{"id":7539,"date":"2007-06-09T03:53:56","date_gmt":"2007-06-09T01:53:56","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"390","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/390\/","title":{"rendered":"Jules Kamdem : L&rsquo;avenir du hip hop africain est da"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>Jules Kamdem : L&rsquo;avenir du hip hop africain est dans la fusion<\/strong> <\/p>\n<hr size=\"1\" \/><em>Directeur artistique du Festival Gabao, il pr\u00e9sente le projet et les \u00e9l\u00e9ments identitaires qui rendront cet art viable.<br \/><em><strong>Propos recueillis par Marion Obam, &agrave; Libreville <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" \/><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/jules_kamdem.gif\" align=\"left\" border=\"1\" \/><strong>La cinqui&egrave;me \u00e9dition du festival Gabao hip hop s&rsquo;est ouverte hier &agrave; Libreville, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce concept ?<\/strong><br \/>C&rsquo;est un rendez-vous culturel annuel, qui s&rsquo;articule sur deux grands axes : les concerts et les spectacles, qui constituent la partie festive ; et il y a des ateliers de formations et rencontres professionnelles, qui participent de la structuration m&ecirc;me du d\u00e9veloppement de la culture aussi bien au Gabon que dans la sous r\u00e9gion Afrique Centrale. Le Gabao se tient r\u00e9guli&egrave;rement depuis 5 ans. L&rsquo;id\u00e9e de ce concept m&rsquo;est venue &agrave; la suite des exp\u00e9riences malheureuses avec les artistes du pass\u00e9, qui ont fait ou font de la musique pour un public pr\u00e9cis dont je ne fais partie. Vivant ces frustrations, j&rsquo;ai voulu faire exister ma g\u00e9n\u00e9ration, ces cultures et ses multiples potentiels. J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de monter le Gabao pour qu&rsquo;il soit une vraie vitrine pour ce genre de musique en Afrique Centrale. Cependant, je voulais pr\u00e9ciser que le nom Gabao n&rsquo;est pas gratuit car c&rsquo;est la premi&egrave;re appellation qu&rsquo;avaient donn\u00e9 les portugais au pays lorsqu&rsquo;ils l&rsquo;ont d\u00e9couvert du fait de sa c&ocirc;te, qui a la forme d&rsquo;un chapeau. Ainsi, le Gabon accueille les multiples expressions artistiques urbaines.<\/p>\n<p><strong>Le bilan de cet \u00e9v&egrave;nement vous permet-il d&rsquo;affirmer qu&rsquo;il y a une maturit\u00e9 du Hip hop en Afrique ?<\/strong><br \/>Il y a une \u00e9volution importante aussi bien au niveau de la structuration des textes, du flow et des musiques ; mais aussi de la cr\u00e9ation des labels pour faire vivre cette musique. La force est l&agrave;. C&rsquo;est une culture qui est devenue extr&ecirc;mement populaire dans les quatre coins du continent africain. Le hip hop souffre d&rsquo;un r\u00e9el manque de politique, de structuration pour accompagner ce mouvement. On ne peut pas encore en vivre d\u00e9cemment, mais pourtant il y a un potentiel qui, d&rsquo;ici quelques ann\u00e9es, pourra changer cette perception.<br \/>Il y a actuellement des artistes comme ceux de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, notamment Didier Awadi, ancien de Positive black soul qui est aujourd&rsquo;hui demand\u00e9 en Afrique et dans le reste du monde. Il a cr\u00e9e le Studio Sankara, qui est un label de production de disque. Didier Awadi a diffus\u00e9 par exemple le dernier album de Tiken Jah. Il a b&acirc;ti tout ceci en faisant du rap. Pour les labels, l&rsquo;exemple pour moi c&rsquo;est Eben au Gabon. C&rsquo;est un vrai label avec des artistes comme Ba&rsquo;ponga, Koba, Naphtalie. Eben, que dirige Eric Benquet, a des repr\u00e9sentants dans plusieurs pays, avec attach\u00e9 de presse en France. Ils ont un studio d&rsquo;enregistrement. La maturit\u00e9 s&rsquo;acquiert peu &agrave; peu.<\/p>\n<p><strong>Au Cameroun, il y a eu une grosse pol\u00e9mique sur la s\u00e9lection de X-mal\u00e9ya et Koppo, qui, d&rsquo;apr&egrave;s certains, ne font pas du hip hop ?<\/strong><br \/>Je suis d\u00e9sol\u00e9, mais le hip hop est une culture qui a ses disciplines et qui, justement, surprend parce qu&rsquo;il peut s&rsquo;ouvrir aux autres musiques. Je suis partisan d&rsquo;un rap tr&egrave;s ouvert. Koppo et X-mal\u00e9ya ont r\u00e9ussi &agrave; int\u00e9grer notre coutume, notre fa&ccedil;on de parler le &quot;verland&quot; dans leur travail. Je pense que si les acteurs de cette culture veulent vraiment vivre de cet art, qu&rsquo;ils utilisent autre chose car les Fran&ccedil;ais parlent mieux leur langue, les Am\u00e9ricains savent raconter l&rsquo;histoire du ghetto. Il faut int\u00e9grer une partie de soi, parler, s&rsquo;habiller et se donner une identit\u00e9 dans le rap. Cet avenir passe par l&agrave;. Mes s\u00e9lections int&egrave;grent tout cela. Dans la m&ecirc;me logique, le Gabao &agrave; un c&ocirc;t\u00e9 laboratoire. C&rsquo;est celui qui prend le risque de mettre ensemble les gens qui, &agrave; priori, n&rsquo;ont rien &agrave; voir ensemble dans l&rsquo;\u00e9criture musicale et la d\u00e9marche artistique. Lokua Kanza \u00e9tait l&agrave; l&rsquo;ann\u00e9e derni&egrave;re et, cette fois, c&rsquo;est les Nubians qui ont fait leur preuve, partage l&rsquo;exp\u00e9rience qu&rsquo;ils ont avec les artistes jeunes pour favoriser la culture hip hop avec les autres courants. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jules Kamdem : L&rsquo;avenir du hip hop africain est dans la fusion Directeur artistique du Festival Gabao, il pr\u00e9sente le projet et les \u00e9l\u00e9ments identitaires qui rendront cet art viable.Propos recueillis par Marion Obam, &agrave; Libreville La cinqui&egrave;me \u00e9dition du festival Gabao hip hop s&rsquo;est ouverte hier &agrave; Libreville, pouvez-vous nous en dire un peu [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-7539","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7539","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7539"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7539\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7539"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7539"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7539"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=7539"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}