{"id":773,"date":"2007-11-02T03:57:03","date_gmt":"2007-11-02T02:57:03","guid":{"rendered":""},"modified":"2007-11-02T03:57:03","modified_gmt":"2007-11-02T01:57:03","slug":"773","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/773\/","title":{"rendered":"Musique : Isma\u00ebl Lo, arriv\u00e9e tr\u00e8s attendue \u00e0 Douala"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p> Un public impatient attend le spectacle du 5 novembre 2007 du Bob Dylan africain.<br \/>\nMarion Obam  &#8211; Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;envie de prendre un hamburger rapide au bar du Centre culturel fran&ccedil;ais (Ccf) Blaise Cendrars de Douala ou un livre &agrave; la biblioth&egrave;que, qui a amen&eacute; Adr&eacute;ina Poponski ce mercredi 31 octobre 2007. &quot;Je suis venue acheter mon billet pour le concert de Isma&euml;l Lo&quot;, explique la jeune Russe. &quot;C&rsquo;est qu&rsquo;il chante divinement bien, m&ecirc;me si je ne comprends pas les paroles mais sa musique me touche&quot;, indique-t-elle. Cette Russe n&rsquo;est pas la seule, puisqu&rsquo;elle a trouv&eacute; sur le rang, des Fran&ccedil;ais, des Camerounais, des Maliens, des S&eacute;n&eacute;galais, des Am&eacute;ricains, des Capverdiens, etc.<br \/>Les places Vip sont toutes r&eacute;serv&eacute;es. &quot;C&rsquo;est dommage !&quot;, s&rsquo;exclame un Camerounais, qui a pris le temps de sa pause pour venir acheter son ticket et celui de son &eacute;pouse. &quot;Je n&rsquo;ai pas de choix, j&rsquo;ai pris les billets de 5000 Fcfa, et la vendeuse m&rsquo;a dit qu&rsquo;il n&rsquo;en restait d&rsquo;ailleurs plus beaucoup&quot;. On risque d&rsquo;assister &agrave; un concert &agrave; guichets ferm&eacute;s, car les trois quarts des billets sont d&eacute;j&agrave; vendus. A cinq jours du spectacle ! C&rsquo;est dire combien l&rsquo;artiste draine encore des foules, apr&egrave;s son dernier concert au Cameroun le 17 mai 2003.<\/p>\n<p>C&rsquo;est que le M&rsquo;balax s&eacute;n&eacute;galais ouvert aux influences Jazz and Blues et envelopp&eacute;s dans deux instruments, la guitare et l&rsquo;harmonica, ont permis &agrave; Isma&euml;l Lo de se tailler une place de choix dans l&rsquo;univers mondial de la musique et d&rsquo;y imposer son style. Sa musique a travers&eacute; les barri&egrave;res ethniques, des pays et des rythmes. C&rsquo;est la recherche fusionnelle des &eacute;l&eacute;ments identitaires et traditionnels nourris par les exp&eacute;riences, qui donne ce c&ocirc;t&eacute; f&eacute;d&eacute;rateur &agrave; la musique de celui qu&rsquo;on appelle affectueusement Iso. Isma&euml;l Lo est en effet attendu &agrave; Douala pour un concert pr&eacute;vu le lundi 5 novembre 2007 au cin&eacute;ma le Wouri, sur invitation du Ccf de Douala. Pour le responsable de l&rsquo;action culturelle du Ccf de Douala, &quot;Ce concert entre dans le cadre d&rsquo;une tourn&eacute;e organis&eacute;e en collaboration avec le r&eacute;seau des centres culturels fran&ccedil;ais d&rsquo;Afrique centrale et elle s&rsquo;inscrit &agrave; la suite de la sortie de son dernier album. C&rsquo;est un artiste &agrave; multiple facettes, qui fait une musique universelle&quot;.<\/p>\n<p><strong>Showman <\/strong><br \/>Depuis ses d&eacute;buts il y a pr&egrave;s de 30 ans, on le surnomme le Bob Dylan Africain. Flatt&eacute; de cette comparaison &agrave; un &quot;monument de la musique &quot;, Isma&euml;l Lo l&rsquo;explique surtout par une certaine ressemblance dans la voix et par le don qu&rsquo;ils partagent tous les deux pour la guitare et l&rsquo;harmonica. On y ajouterait certainement le talent d&rsquo;&eacute;crire des textes et des m&eacute;lodies sensibles et percutantes. Mais les ressemblances s&rsquo;arr&ecirc;tent l&agrave;. Quand Bob Dylan fait na&icirc;tre son rock du blues et de la country de sa jeunesse, Iso comme on l&rsquo;appelle &agrave; Dakar, a &eacute;t&eacute; berc&eacute; au son du tr&eacute;pidant m&rsquo;balax s&eacute;n&eacute;galais. C&rsquo;est donc d&rsquo;abord dans le patrimoine musical de son pays qu&rsquo;Isma&euml;l Lo s&rsquo;est forg&eacute; une identit&eacute; musicale incomparable, en donnant au m&rsquo;balax des th&egrave;mes plus m&eacute;lodiques, marqu&eacute;s par des influences folk, jazz, soul et rythmes&rsquo;n blues. <\/p>\n<p>La magie n&rsquo;agit pas seulement &agrave; l&rsquo;&eacute;coute. Sur sc&egrave;ne aussi, l&rsquo;artiste n&eacute; en 1956 sur les berges du fleuve Niger, ancien chef d&rsquo;orchestre du mythique groupe Super Diamono, se l&acirc;che. Dans une interview accord&eacute;e au lendemain d&rsquo;un de ses concerts, il avait expliqu&eacute; que &quot;la sc&egrave;ne c&rsquo;est [sa] drogue. En tant que musulman et pour [ses] convictions personnelles, [il a] une hygi&egrave;ne de vie stricte. Mais dans cet espace avec le public, [il] donne tout&quot;.<br \/>Avec ses dix musiciens avec lesquels Isma&euml;l Lo tourne depuis 20 ans, le spectacle du 5 novembre promet de &quot;faire mal&quot;. L&rsquo;artiste qui a sign&eacute; chez Barclay, Mercury Universal, Polygram vient d&rsquo;ailleurs de sortir son 22&egrave;me album, &quot;S&eacute;n&eacute;gal&quot;. Un hommage, o&ugrave; il chante pour les victimes du Joola, pour la tristesse et la joie qui tiraillent les p&egrave;res qui donnent leurs filles en noces, de la vie des femmes, etc. A l&rsquo;occasion de la sortie de &quot;S&eacute;n&eacute;gal&quot;, la star de a repris le chemin de la sc&egrave;ne, son espace de pr&eacute;dilection. Apr&egrave;s avoir fait salle comble &agrave; l&rsquo;Olympia et la Cigale &agrave; Paris, il revient aujourd&rsquo;hui au Cameroun o&ugrave; il ne s&rsquo;est pas produit depuis plus de quatre ans.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un public impatient attend le spectacle du 5 novembre 2007 du Bob Dylan africain. Marion Obam &#8211; Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;envie de prendre un hamburger rapide au bar du Centre culturel fran&ccedil;ais (Ccf) Blaise Cendrars de Douala ou un livre &agrave; la biblioth&egrave;que, qui a amen&eacute; Adr&eacute;ina Poponski ce mercredi 31 octobre 2007. &quot;Je suis [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-773","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/773","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=773"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/773\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=773"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=773"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=773"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=773"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}