{"id":714,"date":"2007-10-04T13:15:38","date_gmt":"2007-10-04T11:15:38","guid":{"rendered":""},"modified":"2007-10-04T13:15:38","modified_gmt":"2007-10-04T11:15:38","slug":"714","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/714\/","title":{"rendered":"Droit d&rsquo;auteur : Pourquoi les bars assoiffent les artistes"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>La Cameroon Music Corporation pointe un doigt accusateur vers les soci\u00e9t\u00e9s brassicoles.<br \/>\nEug\u00e8ne Dipanda &#8211; <em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Cmc.gif\" alt=\"\" \/> La d&eacute;cision du minist&egrave;re de la Culture (Mincult) est claire. Sign&eacute;e le 12 mai 2006 et fixant les modalit&eacute;s de perception de la redevance du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins due par les bars et les d&eacute;bits de boisson &agrave; la Cameroon Music Corporation (Cmc), elle dispose, en son article premier, que &quot;Le montant de la redevance du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins due par les bars et d&eacute;bits de boisson est fix&eacute; &agrave; 15 Fcfa Ttc par casier, soit 17,5 Fcfa Ttc par d&eacute;calitre de boisson vendue par les soci&eacute;t&eacute;s brassicoles&quot;. Ce montant est pay&eacute; par majoration du prix du casier ou du d&eacute;calitre de boisson, &quot;retenue &agrave; la source par les soci&eacute;t&eacute;s brassicoles, et mensuellement revers&eacute;e dans le compte de d&eacute;p&ocirc;t sp&eacute;cial des redevances du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins domicili&eacute; dans les livres de la Sgbc \/ H&ocirc;tel de ville Yaound&eacute;&quot;, pr&eacute;cise l&rsquo;article 2 de la d&eacute;cision. <\/p>\n<p>En fait, il s&rsquo;agissait-l&agrave; des suites logiques d&rsquo;un protocole d&rsquo;accord pr&eacute;alablement paraph&eacute; entre la Commission permanente de m&eacute;diation et de contr&ocirc;le (Cpmc), le Syndicat national des exploitants des d&eacute;bits de boisson du Cameroun (Synedeboc) et la Cmc. Et, en parcourant l&rsquo;article 3 de la m&ecirc;me d&eacute;cision, on apprend que les modalit&eacute;s pratiques de sa mise en oeuvre devraient &ecirc;tre am&eacute;nag&eacute;es par la Cpmc, apr&egrave;s consultation des soci&eacute;t&eacute;s brassicoles. En d&rsquo;autres termes, la d&eacute;cision du 12 mai 2006 venait donc abroger une d&eacute;cision pr&eacute;c&eacute;dente sign&eacute;e le 26 juillet 2004 par l&rsquo;ex ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; de la Culture, Ferdinand L&eacute;opold Oyono, et qui fixait les m&eacute;thodes de calcul de la redevance annuelle due au titre du droit d&rsquo;auteur par les bars, les ventes &agrave; emporter et les d&eacute;bits de boisson, sur la base d&rsquo;un taux forfaitaire estim&eacute; &agrave; partir d&rsquo;un coefficient d&rsquo;affectation li&eacute; au nombre de places, au type d&rsquo;appareils, &agrave; la nature des oeuvres exploit&eacute;es et au prix moyen de la boisson servie &agrave; la client&egrave;le.<\/p>\n<p> La r&eacute;forme, selon toute vraisemblance, visait &agrave; simplifier la m&eacute;thode de calcul, qui, plus d&rsquo;une fois, a &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;&eacute;chauffour&eacute;es entre les percepteurs de la Cmc et les exploitants de bars. Au cours de la session ordinaire du conseil d&rsquo;administration de la Cmc tenu vendredi, 28 septembre dernier &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Mont Febe de Yaound&eacute;, le sujet de la perception des droits d&rsquo;auteur dans le secteur des bars a, cependant, constitu&eacute; l&rsquo;un des points chauds des discussions entre administrateurs de la Cmc. Et pour cause, depuis son entr&eacute;e en vigueur, la d&eacute;cision du 12 mai 2006 n&rsquo;est pas appliqu&eacute;e, soutient Jean-Claude Laurent, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Cmc. Des factures r&eacute;capitulant les sommes attendues, poursuivent les administrateurs, ont pourtant &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement transmises aux soci&eacute;t&eacute;s brassicoles. Lesquelles, pensent-on &agrave; la Cmc, rechignent manifestement de se conformer aux textes.<\/p>\n<p><strong>Bras de fer<\/strong><br \/>D&egrave;s lors, les syndicats des artistes et les membres du conseil d&rsquo;administration de la Cmc souhaitent passer &agrave; ce qu&rsquo;ils appellent &quot;la vitesse sup&eacute;rieure&quot;. D&rsquo;aucuns &eacute;voquent des mises en demeure et des sommations &agrave; payer et, pourquoi pas, des proc&eacute;dures judiciaires. D&rsquo;autres, plus teigneux encore, souhaitent organiser des &quot;concerts g&eacute;ants&quot; &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e des services des brasseurs, afin de mieux faire entendre leurs revendications. Mais, &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale de la Cmc, on ne semble pas &ecirc;tre pour un bras de fer. Malgr&eacute; l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t de bilan d&ucirc; &agrave; l&rsquo;&eacute;paisseur du manque &agrave; gagner, Jean-Claude Laurent voudrait, &agrave; ce qu&rsquo;il para&icirc;t, poursuivre les pourparlers sous le contr&ocirc;le du Mincult.<br \/>Au sujet de ces recouvrements &agrave; probl&egrave;me, la tutelle ne semble d&rsquo;ailleurs pas vouloir remuer le couteau dans la plaie. Tout juste, Christophe Senna, le repr&eacute;sentant de ce d&eacute;partement lors des travaux du dernier conseil d&rsquo;administration de la Cmc, a indiqu&eacute; au Pca Sam Mbende et son &eacute;quipe, que &quot;ce n&rsquo;est pas dans la violence que les solutions seront trouv&eacute;es&quot;. Ce dernier parle, en plus, d&rsquo;une rencontre imminente entre le nouveau ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, et les principaux responsables des soci&eacute;t&eacute;s brassicoles op&eacute;rant au Cameroun. &quot;Ensemble, nous esp&eacute;rons trouver une solution urgente &agrave; ce probl&egrave;me&quot;, rassure-t-il.<\/p>\n<p>De leur c&ocirc;t&eacute;, les soci&eacute;t&eacute;s brassicoles disent &ecirc;tre &quot;enti&egrave;rement dispos&eacute;es&quot; &agrave; reverser son d&ucirc; &agrave; la Cmc. Toutefois, certaines estiment que le montant de 17,5 Fcfa par d&eacute;calitre de boisson vendue, qui a &eacute;t&eacute; fix&eacute; d&rsquo;un commun accord entre la Cpmc, le Synedeboc et la Cmc, ne les arrange pas. Parce que un peu trop &eacute;lev&eacute;, soutiennent-ils. Les Brasseries du Cameroun, elles, affirment ne pas &ecirc;tre en conflit avec la Cmc, au contraire. &quot;Nous attendons la d&eacute;cision du ministre, qui, lors de sa r&eacute;cente r&eacute;union avec les parties prenantes, a ordonn&eacute; la suspension de l&rsquo;application de la d&eacute;cision prise par son pr&eacute;d&eacute;cesseur. D&rsquo;autre part, nous n&rsquo;avons pas encore l&rsquo;accord des tenanciers de d&eacute;bits de boisson avec qui nous sommes toujours en n&eacute;gociation Ama Tutu Muna a souhait&eacute; remettre &agrave; plat ce dossier pour un examen approfondi de toutes les questions&quot;. <br \/>Des correspondances auraient d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; adress&eacute;es en son temps &agrave; l&rsquo;ex ministre d&rsquo;Etat Ferdinand L&eacute;opold Oyono, afin que cette redevance soit revue &agrave; la baisse. Une dol&eacute;ance qui serait rest&eacute;e lettre morte jusqu&rsquo;&agrave; la derni&egrave;re mutation intervenue au sommet du minist&egrave;re de la Culture. Le nouveau chef de d&eacute;partement, Ama Tutu Muna, a donc l&agrave;, un dossier bien br&ucirc;lant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cameroon Music Corporation pointe un doigt accusateur vers les soci\u00e9t\u00e9s brassicoles. Eug\u00e8ne Dipanda &#8211; La d&eacute;cision du minist&egrave;re de la Culture (Mincult) est claire. Sign&eacute;e le 12 mai 2006 et fixant les modalit&eacute;s de perception de la redevance du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins due par les bars et les d&eacute;bits de boisson [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-714","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=714"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=714"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=714"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=714"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=714"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}