{"id":7842,"date":"2008-02-06T19:31:37","date_gmt":"2008-02-06T18:31:37","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"711","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/711\/","title":{"rendered":"Le Tchad, \u00f4 pays des r\u00e9bellions"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   <\/em><\/span>Le Tchad regorge plus d&rsquo;une cinquantaine de groupes rebelles. Sous d&rsquo;autres cieux, on aurait parl&eacute; de partis politiques. Mais la diff&eacute;rence, ici, c&rsquo;est que ces groupes sont dirig&eacute;s par des militaires. Presque tous arm&eacute;s, ils &eacute;voluent &agrave; c&ocirc;t&eacute; des 83 partis classiques composant le paysage politique du pays. L&rsquo;Organisation non gouvernementale Human Rights Watch, dans un rapport publi&eacute; r&eacute;cemment, a r&eacute;pertori&eacute; treize groupes rebelles, pr&eacute;sent&eacute;s comme les plus importants. Mais de toute &eacute;vidence, les factions et les regroupements se font tous les jours au gr&eacute; des int&eacute;r&ecirc;ts. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;on peut retenir trois grands regroupements, ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui se sont mis ensemble au sein d&rsquo;une Alliance pour effectuer une tentative de coup d&rsquo;Etat : l&rsquo;Union des forces pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s (Ufdd) de Mahamat Nouri, le Rassemblement des forces pour le changement (Rfc) de Timan Erdimi et l&rsquo;Ufdd-fondamental (Ufdd-f) de Abdelwahid Aboud Makaye.<br \/> Les hommes qui conduisent ces groupes rebelles sont, pour la plupart, d&rsquo;anciens dignitaires des r&eacute;gimes ayant gouvern&eacute; ou qui gouvernent encore le Tchad. Mahamat Nouri est ancien ministre de la D&eacute;fense, membre de l&rsquo;ethnie Goran du sous clan des Anakaza. De cette ethnie est aussi issue l&rsquo;ex pr&eacute;sident Hiss&egrave;ne Habr&eacute;. Timan Erdimi, ancien directeur de Cotontchad (&agrave; peu pr&egrave;s l&rsquo;&eacute;quivalent de la Sodecoton au Cameroun) compte, avec son fr&egrave;re Tom Erdimi, ancien chef de cabinet de D&eacute;by et coordinateur du d&eacute;veloppement p&eacute;trolier du Tchad, parmi les dirigeants du Socle pour le Changement, l&rsquo;Unit&eacute; nationale et la D&eacute;mocratie (Scud), un groupe form&eacute; par les d&eacute;serteurs des forces arm&eacute;es et du gouvernement tchadien. Tom et Timan sont surtout des neveux de Idriss Deby. Le Scud a finalement fusionn&eacute; avec d&rsquo;autres groupes.<\/p>\n<p> <strong> Venus d&rsquo;ailleurs ?<\/strong><br \/> &ldquo; Les rebelles sont soutenus par des h&eacute;licopt&egrave;res soudanais et des Antonov de l&rsquo;arm&eacute;e soudanaise &rdquo;, a d&eacute;clar&eacute; le g&eacute;n&eacute;ral Abadi Sa&iuml;r, pr&eacute;fet de la r&eacute;gion d&rsquo;Adr&eacute; &agrave; 800 km &agrave; l&rsquo;Est de la capitale, cit&eacute; par le quotidien fran&ccedil;ais le Nouvel Observateur.<br \/> Pour ce pr&eacute;fet, il ne fait pas de doute que l&rsquo;agression vient de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Si le Soudan est index&eacute; en premier, c&rsquo;est parce que Khartoum a toujours &eacute;t&eacute; accus&eacute; par Ndjamena de soutenir les rebelles tchadiens, et leurs pr&ecirc;ter son sol pour les entra&icirc;nements. Dans son rapport, Human Rights Watch (Hrw) indique que l&rsquo;un des mouvements rebelles, l&rsquo;Alliance nationale de la r&eacute;sistance (Anr) est un &ldquo; groupe de l&rsquo;opposition arm&eacute;e tchadienne bas&eacute; au Darfour et actif dans la partie Est du Tchad, fond&eacute; en 1994 par Mahamat Garfa, membre du groupe ethnique Tama et ancien Chef d&rsquo;&eacute;tat-major des forces arm&eacute;es du Tchad. &rdquo; Evidemment, le Soudan r&eacute;cuse ces accusations. Mais certains analystes estiment que les faveurs du Soudan pour les rebellions tchadiennes sont une r&eacute;plique &agrave; Idriss Deby qui, lui, soutient aussi les rebelles du Darfour contre le gouvernement du mar&eacute;chal Omar Hassan El B&eacute;chir. Il s&rsquo;agit principalement du Mouvement de lib&eacute;ration du Soudan et du Mouvement pour la justice et l&rsquo;&eacute;galit&eacute;. <br \/> Pour le moment, il n&rsquo;est pas confirm&eacute; que le Mouvement pour la d&eacute;mocratie et la justice au Tchad (Mdjt), principal mouvement rebelle dans le nord-est du pays, dirig&eacute; &agrave; l&rsquo;origine par l&rsquo;ancien ministre de la D&eacute;fense Youssouf Togoimi, de l&rsquo;ethnie Goran, est partie prenante dans les combats. &ldquo; Ce dernier a lanc&eacute; la r&eacute;bellion arm&eacute;e contre le gouvernement de D&eacute;by en 1998, op&eacute;rant tout d&rsquo;abord depuis sa base de pouvoir dans les montagnes du Tibesti au nord. Togo&iuml;mi est mort en septembre 2002 et c&rsquo;est Aboubakar Choua Dazi qui lui a succ&eacute;d&eacute;. En d&eacute;cembre 2003, le Mdjt et le gouvernement ont sign&eacute; un accord de paix qui a &eacute;t&eacute; rejet&eacute; par la tendance dure du Mdjt. Le Mdjt a &eacute;t&eacute; associ&eacute; au Fuc en 2006, mais il ne semble pas avoir particip&eacute; aux hostilit&eacute;s contre l&rsquo;Etat tchadien&rdquo;, indique Hrw. Le Tchad, pays aux 250 g&eacute;n&eacute;raux, est dans un engrenage duquel ses dirigeants peuvent difficilement le soustraire aujourd&rsquo;hui. Mais on garde l&rsquo;espoir pour les g&eacute;n&eacute;rations &agrave; venir. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  Roland TSAPI<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Tchad regorge plus d&rsquo;une cinquantaine de groupes rebelles. Sous d&rsquo;autres cieux, on aurait parl&eacute; de partis politiques. Mais la diff&eacute;rence, ici, c&rsquo;est que ces groupes sont dirig&eacute;s par des militaires. Presque tous arm&eacute;s, ils &eacute;voluent &agrave; c&ocirc;t&eacute; des 83 partis classiques composant le paysage politique du pays. L&rsquo;Organisation non gouvernementale Human Rights Watch, dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-7842","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7842","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7842"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7842\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7842"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7842"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7842"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=7842"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}