{"id":7730,"date":"2008-01-10T15:01:39","date_gmt":"2008-01-10T14:01:39","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"595","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/595\/","title":{"rendered":"56 prersonnalit\u00e9s dans le collimateur d&rsquo;Amadou Al"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\">  <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Des barons du r&eacute;gime Biya sont inquiets depuis que le chef de l&rsquo;Etat a annonc&eacute; la poursuite de la traque des corrompus et d&eacute;tourneurs de deniers publics. Ils maudissent le vice-Premier ministre. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Psychose. Le mot semble fort. Mais il traduit le trouble int&eacute;rieur que subit aujourd&rsquo;hui une soixantaine de membres du gouvernement, directeurs g&eacute;n&eacute;raux et hommes d&rsquo;affaires prosp&egrave;res. Quelques-uns d&rsquo;entre eux ont en effet appris, il y a quelques jours, que leurs noms figurent sur une liste de personnes suspect&eacute;es de crimes &eacute;conomiques. La nouvelle s&rsquo;est vite r&eacute;pandue et l&rsquo;essentiel des hi&eacute;rarques du r&eacute;gime Biya est au courant. Apr&egrave;s le discours du 31 d&eacute;cembre 2007 dans lequel le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique affirmait sa volont&eacute; de poursuivre la lutte contre la corruption et le d&eacute;tournement de deniers publics, ces derniers vivent d&eacute;sormais dans l&rsquo;angoisse, &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de savoir qu&rsquo;ils peuvent &ecirc;tre cueillis d&rsquo;un moment &agrave; l&rsquo;autre comme Ondo Ndong et les autres victimes de l&rsquo;op&eacute;ration Epervier.<br \/> Cette peur, en tout cas, est l&eacute;gitime et para&icirc;t fond&eacute;e. En septembre dernier, le vice-Premier ministre, ministre de la Justice garde des sceaux, Amadou Ali, a sign&eacute; des lettres mettant en mission un sp&eacute;cialiste pour &ldquo; conduire une enqu&ecirc;te d&rsquo;expertise et d&rsquo;investigation financi&egrave;res internationales contre la corruption et le d&eacute;tournement de fonds de l&rsquo;Etat du Cameroun. &rdquo; La mission devait &ecirc;tre effectu&eacute;e dans les zones g&eacute;ographiques suivantes : Angleterre, Am&eacute;rique du nord, Am&eacute;rique du sud, Iles anglaises de Guernesey, Asie, Moyen-Orient, Europe et Afrique. Selon nos sources, Amadou Ali a &eacute;galement demand&eacute; aux chancelleries des Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique, de Grande Bretagne et du Canada d&rsquo;apporter &ldquo; l&rsquo;entraide n&eacute;cessaire aupr&egrave;s des services d&rsquo;investigations financi&egrave;res de leur pays &rdquo; afin que son &eacute;missaire puisse remplir sa mission avec succ&egrave;s.<\/p>\n<p> <strong> 64 suspects, 8 incarc&eacute;r&eacute;s<\/strong><br \/> Le missionnaire a ainsi effectu&eacute; son travail sur la base d&rsquo;une liste de suspects. L&rsquo;un des fichiers &eacute;tablis dans ce cadre a r&eacute;pertori&eacute; 64 noms de personnalit&eacute;s. Sept parmi eux se trouvent d&eacute;j&agrave; en prison. Il s&rsquo;agit des premi&egrave;res victimes de l&rsquo;op&eacute;ration Epervier (Emmanuel Ondo Ndong, Gilles Roger Belinga, Joseph Edou, Alphonse Siyam Siw&eacute;) et d&rsquo;autres personnes condamn&eacute;es avant 2006 dans le cadre des proc&egrave;s (politiques ?) de corruption et d&eacute;tournements (Mounchipou Seidou, Pierre D&eacute;sir&eacute; Engo, Michel Thierry Atangana Abega). Selon toute vraisemblance, la liste aurait &eacute;t&eacute; confectionn&eacute;e avant le 12 d&eacute;cembre 2007, date de la condamnation d&rsquo;Edouard Nathana&euml;l Etond&egrave; Ekoto &agrave; 15 ans d&rsquo;emprisonnement ferme. En effet, le fichier des personnes ainsi suspect&eacute;es de crimes &eacute;conomiques ne pr&eacute;cise pas devant le nom de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration du Port autonome de Douala qu&rsquo;il est incarc&eacute;r&eacute;, comme c&rsquo;est le cas pour les 7 autres personnalit&eacute;s. On se rappelle que ce dernier avait comparu libre jusqu&rsquo;&agrave; ce que sa culpabilit&eacute; soit retenue par le tribunal de grande instance du Wouri.<br \/> Le travail ainsi command&eacute; para&icirc;t normal puisqu&rsquo;il est n&eacute;cessaire dans la recherche des indices permettant d&rsquo;inculper les suspects. Mais il semble plut&ocirc;t administratif et politique, dans la mesure o&ugrave; la d&eacute;cision d&rsquo;investigation n&rsquo;&eacute;mane pas de la Justice, entendue comme pouvoir distinct de l&rsquo;ex&eacute;cutif. Elle reste donc interpr&eacute;table et contestable selon les int&eacute;r&ecirc;ts de chacun. N&eacute;anmoins, les suspects sont d&eacute;stabilis&eacute;s, &agrave; en juger par les r&eacute;unions secr&egrave;tes et les messes noires organis&eacute;es ces jours-ci pour savoir si c&rsquo;est le pr&eacute;sident Biya lui-m&ecirc;me qui a ordonn&eacute; ce travail &agrave; travers Amadou Ali. Les personnalit&eacute;s ayant d&eacute;couvert leurs noms attendent d&rsquo;&ecirc;tre interpell&eacute;es, entendues, inculp&eacute;es peut-&ecirc;tre, et de compara&icirc;tre pour &eacute;tablir leur innocence ou leur culpabilit&eacute;. Le Messager, en tout cas, se fera le devoir de suivre, pour ses lecteurs, le d&eacute;roulement de l&rsquo;affaire.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Alexandre T. DJIMELI<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des barons du r&eacute;gime Biya sont inquiets depuis que le chef de l&rsquo;Etat a annonc&eacute; la poursuite de la traque des corrompus et d&eacute;tourneurs de deniers publics. Ils maudissent le vice-Premier ministre. Psychose. Le mot semble fort. 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