{"id":8086,"date":"2008-03-27T18:17:07","date_gmt":"2008-03-27T17:17:07","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"966","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/966\/","title":{"rendered":"Les nouvelles techniques des escrocs"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\">Douala :&nbsp;<br \/> <\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Dans la rue et taxis des individus proposent des affaires aux b&eacute;n&eacute;fices mirobolants pour une agression bien pr&eacute;par&eacute;e.<br \/><em><strong>  Marion Obam   <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> Les cris de la pauvre femme d&eacute;chirent le c&oelig;ur. &quot; Ils m&rsquo;ont tout pris. Ils m&rsquo;ont tout pris. Mon commissaire, ils sont partis avec tout&quot;, n&rsquo;arr&ecirc;te pas de r&eacute;p&eacute;ter Elise Ngoll&egrave; &agrave; la division de la police judiciaire du Littoral &agrave; Bonanjo. Il faut attendre quelques instants apr&egrave;s pour que la femme reprenne son souffle pour donner des d&eacute;tails au commissaire, ce lundi 24 mars 2008. &quot; Je sortais de mon domicile &agrave; Bali. J&rsquo;ai rencontr&eacute; un jeune homme qui m&rsquo;a montr&eacute; un papier sur lequel figurait le nom d&rsquo;une femme qui lui aurait pris de la marchandise au Ghana et pay&eacute; la moiti&eacute;. Je lui ai di que je ne la connaissais pas. Il m&rsquo;a montr&eacute; des photos des ordinateurs portables, des t&eacute;l&eacute;phones, des casques pour salons de coiffure qu&rsquo;il voulait vendre&quot;, explique t-elle.<\/p>\n<p> Cheveux d&eacute;faits, visage bouffi et les bras portant des blessures, Elise Ngoll&egrave; &eacute;crase une larme avant de poursuivre : &quot; nous avons lou&eacute; un taxi qui &eacute;tait son complice pour aller voir la marchandise. Comme j&rsquo;avais la recette de la semaine derni&egrave;re, je me suis dit que je pouvais faire une affaire. Le taxi nous a conduit &agrave; Village o&ugrave; ils m&rsquo;ont agress&eacute;e, violent&eacute;e et arrach&eacute;e mon t&eacute;l&eacute;phone et le million 200.000 francs Cfa que j&rsquo;avais &quot;.<br \/>L&rsquo;histoire d&rsquo;Elise Ngoll&eacute; n&rsquo;est pas la seule du genre que l&rsquo;on enregistre dans les commissariats de la ville de Douala. L&rsquo;enqu&ecirc;teur en charge de l&rsquo;affaire r&eacute;v&egrave;le &quot; qu&rsquo;il y&rsquo;a au moins cinq plaintes de ce genre par jour &quot;. <br \/>Au commissariat du 9&egrave;me arrondissement, on &eacute;value au tiers le nombre de plaintes enregistr&eacute;es par jour pour ce type d&rsquo;escroquerie qui finit par des violences. Le ph&eacute;nom&egrave;ne a pris de l&rsquo;ampleur. Que ce soit dans la rue ou dans les taxis, les citoyens ne sont pas &agrave; l&rsquo;abri. <\/p>\n<p><strong>&quot; Dragon noir &quot;<\/strong><br \/>Marguerite Guefack, qui en a &eacute;t&eacute; victime dans le taxi, relate &quot; que les deux hommes bien habill&eacute;s que j&rsquo;avais trouv&eacute;s &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re du taxi m&rsquo;ont propos&eacute; une affaire de 20 millions de francs Cfa. Il fallait d&rsquo;abord cotiser ce qu&rsquo;on avait dans les poches o&ugrave; m&ecirc;me aller chercher &agrave; la banque et amener pour purification au gu&eacute;risseur. Je ne sais pas ce qu&rsquo;ils m&rsquo;ont fait mais j&rsquo;ai pris mes &eacute;conomies &quot;. Elle pr&eacute;f&egrave;re ne pas dire le montant car jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui toute la famille en souffre. Mais elle se rappelle &quot; qu&rsquo;apr&egrave;s la s&eacute;ance d&rsquo;exorcisme sur l&rsquo;argent ils m&rsquo;ont envoy&eacute; chercher deux cailloux blancs et quand je suis revenue il n&rsquo;y avait plus personne&quot;. Ces multiples agressions avaient consid&eacute;rablement diminu&eacute; avec l&rsquo;op&eacute;ration &quot;Dragon noir&quot; que la police avait lanc&eacute;e il y a quelque temps &agrave; Douala, qui consistait &agrave; mettre les hommes en tenue dans les taxis pour d&eacute;masquer ces bandits. Son interruption a amen&eacute; ces nouveaux escrocs &agrave; d&eacute;velopper d&rsquo;autres techniques de vol.<\/p>\n<p> &quot;Maintenant, c&rsquo;est dans la rue. Devant les immeubles, les banques et les &eacute;coles on&eacute;reuses ciblant des parents ais&eacute;s. Ils donnent parfois plusieurs rendez-vous pour savoir si vous &ecirc;tes en contact avec la police. Quand nous arrivons &agrave; mettre la main sur certains d&rsquo;entre eux, les plaignants ne veulent pas poursuivre les mis en cause. Ce qui fait que certains sont rel&acirc;ch&eacute;s&quot;, explique l&rsquo;enqu&ecirc;teur charg&eacute; de l&rsquo;affaire Elise Ngoll&eacute;.<br \/> Devant, la difficult&eacute; de retrouver ces voleurs d&rsquo;un nouveau genre, la prudence est pr&eacute;conis&eacute;e. &quot;La solution extr&ecirc;me serait de ne pas parler aux inconnus, mais il faut relever que le mental des Camerounais est tr&egrave;s f&eacute;brile face &agrave; des opportunit&eacute;s d&rsquo;am&eacute;liorer leur niveau de vie. Devant les propositions mirobolantes des gens qui ne vous regardent jamais dans les yeux, il faut prendre du recul et garder un esprit critique. Car apr&egrave;s tout, on ne traite pas des affaires de millions avec le premier rencontr&eacute; dans un taxi ou dans la rue&quot;, conseille le psychologue clinicien Dr Kouoh Dipanda.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Douala :&nbsp; Dans la rue et taxis des individus proposent des affaires aux b&eacute;n&eacute;fices mirobolants pour une agression bien pr&eacute;par&eacute;e. Marion Obam Les cris de la pauvre femme d&eacute;chirent le c&oelig;ur. &quot; Ils m&rsquo;ont tout pris. Ils m&rsquo;ont tout pris. 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