{"id":7938,"date":"2008-03-03T16:11:06","date_gmt":"2008-03-03T15:11:06","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"815","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/815\/","title":{"rendered":"Yaound\u00e9 : on appr\u00e9cie mieux la paix"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le retour &agrave; la normalit&eacute; depuis vendredi dernier a permis aux Camerounais de r&eacute;affirmer leur d&eacute;sir de vivre dans un pays apais&eacute;, malgr&eacute; les attentes. <\/p>\n<p> Les bouchons sont repartis de plus belle. De longues files de taxis et de v&eacute;hicules particuliers comme on n&rsquo;en avait plus vu. Les automobilistes qui se sont donn&eacute; rendez-vous dans les grandes art&egrave;res de la capitale, ont retrouv&eacute; de la voix : &laquo; Tu as appris &agrave; conduire o&ugrave; ? &raquo;, lance l&rsquo;un d&rsquo;eux, &agrave; un autre qui vient d&rsquo;effectuer un d&eacute;passement risqu&eacute;. Sc&egrave;nes normales de la vie quotidienne que l&rsquo;on souhaite d&eacute;finitives. Pour rien au monde. Les sourires sont visibles dans les bars, boulangeries, supermarch&eacute;s, banques et entreprises de microfinance. Le dernier jour du mois de f&eacute;vrier est celui des salaires, alors, &ccedil;a se bouscule un peu partout. Tout ceci encadr&eacute; par des &eacute;l&eacute;ments du BIR (Bataillon d&rsquo;intervention rapide) qui patrouillent dans la plupart des grands carrefours, afin pr&eacute;venir tout d&eacute;rapage. C&rsquo;est dire que l&rsquo;appel des autorit&eacute;s &agrave; la reprise des activit&eacute;s a &eacute;t&eacute; entendu cinq sur cinq par des populations qui avaient besoin d&rsquo;&ecirc;tre rassur&eacute;es. <\/p>\n<p> C&rsquo;est dans les march&eacute;s que l&rsquo;on sent mieux l&rsquo;importance de la paix, et du retour &agrave; la normale. Si les vendeurs &agrave; la sauvette, &eacute;prouv&eacute;s, &eacute;voquent encore le sujet, comme au lendemain d&rsquo;un match de foot, les images des quatre jours difficiles qu&rsquo;ont connu certaines villes du Cameroun restent encore en travers de la gorge. &laquo; On regrette tous ce qui s&rsquo;est pass&eacute;, explique un vendeur de CD du march&eacute; central. Casser et br&ucirc;ler ne profite &agrave; personne. Le Cameroun est pour nous tous. &raquo; <\/p>\n<p> Christian Awono, jeune vendeur d&rsquo;&eacute;quipements sportifs va dans le m&ecirc;me sens : &laquo; Je suis content de revenir au march&eacute;, puisque j&rsquo;ai une famille &agrave; nourrir. Avec la situation qu&rsquo;on a tous connue ma semaine est fichue. Je n&rsquo;ai m&ecirc;me pas vendu 5.000 Fcfa, alors que lorsque vendredi arrive tu as au moins entre 15 et 20 mille francs Cfa. &raquo; A propos de la paix qui doit &ecirc;tre consolid&eacute;e, il est encore plus loquace. Et pr&eacute;cis : &laquo; Je crois qu&rsquo;on veut tous la paix. La jeunesse veut la paix, il n&rsquo;y a pas de doute &agrave; cela. Mais quand tout devient cher, que l&rsquo;on n&rsquo;arrive plus &agrave; manger, les dirigeants doivent nous aider puisque tout a augment&eacute; sur le march&eacute; : le savon, la viande, le kilo de poisson, etc. Ils doivent aussi montrer l&rsquo;exemple, car quand on parle de d&eacute;tournement de fonds, ce ne sont pas les jeunes &raquo;. Les Yaound&eacute;ens l&rsquo;admettent tous : les jours difficiles ont prouv&eacute; &agrave; quel point la paix doit &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;e par tous les moyens, malgr&eacute; les difficult&eacute;s quotidiennes. En attendant les jours meilleurs.<\/p>\n<p>Alain TCHAKOUNTE<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retour &agrave; la normalit&eacute; depuis vendredi dernier a permis aux Camerounais de r&eacute;affirmer leur d&eacute;sir de vivre dans un pays apais&eacute;, malgr&eacute; les attentes. Les bouchons sont repartis de plus belle. 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