{"id":7045,"date":"2011-04-30T10:34:28","date_gmt":"2011-04-30T08:34:28","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2336","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2336\/","title":{"rendered":"Chol\u00e9ra : l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie dure depuis un an"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Les dix r&eacute;gions du Cameroun touch&eacute;es.<\/strong> 505 malades ont &eacute;t&eacute; trait&eacute;s au Chu par M&eacute;decins sans fronti&egrave;res depuis le 31 mars 2011. Trois d&eacute;c&egrave;s y ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 31 mars 2011, M&eacute;decins sans fronti&egrave;res s&rsquo;est install&eacute; sous une  dizaine de tentes derri&egrave;re le Centre hospitalier universitaire (Chu) de  Yaound&eacute;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois malades sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s de cholera &agrave; Yaound&eacute; sur les 505 malades  re&ccedil;us par Msf en un mois. Selon les responsables du Chu, le nombre de  cas a diminu&eacute; depuis deux semaines environ. Sept personnes sont  actuellement intern&eacute;es sous les tentes et re&ccedil;oivent des soins. L&rsquo;Ong ne  compte pas partir tant que des cas de chol&eacute;ra seront d&eacute;clar&eacute;s &agrave; Yaound&eacute;.  &laquo;&nbsp;Nous ne sommes pas venus nous substituer &agrave; l&rsquo;Etat camerounais, mais  nous leur apportons un appui dans la gestion de cette &eacute;pid&eacute;mie qui  demande la mobilisation de moyens. Nous travaillons en parfaite  collaboration avec les autorit&eacute;s&nbsp;&raquo;, explique un personnel de M&eacute;decins  sans fronti&egrave;res. Celui-ci r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;objet de leur pr&eacute;sence au Cameroun.  &laquo;&nbsp;Nous sommes au Cameroun dans le cadre d&rsquo;un programme de prise en  charge du Vih\/sida dans le Littoral et un autre sur la lutte contre  l&rsquo;ulc&egrave;re de burili dans le Nyong et Mfoumou. Nous ne pouvions pas rester  indiff&eacute;rents face &agrave; l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie de chol&eacute;ra&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p><strong>Accueil en toute s&eacute;curit&eacute;<\/strong><br \/>\nIl &eacute;tait environ 14h ce jeudi 28 avril&nbsp; 2011. A l&rsquo;entr&eacute;e du centre de  traitement du chol&eacute;ra situ&eacute; derri&egrave;re le Centre hospitalier universitaire  de Yaound&eacute;, un personnel attend les patients. Les visites sont filtr&eacute;es  par de jeunes gens identifiables par des chasubles en plastique, des  bottes en caoutchouc de couleur verte aux pieds et des gants rouge&acirc;tres  aux mains. &laquo;&nbsp;Nous avons re&ccedil;u les instructions de ne laisser entrer que  les malades et &agrave; la rigueur leurs proches&nbsp;&raquo;, pr&eacute;cise laconiquement l&rsquo;un  d&rsquo;eux. Ce personnel est charg&eacute; de d&eacute;sinfecter les objets port&eacute;s par tous  ceux qui viennent au centre. Un pulv&eacute;risateur et un seau en plastique  pleins d&rsquo;eau contenant du chlore sont utilis&eacute;s pour ce faire. Un robinet  a &eacute;t&eacute; fix&eacute; au bas du seau et en-dessous, un seau bleu pour recueillir  les eaux qui sont r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es par une &eacute;quipe qui les verse loin de l&rsquo;aire  qu&rsquo;occupent les tentes.<br \/>\nM&ecirc;me s&rsquo;ils ne le disent pas, ils sont moins sollicit&eacute;s qu&rsquo;il y a  quelques semaines. Ils sont invit&eacute;s &agrave; aller prendre le repas &agrave; tour de  r&ocirc;le par leur coordonnateur. A l&rsquo;int&eacute;rieur, les garde-malades sont  sereins. Un repas leur a &eacute;t&eacute; servi par les services de la cuisine de  M&eacute;decins sans fronti&egrave;res. Le repas est propos&eacute; m&ecirc;me aux passants. Le  personnel de sant&eacute; est en alerte. Il contr&ocirc;le tous les mouvements &agrave;  l&rsquo;entr&eacute;e de la dizaine de tentes du centre et n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; dicter la  conduite &agrave; tenir aux personnes charg&eacute;es de l&rsquo;accueil des usagers.  &laquo;&nbsp;Soutenez le malade ou alors portez-le sur&nbsp; la civi&egrave;re.<\/p>\n<p><strong>Pulv&eacute;risateur<\/strong><br \/>\nUne femme d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es,&nbsp; accompagn&eacute;e par ses voisins La  affiche des signes de fatigue. Apr&egrave;s avoir d&eacute;sinfect&eacute; ses chaussures &agrave;  l&rsquo;aide du pulv&eacute;risateur, elle se lave les mains sous le robinet. La  bouteille d&rsquo;eau amen&eacute;e de la maison est retenue &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e et jet&eacute;e dans  une poubelle bien recouverte. Son sac &agrave; main est accroch&eacute; sur un clou  sous la tente d&rsquo;entr&eacute;e. Le chauffeur du v&eacute;hicule qui voulait repartir  apr&egrave;s avoir d&eacute;pos&eacute; la patiente est rappel&eacute; &agrave; l&rsquo;accueil. Les occupants  rest&eacute;s &agrave; l&rsquo;interieur descendent et les porti&egrave;res et la malle arri&egrave;re  sont par la suite largement ouvertes. La voiture est arros&eacute;e d&rsquo;eau  chlor&eacute;e. Les deux occupants se font d&eacute;sinfecter les chaussures. Et apr&egrave;s  avoir lav&eacute; les mains sous le robinet, ils sont enfin autoris&eacute;s &agrave;  partir. Tandis que le diagnostic r&eacute;v&egrave;le que&nbsp; la patiente accompagn&eacute;e ne  souffre pas de chol&eacute;ra. Elle n&rsquo;a ni diarrh&eacute;e, ni vomissements.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Adrienne Engono<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les dix r&eacute;gions du Cameroun touch&eacute;es. 505 malades ont &eacute;t&eacute; trait&eacute;s au Chu par M&eacute;decins sans fronti&egrave;res depuis le 31 mars 2011. Trois d&eacute;c&egrave;s y ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s. Le 31 mars 2011, M&eacute;decins sans fronti&egrave;res s&rsquo;est install&eacute; sous une dizaine de tentes derri&egrave;re le Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yaound&eacute;. 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