{"id":6982,"date":"2010-05-04T11:20:25","date_gmt":"2010-05-04T09:20:25","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2273","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2273\/","title":{"rendered":"Les responsables de syndicats pas tr\u00e8s tendres avec Paul Biya"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"cap\" title=\"L\"><span>L<\/span><\/span>es tribunes  traditionnelles du Boulevard du 20 mai de Yaound&eacute; &eacute;tant en r&eacute;fection, le  ministre du Travail et de la s&eacute;curit&eacute; sociale, la responsable Afrique  centrale de l&rsquo;Organisation internationale du travail (OIT) et toutes les  autres autorit&eacute;s administratives et invit&eacute;s &agrave; cette 124&egrave;me &eacute;dition de  la f&ecirc;te internationale du travail ont &eacute;t&eacute; tous oblig&eacute;s de vivre les  manifestations y aff&eacute;rentes dans des tentes. Mais, cet apparent  inconfort n&rsquo;a en rien entam&eacute; &agrave; la grande parade servie au public par les  milliers de travailleurs retenus pour cet &eacute;v&eacute;nement. Pour tout dire, la  f&ecirc;te pour grandiose qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute;, n&rsquo;a pas d&eacute;plu. C&ocirc;t&eacute; cour,  entreprises, &eacute;tablissements bancaires, conf&eacute;d&eacute;rations syndicales,  m&eacute;dias, groupements d&rsquo;initiative commune (GIC) et autres associations  ont c&eacute;l&eacute;br&eacute; avec faste et solennit&eacute; cette autre &eacute;dition plac&eacute;e sous le  th&egrave;me &laquo;&nbsp;combattre les vuln&eacute;rabilit&eacute;s en milieu professionnel&nbsp;&raquo;. Drap&eacute;s  dans des pagnes, des tee-shirts et des polos flop&eacute;s aux couleurs de la  soci&eacute;t&eacute;, les travailleurs ont comm&eacute;mor&eacute; &agrave; leur mani&egrave;re l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement qui  leur &eacute;tait consacr&eacute;.<\/p>\n<p>C&ocirc;t&eacute; jardin, ce sont les responsables des centrales syndicales qui  dans leurs diatribes, ont d&eacute;cri&eacute; (comme il est de coutume) le ras-le-bol  des travailleurs camerounais en proie au quotidien aux humeurs pas  toujours gaies de leurs employeurs. C&rsquo;est d&rsquo;abord Maximilien Nton&eacute;  Diboti, pr&eacute;sident de la Centrale des syndicats des travailleurs du  Cameroun (CSTC) qui donne le ton. Apr&egrave;s avoir &eacute;grain&eacute; le chapelet des  s&eacute;vices que subissent les employ&eacute;s dans les soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Etat et m&ecirc;me dans  les soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es, celui-ci verse dans une pluie de suggestions.  D&rsquo;abord, le rehaussement du Smig &agrave; 150&nbsp;000 Fcfa pour combattre les  vuln&eacute;rabilit&eacute;s. Mais, aussi la mise en place d&rsquo;un programme de  d&eacute;veloppement au sein de l&rsquo;entreprise pour booster la productivit&eacute;, la  subvention de l&rsquo;&eacute;ducation ouvri&egrave;re, le d&eacute;plafonnement du salaire  d&rsquo;assiette de la retraite qui est toujours de 30&nbsp;000 Fcfa. Isaac  Bissala, pr&eacute;sident de la Conf&eacute;d&eacute;ration g&eacute;n&eacute;rale des travailleurs du  Cameroun (CGTC) va se faire le devoir de rappeler que les directeurs  g&eacute;n&eacute;raux de certaines soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Etat ne devraient plus &ecirc;tre nomm&eacute;s par  d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel car, rel&egrave;ve-t-il, &laquo;&nbsp;cela les pousse &agrave; se prendre  pour des demi dieux&nbsp;&raquo;. R&eacute;agissant suites aux exactions des agents de la  Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; (CUY) sur les commer&ccedil;ants, Isaac Bissala  d&eacute;crie la barbarie de ce qu&rsquo;il a appel&eacute; la &laquo;&nbsp;Brigade d&rsquo;arrachage des  marchandises&nbsp; des d&eacute;brouillards (BAM)&nbsp;&raquo;. Pour le syndicaliste, il est  temps de mettre un terme &agrave; cet abus d&rsquo;autorit&eacute; car, remarque-t-il, &laquo;&nbsp;il  n&rsquo;y a pas de Cameroun de mangeurs et de Camerounais d&rsquo;affam&eacute;s. Il n&rsquo;y a  qu&rsquo;un seul Cameroun&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p><strong>Pamphlet<\/strong><\/p>\n<p>La cerise sur le g&acirc;teau est venue de Louis Somb&egrave;s, pr&eacute;sident de la  centrale des syndicats autonomes du Cameroun (CSAC). Dans un style cru,  celui-ci a dress&eacute; dans un discours qui a dur&eacute; plus d&rsquo;une vingtaine de  minutes le carnet de sant&eacute; des travailleurs camerounais qu&rsquo;il a trouv&eacute;  en piteux &eacute;tat. Mais avant, il a regrett&eacute; d&rsquo;entr&eacute;e de jeu le fait que le  chef de l&rsquo;Etat, pourtant 1er travailleur du Cameroun soit absent. Pour  une f&ecirc;te aussi importante, pense-t-il, &laquo;&nbsp;le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique  devait &ecirc;tre l&agrave; pour &eacute;couter les travailleurs lui exprimer leur mal  &ecirc;tre&nbsp;&raquo;. L&rsquo;orateur va &eacute;galement d&eacute;plorer le paradoxe qui veut aujourd&rsquo;hui  que le Cameroun qui a pourtant ratifi&eacute; toutes les conventions  fondamentales de l&rsquo;OIT continue de voir ses travailleurs vivre le martyr  au quotidien. Il en veut pour preuve, la pratique du cong&eacute; pay&eacute; en  toute ill&eacute;galit&eacute;, les licenciements abusifs qui battent tous les  records, les brimades, les harc&egrave;lements sexuels et moraux&hellip; Louis Somb&egrave;s  va aussi s&rsquo;attaquer &agrave; certaines soci&eacute;t&eacute;s &eacute;trang&egrave;res implant&eacute;es au  Cameroun. Toutes ces entreprises, pr&eacute;cise Louis Somb&egrave;s, &laquo;&nbsp;ne sont pas  des entreprises citoyennes car l&agrave;-bas, on ne peut pas vous parler  d&rsquo;allocation familiale. Pire, vous ne les verrez jamais &eacute;lever un  b&acirc;timent ici chez nous&nbsp;&raquo;. Une vraie patate chaude dans la main des  dirigeants camerounais.<\/p>\n<p>\n<span>christian.tchapmi<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tribunes traditionnelles du Boulevard du 20 mai de Yaound&eacute; &eacute;tant en r&eacute;fection, le ministre du Travail et de la s&eacute;curit&eacute; sociale, la responsable Afrique centrale de l&rsquo;Organisation internationale du travail (OIT) et toutes les autres autorit&eacute;s administratives et invit&eacute;s &agrave; cette 124&egrave;me &eacute;dition de la f&ecirc;te internationale du travail ont &eacute;t&eacute; tous oblig&eacute;s de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-6982","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6982","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6982"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6982\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6982"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6982"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6982"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=6982"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}