{"id":72,"date":"2006-07-05T13:02:19","date_gmt":"2006-07-05T11:02:19","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-07-05T13:02:19","modified_gmt":"2006-07-05T11:02:19","slug":"72","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/72\/","title":{"rendered":"Peinture : Des d\u00e9esses \u00e9gyptiennes d\u00e9barquent \u00e0 Douala"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 une exposition du peintre Khaled Hafez, qui allie \u00e0 la fois toiles, murs et vid\u00e9o.<br \/>\nMarion Obam  &#8211; <\/p>\n<hr size=\"1\" \/> Depuis le 19juin 2006, entrer &agrave; l&rsquo;Espace Doual&rsquo;art de Bonanjo, qui abrite l&rsquo;exposition North-East to South-West de l&rsquo;Egyptien Khaled Hafez, revient &agrave; p\u00e9n\u00e9trer dans un monde o&ugrave; la r\u00e9alit\u00e9 et le divin se confondent. Le m\u00e9diateur qui traduit le langage visuel et la r\u00e9alit\u00e9 sociale, &agrave; travers son pinceau c&rsquo;est l&rsquo;artiste. La peinture, l&rsquo;installation et la vid\u00e9o sont au service de l&rsquo;humour d\u00e9cal\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9rudition raffin\u00e9e de Khaled Hafez. L&rsquo;exposition est divis\u00e9e en trois parties, deux sont des installations de vid\u00e9o et la troisi&egrave;me partie est visible dans la salle principale qui a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en un lieu d&rsquo;expression singuli&egrave;re. <\/p>\n<p>Habitu\u00e9 &agrave; voir des expositions sur toiles, une agr\u00e9able surprise attend le visiteur. Khaled Hafez a exploit\u00e9 les 2\/3 du mur de la salle pour peindre, dessiner, coller et sugg\u00e9rer. &quot;Il faut oser, apprendre &agrave; sortir l&rsquo;art des lieux classiques d&rsquo;exposition pour l&rsquo;installer au milieu de la population o&ugrave; elle est susceptible de toucher beaucoup de personnes&quot;, explique le peintre. Un travail qui laisse clairement appara&icirc;tre des d\u00e9esses \u00e9gyptiennes m\u00e9tamorphos\u00e9es en figures actuelles, modernes ou tir\u00e9es des &oelig;uvres de Marvell. La peinture de Khaled Hafez \u00e9tablit un parall\u00e9lisme entre Anubis (Dieu \u00e9gyptien protecteur des cimeti&egrave;res, qui d\u00e9fendait les corps contre le mal) et Batman. Sur le mur, la d\u00e9esse Bastet (domestication) porte un masque de chat comme Catwoman. Le m&ecirc;me espace, une femme en sous-v&ecirc;tement, le tronc d\u00e9mesur\u00e9ment rallong\u00e9, s&rsquo;interpose entre le ciel et la terre. Elle est la repr\u00e9sentation de Nute, la d\u00e9esse \u00e9gyptienne de la nuit, cens\u00e9e prot\u00e9ger la terre.<\/p>\n<p>Cette association des ic&ocirc;nes du consum\u00e9risme am\u00e9ricain et celle de la religion pharaonique n&rsquo;est pas un hasard. Cette juxtaposition du sacr\u00e9 et du profane constitue une critique du mat\u00e9rialisme occidental et vise &agrave; casser les barri&egrave;res entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent. L&rsquo;Occident et l&rsquo;Afrique et &agrave; r\u00e9v\u00e9ler que beaucoup de choses typ\u00e9es aujourd&rsquo;hui de cette sph&egrave;re sont parties de l&rsquo;Afrique, ce combat du mal et du bien racont\u00e9 par les Am\u00e9ricains et europ\u00e9ens, s&rsquo;est inspir\u00e9e des iconographies des dieux \u00e9gyptiens d&rsquo;il y a plus de 3000ans. A cette gigantesque fresque, Khaled Hafez a rajout\u00e9 deux installations vid\u00e9os. La premi&egrave;re pr\u00e9sente trois clich\u00e9s mobiles du m&ecirc;me acteur habill\u00e9 en treillis, en veste et djellaba, la t&ecirc;te enturbann\u00e9e. Le pistolet, le marteau qui s&rsquo;abat sur des clous et une hache qui coupe les t&ecirc;tes de trois poup\u00e9es, sont les situations de ce mini-film.<\/p>\n<p>Pour le peintre, &quot;il est facile d&rsquo;identifier quelqu&rsquo;un &agrave; sa t&ecirc;te aujourd&rsquo;hui. On devine ce qu&rsquo;il a fait, fera &agrave; sa seule tenue. Ce qui n&rsquo;est pas normal&quot;. Ce cri de d\u00e9tresse se trouve \u00e9galement dans la seconde projection qui montre trois arabes tellement affect\u00e9s par la vie hollywoodienne : Pistolet, marijuana et alcool. Cette hybridit\u00e9 des &oelig;uvres pose la question de l&rsquo;identit\u00e9 et de la diff\u00e9rence culturelle. Ici, la sp\u00e9cificit\u00e9 culturelle n&rsquo;est donc plus uniquement le fruit de l&rsquo;appartenance &agrave; un territoire d\u00e9limit\u00e9. Pour sa premi&egrave;re exposition solo en Afrique au sud du Sahara, Khaled Hafez a choisi le Cameroun, o&ugrave; il expose ses d\u00e9esses, mais aussi son discours critique &agrave; propos de la violence, y compris dans les contenus, de la domination mondiale des m\u00e9dias occidentaux. <\/p>\n<p>Source : <a href=\"http:\/\/www.quotidienmutations.net\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.quotidienmutations.net<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gr\u00e2ce \u00e0 une exposition du peintre Khaled Hafez, qui allie \u00e0 la fois toiles, murs et vid\u00e9o. Marion Obam &#8211; Depuis le 19juin 2006, entrer &agrave; l&rsquo;Espace Doual&rsquo;art de Bonanjo, qui abrite l&rsquo;exposition North-East to South-West de l&rsquo;Egyptien Khaled Hafez, revient &agrave; p\u00e9n\u00e9trer dans un monde o&ugrave; la r\u00e9alit\u00e9 et le divin se confondent. 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