{"id":7003,"date":"2010-07-04T13:09:33","date_gmt":"2010-07-04T11:09:33","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2294","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2294\/","title":{"rendered":"Agression : Le BIR tabasse et torture les \u00e9tudiants \u00e0 Soa"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"cap\" title=\"B\"><span>B<\/span><\/span>ayia Yves Samuel, Dalle  Bebey Eug&egrave;ne Boris, Ndoye Simon Pierre, Saag Wassoumi Lionel et  Nguindjol Gabriel Cyrille, tous &eacute;tudiants &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Yaound&eacute; II, &agrave;  Soa et locataires de la mini-cit&eacute; &laquo;&nbsp;2K la Gr&acirc;ce&nbsp;&raquo;, croyaient passer un  apr&egrave;s-midi tranquille vendredi dernier, en suivant devant leur petit  &eacute;cran, le match d&rsquo;ouverture de la coupe du monde 2010 qui se d&eacute;roule en  ce moment au pays de Nelson Mandela. Mais ils ont d&ucirc; d&eacute;chanter avec  l&rsquo;irruption dans la minicit&eacute; d&rsquo;un duo d&rsquo;officiers de l&rsquo;arm&eacute;e  camerounaise comprenant un lieutenant et un capitaine qui selon toute  vraisemblance, sont des &eacute;l&eacute;ments du Bataillon d&rsquo;intervention rapide  (BIR). &laquo;&nbsp;Ils sont arriv&eacute;s au moment o&ugrave; d&eacute;butait la 2&egrave;me mi-temps du  match. J&rsquo;ai suivi de violents coups sur ma porte et lorsque je l&rsquo;ai  ouverte, devant moi se trouvaient deux costauds militaires tr&egrave;s nerveux.  A peine j&rsquo;ai r&eacute;pondu par l&rsquo;affirmative &agrave; la question de savoir si  j&rsquo;avais jou&eacute; au football la veille, l&rsquo;un d&rsquo;eux m&rsquo;a ass&eacute;n&eacute; une violente  claque qui m&rsquo;a fait perdre l&rsquo;&eacute;quilibre. Ils m&rsquo;ont demand&eacute; de les  conduire &agrave; la chambre de Boris. Ebett&eacute; et apeur&eacute;, j&rsquo;ai oubli&eacute; que ce  dernier est mon camarade de palier, je suis all&eacute; avec mes agresseurs en  haut de l&rsquo;&eacute;tage&nbsp;; mais quand je me suis rendu compte que je m&rsquo;&eacute;tais  tromp&eacute;  et qu&rsquo;il fallait descendre, le capitaine m&rsquo;a gifl&eacute; avec une  telle m&eacute;chancet&eacute; que je me suis retrouv&eacute; par terre&nbsp;&raquo;, explique Saag  Wassoumi Lionel. Apr&egrave;s avoir constat&eacute; que Boris n&rsquo;&eacute;tait pas dans sa  chambre et qu&rsquo;il &eacute;tait all&eacute; vivre l&rsquo;ambiance du match dans un point  chaud, les militaires, visiblement inform&eacute;s par une &eacute;tudiante indic, ont  fait le tour du propri&eacute;taire et ont p&ecirc;ch&eacute; trois autres &eacute;tudiants qui  avaient particip&eacute; &agrave; la partie de football. &laquo;&nbsp;Ils nous ont rou&eacute;s de coups  de matraque et de balai, nous ont demand&eacute;s de ramper &agrave; plat ventre dans  la boue. Tant&ocirc;t, ils nous demandaient de nous mettre &agrave; genoux ou de  faire les pompes commandos&nbsp;; Pendant qu&rsquo;on le faisait, ils ne cessaient  de nous bastonner&nbsp;&raquo;, expliquent-ils.<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;C&rsquo;&eacute;tait affreux, de l&rsquo;horreur &agrave; la limite. J&rsquo;ai vu un d&rsquo;entre eux,  frapper avec ses rangers sur la t&ecirc;te de Saag Wassoumi Lionel qui se  tordait de douleur. Malgr&eacute; ses appels de d&eacute;tresse, les &eacute;l&eacute;ments du BIR  ont continu&eacute; de frapper&nbsp;&raquo;, explique une jeune &eacute;tudiante indign&eacute;e.  Impuissantes face &agrave; la maltraitance que subissaient leurs camarades,  quinze d&rsquo;entre elles ont fait des prises de vue et tourn&eacute; des vid&eacute;os qui  montrent &agrave;  suffisance la violence et les s&eacute;vices subies par les  victimes des militaires. Apr&egrave;s avoir commis leur forfait pendant environ  cinquante minutes, les bourreaux ont une fois de plus s&eacute;questr&eacute; leurs  victimes en arrachant les cartes d&rsquo;identit&eacute; et en leur demandant de les  suivre &agrave; la brigade de gendarmerie. &laquo;&nbsp;Je les ai trouv&eacute;s dans un tr&egrave;s  mauvais &eacute;tat aussi j&rsquo;ai mis &agrave; contribution mon v&eacute;hicule pour les  transporter &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital pour des soins et l&rsquo;&eacute;tablissement des  certificats m&eacute;dicaux qui leur ont &eacute;t&eacute; refus&eacute;s. L&rsquo;Intendant a demand&eacute;  d&rsquo;aller voir le sous-pr&eacute;fet qui nous a fait dire qu&rsquo;il &eacute;tait malade et  qu&rsquo;il fallait aller voir le commissaire de la s&eacute;curit&eacute; publique. Ce  dernier a dit son incomp&eacute;tence et nous a invit&eacute;s &agrave; nous rendre &agrave; la  brigade de gendarmerie o&ugrave; le commandant nous a demand&eacute;s de r&eacute;diger une  plainte&nbsp;&raquo;,  affirme un des &eacute;tudiants.<\/p>\n<p>Alors que les &eacute;tudiants criaient leur d&eacute;sarroi et leurs malheurs  devant des autorit&eacute;s presque indiff&eacute;rentes, les deux militaires, alert&eacute;s  par un indic, sur le retour dans sa chambre de Boris qui &eacute;tait sans  doute la cible principalement vis&eacute;e, ils sont une fois de plus retourn&eacute;s  dans la mini-cit&eacute; o&ugrave; ils ont recommenc&eacute; &agrave; bastonner ce dernier. &laquo;&nbsp;La  violence des coups que recevait Boris a surexcit&eacute; et provoqu&eacute;  l&rsquo;indignation des &eacute;tudiants qui jusque-l&agrave;, &eacute;taient rest&eacute;s passifs. La  foule est devenue mena&ccedil;ante et a encercl&eacute; les deux militaires. On a  fr&ocirc;l&eacute; une &eacute;meute, n&rsquo;eut &eacute;t&eacute; l&rsquo;arriv&eacute;e inesp&eacute;r&eacute;e du sous-pr&eacute;fet venu  calmer la situation&nbsp;&raquo;, explique une &eacute;tudiante. Et d&rsquo;ajouter que face au  radicalisme des &eacute;tudiants qui attendaient du chef de terre que justice  soit faite, l&rsquo;un des deux officiers a sorti l&rsquo;arme et menac&eacute; de tirer,  d&eacute;fiant ainsi l&rsquo;autorit&eacute; du sous-pr&eacute;fet. &laquo;&nbsp;Ils nous a demand&eacute;s si on  pouvait courir plus vite qu&rsquo;une balle. Constatant le sauve-qui-peut des  &eacute;tudiants en d&eacute;bandade, ils en ont profit&eacute; pour d&eacute;camper&nbsp;&raquo;, affirme  Marie-Paule.<\/p>\n<p><strong> Traitements inhumains<\/strong><\/p>\n<p>Selon des sources dignes de foi, tout serait parti d&rsquo;un fait plus ou  moins banal. La veille, alors que des &eacute;tudiants jouent au ballon, une  lyc&eacute;enne de passage &agrave; la mini-cit&eacute; o&ugrave; elle est venue rendre visite &agrave; sa  cousine a pris le ballon &agrave;l&rsquo;&oelig;il, tir&eacute; par inadvertance par l&rsquo;un des  joueurs. Les &eacute;tudiants affirment qu&rsquo;elle a refus&eacute; toute forme de  n&eacute;gociation mais elle a promis de les &laquo;&nbsp;traiter&nbsp;&raquo; comme il fallait.  &laquo;&nbsp;Nous lui avions propos&eacute; d&rsquo;assurer ses soins ou de remplacer ses verres  qu&rsquo;elle disait &ecirc;tre endommag&eacute;s. Mais elle n&rsquo;a voulu rien comprendre.  Nous sommes &eacute;tonn&eacute;s que ce soit des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;une unit&eacute; d&rsquo;&eacute;lite,  sp&eacute;cialis&eacute;e dans la gestion des missions sp&eacute;ciales comme le BIR, qui  soient venus &laquo;&nbsp;dire le droit&nbsp;&raquo; &agrave; leur fa&ccedil;on&nbsp;&raquo;, s&rsquo;indignent les victimes.  Depuis vendredi dernier, les photos et les bandent vid&eacute;os enregistr&eacute;es  par les &eacute;tudiants, font le tour du monde &agrave; travers l&rsquo;Internet o&ugrave;, le  monde entier d&eacute;couvre la barbarie et la maltraitance de l&rsquo;arm&eacute;e  camerounaise. Il est difficile de comprendre comment des officiers de  l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise, en uniforme, ont pu agir avec autant de brutalit&eacute;  et &agrave; visages d&eacute;couverts sur des &eacute;tudiants sans d&eacute;fense, pour une  histoire que pouvaient r&eacute;gler les forces de l&rsquo;ordre. Ceux qui ont  l&rsquo;habitude d&rsquo;accuser les m&eacute;dias camerounais de peindre le pays en noir  pourront enfin se faire une id&eacute;e des agissements de certains militaires  camerounais.<\/p>\n<p>M&ecirc;me l&rsquo;un des colonels et haut responsable du BIR qui a fait une  descente &agrave; 21 heures 30 minutes sur les lieux, a pu se rendre compte, en  regardant les vid&eacute;ogrammes, des atrocit&eacute;s inflig&eacute;es aux &eacute;tudiants par  ses &eacute;l&eacute;ments. &laquo;&nbsp;Il est rest&eacute; sans voix, visiblement afflig&eacute; et d&eacute;&ccedil;u par  les actes inhumains inflig&eacute;s aux &eacute;tudiants. Il a m&ecirc;me donn&eacute; deux boites  de sardines et deux baguettes de pain &agrave; Boris qui a d&eacute;sert&eacute; sa chambre  et qui depuis lors, dort &agrave; la belle &eacute;toile, craignant que ses bourreaux  qui ont promis revenir, ne viennent l&rsquo;achever&nbsp;&raquo;, soutient un de ses  voisins de palier. Il n&rsquo;est pas seul dans son cas, la plupart des  locataires de &laquo;&nbsp;2K La Gr&acirc;ce o&ugrave; s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; le &laquo;&nbsp;spectacle&nbsp;&raquo; et les  &eacute;tudiants des mini-cit&eacute;s construites dans le m&ecirc;me p&eacute;rim&egrave;tre, vivent un  traumatisme et une grande frayeur.<\/p>\n<p><span>souley.onoholio<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bayia Yves Samuel, Dalle Bebey Eug&egrave;ne Boris, Ndoye Simon Pierre, Saag Wassoumi Lionel et Nguindjol Gabriel Cyrille, tous &eacute;tudiants &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Yaound&eacute; II, &agrave; Soa et locataires de la mini-cit&eacute; &laquo;&nbsp;2K la Gr&acirc;ce&nbsp;&raquo;, croyaient passer un apr&egrave;s-midi tranquille vendredi dernier, en suivant devant leur petit &eacute;cran, le match d&rsquo;ouverture de la coupe du monde [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-7003","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7003","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7003\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7003"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=7003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}