{"id":7665,"date":"2007-12-21T13:58:34","date_gmt":"2007-12-21T12:58:34","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"527","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/527\/","title":{"rendered":"Manu Dibango : 74 ans, du talent et de l&rsquo;allant"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><em>Espi&egrave;gle, le musicien saisit la c&eacute;l&eacute;bration de ses 50 ans de carri&egrave;re pour se r&eacute;concilier avec le Cameroun.<\/p>\n<p><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" alt=\"\" align=\"left\" border=\"1\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/manu.gif\" \/>Sur sc&egrave;ne demain, pour le clou de la partie officielle des festivit&eacute;s marquant ses 50 ans de carri&egrave;re au Cameroun, Manu Dibango a souhait&eacute; quelques in&eacute;dits. Il a tenu &agrave; ce que la f&ecirc;te &agrave; lui faite soit belle, &agrave; la dimension de l&rsquo;hommage qu&rsquo;a voulu lui rendre le Cameroun tout entier sous l&rsquo;impulsion du chef de l&rsquo;Etat. Le grand Manu a pris une part plus qu&rsquo;active &agrave; la s&eacute;lection de ceux qui l&rsquo;accompagneront pour que ce soir au village soit un grand soir. Il a ressuscit&eacute; quelques noms qui peuvent ne renvoyer &agrave; rien pour cette g&eacute;n&eacute;ration qui n&rsquo;a connue que Paul Biya comme pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Manu a litt&eacute;ralement instruit au comit&eacute; d&rsquo;organisation de lui retrouver la trace de Rachel Tchoungui avec qui il devrait introduire le spectacle de demain soir au palais des Congr&egrave;s. Joueur de &quot;mvet&quot; (un instrument traditionnel &agrave; cordes) et conteur dans la pure tradition des peuples de la for&ecirc;t, Panthal&eacute;on Andjeng Etaba fait partie de ces invit&eacute;s sp&eacute;ciaux de Emmanuel Dibango N&rsquo;Djock&egrave;, comme il est connu &agrave; l&rsquo;&eacute;tat-civil &agrave; sa naissance le 12 d&eacute;cembre 1933 &agrave; Douala. <\/p>\n<p>A 74 ans, le p&egrave;re de &quot;Soul Makossa&quot; a une m&eacute;moire &agrave; la dimension de son talent et de sa taille. Grande. M&ecirc;me s&rsquo;il pardonne, on sait qu&rsquo;il n&rsquo;oublie pas. Comme justement il n&rsquo;a pas oubli&eacute; ces hommes et femmes avec lesquels il a partag&eacute; bons et mauvais moments pendant cette carri&egrave;re musicale qui l&rsquo;a conduit en un demi-si&egrave;cle d&rsquo;un bout &agrave; l&rsquo;autre de l&rsquo;Afrique, de l&rsquo;Europe, du monde. Ce clin d&rsquo;&oelig;il que Manu a fait &agrave; Rachel, &agrave; Panthal&eacute;on et &agrave; son &quot;petit fr&egrave;re&quot; Marcellin Ottou, t&eacute;moigne bien de ce qu&rsquo;en amiti&eacute;, la fid&eacute;lit&eacute; pour lui n&rsquo;est pas un vain mot. <br \/>Ce ne sont pas ses amis de longue date que sont, son compatriote Blaise Ndjehoya et l&rsquo;Ivoirien Sidiki Bakaba qui nous d&eacute;mentiront. Ceux-l&agrave; avec qui il a gard&eacute; au fil des ans &agrave; Paris, quand son emploi du temps le lui permet, des moments de farniente. Tr&egrave;s souvent dans l&rsquo;appartement de Blaise Ndjehoya. Entre quelques rasades de scotch et des &eacute;crans de fum&eacute;e, on red&eacute;couvre cet homme amoureux de bonnes choses que d&eacute;crit Francis Kingu&eacute;, le fr&egrave;re, l&rsquo;ami avec lequel il a fait ses classes depuis l&rsquo;&eacute;cole primaire dans ce qui n&rsquo;&eacute;tait encore qu&rsquo;un territoire sous tutelle de la France, au sortir de la 2e guerre mondiale. Pour agr&eacute;menter ces apr&egrave;s-midi de d&eacute;tente, les trois protagonistes ont parfois des &eacute;changes vifs et surchauff&eacute;s sur l&rsquo;Afrique, la gouvernance sur ce continent au potentiel &eacute;norme et dont l&rsquo;avenir inqui&egrave;te. <\/p>\n<p><strong>Maraboutik<\/strong><br \/>Dans ce cadre restreint o&ugrave; l&rsquo;&eacute;cho de ses &eacute;clats de rire &agrave; une r&eacute;sonance particuli&egrave;re, Manu Dibango qui, &agrave; la fin des ann&eacute;es 70 d&eacute;j&agrave; soutenait qu&rsquo;il ne parle pas de politique, s&rsquo;avance alors, critique, propose avec cette verve que certains lui ont d&eacute;couverte dans une interview au quotidien Mutations. Ceci &agrave; la suite de la publication, &agrave; l&rsquo;instigation du ministre de la Culture d&rsquo;alors, L&eacute;opold Ferdinand Oyono, d&rsquo;articles dans l&rsquo;hebdomadaire Jeune Afrique visant &agrave; jeter l&rsquo;opprobre sur le magister de ce saxophoniste de g&eacute;nie, musicien &eacute;m&eacute;rite que tant de pays envient au Cameroun. <br \/>Cette r&eacute;serve dans ses d&eacute;clarations officielles sur la marche de la cit&eacute; est diversement appr&eacute;ci&eacute;e notamment par ceux qui soutiennent que quand on a sa stature on doit pouvoir &eacute;mettre un avis, montrer la voie comme le ferait un Gilberto Gil, un Bob Marley ou un Henri Salvador. Mais, Manu r&eacute;torque que chacun &agrave; son m&eacute;tier. Une r&eacute;ponse qui est devenue une antienne quand on &eacute;voque ses d&eacute;boires en affaires au Cameroun dans les ann&eacute;es 70 et 80. <br \/>Il a d&rsquo;ailleurs tir&eacute; les le&ccedil;ons de ces quelques investissements malheureux et c&rsquo;est d&eacute;sormais &agrave; son fils, Michel, issu d&rsquo;une relation avec Nicole Claire Ndoko, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences et vice-recteur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Douala, qu&rsquo;incombe la gestion de la carri&egrave;re de ce &quot;paternel&quot; qui, bien que vivant &agrave; Paris &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, faisait, de par son patronyme, que son fils ne passe pas inaper&ccedil;u &agrave; l&rsquo;Ecole publique du centre administratif de Yaound&eacute;. <\/p>\n<p>C&rsquo;est donc &agrave; ce fiston de 31 ans que revient la responsabilit&eacute; de veiller sur la carri&egrave;re du septuag&eacute;naire dont l&rsquo;&acirc;me juv&eacute;nile permanente est peut-&ecirc;tre le secret de cette fra&icirc;cheur que d&eacute;gage encore Manu Dibango. Ce qui fait rejaillir la complexit&eacute; de cet homme que No&euml;l Ekwabi, qui a &eacute;t&eacute; son chef d&rsquo;orchestre pendant une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, d&eacute;finit comme quelqu&rsquo;un de &quot;travailleur et exigeant&quot;. C&rsquo;est certainement cet amour du travail bien fait qui lui a permis d&rsquo;avoir la carri&egrave;re qu&rsquo;il a eue. Car comme se pla&icirc;t &agrave; le rappeler Manu lui-m&ecirc;me, &quot;chacun de nous na&icirc;t avec un don mais celui-ci ne se transforme en talent qu&rsquo;&agrave; force de travail.&quot; <br \/>Et, pour ne pas faire les choses &agrave; moiti&eacute; demain &agrave; Yaound&eacute;, le grand Manu a fait venir de Paris, le Maraboutik Big Band, la version compl&egrave;te de son orchestre, et ne cache pas sa d&eacute;termination &agrave; donner pour une fois un spectacle m&eacute;morable dans son pays. Un pays pour lequel il n&rsquo;a pas besoin de clamer sa flamme tant son engagement pour le rayonnement de celui-ci ne s&rsquo;est jamais alt&eacute;r&eacute; malgr&eacute; les &eacute;cueils, dont le dernier en date, sur la gestion de la Cameroon music corporation, Cmc, l&rsquo;a amen&eacute; &agrave; un extr&ecirc;me. Heureusement que, comme il le confessait lui-m&ecirc;me d&egrave;s sa descente d&rsquo;avion lundi dernier aux aurores, seuls les imb&eacute;ciles ne changent pas d&rsquo;avis..<\/p>\n<p><strong><em>Junior Binyam <\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Espi&egrave;gle, le musicien saisit la c&eacute;l&eacute;bration de ses 50 ans de carri&egrave;re pour se r&eacute;concilier avec le Cameroun. Sur sc&egrave;ne demain, pour le clou de la partie officielle des festivit&eacute;s marquant ses 50 ans de carri&egrave;re au Cameroun, Manu Dibango a souhait&eacute; quelques in&eacute;dits. 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