{"id":7179,"date":"2013-07-20T13:05:22","date_gmt":"2013-07-20T11:05:22","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"2470","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/2470\/","title":{"rendered":"Point de vue : \u00ab\u00a02 dollars par jour ? Comment j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 d\u00e9sapoint\u00e9e en Guin\u00e9e \u00e9quatoriale&#8230;\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<div id=\"stcpDiv\" style=\"position: absolute; top: -1999px; left: -1988px;\">\n<div class=\"field field-name-titre-mention field-type-ds field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\"><span class=\"titre-article\">Point de vue : &quot;2 dollars par jour ?  Comment j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; d&eacute;sapoint&eacute;e en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale&#8230;&quot;<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-media-et-date-article field-type-ds field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<div>(<strong> France-Guin&eacute;e Equatoriale <\/strong> 21\/05\/2013 &#8211; 11:08)<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-field-photo field-type-image field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"320\" width=\"480\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 480 320'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/fr.africatime.com\/sites\/default\/files\/styles\/large\/public\/photo-articles\/irina_baranovskaya.jpg?itok=3MlcsmYd\" \/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>Irina  Baranovskaya raconte sa visite en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, un pays qui ne  ressemble pas vraiment &agrave; ce qu&rsquo;on lui avait racont&eacute;&#8230; &#8211; Quand j&rsquo;ai &eacute;t&eacute;  invit&eacute;e &agrave; visiter la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, je ne pouvais simplement pas  refuser. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un voyage long et co&ucirc;teux, voire  dangereux, mais il y avait aussi l&rsquo;opportunit&eacute; de voir l&rsquo;Afrique r&eacute;elle :  avec ses mercenaires, ses dictateurs, le paludisme et les enfants  affam&eacute;s.<\/p>\n<p>Enfin, telle &eacute;tait  mon impression de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, apr&egrave;s  quelques recherches faites sur le web au sujet de ce pays. Le m&ecirc;me  pr&eacute;sident est au pouvoir depuis 1979 &#8211; en d&eacute;pit d&rsquo;un nombre  extraordinaire de tentatives de coups d&rsquo;Etat. La plupart des habitants  du pays vivent dans une pauvret&eacute; absolue. Le pays est le deuxi&egrave;me  exportateur africain de p&eacute;trole, mais 80% des 700 000 habitants vivent  avec deux dollars par jour.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais d&rsquo;abord entendu parler des &quot;2 dollars&quot; dans une question de  la c&eacute;l&egrave;bre journaliste Christiane Amanpour qui avait interrog&eacute; le  pr&eacute;sident guin&eacute;en, Teodoro Obiang, dans un entretien sur CNN. Bien s&ucirc;r,  il a essay&eacute; de le nier, en disant que c&rsquo;&eacute;tait &laquo; totalement invent&eacute; &raquo; et  en affirmant que ses d&eacute;tracteurs n&rsquo;ont certainement pas visit&eacute; la Guin&eacute;e  &eacute;quatoriale par eux-m&ecirc;mes, mais que pourrait dire d&rsquo;autre un dictateur,  pensais-je &agrave; ce moment-l&agrave;.<\/p>\n<p>J&rsquo;&eacute;tais folle de joie. J&rsquo;aurais voulu prendre des photos de l&rsquo;extr&ecirc;me  pauvret&eacute;. De nuit, j&rsquo;aurais voulu interviewer les courageux opposants,  qui aurait risqu&eacute; leur vie et leur int&eacute;grit&eacute; physique en me parlant.  J&rsquo;aurais voulu montrer le contraste entre une oligarchie avide de  p&eacute;tro-dollars et la vie mis&eacute;rable ordinaire en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale.  J&rsquo;aurais voulu rendre jalouse Christiane Amanpour.<\/p>\n<p>En r&eacute;alit&eacute;, ce fut une grosse d&eacute;ception d&egrave;s le d&eacute;but. Il n&rsquo;y avait  pas de foule de mendiants courant apr&egrave;s les &eacute;trangers, pas de jeeps  remplies de miliciens d&rsquo;une agressivit&eacute; bestiale. Il n&rsquo;y avait pas de  salet&eacute;, ni d&rsquo;odeurs naus&eacute;abondes; tous ces &eacute;l&eacute;ments exotiques africains  auxquels je m&rsquo;attendais n&rsquo;&eacute;taient pas au rendez-vous. En fait, j&rsquo;ai eu  le sentiment que je n&rsquo;&eacute;tais pas en Afrique du tout.<\/p>\n<p>Les routes sont meilleures que celles qu&rsquo;on trouve en Europe, les  voitures sont plus ch&egrave;res et les gens ne sont certainement pas plus  affam&eacute;s que les Europ&eacute;ens. Contrairement &agrave; la plupart des villes  europ&eacute;ennes aujourd&rsquo;hui, je n&rsquo;ai pas trouv&eacute; de pauvres dans les rues.  Peut-&ecirc;tre avaient-ils &eacute;t&eacute; tous chass&eacute;s hors de la ville, comme &agrave; Moscou  avant les Jeux Olympiques ?<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, ma premi&egrave;re impression &eacute;tait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas beaucoup  de gens dans les rues, d&rsquo;une mani&egrave;re  g&eacute;n&eacute;rale. Plus tard, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute;  que cela est d&ucirc; &agrave; la surabondance de logements neufs. Il ya un nombre  impressionnant de projets de construction en cours, et en particulier  des maisons d&rsquo;habitation &agrave; plusieurs &eacute;tages, construites par des  entrepreneurs chinois. Un appartement moyen est de 50-60 m&egrave;tres carr&eacute;s,  au prix de 30 &agrave; 40 000 dollars. Un grand nombre d&rsquo;entre eux restent  vacants, si bien que je me disais que les gens ne sont pas press&eacute;s  d&#8217;emm&eacute;nager, malgr&eacute; les subventions et les options de paiement flexibles  parrain&eacute;s par le gouvernement.<\/p>\n<p>Une autre chose &eacute;trange : la plupart des travailleurs de la ville  sont des &eacute;trangers. Des serveurs, des cuisiniers, des constructeurs et  m&ecirc;me des p&ecirc;cheurs du Nigeria, du Cameroun, du Ghana, du Mali, quasiment  de toute l&rsquo;Afrique centrale. Comme me l&rsquo;a dit une connaissance locale,  les Guin&eacute;ens ne cherchent du travail que dans la gestion et se  d&eacute;tournent du travail manuel. Bien s&ucirc;r, la population guin&eacute;enne est  assez petite, mais malgr&eacute; tout tout le monde ne peut &ecirc;tre un  gestionnaire ou un responsable gouvernemental de haut rang.<\/p>\n<p>&laquo; Le pr&eacute;sident Obiang met ses propres parents aux meilleurs postes &raquo;,  me confie un jeune homme assis &agrave; l&rsquo;ombre d&rsquo;un supermarch&eacute; avec une  canette de bi&egrave;re &agrave; la main : &laquo; Mais ceux d&rsquo;entre nous qui n&rsquo;ont pas  d&rsquo;aussi bons parents, que pouvons nous faire ? &raquo; J&rsquo;&eacute;tais tent&eacute; de lui  r&eacute;pondre : &laquo; Que diriez-vous chercher un emploi ? &raquo;, mais je n&rsquo;ai pas  voulu offenser l&rsquo;opposant.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s quelques jours, ma conviction &eacute;tait que le principal probl&egrave;me  dans ce pays n&rsquo;&eacute;tait pas la pauvret&eacute;, mais la mentalit&eacute; des gens. On ne  peut pas &eacute;radiquer la pauvret&eacute; sans changer d&rsquo;abord les mentalit&eacute;s.  Quelle est l&rsquo;alternative, jeter de l&rsquo;argent &agrave; partir d&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;res ?<\/p>\n<p>Et, soit dit en passant, pour revenir aux &laquo; 2 dollars &raquo;, les  supermarch&eacute;s locaux regorgent de clients, et les prix ne sont pas  diff&eacute;rents de ceux qu&rsquo;on trouve dans les boutiques de luxe &agrave; Moscou ou &agrave;  Kiev. Avec deux dollars, vous achetez une bouteille de soda, une bi&egrave;re  bon march&eacute;, un paquet de spaghettis ou une bo&icirc;te de thon, soit dans un  supermarch&eacute; ou aupr&egrave;s d&rsquo;un vendeur de rue. Le co&ucirc;t d&rsquo;un (certes, tr&egrave;s  grand) ananas sur le march&eacute; de  Bata est de six dollars.<\/p>\n<p>M&ecirc;me &agrave; un niveau superficiel, la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale ne ressemble pas  du tout au pays d&eacute;crit par la presse &eacute;trang&egrave;re. Ce n&rsquo;est pas un chaudron  effrayant et sanglant. Un peu absurde : oui. Tout le monde fait  semblant d&rsquo;&ecirc;tre le grand patron, et par cons&eacute;quent doit manger des  pommes fran&ccedil;aises import&eacute;es et acheter des ananas hors de prix, quand  ils grandissent en fait juste l&agrave;, juste en face de la rue. Le pr&eacute;sident,  qui sait que la prosp&eacute;rit&eacute; du p&eacute;trole ne durera pas &eacute;ternellement,  appelle les citoyens &agrave; apprendre &agrave; travailler, mais cela ne d&eacute;range les  citoyens qui n&rsquo;ont pas eu la chance d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute; dans le m&ecirc;me village que  lui.<\/p>\n<p>Mon impression est que les principaux partisans d&rsquo;Obiang sont les  &eacute;trangers qui travaillent ici et je ne parle pas des compagnies  p&eacute;troli&egrave;res multinationales, mais plut&ocirc;t des cols bleus, des  professionnels qualifi&eacute;s et des propri&eacute;taires de petites entreprises.  Ils connaissent la signification du ch&ocirc;mage, en particulier dans le  contexte actuel. En Guin&eacute;e, le PIB par habitant est d&eacute;sormais sup&eacute;rieur &agrave;  celui de l&rsquo;Espagne, qui, il ya plusieurs d&eacute;cennies &eacute;tait ici la  puissance coloniale. Aujourd&rsquo;hui, les Espagnols s&rsquo;efforcent de  travailler en Guin&eacute;e, mais doivent rivaliser avec des Am&eacute;ricains, des  Canadiens, des Chinois, des Libanais, des Turcs, des Isra&eacute;liens et des  Fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>&laquo; Ce centre commercial a &eacute;t&eacute; construit en 6 mois, ainsi que ces  bureaux &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Oleg Pavlenko, un ing&eacute;nieur russe travaillant en  Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, en montrant les rues de Mongomo (une ville &agrave; l&rsquo;est  du pays). &laquo; Et, il y a cinq ans, m&ecirc;me la route o&ugrave; nous roulons  n&rsquo;existait pas. &raquo;<\/p>\n<p>&quot;Tout le monde veut que l&rsquo;actuel pr&eacute;sident reste encore au pouvoir &raquo;,  explique Oleg Dobrenko, un entrepreneur russe. Il a construit un  restaurant de deux &eacute;tages en face de sa maison. Oleg a commenc&eacute; son  activit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; un cr&eacute;dit obtenu dans une banque locale. &laquo; La vie est  bonne ici&raquo;, dit-il, &laquo;je ne connais pas d&rsquo;autre endroit o&ugrave; vous pouvez  acheter une maison avec deux salles de bains pour quinze mille sur une  dur&eacute;e de dix ans. &raquo;<\/p>\n<p>Quand je lui dis que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; inform&eacute; avant de venir ici que le  revenu moyen en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale est de deux dollars par jour, il se  mit &agrave; rire.<\/p>\n<p>(Source : examiner.com)<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&#8211; See more at:  http:\/\/fr.africatime.com\/guinee_equatoriale\/articles\/point-de-vue-2-dollars-par-jour-comment-jai-ete-desapointee-en-guinee-equatoriale#sthash.Ef8PU2Gz.0Hebnmxt.dpuf<\/p><\/div>\n<div id=\"stcpDiv\" style=\"position: absolute; top: -1999px; left: -1988px;\">\n<div class=\"field field-name-titre-mention field-type-ds field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\"><span class=\"titre-article\">Point de vue : &quot;2 dollars par jour ?  Comment j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; d&eacute;sapoint&eacute;e en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale&#8230;&quot;<\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-media-et-date-article field-type-ds field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<div>(<strong> France-Guin&eacute;e Equatoriale <\/strong> 21\/05\/2013 &#8211; 11:08)<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-field-photo field-type-image field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"320\" width=\"480\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 480 320'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/fr.africatime.com\/sites\/default\/files\/styles\/large\/public\/photo-articles\/irina_baranovskaya.jpg?itok=3MlcsmYd\" \/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>Irina  Baranovskaya raconte sa visite en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, un pays qui ne  ressemble pas vraiment &agrave; ce qu&rsquo;on lui avait racont&eacute;&#8230; &#8211; Quand j&rsquo;ai &eacute;t&eacute;  invit&eacute;e &agrave; visiter la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, je ne pouvais simplement pas  refuser. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un voyage long et co&ucirc;teux, voire  dangereux, mais il y avait aussi l&rsquo;opportunit&eacute; de voir l&rsquo;Afrique r&eacute;elle :  avec ses mercenaires, ses dictateurs, le paludisme et les enfants  affam&eacute;s.<\/p>\n<p>Enfin, telle &eacute;tait  mon impression de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, apr&egrave;s  quelques recherches faites sur le web au sujet de ce pays. Le m&ecirc;me  pr&eacute;sident est au pouvoir depuis 1979 &#8211; en d&eacute;pit d&rsquo;un nombre  extraordinaire de tentatives de coups d&rsquo;Etat. La plupart des habitants  du pays vivent dans une pauvret&eacute; absolue. Le pays est le deuxi&egrave;me  exportateur africain de p&eacute;trole, mais 80% des 700 000 habitants vivent  avec deux dollars par jour.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais d&rsquo;abord entendu parler des &quot;2 dollars&quot; dans une question de  la c&eacute;l&egrave;bre journaliste Christiane Amanpour qui avait interrog&eacute; le  pr&eacute;sident guin&eacute;en, Teodoro Obiang, dans un entretien sur CNN. Bien s&ucirc;r,  il a essay&eacute; de le nier, en disant que c&rsquo;&eacute;tait &laquo; totalement invent&eacute; &raquo; et  en affirmant que ses d&eacute;tracteurs n&rsquo;ont certainement pas visit&eacute; la Guin&eacute;e  &eacute;quatoriale par eux-m&ecirc;mes, mais que pourrait dire d&rsquo;autre un dictateur,  pensais-je &agrave; ce moment-l&agrave;.<\/p>\n<p>J&rsquo;&eacute;tais folle de joie. J&rsquo;aurais voulu prendre des photos de l&rsquo;extr&ecirc;me  pauvret&eacute;. De nuit, j&rsquo;aurais voulu interviewer les courageux opposants,  qui aurait risqu&eacute; leur vie et leur int&eacute;grit&eacute; physique en me parlant.  J&rsquo;aurais voulu montrer le contraste entre une oligarchie avide de  p&eacute;tro-dollars et la vie mis&eacute;rable ordinaire en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale.  J&rsquo;aurais voulu rendre jalouse Christiane Amanpour.<\/p>\n<p>En r&eacute;alit&eacute;, ce fut une grosse d&eacute;ception d&egrave;s le d&eacute;but. Il n&rsquo;y avait  pas de foule de mendiants courant apr&egrave;s les &eacute;trangers, pas de jeeps  remplies de miliciens d&rsquo;une agressivit&eacute; bestiale. Il n&rsquo;y avait pas de  salet&eacute;, ni d&rsquo;odeurs naus&eacute;abondes; tous ces &eacute;l&eacute;ments exotiques africains  auxquels je m&rsquo;attendais n&rsquo;&eacute;taient pas au rendez-vous. En fait, j&rsquo;ai eu  le sentiment que je n&rsquo;&eacute;tais pas en Afrique du tout.<\/p>\n<p>Les routes sont meilleures que celles qu&rsquo;on trouve en Europe, les  voitures sont plus ch&egrave;res et les gens ne sont certainement pas plus  affam&eacute;s que les Europ&eacute;ens. Contrairement &agrave; la plupart des villes  europ&eacute;ennes aujourd&rsquo;hui, je n&rsquo;ai pas trouv&eacute; de pauvres dans les rues.  Peut-&ecirc;tre avaient-ils &eacute;t&eacute; tous chass&eacute;s hors de la ville, comme &agrave; Moscou  avant les Jeux Olympiques ?<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, ma premi&egrave;re impression &eacute;tait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas beaucoup  de gens dans les rues, d&rsquo;une mani&egrave;re  g&eacute;n&eacute;rale. Plus tard, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute;  que cela est d&ucirc; &agrave; la surabondance de logements neufs. Il ya un nombre  impressionnant de projets de construction en cours, et en particulier  des maisons d&rsquo;habitation &agrave; plusieurs &eacute;tages, construites par des  entrepreneurs chinois. Un appartement moyen est de 50-60 m&egrave;tres carr&eacute;s,  au prix de 30 &agrave; 40 000 dollars. Un grand nombre d&rsquo;entre eux restent  vacants, si bien que je me disais que les gens ne sont pas press&eacute;s  d&#8217;emm&eacute;nager, malgr&eacute; les subventions et les options de paiement flexibles  parrain&eacute;s par le gouvernement.<\/p>\n<p>Une autre chose &eacute;trange : la plupart des travailleurs de la ville  sont des &eacute;trangers. Des serveurs, des cuisiniers, des constructeurs et  m&ecirc;me des p&ecirc;cheurs du Nigeria, du Cameroun, du Ghana, du Mali, quasiment  de toute l&rsquo;Afrique centrale. Comme me l&rsquo;a dit une connaissance locale,  les Guin&eacute;ens ne cherchent du travail que dans la gestion et se  d&eacute;tournent du travail manuel. Bien s&ucirc;r, la population guin&eacute;enne est  assez petite, mais malgr&eacute; tout tout le monde ne peut &ecirc;tre un  gestionnaire ou un responsable gouvernemental de haut rang.<\/p>\n<p>&laquo; Le pr&eacute;sident Obiang met ses propres parents aux meilleurs postes &raquo;,  me confie un jeune homme assis &agrave; l&rsquo;ombre d&rsquo;un supermarch&eacute; avec une  canette de bi&egrave;re &agrave; la main : &laquo; Mais ceux d&rsquo;entre nous qui n&rsquo;ont pas  d&rsquo;aussi bons parents, que pouvons nous faire ? &raquo; J&rsquo;&eacute;tais tent&eacute; de lui  r&eacute;pondre : &laquo; Que diriez-vous chercher un emploi ? &raquo;, mais je n&rsquo;ai pas  voulu offenser l&rsquo;opposant.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s quelques jours, ma conviction &eacute;tait que le principal probl&egrave;me  dans ce pays n&rsquo;&eacute;tait pas la pauvret&eacute;, mais la mentalit&eacute; des gens. On ne  peut pas &eacute;radiquer la pauvret&eacute; sans changer d&rsquo;abord les mentalit&eacute;s.  Quelle est l&rsquo;alternative, jeter de l&rsquo;argent &agrave; partir d&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;res ?<\/p>\n<p>Et, soit dit en passant, pour revenir aux &laquo; 2 dollars &raquo;, les  supermarch&eacute;s locaux regorgent de clients, et les prix ne sont pas  diff&eacute;rents de ceux qu&rsquo;on trouve dans les boutiques de luxe &agrave; Moscou ou &agrave;  Kiev. Avec deux dollars, vous achetez une bouteille de soda, une bi&egrave;re  bon march&eacute;, un paquet de spaghettis ou une bo&icirc;te de thon, soit dans un  supermarch&eacute; ou aupr&egrave;s d&rsquo;un vendeur de rue. Le co&ucirc;t d&rsquo;un (certes, tr&egrave;s  grand) ananas sur le march&eacute; de  Bata est de six dollars.<\/p>\n<p>M&ecirc;me &agrave; un niveau superficiel, la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale ne ressemble pas  du tout au pays d&eacute;crit par la presse &eacute;trang&egrave;re. Ce n&rsquo;est pas un chaudron  effrayant et sanglant. Un peu absurde : oui. Tout le monde fait  semblant d&rsquo;&ecirc;tre le grand patron, et par cons&eacute;quent doit manger des  pommes fran&ccedil;aises import&eacute;es et acheter des ananas hors de prix, quand  ils grandissent en fait juste l&agrave;, juste en face de la rue. Le pr&eacute;sident,  qui sait que la prosp&eacute;rit&eacute; du p&eacute;trole ne durera pas &eacute;ternellement,  appelle les citoyens &agrave; apprendre &agrave; travailler, mais cela ne d&eacute;range les  citoyens qui n&rsquo;ont pas eu la chance d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute; dans le m&ecirc;me village que  lui.<\/p>\n<p>Mon impression est que les principaux partisans d&rsquo;Obiang sont les  &eacute;trangers qui travaillent ici et je ne parle pas des compagnies  p&eacute;troli&egrave;res multinationales, mais plut&ocirc;t des cols bleus, des  professionnels qualifi&eacute;s et des propri&eacute;taires de petites entreprises.  Ils connaissent la signification du ch&ocirc;mage, en particulier dans le  contexte actuel. En Guin&eacute;e, le PIB par habitant est d&eacute;sormais sup&eacute;rieur &agrave;  celui de l&rsquo;Espagne, qui, il ya plusieurs d&eacute;cennies &eacute;tait ici la  puissance coloniale. Aujourd&rsquo;hui, les Espagnols s&rsquo;efforcent de  travailler en Guin&eacute;e, mais doivent rivaliser avec des Am&eacute;ricains, des  Canadiens, des Chinois, des Libanais, des Turcs, des Isra&eacute;liens et des  Fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>&laquo; Ce centre commercial a &eacute;t&eacute; construit en 6 mois, ainsi que ces  bureaux &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Oleg Pavlenko, un ing&eacute;nieur russe travaillant en  Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, en montrant les rues de Mongomo (une ville &agrave; l&rsquo;est  du pays). &laquo; Et, il y a cinq ans, m&ecirc;me la route o&ugrave; nous roulons  n&rsquo;existait pas. &raquo;<\/p>\n<p>&quot;Tout le monde veut que l&rsquo;actuel pr&eacute;sident reste encore au pouvoir &raquo;,  explique Oleg Dobrenko, un entrepreneur russe. Il a construit un  restaurant de deux &eacute;tages en face de sa maison. Oleg a commenc&eacute; son  activit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; un cr&eacute;dit obtenu dans une banque locale. &laquo; La vie est  bonne ici&raquo;, dit-il, &laquo;je ne connais pas d&rsquo;autre endroit o&ugrave; vous pouvez  acheter une maison avec deux salles de bains pour quinze mille sur une  dur&eacute;e de dix ans. &raquo;<\/p>\n<p>Quand je lui dis que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; inform&eacute; avant de venir ici que le  revenu moyen en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale est de deux dollars par jour, il se  mit &agrave; rire.<\/p>\n<p>(Source : examiner.com)<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&#8211; See more at:  http:\/\/fr.africatime.com\/guinee_equatoriale\/articles\/point-de-vue-2-dollars-par-jour-comment-jai-ete-desapointee-en-guinee-equatoriale#sthash.Ef8PU2Gz.0Hebnmxt.dpuf<\/p><\/div>\n<div id=\"stcpDiv\" style=\"position: absolute; top: -1999px; left: -1988px;\">\n<div class=\"field field-name-field-photo field-type-image field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"320\" width=\"480\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 480 320'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/fr.africatime.com\/sites\/default\/files\/styles\/large\/public\/photo-articles\/irina_baranovskaya.jpg?itok=3MlcsmYd\" \/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>Irina  Baranovskaya raconte sa visite en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, un pays qui ne  ressemble pas vraiment &agrave; ce qu&rsquo;on lui avait racont&eacute;&#8230; &#8211; Quand j&rsquo;ai &eacute;t&eacute;  invit&eacute;e &agrave; visiter la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, je ne pouvais simplement pas  refuser. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un voyage long et co&ucirc;teux, voire  dangereux, mais il y avait aussi l&rsquo;opportunit&eacute; de voir l&rsquo;Afrique r&eacute;elle :  avec ses mercenaires, ses dictateurs, le paludisme et les enfants  affam&eacute;s.<\/p>\n<p>Enfin, telle &eacute;tait  mon impression de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, apr&egrave;s  quelques recherches faites sur le web au sujet de ce pays. Le m&ecirc;me  pr&eacute;sident est au pouvoir depuis 1979 &#8211; en d&eacute;pit d&rsquo;un nombre  extraordinaire de tentatives de coups d&rsquo;Etat. La plupart des habitants  du pays vivent dans une pauvret&eacute; absolue. Le pays est le deuxi&egrave;me  exportateur africain de p&eacute;trole, mais 80% des 700 000 habitants vivent  avec deux dollars par jour.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais d&rsquo;abord entendu parler des &quot;2 dollars&quot; dans une question de  la c&eacute;l&egrave;bre journaliste Christiane Amanpour qui avait interrog&eacute; le  pr&eacute;sident guin&eacute;en, Teodoro Obiang, dans un entretien sur CNN. Bien s&ucirc;r,  il a essay&eacute; de le nier, en disant que c&rsquo;&eacute;tait &laquo; totalement invent&eacute; &raquo; et  en affirmant que ses d&eacute;tracteurs n&rsquo;ont certainement pas visit&eacute; la Guin&eacute;e  &eacute;quatoriale par eux-m&ecirc;mes, mais que pourrait dire d&rsquo;autre un dictateur,  pensais-je &agrave; ce moment-l&agrave;.<\/p>\n<p>J&rsquo;&eacute;tais folle de joie. J&rsquo;aurais voulu prendre des photos de l&rsquo;extr&ecirc;me  pauvret&eacute;. De nuit, j&rsquo;aurais voulu interviewer les courageux opposants,  qui aurait risqu&eacute; leur vie et leur int&eacute;grit&eacute; physique en me parlant.  J&rsquo;aurais voulu montrer le contraste entre une oligarchie avide de  p&eacute;tro-dollars et la vie mis&eacute;rable ordinaire en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale.  J&rsquo;aurais voulu rendre jalouse Christiane Amanpour.<\/p>\n<p>En r&eacute;alit&eacute;, ce fut une grosse d&eacute;ception d&egrave;s le d&eacute;but. Il n&rsquo;y avait  pas de foule de mendiants courant apr&egrave;s les &eacute;trangers, pas de jeeps  remplies de miliciens d&rsquo;une agressivit&eacute; bestiale. Il n&rsquo;y avait pas de  salet&eacute;, ni d&rsquo;odeurs naus&eacute;abondes; tous ces &eacute;l&eacute;ments exotiques africains  auxquels je m&rsquo;attendais n&rsquo;&eacute;taient pas au rendez-vous. En fait, j&rsquo;ai eu  le sentiment que je n&rsquo;&eacute;tais pas en Afrique du tout.<\/p>\n<p>Les routes sont meilleures que celles qu&rsquo;on trouve en Europe, les  voitures sont plus ch&egrave;res et les gens ne sont certainement pas plus  affam&eacute;s que les Europ&eacute;ens. Contrairement &agrave; la plupart des villes  europ&eacute;ennes aujourd&rsquo;hui, je n&rsquo;ai pas trouv&eacute; de pauvres dans les rues.  Peut-&ecirc;tre avaient-ils &eacute;t&eacute; tous chass&eacute;s hors de la ville, comme &agrave; Moscou  avant les Jeux Olympiques ?<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, ma premi&egrave;re impression &eacute;tait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas beaucoup  de gens dans les rues, d&rsquo;une mani&egrave;re  g&eacute;n&eacute;rale. Plus tard, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute;  que cela est d&ucirc; &agrave; la surabondance de logements neufs. Il ya un nombre  impressionnant de projets de construction en cours, et en particulier  des maisons d&rsquo;habitation &agrave; plusieurs &eacute;tages, construites par des  entrepreneurs chinois. Un appartement moyen est de 50-60 m&egrave;tres carr&eacute;s,  au prix de 30 &agrave; 40 000 dollars. Un grand nombre d&rsquo;entre eux restent  vacants, si bien que je me disais que les gens ne sont pas press&eacute;s  d&#8217;emm&eacute;nager, malgr&eacute; les subventions et les options de paiement flexibles  parrain&eacute;s par le gouvernement.<\/p>\n<p>Une autre chose &eacute;trange : la plupart des travailleurs de la ville  sont des &eacute;trangers. Des serveurs, des cuisiniers, des constructeurs et  m&ecirc;me des p&ecirc;cheurs du Nigeria, du Cameroun, du Ghana, du Mali, quasiment  de toute l&rsquo;Afrique centrale. Comme me l&rsquo;a dit une connaissance locale,  les Guin&eacute;ens ne cherchent du travail que dans la gestion et se  d&eacute;tournent du travail manuel. Bien s&ucirc;r, la population guin&eacute;enne est  assez petite, mais malgr&eacute; tout tout le monde ne peut &ecirc;tre un  gestionnaire ou un responsable gouvernemental de haut rang.<\/p>\n<p>&laquo; Le pr&eacute;sident Obiang met ses propres parents aux meilleurs postes &raquo;,  me confie un jeune homme assis &agrave; l&rsquo;ombre d&rsquo;un supermarch&eacute; avec une  canette de bi&egrave;re &agrave; la main : &laquo; Mais ceux d&rsquo;entre nous qui n&rsquo;ont pas  d&rsquo;aussi bons parents, que pouvons nous faire ? &raquo; J&rsquo;&eacute;tais tent&eacute; de lui  r&eacute;pondre : &laquo; Que diriez-vous chercher un emploi ? &raquo;, mais je n&rsquo;ai pas  voulu offenser l&rsquo;opposant.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s quelques jours, ma conviction &eacute;tait que le principal probl&egrave;me  dans ce pays n&rsquo;&eacute;tait pas la pauvret&eacute;, mais la mentalit&eacute; des gens. On ne  peut pas &eacute;radiquer la pauvret&eacute; sans changer d&rsquo;abord les mentalit&eacute;s.  Quelle est l&rsquo;alternative, jeter de l&rsquo;argent &agrave; partir d&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;res ?<\/p>\n<p>Et, soit dit en passant, pour revenir aux &laquo; 2 dollars &raquo;, les  supermarch&eacute;s locaux regorgent de clients, et les prix ne sont pas  diff&eacute;rents de ceux qu&rsquo;on trouve dans les boutiques de luxe &agrave; Moscou ou &agrave;  Kiev. Avec deux dollars, vous achetez une bouteille de soda, une bi&egrave;re  bon march&eacute;, un paquet de spaghettis ou une bo&icirc;te de thon, soit dans un  supermarch&eacute; ou aupr&egrave;s d&rsquo;un vendeur de rue. Le co&ucirc;t d&rsquo;un (certes, tr&egrave;s  grand) ananas sur le march&eacute; de  Bata est de six dollars.<\/p>\n<p>M&ecirc;me &agrave; un niveau superficiel, la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale ne ressemble pas  du tout au pays d&eacute;crit par la presse &eacute;trang&egrave;re. Ce n&rsquo;est pas un chaudron  effrayant et sanglant. Un peu absurde : oui. Tout le monde fait  semblant d&rsquo;&ecirc;tre le grand patron, et par cons&eacute;quent doit manger des  pommes fran&ccedil;aises import&eacute;es et acheter des ananas hors de prix, quand  ils grandissent en fait juste l&agrave;, juste en face de la rue. Le pr&eacute;sident,  qui sait que la prosp&eacute;rit&eacute; du p&eacute;trole ne durera pas &eacute;ternellement,  appelle les citoyens &agrave; apprendre &agrave; travailler, mais cela ne d&eacute;range les  citoyens qui n&rsquo;ont pas eu la chance d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute; dans le m&ecirc;me village que  lui.<\/p>\n<p>Mon impression est que les principaux partisans d&rsquo;Obiang sont les  &eacute;trangers qui travaillent ici et je ne parle pas des compagnies  p&eacute;troli&egrave;res multinationales, mais plut&ocirc;t des cols bleus, des  professionnels qualifi&eacute;s et des propri&eacute;taires de petites entreprises.  Ils connaissent la signification du ch&ocirc;mage, en particulier dans le  contexte actuel. En Guin&eacute;e, le PIB par habitant est d&eacute;sormais sup&eacute;rieur &agrave;  celui de l&rsquo;Espagne, qui, il ya plusieurs d&eacute;cennies &eacute;tait ici la  puissance coloniale. Aujourd&rsquo;hui, les Espagnols s&rsquo;efforcent de  travailler en Guin&eacute;e, mais doivent rivaliser avec des Am&eacute;ricains, des  Canadiens, des Chinois, des Libanais, des Turcs, des Isra&eacute;liens et des  Fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>&laquo; Ce centre commercial a &eacute;t&eacute; construit en 6 mois, ainsi que ces  bureaux &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Oleg Pavlenko, un ing&eacute;nieur russe travaillant en  Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, en montrant les rues de Mongomo (une ville &agrave; l&rsquo;est  du pays). &laquo; Et, il y a cinq ans, m&ecirc;me la route o&ugrave; nous roulons  n&rsquo;existait pas. &raquo;<\/p>\n<p>&quot;Tout le monde veut que l&rsquo;actuel pr&eacute;sident reste encore au pouvoir &raquo;,  explique Oleg Dobrenko, un entrepreneur russe. Il a construit un  restaurant de deux &eacute;tages en face de sa maison. Oleg a commenc&eacute; son  activit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; un cr&eacute;dit obtenu dans une banque locale. &laquo; La vie est  bonne ici&raquo;, dit-il, &laquo;je ne connais pas d&rsquo;autre endroit o&ugrave; vous pouvez  acheter une maison avec deux salles de bains pour quinze mille sur une  dur&eacute;e de dix ans. &raquo;<\/p>\n<p>Quand je lui dis que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; inform&eacute; avant de venir ici que le  revenu moyen en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale est de deux dollars par jour, il se  mit &agrave; rire.<\/p>\n<p>(Source : examiner.com)<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&#8211; See more at:  http:\/\/fr.africatime.com\/guinee_equatoriale\/articles\/point-de-vue-2-dollars-par-jour-comment-jai-ete-desapointee-en-guinee-equatoriale#sthash.Ef8PU2Gz.0Hebnmxt.dpuf<\/p><\/div>\n<div class=\"field field-name-field-photo field-type-image field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"320\" width=\"480\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 480 320'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/fr.africatime.com\/sites\/default\/files\/styles\/large\/public\/photo-articles\/irina_baranovskaya.jpg?itok=3MlcsmYd\" \/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>Irina  Baranovskaya raconte sa visite en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, un pays qui ne  ressemble pas vraiment &agrave; ce qu&rsquo;on lui avait racont&eacute;&#8230; &#8211; Quand j&rsquo;ai &eacute;t&eacute;  invit&eacute;e &agrave; visiter la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, je ne pouvais simplement pas  refuser. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un voyage long et co&ucirc;teux, voire  dangereux, mais il y avait aussi l&rsquo;opportunit&eacute; de voir l&rsquo;Afrique r&eacute;elle :  avec ses mercenaires, ses dictateurs, le paludisme et les enfants  affam&eacute;s.<\/p>\n<p>Enfin, telle &eacute;tait  mon impression de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, apr&egrave;s  quelques recherches faites sur le web au sujet de ce pays. Le m&ecirc;me  pr&eacute;sident est au pouvoir depuis 1979 &#8211; en d&eacute;pit d&rsquo;un nombre  extraordinaire de tentatives de coups d&rsquo;Etat. La plupart des habitants  du pays vivent dans une pauvret&eacute; absolue. Le pays est le deuxi&egrave;me  exportateur africain de p&eacute;trole, mais 80% des 700 000 habitants vivent  avec deux dollars par jour.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais d&rsquo;abord entendu parler des &quot;2 dollars&quot; dans une question de  la c&eacute;l&egrave;bre journaliste Christiane Amanpour qui avait interrog&eacute; le  pr&eacute;sident guin&eacute;en, Teodoro Obiang, dans un entretien sur CNN. Bien s&ucirc;r,  il a essay&eacute; de le nier, en disant que c&rsquo;&eacute;tait &laquo; totalement invent&eacute; &raquo; et  en affirmant que ses d&eacute;tracteurs n&rsquo;ont certainement pas visit&eacute; la Guin&eacute;e  &eacute;quatoriale par eux-m&ecirc;mes, mais que pourrait dire d&rsquo;autre un dictateur,  pensais-je &agrave; ce moment-l&agrave;.<\/p>\n<p>J&rsquo;&eacute;tais folle de joie. J&rsquo;aurais voulu prendre des photos de l&rsquo;extr&ecirc;me  pauvret&eacute;. De nuit, j&rsquo;aurais voulu interviewer les courageux opposants,  qui aurait risqu&eacute; leur vie et leur int&eacute;grit&eacute; physique en me parlant.  J&rsquo;aurais voulu montrer le contraste entre une oligarchie avide de  p&eacute;tro-dollars et la vie mis&eacute;rable ordinaire en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale.  J&rsquo;aurais voulu rendre jalouse Christiane Amanpour.<\/p>\n<p>En r&eacute;alit&eacute;, ce fut une grosse d&eacute;ception d&egrave;s le d&eacute;but. Il n&rsquo;y avait  pas de foule de mendiants courant apr&egrave;s les &eacute;trangers, pas de jeeps  remplies de miliciens d&rsquo;une agressivit&eacute; bestiale. Il n&rsquo;y avait pas de  salet&eacute;, ni d&rsquo;odeurs naus&eacute;abondes; tous ces &eacute;l&eacute;ments exotiques africains  auxquels je m&rsquo;attendais n&rsquo;&eacute;taient pas au rendez-vous. En fait, j&rsquo;ai eu  le sentiment que je n&rsquo;&eacute;tais pas en Afrique du tout.<\/p>\n<p>Les routes sont meilleures que celles qu&rsquo;on trouve en Europe, les  voitures sont plus ch&egrave;res et les gens ne sont certainement pas plus  affam&eacute;s que les Europ&eacute;ens. Contrairement &agrave; la plupart des villes  europ&eacute;ennes aujourd&rsquo;hui, je n&rsquo;ai pas trouv&eacute; de pauvres dans les rues.  Peut-&ecirc;tre avaient-ils &eacute;t&eacute; tous chass&eacute;s hors de la ville, comme &agrave; Moscou  avant les Jeux Olympiques ?<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, ma premi&egrave;re impression &eacute;tait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas beaucoup  de gens dans les rues, d&rsquo;une mani&egrave;re  g&eacute;n&eacute;rale. Plus tard, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute;  que cela est d&ucirc; &agrave; la surabondance de logements neufs. Il ya un nombre  impressionnant de projets de construction en cours, et en particulier  des maisons d&rsquo;habitation &agrave; plusieurs &eacute;tages, construites par des  entrepreneurs chinois. Un appartement moyen est de 50-60 m&egrave;tres carr&eacute;s,  au prix de 30 &agrave; 40 000 dollars. Un grand nombre d&rsquo;entre eux restent  vacants, si bien que je me disais que les gens ne sont pas press&eacute;s  d&#8217;emm&eacute;nager, malgr&eacute; les subventions et les options de paiement flexibles  parrain&eacute;s par le gouvernement.<\/p>\n<p>Une autre chose &eacute;trange : la plupart des travailleurs de la ville  sont des &eacute;trangers. Des serveurs, des cuisiniers, des constructeurs et  m&ecirc;me des p&ecirc;cheurs du Nigeria, du Cameroun, du Ghana, du Mali, quasiment  de toute l&rsquo;Afrique centrale. Comme me l&rsquo;a dit une connaissance locale,  les Guin&eacute;ens ne cherchent du travail que dans la gestion et se  d&eacute;tournent du travail manuel. Bien s&ucirc;r, la population guin&eacute;enne est  assez petite, mais malgr&eacute; tout tout le monde ne peut &ecirc;tre un  gestionnaire ou un responsable gouvernemental de haut rang.<\/p>\n<p>&laquo; Le pr&eacute;sident Obiang met ses propres parents aux meilleurs postes &raquo;,  me confie un jeune homme assis &agrave; l&rsquo;ombre d&rsquo;un supermarch&eacute; avec une  canette de bi&egrave;re &agrave; la main : &laquo; Mais ceux d&rsquo;entre nous qui n&rsquo;ont pas  d&rsquo;aussi bons parents, que pouvons nous faire ? &raquo; J&rsquo;&eacute;tais tent&eacute; de lui  r&eacute;pondre : &laquo; Que diriez-vous chercher un emploi ? &raquo;, mais je n&rsquo;ai pas  voulu offenser l&rsquo;opposant.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s quelques jours, ma conviction &eacute;tait que le principal probl&egrave;me  dans ce pays n&rsquo;&eacute;tait pas la pauvret&eacute;, mais la mentalit&eacute; des gens. On ne  peut pas &eacute;radiquer la pauvret&eacute; sans changer d&rsquo;abord les mentalit&eacute;s.  Quelle est l&rsquo;alternative, jeter de l&rsquo;argent &agrave; partir d&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;res ?<\/p>\n<p>Et, soit dit en passant, pour revenir aux &laquo; 2 dollars &raquo;, les  supermarch&eacute;s locaux regorgent de clients, et les prix ne sont pas  diff&eacute;rents de ceux qu&rsquo;on trouve dans les boutiques de luxe &agrave; Moscou ou &agrave;  Kiev. Avec deux dollars, vous achetez une bouteille de soda, une bi&egrave;re  bon march&eacute;, un paquet de spaghettis ou une bo&icirc;te de thon, soit dans un  supermarch&eacute; ou aupr&egrave;s d&rsquo;un vendeur de rue. Le co&ucirc;t d&rsquo;un (certes, tr&egrave;s  grand) ananas sur le march&eacute; de  Bata est de six dollars.<\/p>\n<p>M&ecirc;me &agrave; un niveau superficiel, la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale ne ressemble pas  du tout au pays d&eacute;crit par la presse &eacute;trang&egrave;re. Ce n&rsquo;est pas un chaudron  effrayant et sanglant. Un peu absurde : oui. Tout le monde fait  semblant d&rsquo;&ecirc;tre le grand patron, et par cons&eacute;quent doit manger des  pommes fran&ccedil;aises import&eacute;es et acheter des ananas hors de prix, quand  ils grandissent en fait juste l&agrave;, juste en face de la rue. Le pr&eacute;sident,  qui sait que la prosp&eacute;rit&eacute; du p&eacute;trole ne durera pas &eacute;ternellement,  appelle les citoyens &agrave; apprendre &agrave; travailler, mais cela ne d&eacute;range les  citoyens qui n&rsquo;ont pas eu la chance d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute; dans le m&ecirc;me village que  lui.<\/p>\n<p>Mon impression est que les principaux partisans d&rsquo;Obiang sont les  &eacute;trangers qui travaillent ici et je ne parle pas des compagnies  p&eacute;troli&egrave;res multinationales, mais plut&ocirc;t des cols bleus, des  professionnels qualifi&eacute;s et des propri&eacute;taires de petites entreprises.  Ils connaissent la signification du ch&ocirc;mage, en particulier dans le  contexte actuel. En Guin&eacute;e, le PIB par habitant est d&eacute;sormais sup&eacute;rieur &agrave;  celui de l&rsquo;Espagne, qui, il ya plusieurs d&eacute;cennies &eacute;tait ici la  puissance coloniale. Aujourd&rsquo;hui, les Espagnols s&rsquo;efforcent de  travailler en Guin&eacute;e, mais doivent rivaliser avec des Am&eacute;ricains, des  Canadiens, des Chinois, des Libanais, des Turcs, des Isra&eacute;liens et des  Fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>&laquo; Ce centre commercial a &eacute;t&eacute; construit en 6 mois, ainsi que ces  bureaux &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Oleg Pavlenko, un ing&eacute;nieur russe travaillant en  Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, en montrant les rues de Mongomo (une ville &agrave; l&rsquo;est  du pays). &laquo; Et, il y a cinq ans, m&ecirc;me la route o&ugrave; nous roulons  n&rsquo;existait pas. &raquo;<\/p>\n<p>&quot;Tout le monde veut que l&rsquo;actuel pr&eacute;sident reste encore au pouvoir &raquo;,  explique Oleg Dobrenko, un entrepreneur russe. Il a construit un  restaurant de deux &eacute;tages en face de sa maison. Oleg a commenc&eacute; son  activit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; un cr&eacute;dit obtenu dans une banque locale. &laquo; La vie est  bonne ici&raquo;, dit-il, &laquo;je ne connais pas d&rsquo;autre endroit o&ugrave; vous pouvez  acheter une maison avec deux salles de bains pour quinze mille sur une  dur&eacute;e de dix ans. &raquo;<\/p>\n<p>Quand je lui dis que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; inform&eacute; avant de venir ici que le  revenu moyen en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale est de deux dollars par jour, il se  mit &agrave; rire.<\/p>\n<p>(Source : examiner.com)<br \/>\nhttp:\/\/fr.africatime.com<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Point de vue : &quot;2 dollars par jour ? 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