{"id":6923,"date":"2009-11-12T00:24:43","date_gmt":"2009-11-11T23:24:43","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2208","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2208\/","title":{"rendered":"Jean Bruno Tagne* : La lettre de Paul Biya aux Camerounais : paroles, paroles, paroles"},"content":{"rendered":"\n\n\n<div align=\"justify\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" hspace=\"6\" height=\"300\" border=\"0\" width=\"296\" title=\"Image\" alt=\"Image\" style=\"float: right;\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 296 300'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lejourquotidien.info\/images\/stories\/opinion_debat\/jbt.jpg\" \/>Jeudi 5 novembre dernier, tous les quotidiens camerounais ont consacr&eacute; leurs unes &agrave; la lettre du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya, &agrave; ses &laquo;chers compatriotes&raquo; &agrave; l&rsquo;occasion de ses 27 ans de pouvoir. <\/div>\n<p align=\"justify\">La d&eacute;marche du pr&eacute;sident Biya, qui a choisi le canal de la presse, y compris priv&eacute;e, pour s&rsquo;adresser &agrave; son peuple a &eacute;t&eacute; salu&eacute;e par beaucoup comme &eacute;tant un chef d&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;originalit&eacute;. Un &eacute;v&eacute;nement in&eacute;dit.&nbsp; <\/p>\n<p align=\"justify\">Comme si Paul Biya venait d&rsquo;inventer la poudre. Dans une logorrh&eacute;e aussi ridicule qu&rsquo;incompr&eacute;hensive, on a m&ecirc;me entendu des z&eacute;lateurs du Renouveau et autres journalistes bien en cour, complaisants et connivents, demander ni plus ni moins que la canonisation des fonctionnaires charg&eacute;s de la communication du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour ce travail. Pour une telle banalit&eacute; !&nbsp;<br \/>D&rsquo;accord, cette lettre du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a permis &agrave; la presse quotidienne camerounaise d&rsquo;avoir quelques centaines de milliers de francs Cfa pour leurs caisses si souvent indigentes. Mais, de l&agrave; &agrave; en faire un &eacute;v&eacute;nement in&eacute;dit nous semble fort de caf&eacute;. Un manque de respect pour le peuple camerounais qui croupit dans la mis&egrave;re, le ch&ocirc;mage, l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, l&rsquo;injustice, etc. et qui, sto&iuml;quement, attend depuis 27 ans les v&eacute;ritables r&eacute;alisations d&rsquo;un r&eacute;gime et de son chef visiblement &agrave; bout de souffle. &nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\">&nbsp;A dire vrai, qu&rsquo;y a-t-il de nouveau dans la d&eacute;marche pr&eacute;sidentielle ? Rien. Absolument rien. L&rsquo;id&eacute;e de la lettre a &eacute;t&eacute; exp&eacute;riment&eacute;e il y a bien longtemps, c&rsquo;&eacute;tait en avril 1988 par l&rsquo;ancien pr&eacute;sident fran&ccedil;ais Fran&ccedil;ois Mitterrand, lorsqu&rsquo;il se pr&eacute;sentait devant les Fran&ccedil;ais pour un deuxi&egrave;me septennat &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e. &laquo;Je veux vous parler de vous, de vos soucis, de vos espoirs et de vos justes int&eacute;r&ecirc;ts&raquo;, avait-il &eacute;crit aux Fran&ccedil;ais. En plus, la lettre comme moyen de communication est aussi vieille que mathusalem. <\/p>\n<p align=\"justify\">Lors de la derni&egrave;re pr&eacute;sidentielle am&eacute;ricaine, la dynamique &eacute;quipe de campagne du jeune et fringant pr&eacute;sident am&eacute;ricain, Barack Obama, a envoy&eacute; des e-mails aux Am&eacute;ricains pour mieux leur expliquer son programme. Cette initiative avait l&rsquo;avantage de la modernit&eacute; et surtout de l&rsquo;efficacit&eacute;. Paul Biya e&ucirc;t &eacute;t&eacute; inspir&eacute; s&rsquo;il avait envoy&eacute; des Sms aux Camerounais, des mails &agrave; d&rsquo;autres, &agrave; partir de sa propre adresse et que sais-je encore. Il aurait renvoy&eacute; l&rsquo;image d&rsquo;un chef d&rsquo;Etat r&eacute;solument ancr&eacute; dans la modernit&eacute;, dans son temps. &nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\">Sur la forme et sans &ecirc;tre parano&iuml;aque, l&rsquo;on peut d&eacute;celer comme une sorte de perfidie de la part des conseillers du pr&eacute;sident. La photo qui illustre la lettre &laquo;du p&egrave;re de la nation&raquo; n&rsquo;est pas du tout heureuse. On y voit un homme, les lunettes pos&eacute;es sur le bout du nez, &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;un ancien cat&eacute;chiste, la calvitie bien entam&eacute;e et qui signe machinalement un document dans un parafeur. Cette photo qui a &eacute;t&eacute; prise en plong&eacute;e ne met pas le prince &agrave; son avantage. Paul Biya si souvent frais ne fait pas ses 76 ans. Il para&icirc;t en avoir 15 ans de plus. Avec &ccedil;a, il porte tr&egrave;s mal l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;avenir du Cameroun qu&rsquo;il veut faire passer &agrave; travers sa lettre. <\/p>\n<p align=\"justify\">Ses conseillers eussent &eacute;t&eacute; inspir&eacute;s de filmer Paul Biya devant un ordinateur portable en train d&rsquo;envoyer son mail &agrave; ses chers compatriotes ou en train de pianoter sur son I Phone ou sur son Blackberry. Combien de Camerounais ont acc&egrave;s &agrave; Internet ? direz-vous. Soit. Mais, on est ici bien dans le domaine de la communication o&ugrave; l&rsquo;on vend le r&ecirc;ve, o&ugrave; l&rsquo;on vend les aspirations. On aurait donn&eacute; au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique l&rsquo;image d&rsquo;un chef d&rsquo;Etat r&eacute;solument tourn&eacute; vers le futur, vers la modernit&eacute;. Peut-&ecirc;tre ses conseillers ont-ils simplement voulu &ecirc;tre honn&ecirc;tes envers eux-m&ecirc;mes, convaincus que l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un Cameroun moderne ne fait pas partie du programme des grandes ambitions. Venons-en maintenant au fond de la fameuse lettre du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; ses compatriotes. Une lettre qui a tout l&rsquo;air d&rsquo;un discours de campagne avant la lettre et conforte ceux qui pensent &#8211; m&ecirc;me sans donner d&rsquo;explications s&eacute;rieuses &#8211; que la pr&eacute;sidentielle de 2011 sera anticip&eacute;e. &nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>C&rsquo;est du r&eacute;chauff&eacute;<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Dans le fond, disais-je, la lettre de Paul Biya n&rsquo;a rien de nouveau. C&rsquo;est du r&eacute;chauff&eacute;, sans effort d&rsquo;innovation. Les sujets et les th&egrave;mes maintes fois ressass&eacute;s reviennent. La paix, la d&eacute;mocratie, la lutte contre la corruption, les Lions Indomptables. Dans sa lettre, le chef de l&rsquo;Etat semble se f&eacute;liciter de la paix qui r&egrave;gne au Cameroun. On peut effectivement emboucher les trompettes du satisfecit avec Paul Biya, au regard des tribulations que l&rsquo;on peut observer autour de nous. Mais, il faut reconna&icirc;tre que la paix qui r&egrave;gne au Cameroun ne repose point sur un socle solide. Elle est r&eacute;guli&egrave;rement fragilis&eacute;e par la pauvret&eacute;, les injustices de toutes sortes, les in&eacute;galit&eacute;s sociales, etc. Des cocktails suffisants pour entra&icirc;ner l&rsquo;implosion &agrave; tout moment. Il y a certes une certaine paix au Cameroun, mais on gagnerait &agrave; la consolider davantage par la mise sur pied d&rsquo;une v&eacute;ritable justice sociale, d&rsquo;une r&eacute;elle politique de l&rsquo;emploi et d&rsquo;une s&eacute;rieuse strat&eacute;gie de lutte contre la corruption et les d&eacute;tournements des deniers publics, qui va au-del&agrave; du saupoudrage que l&rsquo;on peut observer en ce moment sous le titre ronflant &laquo;d&rsquo;op&eacute;ration Epervier&raquo;. <\/p>\n<p align=\"justify\">La lettre du chef de l&rsquo;Etat est truff&eacute;e d&rsquo;impr&eacute;cisions. Apr&egrave;s 27 ans de pouvoir, Paul Biya &eacute;voque &laquo;le chemin parcouru&raquo;, &laquo;ses acquis&raquo;, sans en citer une seule pour convaincre les destinataires de sa lettre. Quelles sont les grandes r&eacute;alisations dont le Renouveau peut aujourd&rsquo;hui se f&eacute;liciter ? Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique affirme, triomphal, qu&rsquo;il &laquo;poursuivra plus ardemment la bataille pour l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de vie, la justice sociale et la lutte contre la pauvret&eacute;&raquo;. Et d&rsquo;ajouter : &laquo;Je veillerai de plus pr&egrave;s &agrave; la mise en &oelig;uvre des grands chantiers identifi&eacute;s et dont les effets b&eacute;n&eacute;fiques aideront &agrave; l&rsquo;&eacute;dification du Cameroun des ann&eacute;es &agrave; venir&raquo;. Rien de concret. Que des approximations et des propos &eacute;vasifs. Gouverner c&rsquo;est pr&eacute;voir, c&rsquo;est faire de la planification. Quel programme le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et son gouvernement entendent-il mettre sur pied pour r&eacute;sorber le ch&ocirc;mage? Comment r&eacute;soudre le d&eacute;ficit de logement qui, rien que pour les villes de Yaound&eacute; et de Douala, est estim&eacute; &agrave; plus de 20. 000? Quels sont les grands chantiers que le Cameroun entend lancer sur les cinq prochaines ann&eacute;es ? Comment d&eacute;velopper l&rsquo;agriculture dans ce pays g&acirc;t&eacute; par la nature mais o&ugrave; les gens ne mangent pas &agrave; leur faim? Quelles strat&eacute;gies pour attirer les investisseurs &eacute;trangers et leur donner un cadre propice au d&eacute;veloppement de leurs affaires ? Aucune r&eacute;ponse &agrave; ces questions ne figure dans la lettre du chef de l&rsquo;Etat. Tout est vague. <\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Fran&ccedil;ois Mitterrand<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a voulu imiter Fran&ccedil;ois Mitterrand (qui n&rsquo;&eacute;tait pas vraiment un mod&egrave;le), mais s&rsquo;est arr&ecirc;t&eacute; &agrave; la forme, c&rsquo;est-&agrave; dire en choisissant la lettre pour s&rsquo;adresser aux Camerounais. Mais, dans le fond, la lettre de Paul Biya p&ecirc;che par son manque de pragmatisme, &agrave; la diff&eacute;rence de Mitterrand qui &eacute;crivait &agrave; ses compatriotes sur des choses concr&egrave;tes, avec des indications chiffr&eacute;es et claires. &nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\">Fran&ccedil;ois Mitterrand promettait ceci : &laquo;1000 biblioth&egrave;ques nouvelles, 1000 lieux de r&eacute;p&eacute;tition pour les musiciens, 200 salles nouvelles de th&eacute;&acirc;tre et de musique, 600 de cin&eacute;ma, 120 mus&eacute;es cr&eacute;&eacute;s ou r&eacute;nov&eacute;s, des dizaines de centres d&rsquo;art, deux Z&eacute;nith pour le rock et la musique populaire le cirque &agrave; Ch&acirc;lons-sur-Marne, la danse &agrave; Marseille et Nanterre, la photographie &agrave; Arles, la bande dessin&eacute;e &agrave; Angoul&ecirc;me, le design industriel &agrave; Paris&#8230; De la plus modeste &eacute;glise de village &agrave; la cath&eacute;drale de Strasbourg et &agrave; la Cour carr&eacute;e du Louvre, 3 000 chantiers ont entrepris de restaurer le patrimoine. J&rsquo;ai poursuivi l&rsquo;&oelig;uvre de mon pr&eacute;d&eacute;cesseur, au mus&eacute;e d&rsquo;Orsay, &agrave; la Cit&eacute; de La Villette et engag&eacute; des projets qui s&rsquo;inscrivent d&eacute;j&agrave; dans notre paysage, Grand Louvre, Op&eacute;ra-Bastille, Arche de la D&eacute;fense, Institut du Monde arabe, Th&eacute;&acirc;tre de l&rsquo;Europe, Grande Halle&raquo;. <\/p>\n<p align=\"justify\">Ces promesses ont bien &eacute;t&eacute; tenues et ces r&eacute;alisations font aujourd&rsquo;hui la fiert&eacute; de cette France que nous envions tant. Quel Camerounais de passage en France n&rsquo;a pas eu envie de se faire des photos devant l&rsquo;Institut du monde arabe, devant la cour carr&eacute;e du Louvre, devant l&rsquo;arche de la D&eacute;fense, etc. Tout &ccedil;a est faisable au Cameroun, peut-&ecirc;tre pas dans les m&ecirc;mes proportions, mais encore faudrait-il simplement y penser. &nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\">Enfin, le chef de l&rsquo;Etat, comme &agrave; son habitude, &eacute;voque les Lions Indomptables dont il se f&eacute;licite du &laquo;Fighting spirit&raquo;. Les performances de certains Lions Indomptables qui font la fiert&eacute; de certains championnats &eacute;trangers ne traduisent malheureusement pas la r&eacute;alit&eacute; du football camerounais. Le football local &eacute;volue dans le flou et dans un amateurisme indigne du pays des Samuel Eto&rsquo;o Fils et autres Roger Milla. <\/p>\n<p align=\"justify\">27 ans de pouvoir et pas un seul stade de football s&eacute;rieux de construit. Le pauvre stade Ahmadou Ahidjo ( !), r&eacute;guli&egrave;rement rafistol&eacute;, n&rsquo;accueille les matchs internationaux que par tol&eacute;rance de la Caf et de la Fifa. Peut-&ecirc;tre le chef de l&rsquo;Etat, sur son si&egrave;ge douillet de la tribune pr&eacute;sidentielle du stade de Mfandena, ne sait-il pas que ses &laquo;chers compatriotes&raquo; s&rsquo;asseyent sur le sol pour regarder les matches. Dans ces conditions, il est ind&eacute;cent de r&eacute;cup&eacute;rer les performances pour le moins miraculeuses des Lions. &nbsp;<\/p>\n<p>Avec tous ces archa&iuml;smes et tous ces atermoiements, l&rsquo;on comprend que la seule &eacute;vocation du Rdpc, du Renouveau, de son chef et de tout ce qui s&rsquo;y apparente, suscite un rejet quasi pavlovien de la part des Camerounais s&eacute;rieux. La lettre du pr&eacute;sident aux Camerounais n&rsquo;est donc pas originale et n&rsquo;apporte aucune r&eacute;ponse aux vrais probl&egrave;mes des Camerounais. Parions qu&rsquo;on va nous resservir &ccedil;a le 31 d&eacute;cembre prochain. <\/p>\n<p><span class=\"small\">Jean Bruno Tagne\t<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeudi 5 novembre dernier, tous les quotidiens camerounais ont consacr&eacute; leurs unes &agrave; la lettre du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya, &agrave; ses &laquo;chers compatriotes&raquo; &agrave; l&rsquo;occasion de ses 27 ans de pouvoir. 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