{"id":8422,"date":"2008-08-05T11:21:13","date_gmt":"2008-08-05T09:21:13","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"1314","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/1314\/","title":{"rendered":"Comment Sosucam ment aux Camerounais"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>   <\/em><\/span><\/p>\n<p> &ldquo; Suite &agrave; l&rsquo;importation de 10 000 tonnes de sucre par Monsieur Moctar sur accord du ministre des Finances sans consid&eacute;ration au d&eacute;douanement de la valeur de r&eacute;f&eacute;rence admise, 1000 emplois &agrave; Sosucam sont &agrave; effacer, 10% de r&eacute;duction de salaire vont s&rsquo;op&eacute;rer sur le personnel, les investissements seront arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Sosucam. La Cstc en appelle &agrave; un sursaut de solidarit&eacute; pour sauver le sucre camerounais et 7 000 emplois d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; anonyme&hellip; &rdquo; Ce communiqu&eacute; de Jean Marie Zambo Amougou, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la conf&eacute;d&eacute;ration syndicale des travailleurs du Cameroun, datant du 11 juillet 2008, pr&eacute;sente une situation presque chaotique &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; Sucri&egrave;re du Cameroun (Sosucam). Dans le m&ecirc;me communiqu&eacute;, l&rsquo;on apprend que les employ&eacute;s exigent des n&eacute;gociations avant le 15 juillet 2008 &ldquo; au risque d&rsquo;une protestation syndicale &rdquo;. <br \/> Si l&rsquo;on s&rsquo;en tient &agrave; cette sortie de la Cstc, l&rsquo;on conclut ais&eacute;ment que l&rsquo;un des mastodontes de l&rsquo;industrie agroalimentaire au Cameroun se porte mal, en raison des importations de 10 000 tonnes de sucre par un op&eacute;rateur &eacute;conomique camerounais. Mieux, il est &agrave; craindre un mouvement d&rsquo;humeur des employ&eacute;s de Sosucam. Pourtant, une question taraude les esprits : &ldquo; Est-ce l&rsquo;importation de 10 000 tonnes de sucre par Horizon commodities qui peut aujourd&rsquo;hui pr&eacute;cipiter la mort de Sosucam ? &rdquo; Avant de r&eacute;pondre, une observation m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre faite : pass&eacute;e la date butoir du 15 juillet 2008 donn&eacute;e au gouvernement par la centrale syndicale pour engager des n&eacute;gociations, rien ne s&rsquo;est produit.<\/p>\n<p> <strong> Contr&ocirc;le du monopole<\/strong><br \/> Pourquoi donc cette lev&eacute;e de bouclier contre les importations faites par un op&eacute;rateur alors m&ecirc;me que Sosucam, principal producteur de sucre au Cameroun, n&rsquo;arrive pas &agrave; satisfaire la consommation nationale ? Il y a manifestement des non dits autour de cette d&eacute;marche de Sosucam. Faut-il le souligner, les Camerounais consomment annuellement environ 140 000 tonnes de sucre. La Sosucam produit moins de 70 000 tonnes. Il y a donc un gap d&rsquo;environ 70 000 tonnes de sucre &agrave; combler chaque ann&eacute;e. D&rsquo;o&ugrave; la pertinence des autorisations d&rsquo;importation attribu&eacute;es par le ministre du Commerce &agrave; certains op&eacute;rateurs &eacute;conomiques int&eacute;ress&eacute;s. Et le premier importateur n&rsquo;est autre que Sosucam. L&rsquo;entreprise importe r&eacute;guli&egrave;rement son sucre du Br&eacute;sil et du Congo-Brazaville pour ravitailler le march&eacute; camerounais et de la sous-r&eacute;gion Cemac. A la douane, l&rsquo;on apprend que pour le premier semestre 2008, Sosucam a import&eacute; 8650 tonnes de sucre. En 2007, la soci&eacute;t&eacute; sucri&egrave;re du Cameroun a import&eacute; 34 960 tonnes de sucre. Des importations reparties comme suit : 20 000 tonnes du Br&eacute;sil, 14 960 du Congo. <br \/> Certaines sources soutiennent d&rsquo;ailleurs que c&rsquo;est au Br&eacute;sil que Sosucam ach&egrave;te la totalit&eacute; de son sucre. Elle le ferait transiter par le Congo juste pour ne pas payer certaines taxes douani&egrave;res. Car &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, ce sont des sacs de sucre estampill&eacute;s Saris-Congo, produit Cemac qui arrivent sur le march&eacute; camerounais, exon&eacute;r&eacute;s des droits de douane (accords communautaires oblige !). Vrai ou faux ?<br \/> D&eacute;j&agrave; en 2005, c&rsquo;est cette m&ecirc;me compagnie qui ameutait l&rsquo;opinion publique, faisant &eacute;tat de ce qu&rsquo;elle n&rsquo;arrivait pas &agrave; &eacute;couler sa production du fait de la contrebande et des importations. Il y a donc anguille sous roche. Ce qui donne raison &agrave; ceux qui croient dur comme fer que les plaintes de Sosucam ne sont en fait qu&rsquo;une strat&eacute;gie pour contr&ocirc;ler le march&eacute; du sucre au Cameroun. La Soci&eacute;t&eacute; sucri&egrave;re du Cameroun ne voit pas d&rsquo;un bon &oelig;il la concurrence sur le march&eacute; du sucre. Et c&rsquo;est le consommateur qui, une fois de plus, va payer la facture de ce quasi-monopole. Le paquet de sucre produit par la Sosucam co&ucirc;te aujourd&rsquo;hui 800 Fcfa dans certaines boutiques. Et si jamais elle r&eacute;ussissait &agrave; faire interdire les importations, le risque est grand que ce m&ecirc;me paquet de sucre franchisse la barre de 1000 Fcfa avant 2010. Pour rappel, le paquet de sucre Sosucam co&ucirc;tait 400 Fcfa en 2002. C&rsquo;est tout dire.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par  L&eacute;opold CHENDJOU<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&ldquo; Suite &agrave; l&rsquo;importation de 10 000 tonnes de sucre par Monsieur Moctar sur accord du ministre des Finances sans consid&eacute;ration au d&eacute;douanement de la valeur de r&eacute;f&eacute;rence admise, 1000 emplois &agrave; Sosucam sont &agrave; effacer, 10% de r&eacute;duction de salaire vont s&rsquo;op&eacute;rer sur le personnel, les investissements seront arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Sosucam. 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