{"id":8405,"date":"2008-07-29T11:53:41","date_gmt":"2008-07-29T09:53:41","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1295","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1295\/","title":{"rendered":"Jeune Afrique \u201cach\u00e8te le probl\u00e8me\u201d bamil\u00e9k\u00e9"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\">Lobbying  : <br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Le dernier num&eacute;ro de l&rsquo;hebdomadaire panafricain met en relief les inqui&eacute;tudes  d&rsquo;une partie de l&rsquo;&eacute;lite de cette communaut&eacute;.<br \/><em><strong>   Jean Baptiste Ketchateng  <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/Jeune--Afrique.gif\" alt=\"\" \/> Patrice Towa a achet&eacute; un exemplaire de la derni&egrave;re &eacute;dition de Jeune Afrique hier &agrave; Yaound&eacute;. &quot; Je me demandais s&rsquo;ils n&rsquo;avaient point repris la campagne qui mettait &agrave; l&rsquo;index une pr&eacute;tendue volont&eacute; bamil&eacute;k&eacute; de prendre le pouvoir, comme au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990. &quot; Patrice a donc &eacute;t&eacute; quelque peu d&eacute;&ccedil;u. Pourtant, le grand reportage de J.A. promettait de satisfaire son lecteur en donnant &agrave; comprendre et &agrave; d&eacute;couvrir les Bamil&eacute;k&eacute;s, &quot; l&rsquo;une des communaut&eacute;s les plus admir&eacute;es mais aussi les plus controvers&eacute;es d&rsquo;Afrique centrale &quot;.<br \/>C&rsquo;est du moins ce &agrave; quoi le grand reportage dans le jargon des journalistes renvoie en g&eacute;n&eacute;ral. Mais de la page 22 du magazine franco-africain qui a consacr&eacute; six pages &agrave; la question, comme &agrave; la fin du reportage, on peut se demander pourquoi les Bamil&eacute;k&eacute;, au-del&agrave; des fantasmes nourris au sujet de cette communaut&eacute;, ont int&eacute;ress&eacute; Jeune Afrique. Le journal r&eacute;pond tout de suite, pour &eacute;viter la pol&eacute;mique sur un sujet sensible : apr&egrave;s les Berb&egrave;res, les Touaregs, auparavant mis en exergue &quot; voici donc les Bamis &quot;. Il y en aura d&rsquo;autres, promet l&rsquo;hebdo.<\/p>\n<p>En attendant Dioulas, Peuls ou Zoulous, J.A. nous apprend que Bamil&eacute;k&eacute; signifierait les &quot; gens nombreux &quot; en medumba, langue des Bangangt&eacute; fort r&eacute;pandue dans le d&eacute;partement du Nd&eacute; dans la province de l&rsquo;Ouest. Pour autant, les Bamil&eacute;k&eacute;s ne font pas indistinctement foule puisqu&rsquo;ils pr&eacute;f&egrave;rent se pr&eacute;senter sous l&rsquo;&eacute;tiquette de leur chefferie d&rsquo;origine. Tous, selon J.A., ne se reconna&icirc;traient pas sous le nom Bamil&eacute;k&eacute; et ne parlent pas la m&ecirc;me langue. S&rsquo;ils partagent l&rsquo;attachement &agrave; leurs villages d&rsquo;origine, aux tontines, et un sens du business, ce n&rsquo;est pas cela qui en fait une communaut&eacute; controvers&eacute;e. <br \/>Le journal rel&egrave;ve plut&ocirc;t que ce sont des gens friands de terres. Les ach&egrave;tent-ils ou les extorquent-ils ? J.A. ne r&eacute;pond pas &agrave; une question aussi pol&eacute;mique que l&rsquo;id&eacute;e re&ccedil;ue du dynamisme exclusif des &quot; Bami &quot;. Pire, le reportage met en opposition les Duala et les Bassa. Les premiers se seraient laiss&eacute;s envahir tandis que les seconds r&eacute;sistent aux envahisseurs. &quot; Ils sont minoritaires dans la Sanaga-Maritime, et, m&ecirc;me s&rsquo;ils &eacute;pousent nos femmes, leurs enfants m&acirc;les n&rsquo;auront pas nos terres, sauf s&rsquo;ils renient leur clan paternel &quot;, &eacute;crit Jeune Afrique. <\/p>\n<p><strong>D&eacute;tournements<\/strong><br \/>Pour ne pas laisser le lecteur friand d&rsquo;affrontements tribaux, marque distinctive suppos&eacute;e du continent en Occident, sur sa faim, J.A. lui sugg&egrave;re une explication &agrave; cette m&eacute;fiance qui a constitu&eacute;, ailleurs, le terreau de massacres inter-ethniques. Un t&eacute;moin anonyme, comme la majorit&eacute; des personnes cit&eacute;es dans ce reportage, d&eacute;clare qu&rsquo; &quot; il y avait des tribus chouchout&eacute;es des colons et des tribus honnies, tels les Bamil&eacute;k&eacute;s, qui ont lutt&eacute; farouchement pour l&rsquo;ind&eacute;pendance. On nous a appris &agrave; nous m&eacute;fier d&rsquo;eux. &quot; On, dont parle Beno&icirc;t, qui est-il ? Quel leader ind&eacute;pendantiste camerounais s&rsquo;est-il r&eacute;clam&eacute; du &ldquo;Bami land&rdquo; ?<\/p>\n<p>Au fil des lignes, on en apprend encore sur la controverse que susciteraient les Bamil&eacute;k&eacute;, &agrave; d&eacute;faut de passer en revue quelques unes des figures de l&rsquo;&eacute;lite intellectuelle, du monde des affaires, ou de la politique. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que l&rsquo;on peut lier l&rsquo;invitation au voyage chez les &quot; Bamis &quot; &agrave; l&rsquo;actualit&eacute; camerounaise. Le bal des t&ecirc;tes d&rsquo;affiche est ouvert par les Fotso, p&egrave;re et fils. Yves-Michel, le fils de Victor, a r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; entendu par la justice dans l&rsquo;Affaire Albatros, souligne J.A. Sans plus. L&rsquo;Albatros n&rsquo;est-elle pas l&rsquo;affaire qui secoue les fondements du landernau politico-financier camerounais ? L&rsquo;on ne s&rsquo;arr&ecirc;tera point sur la question, tant le reportage avait d&eacute;j&agrave; fait comprendre au lecteur que parmi ceux qui font l&rsquo;objet de d&eacute;tournements de deniers publics, l&rsquo;on ne compte point beaucoup de Bamil&eacute;k&eacute;s. <\/p>\n<p>Et, quand on ajoute que J.A. pense qu&rsquo;il vaut mieux aujourd&rsquo;hui &quot; r&eacute;tablir la moralit&eacute; &agrave; tous les niveaux, y compris dans les affaires &quot;, au lieu de &quot; diaboliser les Bamil&eacute;k&eacute;s &quot; sans lesquels &quot;le pays ne d&eacute;collera pas &quot;, l&rsquo;on peut se demander de quels Bamil&eacute;k&eacute;s parle le journal. <br \/>Parions que Josiane, qui se lamentait d&eacute;j&agrave; de la souillure port&eacute;e par les ministres et personnalit&eacute;s bamil&eacute;k&eacute;s dans les lieux sacr&eacute;s des chefferies, ne sera pas trop m&eacute;contente de voir l&rsquo;assainissement de la gestion des fonds publics frapper quelques uns de ses &quot; fr&egrave;res &quot;. Mais qu&rsquo;en diront &quot; les Andr&eacute; Sohaing, Joseph Kadji Defosso et autres Victor Fotso&quot; qui &quot; tir&egrave;rent leur r&eacute;ussite &quot; d&rsquo;une &quot; alliance &quot; avec &quot; le pr&eacute;sident Ahidjo, qui, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1960, encouragea la formation d&rsquo;une bourgeoisie dans cette communaut&eacute;s en &eacute;change de l&rsquo;abandon des luttes dans les maquis de l&rsquo;Upc &quot; ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lobbying : Le dernier num&eacute;ro de l&rsquo;hebdomadaire panafricain met en relief les inqui&eacute;tudes d&rsquo;une partie de l&rsquo;&eacute;lite de cette communaut&eacute;. Jean Baptiste Ketchateng Patrice Towa a achet&eacute; un exemplaire de la derni&egrave;re &eacute;dition de Jeune Afrique hier &agrave; Yaound&eacute;. &quot; Je me demandais s&rsquo;ils n&rsquo;avaient point repris la campagne qui mettait &agrave; l&rsquo;index une pr&eacute;tendue [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-8405","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8405","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8405"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8405\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8405"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8405"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8405"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=8405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}