{"id":8074,"date":"2008-03-24T12:27:45","date_gmt":"2008-03-24T11:27:45","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"954","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/954\/","title":{"rendered":"Grogne des b\u00e9n\u00e9voles de l\u2019h\u00f4pital de Maroua"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\">\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>  lIs accusent deux ans de travail sans salaire. <\/em><\/span><\/p>\n<p> La s&eacute;r&eacute;nit&eacute; n&rsquo;est plus de mise chez le personnel b&eacute;n&eacute;vole de l&rsquo;h&ocirc;pital provincial de Maroua. Ces derniers se plaignent du mauvais traitement &agrave; eux inflig&eacute;s par la direction de l&rsquo;h&ocirc;pital. Ils soutiennent avoir pass&eacute; 24 mois de dur boulot dans cette formation sanitaire sans salaire, ni motivation. Ils menacent de d&eacute;poser les blouses si le directeur, le Dr Aboubakar Sadjo, ne se penche pas sur leur situation. &quot;Deux ans sans salaire ni motivation, c&rsquo;est quand m&ecirc;me inhumain. Le directeur pense que l&rsquo;on vit comment ? Pourtant on voit comment l&rsquo;argent rentre dans les caisses de l&rsquo;h&ocirc;pital&quot;, fulmine un infirmier. Cela fait deux bonnes ann&eacute;es que ces 40 infirmiers et aides-soignants form&eacute;s ont &eacute;t&eacute; engag&eacute;s par la direction en qualit&eacute; de stagiaires pour certains et b&eacute;n&eacute;voles pour d&rsquo;autres. <br \/> Ils y exercent de jour et de nuit comme les autres personnels de l&rsquo;h&ocirc;pital. Mais les mesures d&rsquo;accompagnement ne suivent pas. Dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un lendemain meilleur, ces jeunes n&rsquo;ont jamais lev&eacute; le petit doigt pour crier leur mis&egrave;re. Chacun est all&eacute; de sa petite strat&eacute;gie pour contourner les difficult&eacute;s. &quot;Nous jouons sur nos relations personnelles et nous proposons des suivis &agrave; domicile moyennant quelque chose &agrave; certains patients d&eacute;munis. Ce n&rsquo;est que comme &ccedil;a que l&rsquo;on s&rsquo;en sort&quot;, avoue une aide-soignante. D&rsquo;autres versent pratiquement dans l&rsquo;arnaque des malades. &quot;Les stagiaires et les b&eacute;n&eacute;voles se postent devant la r&eacute;gie financi&egrave;re de l&rsquo;h&ocirc;pital pour intercepter les malades, leur proposer des prix abordables et en font leurs propres patients. L&rsquo;argent qu&rsquo;ils devraient y payer tombe ainsi dans les poches des b&eacute;n&eacute;voles&quot;, se plaint un cadre de l&rsquo;h&ocirc;pital provincial. <\/p>\n<p> <strong> Manque de personnel<\/strong><br \/> &quot;Depuis qu&rsquo;on nous a engag&eacute;s, il n&rsquo;y a eu aucune concertation avec la direction, ne serait-ce que pour nous encourager, nous donner espoir ou nous fixer sur notre sort. C&rsquo;est vrai que nous sommes des b&eacute;n&eacute;voles, mais au bout de deux ans, lorsqu&rsquo;on est ainsi clochardis&eacute;, on nous expose aux actes de corruption et d&rsquo;arnaque de toutes sortes&quot;, clame un autre infirmier. Les concertations se poursuivent en coulisse chez ce personnel qui &eacute;tudie les voies et moyens pour amener le directeur &agrave; s&rsquo;occuper de leur cas.<br \/> A la direction, on justifie ce d&eacute;laissement par le manque de moyens financiers pouvant permettre leur prise en solde. L&rsquo;heure est plut&ocirc;t &agrave; la recherche de solutions. &quot;Ce sont des b&eacute;n&eacute;voles et ils doivent le prendre comme tel. Quand on est b&eacute;n&eacute;vole, on n&rsquo;est pas astreint &agrave; un salaire. C&rsquo;est du volontariat et ils sont libres de partir o&ugrave; et quand ils veulent&quot;, justifie un m&eacute;decin. Une solution qui n&rsquo;appelle pas &agrave; l&rsquo;apaisement dans cet h&ocirc;pital o&ugrave; il y un manque criard de personnel. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Jacques KALDAOUSSA (Stagiaire)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>lIs accusent deux ans de travail sans salaire. La s&eacute;r&eacute;nit&eacute; n&rsquo;est plus de mise chez le personnel b&eacute;n&eacute;vole de l&rsquo;h&ocirc;pital provincial de Maroua. Ces derniers se plaignent du mauvais traitement &agrave; eux inflig&eacute;s par la direction de l&rsquo;h&ocirc;pital. 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