre en charge de la Justice, &eacute;changer de fa&ccedil;on d&eacute;tendue avec Marafa Hamidou Yaya, le ministre d&rsquo;Etat en charge de l&rsquo;Administration territoriale et de la d&eacute;centralisation (Minatd), discuter longuement avec le ministre de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur Jacques Fame Ndongo, celui des Enseignements secondaires Louis Bap&egrave;s Bap&egrave;s, le charg&eacute; de missions Victor Mengot Arrey Nkongho, ou encore la toute nouvelle ministre de l&rsquo;Education de base Mme Youssouf Adoum Alim.<\/p>\n<p>Un Paul Biya qui a tenu &agrave; aller accueillir lui-m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport son h&ocirc;te et raccompagner celui-ci au moment o&ugrave; il quittait le Cameroun, alors que le chef du Gouvernement Phil&eacute;mon Yang qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en route pour l&rsquo;a&eacute;roport de Nsimalen, a &eacute;t&eacute; rappel&eacute;, d&rsquo;apr&egrave;s nos sources, pour raccompagner le pr&eacute;sident &eacute;lu du Gabon, avant de se voir &quot;d&eacute;commander&quot;, oblig&eacute; d&rsquo;abandonner dans cet exercice de va-et-vient, le motard affect&eacute; &agrave; son escorte, qui a d&ucirc; se d&eacute;mener comme &quot;un beau diable&quot; pour rattraper le cort&egrave;ge du Premier ministre avant le passage du chef de l&rsquo;Etat.<br \/>On a vu un chef de l&rsquo;Etat camerounais extr&ecirc;mement d&eacute;contract&eacute; au moment de l&rsquo;&eacute;change de son h&ocirc;te avec la presse camerounaise. &quot;&hellip; Le pr&eacute;sident Paul Biya m&rsquo;a toujours honor&eacute;, consid&eacute;r&eacute; comme son fils. Et lorsque le fils part dans une comp&eacute;tition, lorsque le fils s&rsquo;engage dans un combat et que le fils ressort victorieux, il est important, il est naturel qu&rsquo;il vienne voir le p&egrave;re pour venir recueillir des conseils et c&rsquo;est ce que naturellement j&rsquo;ai fait&hellip;&quot;<br \/>Tout semblait dit dans cet extrait de d&eacute;claration du pr&eacute;sident &eacute;lu du Gabon &agrave; Charles Ndongo de la Crtv, quelques minutes avant son d&eacute;part de Yaound&eacute; vendredi dernier aux termes de sa toute premi&egrave;re sortie du Gabon depuis son &eacute;lection &agrave; la t&ecirc;te de ce pays &agrave; l&rsquo;issue de la pr&eacute;sidentielle du 30 ao&ucirc;t dernier. <\/p>\n<p><strong>Doyen <\/strong><br \/>Le pr&eacute;sident &eacute;lu du Gabon, Ali Bongo Ondimba ayant r&eacute;serv&eacute; la part belle de ses propos &agrave; ce lui qu&rsquo;il a appel&eacute; &quot;le fr&egrave;re de mon p&egrave;re&quot;. Finie donc la p&eacute;riode des escarmouches feutr&eacute;es entre le Cameroun et son voisin gabonais. Car au-del&agrave; de la pr&eacute;sentation du bilan de la campagne &eacute;lectorale, puis du d&eacute;roulement du scrutin du 30 ao&ucirc;t 2009 et le cycle de violences qui l&rsquo;ont suivi, violences du reste en voie d&rsquo;&ecirc;tre ma&icirc;tris&eacute;es par le pouvoir de Libreville, le nouvel &eacute;lu du Gabon a clairement indiqu&eacute; qu&rsquo;il aura &eacute;galement &eacute;t&eacute; question pendant les 120 minutes d&rsquo;&eacute;changes &quot;de la construction africaine&quot; et du &quot;partenariat sous r&eacute;gional.&quot;<br \/>&quot;La construction africaine&quot; et le &quot;partenariat sous r&eacute;gional&quot;, des aspects qui ont souvent &eacute;t&eacute; sources d&rsquo;incompr&eacute;hensions entre le Cameroun et le Gabon, du moins jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;av&egrave;nement du nouvel homme fort de Libreville. <\/p>\n<p>Des incompr&eacute;hensions qui, du temps de la pr&eacute;sidence de Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d&rsquo;Etat de par sa long&eacute;vit&eacute; au pouvoir, ont notamment plomb&eacute; l&rsquo;int&eacute;gration sous r&eacute;gionale. L&rsquo;Afrique Centrale &eacute;tant &agrave; ce jour, la r&eacute;gion qui conna&icirc;t le plus de retard en la mati&egrave;re, quand au niveau de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest par exemple, la question du passeport communautaire ou de la carte d&rsquo;identit&eacute; communautaire font d&eacute;sormais parties int&eacute;grantes du v&eacute;cu quotidien des ressortissants de cette partie du continent. Des incompr&eacute;hensions qui ont &eacute;t&eacute; la source de la cr&eacute;ation de deux bourses sous r&eacute;gionales, l&rsquo;une, qui a l&rsquo;appui des autres pays membres de la Communaut&eacute; &eacute;conomique et mon&eacute;taire de l&rsquo;Afrique centrale (Cemac), ayant son si&egrave;ge au Gabon, et la seconde, initiative du Cameroun, est bas&eacute;e &agrave; Douala.<br \/>Il est pourtant clair que l&rsquo;on ne peut aboutir &agrave; la construction africaine si le partenariat sous r&eacute;gional marque le pas comme c&rsquo;est malheureusement le cas pour ce qui est de l&rsquo;Afrique centrale aujourd&rsquo;hui. Une situation qui a toujours &eacute;t&eacute; imput&eacute;e aux deux principaux pays de la sous r&eacute;gion que sont le Gabon et le Cameroun. <\/p>\n<p>Au-del&agrave; de l&rsquo;adoubement qui a &eacute;t&eacute; celui de Ali Bongo Ondimba au cours de cette visite &agrave; Yaound&eacute;, il faut relever que celle-ci aura &eacute;galement marqu&eacute; la fin de la traditionnelle rivalit&eacute; entre les deux pays et consacr&eacute; le chef de l&rsquo;Etat camerounais dans son nouveau r&ocirc;le de patron de la sous r&eacute;gion, m&ecirc;me si face &agrave; des journalistes qui l&rsquo;interrogeaient sur son nouveau r&ocirc;le, lui-m&ecirc;me affirmait au sortir de l&rsquo;Elys&eacute;e le 24 juillet dernier que &quot;Le Cameroun est toujours disponible et dispos&eacute; &agrave; coop&eacute;rer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d&rsquo;Afrique centrale, sans chercher &agrave; jouer particuli&egrave;rement un r&ocirc;le&hellip;&quot; Un r&ocirc;le de leader de la sous r&eacute;gion que semblent lui destiner m&ecirc;me ses pairs chefs d&rsquo;Etat, &agrave; l&rsquo;instar du Tchadien Idriss Deby Itno, ou encore le Centrafricain Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;. Reste maintenant pour le num&eacute;ro un camerounais &agrave; arborer v&eacute;ritablement ses nouveaux habits, et &agrave; jouer &agrave; fond le r&ocirc;le de rassembleur pour une Afrique Centrale qui doit pouvoir refaire son retard sur les autres ensembles sous r&eacute;gionaux.<\/p>\n<p><em>Jean Francis Belibi<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le bref s&eacute;jour du pr&eacute;sident &eacute;lu gabonais, Ali Bongo Ondimba, marque la fin de la rivalit&eacute; entre les deux pays. La d&eacute;contraction et m&ecirc;me la bonne humeur du chef de l&rsquo;Etat camerounais n&rsquo;ont &eacute;chapp&eacute; &agrave; personne &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport international de Yaound&eacute; Nsimalen vendredi dernier lors de l&rsquo;accueil de son jeune homologue gabonais. 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